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co2

  • CO2 : le monde dans "une nouvelle zone de danger", affirme l'ONU

    On parle moins du réchauffement climatique ces derniers jours, il faut dire que ce mois de mai ne bat pas de records de chaleur.

    Pourtant le phénomène est loin d'avoir disparu, et l'ONU s'inquiète des concentrations de plus en plus élevées de CO2 qui sont mesurées au point de référence mondiale.

    Voici des extraits de l'article repris de "levif. be"

    Le monde est "entré dans une nouvelle zone de danger" avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis des millions d'années, a alerté lundi la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres.

    "Avec 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère, nous avons dépassé un seuil historique et nous sommes entrés dans une nouvelle zone de danger", a déclaré Mme Figueres dans un communiqué. "Le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique".

    Estimant qu'il y a "toujours une chance d'échapper aux pires effets du changement climatique", la grande ordonnatrice des négociations onusiennes sur le climat a appelé la communauté internationale à apporter une "réponse politique qui relève vraiment le défi".

    L'observatoire référence installé sur le volcan de Mauna Loa, à Hawaï, a enregistré jeudi dernier une concentration de CO2 de 400,03 PPM, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Il s'agit d'une mesure ponctuelle et non d'une moyenne annuelle, qui sera néanmoins atteinte, mais ce seuil symbolique est le signe que la planète est lancée sur la trajectoire d'un réchauffement inquiétant.

    P-kin-en-Chine-en-2011-.jpg

  • Gaz de schiste : un mauvais bilan climatique

    Les dangers liés à l'exploitation des gaz de schiste sont maintenant bien connus.

     

    Ces gaz nécessitent une fracturation hydraulique pour être extraits des couches rocheuses profondes qui les retiennent. Cette technique est très polluante, en particulier pour les nappes phréatiques. Maismanifestation-anti-gaz-de-schiste.jpg les besoins croissants en énergie font que les compagnies spécialisées se lancent dans ce nouveau filon, en particulier aux Etats-Unis. En France des permis ont été délivrés dans de nombreuses zones, en particulier dans les Ardennes. Il a fallu une forte mobilisation citoyenne pour faire connaître la menace et  obtenir qu'une loi à interdise l'utilisation de la fracturation hydraulique en France. (voir nos notes précédentes sur le sujet du 14.03.2011,  du 05.04.2011 et du 22.08.2011

    Les industriels et certains politiques mettent en balance l'avantage d'obtenir une source d'énergie non importée et plus "propre" que le charbon ou le pétrole. Le gaz naturel est réputé dégager moins de CO2 lors de sa combustion, et donc avoir un effet de serre moindre que d'autre sources d'énergies fossiles.

    Cette affirmation est remise en cause par une étude récente publiée dans la revue"Nature" (désolé, c'est en anglais, mais une analyse est faite dans le blog sciences de Libération).

    Cette étude montre que l'exploitation des gaz de schiste entraîne une importante émission de méthane dans l'atmosphère. Or le méthane provoque un effet de serre beaucoup plus important que le CO2 dont on parle le plus. Le bilan climatique complet du gaz de schiste serait donc au même niveau que celui du charbon, c'est à dire mauvais.

    Effet_serre-3-images.gifEn tenant compte de cette étude, qui s'ajoute à celles réalisées sur les conséquences sous-terraine de l'exploitation des gaz de schiste, il devient encore plus nécessaire d'observer un moratoire sur cette activité.

    Total et les autres compagnies détentrices de permis d'exploitation font toujours le forcing pour démarrer des travaux. Elles vont jusqu'à mettre au tribunal l'Etat français, en jouant sur les imprécisions (voulues) de la loi. La vigilance des citoyens et des associations doit rester forte, rappelons que notre secteur et beaucoup d'autres en France sont concernés directement par cette question. Pour ceux qui se sentent intéressés et motivés par ce combat, une association existe localement : il s'agit de No Gazaran 08

  • Transport routier de marchandises : toujours plus de C02 dans l’atmosphère !

     

     

    Nous vous avons informé des projets de mega-camions ("expérimentation "), et du danger de favoriser ainsi le trafic routier. La FNE dénonce l'augmentation des émissions de CO2 par les transports terrestres :


    Plusieurs études rendues publiques récemment témoignent d’une augmentation inquiétante des émissionse marchandises.hkm7745.JPG

    Agence européenne de l’environnement - (Mars 2009
    . En anglais)

    Note du CGDD sur Les transports et leur impact sur l’environnement
    – (Mars 2009)

    - Le transport routier de marchandises (TRM) est le mode qui a le plus augmenté entre 1995 à 2005 (en Tonne/km): + 38% .

    - Le fret déplacé par le rail augmentait de 10% dans l’UE25 alors qu’ils baissait de 15% en France entre 1995 et 2005.

    - Plus de 32% de croissance des émissions de C02 du transport routier de marchandises en France entre 1990 et 2006.

    Rappelons quelques objectifs du Grenelle de l’environnement en matière de TRM:

    En 2005, 36 millions de Tonnes de CO2 ont été émises par le TRM.

    D'ici 2025, si la tendance ne s'inverse pas c'est 38 millions de tonnes qui seront émises.

    L'objectif affiché du Grenelle dans le domaine du transport est de ramener les émissions en 2020 au niveau de 1990 , c'est à dire 27 millions de tonnes.