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économie et finances - Page 10

  • Des moyens humains pour la protection judiciaire de la jeunesse, une nécessité absolue !

    Communiqué du collectif Justice des enfants

    Le 31 juillet 2024, en plein cœur de l’été, la Direction nationale de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) a annoncé aux organisations syndicales représentatives des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) des restrictions budgétaires importantes impactant la masse salariale. La DPJJ avait en effet pris la décision de réduire les effectifs des agents non titulaires sans préciser le nombre de personnels, les régions et les services concernés.

    Ce n’est que progressivement, à travers des audiences régionales, que les organisations syndicales ont découvert l’étendue de ces restrictions et l’ampleur de leurs conséquences sur le fonctionnement des services et l’accompagnement des mineurs et de leurs familles.

    La protection judiciaire de la jeunesse est déjà en grande souffrance du fait d’un nombre insuffisant de personnels. C’est le cas dans toutes les structures, et c’est encore plus
    criant dans les structures d’enfermement où le manque de moyens humains a des conséquences désastreuses (incarcération en quartier de majeurs, absence de suivi psychologique).

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  • La Commission européenne doit mettre en place un soutien à tous les paysan·nes et productions, pas un marché de la biodiversité

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 16.09.2024
    Suite à l'annonce d'Ursula von der Leyen d'ouvrir un débat sur la mise en place d'un marché européen de la biodiversité, la Confédération paysanne exprime sa vive opposition à ce mécanisme dangereux et inefficace. La Commission européenne doit concentrer ses efforts sur la mise place de politiques publiques fortes pour que les revenus des paysan·nes proviennent de la vente de leurs productions, pas de celle de crédits « carbone » ou « biodiversité », et que leurs pratiques préservent la biodiversité.

     

    Un marché aussi artificiel que celui des crédits « carbone » et « biodiversité » ne saurait rester stable dans le temps et n'apportera ni garantie de prix et de revenus, ni d'évolution pérenne des pratiques en faveur de la transition agro-écologique. C'est pourtant de cela que le monde agricole a besoin.

    De plus, sous couvert de « protection de la nature », ce projet ouvre la voie à la financiarisation de nos écosystèmes, accordant aux entreprises le droit de détruire la biodiversité en échange de compensations illusoires. Il n'est pas question de laisser le secteur privé décider et faire encore plus de profits aux dépens de l'intérêt général, de la souveraineté alimentaire et d'engendrer davantage de crises sanitaires. Nous refusons de voir les terres agricoles, des pays du Nord comme des pays du Sud, transformées en réserves spéculatives, sous prétexte de compenser les destructions environnementales. Dans les pays du Sud, il pourrait s'agir d'une nouvelle forme de colonisation verte spoliant les terres agricoles au profit de la financiarisation.

    L'agriculture paysanne est la seule voie viable pour concilier production alimentaire et préservation des écosystèmes. La Confédération paysanne appelle donc à l'abandon immédiat de ce projet de marché.

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  • Henri Leclerc, une vie au service des droits humains

    Communiqué de "Droit Au Logement" du 02.09.2024

    Droit Au Logement salut la mémoire d’Henri LECLERC pour son engagement et son combat tout au long de sa vie pour les droits humains et ceux des opprimés.
    DAL présente ses condoléances à ses proches, et à la Ligue des droits de l’Homme, auprès de laquelle il a milité une bonne partie de sa vie.


    A plusieurs reprises, Henri a défendu l’association avec succès, notamment en 2009 devant la Cour d’appel de Paris, suite à une condamnation à 12 000 euros d’amende du tribunal de police pour avoir installé des tentes sur les trottoirs du 24 rue de la Banque, haut lieu des luttes des mal-logés, des sans toits et des galériens du logement, à Paris, face à la Bourse**.
    Il avait non seulement obtenu la relaxe mais aussi la restitution des 319 tentes confisquées par la police tout au long de l’automne 2007 et du bras de fer entre les sans logis et le nouveau gouvernement Sarkozy.

     

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  • Laurent Wauquiez quitte sa région, son bilan anti-écologique demeure

    Extraits de l'article de Moran Kerinec pour Reporterre

    (...)

    Dès ses premiers mois au pouvoir, Laurent Wauquiez a choisi de ne pas renouveler les conventions pluriannuelles établies avec France Nature Environnement (FNE). Exit les subventions dédiées à l’éducation à l’environnement des écoliers et au projet Sentinelles de la nature (braconnages et dépôts sauvages). Près de 50 salariés de FNE ont été licenciés suite à ces coupes.

    Les fonds régionaux ont été réorientés en faveur de la Fédération régionale des chasseurs. En contrepartie, les chasseurs ont la charge de veiller au respect de la biodiversité, d’entretenir les trames vertes et bleues, et de sensibiliser les écoliers à l’environnement, avec des activités telles que des pistages d’animaux chassables.

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  • « Agent orange » : l’action contre Bayer-Monsanto jugée « irrecevable »

    Extraits de l'article de  Rémi-Kenzo Pagès pour Reporterre, publié le 22.08.2024

    « Je ne suis pas surprise, mais j’espérais que le tribunal serait plus fort. » Tran To Nga avait prévenu : son combat ne s’arrête pas là. Elle ira jusqu’à la Cour de cassation. Le 22 août, la cour d’appel de Paris a en effet rejeté la demande de la Franco-Vietnamienne de revenir sur la décision du tribunal d’Évry, qui s’était déclaré en 2021 incompétent à juger l’affaire. Une décision que conteste l’ancienne journaliste, qui va se pourvoir en cassation pour faire condamner quatorze multinationales, dont Dow Chemical et Bayer-Monsanto, productrices de l’agent orange durant la guerre du Vietnam.

    Entre 1961 et 1971, le défoliant, répandu par l’armée des États-Unis, a attaqué toutes les formes de vie présentes au Laos, au Vietnam et au Cambodge. Près de 80 millions de litres ont été utilisés pour empêcher les résistants vietnamiens de se cacher dans la forêt. C’est là où Tran To Nga, qui couvrait la guerre, a été touchée par le produit. 2,1 à 4,8 millions de personnes ont été directement atteintes par la dioxine de l’agent orange, selon une étude. 3 millions de personnes seraient aujourd’hui concernées, selon l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange/dioxine (Vava).

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  • Moins de publicité, plus de sobriété !

    Publié initialement dans la revue Sortir du nucléaire n°101 le 1er avril 2024, mis en ligne le 2 août 2024 

    L’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.) milite contre le système publicitaire depuis plus de 30 ans. Rencontre avec Thomas Bourgenot, son chargé de plaidoyer.

    Pourquoi se battre contre la pub ?

    La pub nous est imposée sans qu’on ne nous ait jamais demandé notre avis pour la recevoir ou pas. Chaque personne reçoit en moyenne entre 1200 et 2200 messages publicitaires par jour. Une de nos revendications est donc la liberté de réception, un corollaire de la liberté d’expression. De la même manière que l’on peut décider de s’exprimer ou pas, nous demandons le droit de recevoir ou de ne pas recevoir de la pub.
    La pub, c’est aussi l’incitation à la surconsommation et le renforcement des stéréotypes sexistes. C’est enfin le mode de financement des médias, ce qui fait que les annonceurs ont un pouvoir sur les lignes éditoriales, et cela constitue un danger pour l’information et donc pour la démocratie.

    Au début des années 2010, l’association Résistance à l’Agression Publicitaire semblait ouvertement antinucléaire. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    On a signé plusieurs communiqués communs avec le Réseau "Sortir du nucléaire", mais le R.A.P. n’a pas une position officielle et tranchée sur le nucléaire. Par contre, nos luttes ont un objectif commun : réduire les consommations énergétiques. Le R.A.P. est aussi affilié aux Amis de la Terre France, et nous avons adhéré à leur manifeste qui est clairement antinucléaire.

    Quels sont vos modes d’action ?

    On organise des actions de sensibilisation, comme des projections-débats et des ateliers pour expliquer aux publics pourquoi lutter contre la pub. On recouvre des panneaux publicitaires dans la rue, comme ce 25 mars (journée mondiale contre la pub) dans plusieurs villes, pour dénoncer les ravages des Jeux olympiques.

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  • Situation critique pour les urgences de Vouziers

    Depuis un an, l'accueil des urgences n'est plus assuré la nuit à l'hôpital de Vouziers. Malgré la mobilisation importante des professionnels et de la population, le service d'accueil des urgences a été fermé. Il a été remplacé par un Centre de Soins Non Programmés, ouvert uniquement la journée.

    Cette disparition faisait suite à celles plus anciennes de la maternité, du bloc opératoire et de la chirurgie. Il restait encore présent à Vouziers le Smur, service mobile pour les urgences vitales. Mais depuis plusieurs mois, des difficultés de planning pour les médecins urgentistes sont apparues. Le GHSA, qui regroupe les sites de Rethel et Vouziers, manque de praticiens dans son équipe, et peine à trouver des intérimaires.

    Avec l'été, la situation se dégrade encore plus, et la permanence d'un Smur n'a pas été assurée à plusieurs reprises.  D’exceptionnelle, cette fermeture risque de devenir permanente. On parle de la création d'une unité mobile hospitalière paramédicalisée, c'est-à-dire formée d'un infirmier (ou une infirmière) et d'un chauffeur ambulancier. Ce dispositif a déjà été utilisé dans d'autres départements, il est censé représenter une solution à la pénurie d'urgentistes.

    Les professionnels de santé du Vouzinois regroupés dans la CPTS et la Communauté de communes ont réagi à cette dégradation considérable de la couverture des soins du territoire par un communiqué commun.

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