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chasse traditionelle

  • Macron suspend partiellement la chasse à la glu

    Publié par la Tribune de Genève le 27.08.2020

    La méthode consistant à immobiliser des oiseaux sur des branches à l’aide de colle afin d’en faire des proies ne sera plus autorisée cette année pour les grives et les merles, a annoncé ce jeudi le président français.

    Emmanuel Macron a décidé de suspendre cette année la chasse à la glu pour les grives et les merles, a annoncé jeudi l’Élysée, dans l’attente d’une réponse de la Cour de justice de l’Union européenne sur cette méthode de chasse controversée.

    Le chef de l’État a pris cette décision mercredi, après avoir reçu le président de la Fédération nationale des chasseurs Willy Schraen, en présence de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, a précisé la présidence.

     

    En revanche «les quotas des autres chasses traditionnelles sont maintenus à leur niveau de l’an dernier», a ajouté l’Élysée.

    Demande de la Commission européenne

    Le 2 juillet, la Commission européenne avait une nouvelle fois demandé à la France de mettre fin «à la chasse illégale et de réexaminer ses méthodes de capture d’oiseaux», pointant du doigt notamment la chasse à la glu, pour les grives, et aux filets, pour les alouettes.

    Fin 2019, le Conseil d’État avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne pour qu’elle précise si la directive «Oiseaux» permet d’autoriser la capture à la glu de certaines espèces d’oiseaux sauvages, sans avoir obtenu de réponse pour l’instant.

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  • Chasse : La fin du piégeage dit traditionnel est heureusement inéluctable

    Après avoir été reçu par la Ministre de la transition écologique Barbara Pompili le 17 juillet dernier, le Président de la Fédération nationale des chasseurs a cru utile de dénoncer publiquement la fin annoncée du piégeage à la glu, qu’il présente comme une pratique ancestrale, sélective et indolore pour les oiseaux. La LPO tient à rappeler quelques vérités.

    La Ministre n’a pas décidé ni besoin d’interdire le piégeage à la glu. Cette pratique est déjà illégale depuis l’adoption de la Directive oiseaux par l'Union Européenne et sa transposition en droit français. Les gouvernements successifs ont contourné l’interdiction à travers des dérogations en prétextant que ce piégeage était sélectif et contrôlé. La Commission Européenne vient de rappeler la France à ses obligations par un avis motivé début juillet : le gouvernement a trois mois pour faire cesser cette pratique, soit jusqu’à début octobre, ainsi que le piégeage par des filets et matoles dans le Sud-Ouest, et la chasse aux oiseaux migrateurs en février de chaque année.

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  • Dites NON à la chasse "traditionnelle" de plus de 150000 oiseaux

    Communiqué de la LPO le 29.06.2020

    Onze consultations publiques relatives à des projets d’arrêtés ministériels fixant les quotas de chasses traditionnelles dans plusieurs départements français viennent d’être mises en ligne par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Strictement identiques à ceux de l’année précédente, ces arrêtés prévoient d’autoriser à nouveau pour la campagne de chasse 2020-2021 la capture de 156 030 oiseaux sauvages.

    Ainsi, 42 500 grives et Merles noirs pourront être piégés à l’aide de gluaux, fins bâtons enduits de colle placés en haut des arbres, dans 5 départements de la région PACA (Alpes Maritimes et de Haute Provence, Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône) ; 106 500 Alouettes des champs pourront être attrapées à l’aide de pantes (grands filets horizontaux) ou de matoles (petites cages tombantes) dans les Landes, la Gironde, le Lot et Garonne et les Pyrénées-Atlantiques ; 5 800 Grives et merles noirs, 1 200 Vanneaux huppés et 30 Pluviers Dorés pourront être capturés au moyen de filets ou de collets par les adeptes de la tenderie dans les Ardennes. A noter que d’autres espèces non autorisées deviennent souvent les victimes de ces modes de chasse peu sélectifs, comme la LPO l’a démontré dans une vidéo diffusée l’an dernier.

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  • La France, enfer des blaireaux

    Alors que les autres pays européens ont évolué sur la question, près de 25.000 blaireaux sont encore tués chaque année en France dans des conditions sordides.

    Le Député Loïc Dombreval et 62 parlementaires français viennent d’appeler enfin à l’abandon des chasses dites « traditionnelles », citant en premier lieu la vénerie souterraine des renards et des blaireaux ainsi que le piégeage des oiseaux, autre monstruosité contre laquelle la LPO se bat sans relâche.

    La LPO se réjouit de cette initiative et les en remercie, tout en regrettant leur préconisation d’une fin étalée dans le temps alors qu’il s’agit de se conformer aux législations en vigueur, de mettre fin à des violences envers la faune sauvage et de répondre à l’attente de plus de 85% de leurs concitoyens. 

    Bien qu’il ne fasse pas officiellement partie des animaux classés nuisibles, ou selon la nouvelle appellation des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD), le blaireau peut faire l’objet de mesures administratives de régulation à l’initiative des préfets et sous l’autorité des lieutenants de louveterie, pour éviter notamment les dommages agricoles. Aucune évaluation n’a toutefois pu démontrer une quelconque utilité dans ce domaine. Appelées « opérations de destruction » il s’agit en fait de chasses, battues générales ou particulières qui font le plus souvent recours au tir de nuit, à la vénerie sous terre et au piégeage.

    Dans certains départements, la lutte contre la tuberculose bovine sert également de prétexte alors que l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a clairement réitéré dans un rapport publié en 2019 sa position déjà exprimée en 2011, à savoir que dans les zones indemnes de tuberculose, soit 96% du territoire français, l’élimination préventive des blaireaux (et des autres espèces sauvages) ne peut en aucun cas être justifiée au motif de la lutte contre cette maladie. En Grande Bretagne, où la question de l’élimination du badger est particulièrement sensible, des expérimentations de vaccination contre la tuberculose sont en cours dans le but de faire totalement cesser cette pratique au cours des prochaines années. 

    Rappelons encore que le blaireau fait partie de la liste des espèces inscrites à la Convention européenne de Berne qui stipule que leur chasse ne peut être autorisée qu’en connaissant les effectifs, or ceux-ci ne sont pas connus en France. Ce mammifère essentiellement forestier a un mode de reproduction qui limite toute pullulation, en raison d’une faible natalité et d’une forte mortalité juvénile.

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  • Demandez l’arrêt du piégeage des petits oiseaux pour les « chasses traditionnelles »

    Communiqué de FNE

    Le ministère de la transition écologique et solidaire a ouvert trois consultations publiques concernant les autorisations de capture de petits oiseaux, par dérogation, dans le cadre de « chasses traditionnelles ». Afin d'inciter le gouvernement à mettre fin à ces dérogations, France Nature Environnement vous invite à vous mobiliser jusqu'au 14 août.

    Pourquoi faut-il se mobiliser en faveur de ces oiseaux ?

    Plusieurs espèces concernées par ces chasses traditionnelles sont des espèces menacées : l’alouette des champs et le vanneau huppé sont classés sur la liste rouge française, en raison du déclin continu de leurs effectifs depuis plusieurs années.

    Ces méthodes de chasse dites « traditionnelles » n’ont plus de raison d’être aujourd’hui. Certaines sont particulièrement cruelles et non sélectives, comme le piégeage à la glu qui entraîne stress et blessures chez les oiseaux capturés. Les matoles, utilisées pour les alouettes, capturent aussi des petits passereaux protégés et alimentent le braconnage.

    Les quotas prévus sont très largement surévalués : entre trois fois et dix fois les prélèvements de la saison 2017-18 !

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  • André Théret, la mémoire de l'Aisne.

    Si la mémoire de l'eau reste une découverte pour le moins controversée, la mémoire de l'Aisne existe incontestablement.

    Cette mémoire se nomme André Théret, qui présentait son ouvrage "Vanneaux et Vagnolis cet après-midi à la bibliothèque municipale de Vouziers.

    André Théret a été un des acteurs essentiels dans la lutte contre l'implantation d'un barrage à Savigny-sur-Aisne. Grâce à sa connaissance de la rivière et de son histoire, il a pu fournir une argumentation détaillée qui a démenti les chiffres mis en avant par l' Entente Aisne-Oise. Cet établissement public territorial de bassin (EPTB), regroupant les départements traversés par ces cours d'eau est chargé des aménagements jugés nécessaire pour éviter les dégâts des crues de l'Aisne et de l'Oise. Pour ce faire, entre autres, un barrage était prévu juste en amont de Savigny-sur-Aisne. L'opposition des habitants, s'appuyant sur les arguments fournis par André Théret, a fini par triompher de la volonté affichée des responsables de l'Entente Aisne-Oise.

    S'il a pu mener à bien ce travail, c'est qu'il connaissait parfaitement l'Aisne, en particulier dans ce secteur. André Théret est un des derniers à pratiquer la tenderie aux vanneaux. Cette chasse particulière fait l'objet d'un numéro spécial de la revue " Le Curieux Vouzinois", dont André Théret est l'auteur.

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