Hier, l'émission Cash Investigation sur France 2 s'est intéressée aux pesticides, leurs dangers, leur forte présence dans notre environnement et leurs enjeux politiques. Cette très intéressante émission a vivement fait réagir les téléspectateurs qui ont témoigné de leurs inquiétudes face à ce fléau tant pour les citoyens que pour la biodiversité. Extrait du reportage et précisions de France Nature Environnement
écologie - Page 198
-
Pesticides : l'urgence de réduire l'usage et de promouvoir l'agro-écologie
-
Panneaux publicitaires format XXL : jusqu’où le ministère de l’écologie ira-t-il ?
Communiqué de FNE
Le ministère de l’Écologie a lancé une consultation publique sur le projet de décret visant à autoriser des panneaux publicitaires toujours plus nombreux, toujours plus grands et toujours plus lumineux. Sous prétexte de « simplification » et d’application de la loi « Macron », ce projet propose de mettre en péril le cadre de vie de millions d’habitants. Quelques semaines après la COP 21 et au moment même où le Sénat examine le projet de loi « biodiversité », il constitue une véritable aberration.
-
Journée Mondiale des Zones Humides
Chaque année, le 2 février, on célèbre à travers le monde l'importance des zones humides, ces écosystèmes entre terre et eau qui rendent de nombreux services aux sociétés humaines tout en abritant une biodiversité particulièrement riche. Les associations du mouvement France Nature Environnement s'associent à cette célébration à travers plusieurs événements, animations, conférences, chantiers, etc. sur tout le territoire français.
Des événements sont organisés dans toute la France du 23 janvier au 29 février, vous trouverez ci-dessous les références d'une animation proposée localement.
Lien permanent Catégories : Actualité vouzinoise, écologie, Sur votre agenda Imprimer 3 commentaires
-
Notre Dame des Landes : la fabrication d'un mensonge d’État
Françoise Verchère vient d’écrire un livre sur Notre-Dame des Landes qui fera date. Un livre de combat, en trois courts chapitres, qui a le mérite de replacer le conflit en perspective.

Le blog http://etatsetempiresdelalune.blogspot.fr/2016/01/un-document-evenement-sur-notre-dame.html le publie intégralement.
Eric Chalmel, qui publie ce blog, présente le document dans un texte reproduit ci-dessous.
-
Le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant
Cette affirmation ne vient pas d'un écologiste attardé, mais du président de l'Autorité de Sureté Nucléaire, M. Pierre-Franck Chevet. D'après le site de l'ASN, il a donc déclaré lors de ses vœux à la presse : « le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant ».
Il appuie son diagnostic sur des constats, qui tranchent nettement avec le discours officiel des industriels du nucléaire et des responsables politiques favorables à cette filière.
L'ASN se définit ainsi : "L’Agence assure, au nom de l’Etat, la réglementation et le contrôle du nucléaire pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l’environnement. Elle informe les citoyens. "
Vous pouvez retrouver sur son site le compte-rendu complet de cette prise de parole, et des dossiers sur les principaux secteurs de la filière nucléaire.
Voici le résumé des 3 constats sur lesquels reposent les craintes du Président de l'ASN :
-
Avec le nucléaire, les milliards valsent... Et les Français trinquent
Communiqué de FNE
Chacun en a pris l'habitude, dans un projet nucléaire, il ne faut pas confondre le prix « avant » et le prix « après ». Ainsi, l'EPR de Flamanville a commencé à 3 milliards d'euros (2007), il en est à près de 10 milliards (2015) et n’est toujours pas fini...Le scénario se répète avec le projet d'enfouissement des déchets hautement radioactifs à vie longue à Bure : le projet Cigéo, programmé sur plus d'un siècle d'exploitation (140 ans!) et porté par l'ANDRA, futur exploitant. Pourtant, en 2013, il y a eu un débat public sur Cigéo. Enfin un débat public sans chiffrage du projet, donc un débat public que la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) aurait dû logiquement refuser... Malheureusement, les règles ne sont pas respectées quand il s’agit de nucléaire. Elle a donc accepté et le débat a tourné court. Décryptage de France Nature Environnement.
-
Porcherie et résistance
La mobilisation de ce dimanche à Mazagran montre que l'implantation de la ferme des 7 000 porcs à Leffincourt est loin d'être un fait acquis. L'enquête publique est close, et elle n'a suscité que peu de réactions localement. Mais on sait par expérience que ce type d'information et d'interrogation des citoyens est souvent délaissé, car mal connu et mal compris.
Il faut souvent une mobilisation syndicale et/ou associative pour que se mette en route un processus de compréhension, d'appropriation et de critique d’un projet.
Et c'est bien ce qui s'est passé à Leffincourt, avec une fusion des analyse critiques venant du monde agricole (la Confédération paysanne) et du monde associatif (en particulier "Nature et Avenir").
Les arguments présentés portent sur l'absence de bien-fondé d'une telle ferme usine, dont la logique économique tourne le dos à une agriculture paysanne. Du point de vue écologique, les critiques sont nombreuses, en particulier sur l'impact de l’épanchement en zone Natura 2000 et en bordure de rivière.
Sur la forme, il a été constaté l'implication de la Chambre d'Agriculture en tant qu'expert, alors que le demandeur est membre du bureau de cette instance.
Il faut également insister sur le problème de l'utilisation d'antibiotiques à large échelle dans ce type d'élevage, ce qui pose de graves problèmes qui ne sont même pas abordés dans le document fourni par le demandeur. Cette résistance des bactéries aux antibiotiques devient de plus en plus un problème majeur de santé publique. Des bactéries résistantes à tous les antibiotiques connus se rencontrent maintenant de manière régulière, et elles font même leur apparition dans notre secteur. Cela est dû à une utilisation massive et non-pertinente des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire.
Un élevage industriel de la taille de celui prévu à Leffincourt rassemble tous les critères qui peuvent faire craindre l'apparition de bactéries multirésistantes : nombre d'animaux, promiscuité, risque d’épizootie, utilisation systématique d'antibiotiques, ...
Une fois créées, ces bactéries multi-résistantes supplantent les bactéries habituelles, et peuvent facilement transmettre leur propriété à des germes à l'origine d’infections humaines.
Voici un extrait d' article du Monde daté du 18 janvier 2016 sur ce sujet.