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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • Loi Duplomb 2 : Le retour des néonicotinoïdes

    Communiqué de la LPO le 20.02.2026

    On pensait le dossier clos après la censure du Conseil constitutionnel. Pourtant, quelques mois à peine après la Loi Duplomb 1 et la pétition aux 2,1 millions de signatures, voici déjà Duplomb 2. Même objectif, même logique : réautoriser des pesticides néonicotinoïdes pourtant interdits pour leurs impacts sur les pollinisateurs, l’environnement et la santé humaine, malgré les nombreuses alertes scientifiques. Décryptage d’un retour inquiétant.

    Un retour en arrière après une mobilisation historique

    L’été dernier, plus de 2 millions de personnes s’étaient mobilisées pour s’opposer à la Loi Duplomb, en particulier à la réintroduction d’un insecticide néonicotinoïde : l’acétamipride.

    Cette mobilisation massive traduisait une inquiétude profonde : celle de voir revenir des substances toxiques pour les insectes pollinisateurs, la biodiversité… et la santé humaine.

    Une première loi censurée par le Conseil constitutionnel

    Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition phare de la loi, rappelant que les produits néonicotinoïdes ont :

    • des incidences sur la biodiversité, en particulier sur les insectes pollinisateurs et les oiseaux
    • des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols
    • des risques pour la santé humaine

    Le Conseil constitutionnel a reproché au texte de permettre des dérogations trop larges, accordées “pour toutes les filières agricoles, sans les limiter à celles pour lesquelles le législateur aurait identifié une menace particulière dont la gravité compromettrait la production agricole“ et pas uniquement “à titre transitoire, pour une période déterminée” qui privaient “de garanties légales le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé garanti par l’article 1er de la Charte de l’environnement”.

    Duplomb 2 : une nouvelle proposition pour contourner la censure

    Quelques mois plus tard, le 30 janvier, avant même que le débat prévu à l’Assemblée nationale n’ait lieu suite à la pétition citoyenne (il s’est tenu le 11 février), le sénateur Laurent Duplomb revient à la charge.

    Il dépose une nouvelle proposition de loi : Duplomb 2, visant à réautoriser non pas un, mais deux néonicotinoïdes par dérogation.

    Cette démarche s’inscrit dans une vision très réductrice de la souveraineté alimentaire, limitée à la compétitivité sur le marché mondial et à la balance commerciale, ignorant, les impacts environnementaux sanitaires, les alternatives disponibles, et les conséquences à long terme sur l’agriculture elle-même.

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  • Crues : « On a détruit tout ce qui permettait d’absorber la pluie »

    Extraits de l'entretien de Lorène Lavocat avec l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges, publié dans Reporterre le 19.02.2026

    Après le passage de la tempête Nils, toute la moitié ouest de la France était encore en vigilance pluies et inondations le 18 février. Si ces crues sont des aléas naturels, « certaines pratiques et activités humaines aggravent fortement la situation », explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.

    Dans son livre Eaux vives, paru le 4 février (éd. Actes Sud), elle résume : « En accélérant les flux d’eau en surface, en surexploitant l’eau douce et en l’évacuant rapidement vers la mer, nous nous rendons vulnérables aux sécheresses comme aux pluies intensifiées par le changement climatique. »

     

    Reporterre — Une grande partie de la France connaît des crues et des inondations exceptionnelles. Comment expliquez-vous ces phénomènes ?

    Charlène Descollonges — Nous assistons à un phénomène de crues généralisées, qui touchent plusieurs bassins versants, essentiellement sur la partie ouest de la France. Les inondations sont dues à un aléa naturel — des cumuls de précipitation importants sur un temps très court — intensifié par le changement climatique, et à des vulnérabilités — des constructions en zone inondable, par exemple.

    Mais entre les deux, il existe tout un tas de facteurs aggravants : des sols agricoles drainés, des villes imperméables, des haies arrachées, des rivières rectifiées, transformées en autoroute à eau. En gros, tout ce qui permettait de ralentir et d’infiltrer l’eau a été détruit ou dégradé. Sur la carte de Vigicrues, les tronçons en rouge sont en aval des bassins versants, ce qui veut bien dire que l’eau qui tombe en amont n’est pas retenue, tout se concentre dans les cuvettes, dans les exutoires, et déborde.

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  • Oiseaux des milieux agricoles : le signal d'alarme !

    Communiqué de la LPµO du 18.02.2026

    Alors que le SIA (Salon international de l’agriculture) ouvre ses portes ce weekend, dans un contexte de recul réglementaire, la LPO alerte sur le déclin marqué des oiseaux spécialistes des milieux agricoles. Leur diminution de plus de 30 % en moins d’un quart de siècle, ce qui représente la disparition de plusieurs millions d’oiseaux, est révélatrice de l’impact profond du modèle agricole actuel sur le vivant. 

    Les oiseaux, témoins des transformations de notre environnement 

    Parmi les groupes d’espèces les mieux suivis en France, et ce depuis des décennies, l’évolution des oiseaux constitue un signal robuste pour comprendre les transformations en cours et orienter l’action.  

    Présents dans tous les paysages, les oiseaux sont aussi de précieux bio-indicateurs, capables de refléter l’état des habitats, des ressources et des pressions qui pèsent sur la biodiversité. Le suivi des tendances de l’avifaune nous renseigne directement sur l’état de santé de nos écosystèmes. 

    Ces suivis nous apportent un constat alarmant : les populations d’oiseaux déclinent, en particulier chez les oiseaux spécialistes des milieux agricoles : - 32.5 % entre 2001 et 2024. 

    Pour exemples, le pipit farlouse a perdu 80% de sa population depuis les années 1980. La perdrix grise inféodée aux milieux agricoles a perdu 90% de ses populations en 40 ans. Le râle des genêts qui comptait 1200 mâles chanteurs dans les années 1985, aujourd’hui il en reste 120. 

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  • Salon international de l'agriculture : non à la dérégulation agricole, oui à la santé, à l’agroécologie et à la solidarité internationale

    Communiqué de CCFD terre solidaire , Publié le 17.02.2026

    Du 21 février au 1er mars 2026, Le Salon international de l’agriculture ouvre ses portes à Paris.

    À cette occasion, Judith Lachnitt, chargée de plaidoyer alimentation, climat et biodiversité au CCFD-Terre Solidaire sera présente pour porter un message clair : la souveraineté alimentaire ne doit pas servir de prétexte à des reculs en matière de santé publique, de protection de l’environnement et de droits des paysans et paysannes, en France, en Europe et dans les pays du Sud.

    Depuis la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et la montée des tensions commerciales internationales, l’alimentation est redevenue un enjeu stratégique central. Cette prise de conscience aurait pu ouvrir la voie à une transformation ambitieuse des systèmes agricoles et alimentaires dans un contexte où l’adaptation aux changements climatiques devient cruciale. Elle sert aujourd’hui, au contraire, de justification à une dérégulation des mesures environnementales, présentée comme une réponse d’urgence aux crises économiques.

    Une fuite en avant législative au détriment de l’intérêt général 

    Les annonces récentes du gouvernement, et en particulier celle d’une nouvelle loi d’urgence agricole, s’inscrivent dans une dynamique préoccupante. Elles risquent d’aggraver les atteintes à l’environnement, de fragiliser l’agriculture paysanne et d’exposer davantage les agriculteurs, agricultrices et les consommateurs et consommatrices à des risques sanitaires évitables. 

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  • Pour une réforme sur la fin de vie respectueuse des droits

    Communiqué LDH

    Depuis le 16 février, les député-e-s examinent en 2e lecture deux propositions de loi sur la fin de vie, la première sur l’aide à mourir et l’autre sur les soins palliatifs. La LDH (Ligue des droits de l’Homme) salue la prochaine consécration du droit à être aidé activement à mourir et la volonté affichée de renforcer les soins palliatifs, comme elle l’appelait de ses vœux dans sa résolution de 2020, Pour un droit d’obtenir une aide à mourir. Toutefois, dans un contexte particulièrement préoccupant pour le système de santé et l’accès aux soins, la LDH attire l’attention sur quelques points de vigilance indispensables pour que cette réforme majeure soit conforme aux exigences des droits et libertés.

    Rendre effectif le droit aux soins palliatifs. Reconnu depuis une loi de 1999 à toute personne dont l’état de santé l’exige, le droit aux soins palliatifs est largement ineffectif. Seuls 50% des besoins seraient couverts avec de très fortes disparités territoriales (20 départements ne disposent d’aucune unité de soins palliatifs). La priorité aujourd’hui est donc de rendre effectif ce droit en allouant des moyens humains et financiers à hauteur des besoins et en assurant la formation de l’ensemble des professionnels aux soins palliatifs. Dans cette perspective, rendre opposable le droit aux soins palliatifs, en ouvrant la possibilité aux personnes malades (ou leurs proches) de saisir le juge en référé pour que l’accès soit ordonné constitue un levier supplémentaire que l’Assemblée nationale doit rétablir après sa suppression par le Sénat.

    Réformer les directives anticipées pour en faire un réel outil d’aide à la décision médicale en situation complexe. Possibles depuis 2005, les directives anticipées – qui permettent d’exprimer des volontés concernant la fin de vie, pour le cas où une décision médicale devrait être prise alors que la ou le patient-e est hors d’état de s’exprimer – sont boudées par les citoyennes et citoyens (7% seulement de la population en a rédigé en 2025) et ne sont pas toujours prises en compte par les professionnel-le-s du fait qu’elles ne sont pas nécessairement portées à leur connaissance ou que leur contenu est inadapté à la situation médicale concrète. Ces constats conduisent la LDH à rappeler que leur rédaction – qui ne doit en aucun cas devenir une obligation (même pour les patient-e-s gravement malades ou les personnes âgées accueillies en Ehpad) -, devrait être précédée de la délivrance d’une information médicale précise et adaptée de nature à permettre que les choix exprimés soient éclairés, leur accessibilité assurée de manière sécurisée – eu égard à la sensibilité des données y figurant (grâce à la mise en place du fichier national prévu par la loi de 2016 mais jamais mis en place depuis) – et que leur usage ne soit pas détourné de leur objet (comme cela a pu être le cas lors de la crise du Covid 19).

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  • Panne sèche à Cuba

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 12 février 2026

    Assiste-t-on aux dernières heures du régime castriste, sous embargo américain depuis 1962? C’est toute la question. La crise économique de Cuba est considérablement aggravée par de nouvelles sanctions américaines imposées par Donald Trump avec l’interruption brutale des importations de pétrole du Venezuela depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro.

    Washington espère un changement de régime avant la fin de l’année et menace de sanctions tarifaires les pays d’Amérique latine qui souhaiteraient envoyer du pétrole à Cuba. Le Mexique de Claudia Sheinbaum a envoyé de l’aide humanitaire, le Brésil de Lula dénonce un « massacre », mais aucun n’ose braver l’embargo américain. Quant au gouvernement cubain de Miguel Díaz-Canel, qui cherche à maintenir le dialogue avec Washington « sans pression ni ingérence », il est extrêmement fragilisé : l’économie cubaine, dépendante des importations et du tourisme, tourne au ralenti, le peso s’effondre et le pays, déjà touché par un exode massif de ses habitants, risque une profonde crise sociale et sanitaire.

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  • Le succès de la pétition contre la loi Duplomb est dû à des robots selon la ministre de l’Agriculture

    Extraits de l'article de Sophie Chapelle publié par Bastamag le 13 février 2026

    « Qu’un membre du gouvernement se livre à la propagation de telles fake news est alarmant », lance la députée écologiste Delphine Batho. Face à elle, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard vient d’affirmer que la popularité de la pétition contre la loi Duplomb a été artificiellement gonflée par des « robots ». Les 2,1 millions de signataires de cette pétition lancée par une étudiante en plein été, apprécieront, alors que chaque signataire devait certifier son identité via FranceConnect.

    Cet épisode est un des nombreux dérapages, émanant notamment du gouvernement, qui ont émaillé le débat devant un hémicycle clairsemé, le 11 février. Pour la première fois dans l’histoire parlementaire, les députées étaient invités à débattre d’une pétition – une procédure uniquement possible en cas de franchissement du seuil des 500 000 signatures. « L’Assemblée nationale a vérifié l’intégralité des signatures, qui sont très contrôlées » a tenté de temporiser Yaël Braun-Pivet qui présidait la séance.

    (...)

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