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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • États-Unis-Venezuela : la capture sidérante de Maduro

    Éditorial de Cartooning for Peace du jeudi 08 janvier 2026

    L’année 2026 à peine entamée, Donald Trump a pris le monde de court en attaquant le Venezuela et en kidnappant Nicolas Maduro. Après plusieurs mois de tensions entre les deux pays, l’armée américaine a mené dans la nuit 2 au 3 janvier une attaque sur Caracas pour enlever le président vénézuélien et sa femme. L’offensive, menée sans déclaration de guerre préalable, aurait fait une centaine de morts selon les autorités locales. Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants, ce pour quoi il est jugé devant un tribunal de New York depuis lundi.

    La lutte contre le trafic de drogue vénézuélien a tout d’un prétexte pour mettre la main sur la plus grande réserve de pétrole du monde. Les États-Unis renouent avec de vieilles habitudes impérialistes et la confiscation par la force d’atouts stratégiques et économiques. Les réactions internationales sont divisées : faut-il se réjouir de la chute d’un dictateur illégitimement élu qui a fait fuir huit millions de vénézuéliens, ou condamner une violation manifeste du droit international aux lourdes conséquences ? Donald Trump menace d’ores et déjà d’autres pays : Cuba, la Colombie, le Mexique et l’Iran, mais surtout le Groenland, où il envisage d’employer très bientôt des moyens militaires.

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  • En Iran, de nouvelles manifestations réprimées dans le sang

    Communiqué d'Amnesty International publié le 09.01.2026

    Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran est marqué par une nouvelle vague de manifestations. Les autorités iraniennes y ont répondu par une répression sanglante dans tout le pays. Au moins 28 manifestant·es et passant·es ont été tué·es entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026. Des centaines d’autres ont été blessées et arrêtées arbitrairement.

    Des scènes de violences, qui rappellent tristement la répression du mouvement « Femme, Vie, Liberté » qui secoue l’Iran depuis 2022. Trois ans plus tard, les Iranien·nes qui osent exprimer leur colère face à des décennies de répression et réclamer des changements fondamentaux sont une fois de plus confronté·es aux schémas meurtriers des autorités. On fait le point.

    À l’origine des manifestations

    Les manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025 à la suite d'un effondrement brutal de la monnaie, dans un contexte d'inflation galopante, de mauvaise gestion chronique des services essentiels par l'État, notamment l'accès à l'eau, et de détérioration des conditions de vie.

    Les manifestations ont débuté par des fermetures de magasins et des grèves au Grand Bazar de Téhéran. Elles se sont rapidement étendues à tout le pays. D’abord économiques, les revendications ont rapidement évolué vers des appels à mettre fin à République islamique d'Iran, à un changement systémique ainsi qu’au respect des droits humains, à la dignité et à la liberté.

    Majoritairement pacifiques, les manifestant·es ont été réprimé·es dans la violence, à coup d’arrestations arbitraires massives, de disparitions forcées, et de raids nocturnes dans les maisons. Certaines personnes arrêtées n’étaient encore que des enfants âgés d’à peine 14 ans.

    Violences contre les manifestant·es

    Fusils, fusils à pompes chargés de projectiles en métal, canons à eau, gaz lacrymogène, passages à tabac… L’usage illégal de la force et de ces armes par les forces de sécurité iraniennes n’avaient qu’un seul but : disperser, intimider, punir. Tuer.

    Aux côtés de Human Rights Watch, les informations que nous avons recueillies attestent de la mort d'au moins 28 personnes dans 13 villes de huit provinces entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026. Parmi les victimes, des manifestant·es, mais aussi des passant·es… Et des enfants. Taha Safari, 16 ans, était l’une d'elles.

    Les provinces du Lorestan et d'Ilam, où vivent les minorités ethniques kurde et lor, ont été le théâtre des répressions les plus meurtrières, avec au moins huit morts au Lorestan et cinq à Ilam. Les provinces de Chaharmahal et Bakhtiari ainsi que Fars et Kermanshah, comptent au moins quatre morts chacune, ainsi qu'Ispahan, Hamedan et Qom, avec un mort chacune.

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  • Anticor relance son combat dans l’affaire des diesels d’ultime secours

    Communiqué de Sortir du nucléaire, publié le 05.01.2026

    Un marché attribué à des entreprises pas assez compétentes

    À la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011, EDF s’était engagée à installer des diesels d’ultime secours (DUS) sur l’ensemble du parc nucléaire français. Du fait de son actionnariat et de son activité, la société est soumise à un régime juridique lui imposant de se conformer aux dispositions du code de la commande publique pour ses achats. Ces règles, qui visent à protéger l’argent public, garantissent que les marchés publics soient attribués aux entreprises les plus compétentes et au meilleur coût. Or, dans le cas des diesels, ce marché à un milliard d’euros aurait été découpé en plusieurs lots afin de favoriser deux consortiums d’entreprises, le Français Clemessy allié au Belge Anglo Belgian Corporation ainsi que les Américains Westinghouse et Fairbanks, moins compétents que d’autres candidats pour réaliser ce projet.

    Ce choix a finalement entraîné un surcoût pour EDF et des dysfonctionnements majeurs : moteurs sous-dimensionnés, départs de feu dans plusieurs centrales, problèmes de corrosion et longues périodes d’indisponibilité.
    La raison pour laquelle la Direction des achats d’EDF a choisi une société belge surtout connue pour ses moteurs de bateaux et ses marchés en Afrique et un groupe américain fragilisé et endetté n’est toujours pas claire.

     

     

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  • Venezuela : un retour à l’ère coloniale

    Éditorial de Denis Sieffert  pour Politis, paru le 6 janvier 2026

    L’enlèvement de Nicolas Maduro dans un complexe militaire de Caracas, le 2 janvier, est évidemment un acte de piraterie inadmissible, quelle que soit la détestation que nous inspire le dictateur vénézuélien. Mais chacun a compris (sauf apparemment Emmanuel Macron) que le pire est ailleurs, dans le discours qui a immédiatement suivi l’opération de forces spéciales dont on ne doutait pas du « savoir-faire ».

    Il ne s’agit pas d’un acte isolé, mais d’une promesse impériale pour demain qui fait vaciller le monde. Il ne s’agit pas d’un acte isolé, mais inscrit dans la continuité d’une pratique déjà à l’œuvre en d’autres contrées. On n’a pas assez souligné que le soutien le plus enthousiaste est venu de Benyamin Netanyahou.

    Après tout, Gaza a servi de terrain d’expérimentation. Le massacre en plus. Le même mépris du droit, le même projet d’annexion. Les mêmes visées mercantiles : au Venezuela le pétrole, à Gaza l’immobilier. Et, hélas, la même mise à l’épreuve d’une Europe qui s’est révélée dramatiquement défaillante au Proche-Orient.

    Dès lors, l’affaire n’était pas inimaginable. Pour Donald Trump, c’est un bon coup politique. Son électorat a sans doute aimé l’entendre plastronner que « nous [les États-Unis et lui, Donald] sommes les plus forts de la planète ». En réalité, si Trump fait peur, ce n’est pas en raison de la technicité de ses bataillons d’élite, mais par le message qu’il délivre à toutes les puissances, grandes ou moyennes, qui auraient envie de s’inspirer de son exemple.

    Que pourrait-il dire si Xi Jinping jugeait le moment opportun pour envahir Taïwan ? Ou si Poutine s’en prenait aux États baltes ou à la Moldavie ? Je ne parle pas d’attaques d’Israël contre le Liban, c’est déjà le lot quotidien du sud de Beyrouth, ou contre l’Iran, c’est en projet. Sans parler du Rwanda au Congo.

    C’est cette dimension planétaire de l’opération de Caracas qu’Emmanuel Macron a tenu pour négligeable, et qui s’appelle le droit international. Il a fallu 48 heures au président français pour s’inquiéter de la méthode employée par Trump, après s’en être félicité. Opportunisme ? Sa faiblesse l’a en tout cas délégitimé pour porter une voix européenne déjà tremblante.

    On sait pourtant que la diplomatie de molle soumission n’a aucun effet sur des personnages comme Trump, Poutine ou Netanyahou, et qu’elle les encourage au contraire. Bien entendu, personne n’a envie, ou ne devrait avoir envie, de verser des larmes sur le sort de Maduro. Ce dictateur qui s’est maintenu au pouvoir en refusant, en 2024, le verdict des urnes, en emprisonnant ses opposants et en ruinant son pays au point de faire fuir un quart de sa population.

    Mais qui peut croire un instant que Trump se soucie des Vénézuéliens ? La chute de ce tyran post-stalinien ne serait qu’anecdotique si on n’en mesurait pas les conséquences pour le Venezuela, pour l’Amérique latine, et la planète entière. Pour le pays de Simon Bolivar, l’avenir est très incertain.

    Trump a décidé de le mettre sous tutelle, en transformant en marionnette la numéro deux du régime, Delcy Rodríguez, menacée, à mots à peine couverts, de mort (« un sort pire que celui de Maduro ») si elle n’obtempère pas. Il a écarté sans ménagement l’opposante la plus légitime, María Cocina Machado, pourtant bien de droite, mais réputée indocile. Il songe tout juste à mettre sa grosse patte démangée par le lucre sur un pays qui regorge de pétrole.

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  • Nourrir les oiseaux de son jardin en hiver

    Communiqué de la LPO du 06.01.2026

    Les températures négatives s’installent, c’est le moment de sortir les mangeoires mais pas n’importe comment. Voici nos conseils pour vous aider à rendre vraiment service aux oiseaux des jardins durant la période de froid prolongé. 

    Quand nourrir les oiseaux ?

    La LPO vous recommande de nourrir les oiseaux uniquement en hiver et surtout pendant les périodes de froid prolongé notamment lorsque la neige et le gel limitent l’accès à la nourriture.  

    Où placer le poste de nourrissage et d'abreuvage ?

    Nous vous conseillons de placer la mangeoire et l’abreuvoir au centre du jardin, dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales afin d'éviter l'accès facile aux prédateurs (chats, fouines...).

    Astuce : placez le poste de nourrissage de manière à ce qu'il soit visible depuis une fenêtre afin de pourvoir profiter du spectacle !

    Cette pratique de supplémentation hivernale engendre des rassemblements d'oiseaux, parfois conséquents. Afin d'éviter la propagation de maladies (Salmonellose des oiseaux notamment) chez les espèces hautement grégaires (pinsons, verdier d'Europe, tarin des aulnes et moineaux), nous vous conseillons de disperser vos mangeoires : les types de mangeoires sont nombreux (à poser, à suspendre, sur pieds avec système de plateau, de distributeur…), n'hésitez pas à mélanger les genres.

    Consultez les mangeoires et abreuvoirs disponibles à la Boutique LPO.

    Et pour une hygiène irréprochable, pensez à nettoyer régulièrement les abreuvoirs en renouvelant l'eau chaque jour si possible et en éliminant les saletés et les algues vertes en grattant.

    Quelle nourriture leur donner ?

    Privilégiez plutôt les graisses d'origine végétale, si possible à base d'huile de colza mais attention, jamais à partir d'huile de palme. Vous pouvez également proposer des pains de graisse à base de suif de bœuf (comme les pains de graisse distribués par la LPO), par contre évitez absolument le lard salé et les restes de viande et de fromage.

    Chaque espèce d’oiseau possède des besoins spécifiques. Le mieux est de choisir des mélanges de graines, qui conviendront à de nombreuses espèces quelle que soit la taille de leur bec. Les graines de tournesol noires, très riches en lipides, sont particulièrement adaptées. Vous pouvez aussi leur donner des fruits de saison (pommes, poires, raisins) ainsi que du maïs concassé et des cacahuètes (non grillées et non salées).

    Attention, ne donnez pas de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer et cela peut causer des troubles digestifs mortels. Et n’oubliez pas qu’il ne faut jamais donner de pain, les oiseaux ne le digèrent pas et pire encore la teneur en sel importante peut les tuer.

    Enfin, il ne faut pas oublier de leur donner de l’eau (à renouveler tous les matins en cas de gel).

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  • Face à l’impérialisme de Trump, la France et l’Europe ne doivent pas faire acte d’allégeance

    Communiqué LDH

    En 1823, le Président Monroe affirmait que les Américains avaient des responsabilités particulières sur tout le continent au nom de la décolonisation. Ce sont les avatars de cette doctrine Monroe qui ont servi de prétexte aux Etats-Unis pour s’octroyer de manière répétée au cours des XIX et XXe siècles un droit d’ingérence en Amérique latine, qualifiée dès lors « d’arrière-cour » des Etats-Unis.

    Aujourd’hui sous couvert de lutte contre la drogue, autrefois pour prévenir « le danger communiste », les dirigeants états-uniens ont toujours créé le discours d’une « juste cause » pour exercer la « big stick diplomacy » ou « diplomatie du gourdin » : en se débarrassant  par la force des gouvernants d’Amérique latine jugés « inamicaux », en portant au pouvoir ceux qu’ils avaient choisis, parfois des dictatures militaires, et cela à la faveur d’interventions militaires, de la destruction de l’économie par la voie d’embargo ou du soutien des opposants au pouvoir en place.

    Ce 3 janvier 2026, Donald Trump a prétendu renouveler la doctrine Monroe en affirmant l’impérialisme américain après avoir initié un coup d’Etat brutal, illégal et illégitime.

    Ce 3 janvier 2026, il a renforcé son pouvoir autocratique en tenant à l’écart le Congrès, s’arrogeant le pouvoir de déclarer seul une guerre, en violation de la Constitution des Etats-Unis. Et le pouvoir militaire a obéi.

    Plus encore, ce 3 janvier 2026 Donald Trump a piétiné le droit international et en premier lieu les principes fondateurs de la Charte des Nations unies (égalité souveraine des Etats, intégrité de leur territoire et principe de non-intervention), en attaquant militairement un Etat tiers et enlevant son président en exercice pour ensuite annoncer que les Etats-Unis dirigeraient le pays le temps nécessaire à une transition démocratique.

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  • Soutien du CADTM France à Sophie Binet

    Communiqué du CADTM publié le 02.01.2026

    Le CADTM France assure plein soutien, à l’image d’ATTAC France (cf message de Youlie Yamamoto sur sa page fcbk ), organisation soeur de la sphère altermondialiste, à la syndicaliste Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dans la procédure-bâillon engagée contre elle et contre l’usage de l’image populaire - d’une vérité accablante pour certains patrons - « les rats quittent le navire » ; à savoir la fraction du patronat qui préfère fuir et délocaliser plutôt que de rester en payant l’impôt dû comme tous les autres .

    L’indignité n’est pas du côté de Sophie Binet mais du côté de cette fraction du capital qui en veut toujours plus sans vouloir participer à la redistribution fiscale !

    Honte à eux !

    Christian DELARUE
    Président CADTM France

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    Photo : Selbymay, Wikimedia Commons, CC, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Huma2023SophieBinet_2.jpg