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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • Croyances et idées reçues sur les catastrophes nucléaires

    Paru dans Sortir du nucléaire n°109 le mis en ligne le 22 avril 2026 

    Idée reçue 1 : L’accident de Fukushima n’a pas fait de morts directs.

    L’accident nucléaire de Fukushima a provoqué une évacuation qui a elle-même provoqué 2300 décès reconnus par les autorités japonaises qui ont indemnisé les familles. On peut les considérer comme des morts directs de l’accident nucléaire ; ces personnes ne sont pas mortes irradiées mais elles sont décédées du fait de leur évacuation pour se protéger desdites irradiations.

    Idée reçue 2 : Il ne fallait donc pas évacuer les gens, les normes d’évacuation sont trop strictes.

    Le Japon a d’abord évacué les populations successivement dans un rayon de 5, puis 10 et 20 km, en mode réflexe. Puis, dans les semaines qui ont suivi la phase d’urgence, il a fixé une dose annuelle limite pour décider des territoires à évacuer ou pas. Cela l’a conduit à déplacer des populations jusqu’à une quarantaine de kilomètres de la centrale. De nombreuses familles (avec jeunes enfants notamment) vivant dans des territoires contaminés mais pas suffisamment pour être évacuées sont parties d’elles-mêmes.

    La limite pour ne pas évacuer un territoire a été fixée à 20 millisieverts (mSv) par an par personne et est encore en vigueur actuellement. C’est la valeur la plus élevée des recommandations internationales en situation post-accidentelle et c’est la limite admise pour l’exposition aux radiations des travailleurs du nucléaire, lesquels sont en bonne santé, adultes et surveillés médicalement. Dans le cadre de l’évacuation des territoires contaminés de Fukushima, tous les habitants ont été considérés comme des travailleurs du nucléaire, y compris les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables.

    Par ailleurs, les instances internationales considèrent qu’il n’y a pas de seuil d’innocuité à l’exposition aux radiations. En effet, des études épidémiologiques portant sur les travailleurs du nucléaire ont établi des effets sanitaires (des cancers) alors même qu’ils n’étaient pas exposés à plus de 20 mSv/an.

     

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  • Détention arbitraire de Daria Egereva et Natalia Leongardt en Russie : des organisations demandent leur libération

    Communiqué commun 

    Les organisations soussignées expriment leur profonde inquiétude face à la détention arbitraire de la dirigeante autochtone et défenseure des droits humains Daria Egereva et de la défenseure des droits humains Natalia Leongardt, et se joignent aux peuples autochtones, aux organisations de la société civile et aux défenseurs des droits humains du monde entier pour exiger leur libération immédiate et inconditionnelle.

    Représentante du peuple Selkoupe, l’un des peuples autochtones de Russie comptant une population totale de 3 500 personnes, Mme Egereva est une défenseuse des droits humains reconnue, prête à mettre son expertise au service d’un dialogue pacifique et constructif pour faire avancer l’action climatique et les droits des peuples autochtones, notamment en participant régulièrement aux conférences des Nations unies sur le climat.

    Le 17 décembre 2025, les autorités russes ont perquisitionné le domicile de Mme Egereva et l’ont arrêtée pour sa participation présumée aux activités d’une soi-disant « organisation terroriste », en vertu de l’article 205.5 (paragraphe 2) du Code pénal russe. L’arrestation de Mme Egereva s’inscrivait dans le cadre d’une opération coordonnée menée par le service fédéral de sécurité (FSB), qui visait au moins 17 autres dirigeants autochtones dans différentes régions.[1]

    Parmi les personnes visées par cette même vague d’arrestations figurait également Natalia Leongardt, qui collaborait avec Mme Egereva pour protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones.

    Le 11 février, le tribunal municipal de Moscou a rejeté l’appel interjeté par Mmes Egereva et Leongardt contre leur détention provisoire et l’a confirmée sans modification. La décision de tenir l’audience d’appel à huis clos soulève de graves préoccupations quant aux garanties d’une procédure régulière et au droit à un procès équitable. Le 15 mars, leur détention a été prolongée jusqu’au 15 juin. Si elles sont reconnues coupables, Mme Egereva et Mme Leongardt encourent jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. Au moment de la rédaction de cette déclaration, Mme Egereva et Mme Leongardt sont toujours détenues au centre de détention provisoire n° 6 de Moscou dans l’attente de leur procès.[2] [3]

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  • Loi « Fast-Fashion » : Les vrais chiffres des déchets textiles

    Article de Julien de Saint Phalle, publié dans Resourcerie.fr le 13.04.2026

    Alors que la Commission Mixte Paritaire (CMP) doit sceller le sort de la loi contre la fast-fashion, la coalition Stop Fast-Fashion publie une enquête de terrain inédite menée dans 33 ressourceries du réseau. Le verdict est sans appel : les acteurs de “l’ultra fast-fashion” pèsent seulement pour 5% des textiles non réemployables (rebuts) de la filière textile alors les acteurs de la fast-fashion de première génération sont responsables de près de la moitié des rebuts. L’obsession actuelle pour cibler uniquement les acteurs de « l’ultra fast-fashion » (Shein, Boohoo) est un écran de fumée. C’est toute la filière de la fast fashion (ultra fast-fashion incluse) qu’il faut réguler avec cette loi.

    49% de rebut pour la 1ére génération contre 5% pour l’ultra fast-fashion

    L’argument d’une baisse de la qualité des vêtements exclusivement imputable aux nouveaux arrivants asiatiques est trompeur. Les résultats de notre enquête, coordonnée par la Coalition Stop Fast-Fashion et le Réseau National des Ressourceries et Recycleries (RNRR), révèlent une réalité sans appel :

    • 49% des textiles non réemployables proviennent de la fast-fashion de première génération (Zara, H&M, Kiabi,Primark…).
    • Seulement 5% de ces textiles non réemployables sont identifiés comme issus de l’ultra fast-fashion.
    • Le volume de déchets de la fast-fashion de « première génération » est donc douze fois supérieur à celui de l’ultra fast-fashion dans les points de collecte.

    “Si l’ultra fast-fashion implique une aggravation préoccupante des cycles de productions, elle s’inscrit dans une continuité incontestable de pratiques désastreuses (exploitation humaine, pollution, surproduction et incitation à la surconsommation) entamée il y a des décennies par les enseignes de la première génération.”

    Marie Castagné, Réseau National des Ressourceries et Recycleries

     

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  • Découvrir la chartreuse du Mont-Dieu page par page pour la reconstruire piere par pierre

    Le terrible incendie qui a touché la chartreuse du Mont-Dieu a laissé beaucoup de ses admirateurs sans voix. Le choc a été violent, tant ce monument était inscrit dans la mémoire de chacun. L'ampleur des dégâts faisait craindre pour sa pérennité.

    Heureusement, les amoureux de ce site majeur de notre territoire ne sont pas restés sans réaction. Parmi ceux-ci, Alain Sartelet occupe une place fort importante.. Inconditionnel de la chartreuse, il préparait depuis deux ans un ouvrage sur son histoire, en1D9A3024.JPG faisant revivre de l'intérieur l'univers des moines qui s'y étaient installés.

    L'incendie de novembre 2025 a accéléré la parution de ce livre, et il vient justement d'être publié par les éditions Terres Ardennaises en ce premier trimestre 2026.

    C'est fort logiquement à Tannay-Le-Mont-Dieu que l'ouvrage d'Alain Sartelet était présenté au public vendredi dernier.

    La salle communale était bien remplie pour cette rencontre, et c'est la maire de la commune qui a prononcé le mot d’accueil. Anne Fraipont a remercié les personnes présentes pour leur soutien à cette initiative.

    Le président des éditions Terres Ardennaises, Jacques Lambert, a retracé brièvement le passé de la chartreuse, développant la place qu'elle a prise et qu'elle occupe encore dans l'histoire locale. Il a ainsi conclu son propos :

    Même s’il ne s’agit que d’une œuvre de papier, en réalité le travail remarquable d’Alain Sartelet est une pierre témoin du passé – le titre d’un des ouvrages d’Henri Manceau – mais aussi une des pierres nécessaires à la reconstruction de la Chartreuse. En vous remerciant d’être là à ce lancement, ce qui montre que vous comprenez notre démarche, je vous demande d’aider le plus possible dans cette période nécessaire, voire vitale pour la reconstruction de la Chartreuse.

    Ainsi, lorsqu’elle aura été terminée, nous pourrons tous de nouveau cheminer avec Henri Manceau qui préconisait : « La combe du Mont-Dieu, la clairière de la Chartreuse, verte avec ses bâtiments de brique rose à toits d’ardoise, le creux de terre mystique et réaliste à la fois qui faisait l’effet d’une montagne aux voyageurs du Moyen Âge par on ne sait quel miracle de l’âme, il faut en approcher au pas. »
    Et pour la visiter, vous pourrez vous promener avec le livre d’Alain qui vous fera revivre ce que des hommes ont construit et ce que d’autres hommes ont détruit !

    Pierre Laurent-Chauvet, le nouveau président de la communauté de communes, a ensuite pris la parole. Il a déclaré qu'il soutenait pleinement les initiatives prises en faveur de la reconstruction de la chartreuse. Il s'est engagé à présenter prioritairement ce dossier auprès des instances nationales compétentes. Il a signalé avoir fait un crochet jusqu'à l'emplacement du monastère qu'occupaient les Chartreux, et avoir été fort touché du spectacle qu'offre maintenant la célèbre clairière.

    Alain Sartelet s'est plié en début et en fin de réunion à l'habituelle séance de dédicaces de l'ouvrage qu'il a écrit et illustré.

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  • Liberté d’expression menacée : renforcer le droit contre les procédures-bâillons

    Communiqué commun publié par Greenpeace le 17.04.2026

    La France doit transposer d’ici moins de trois semaines une directive européenne contre les procédures-bâillons. Dix organisations syndicales et de la société civile appellent à se saisir de cette opportunité et détaillent à cette fin les cinq priorités qui doivent guider l’action des pouvoirs publics pour rendre cette transposition ambitieuse et efficiente. 

    Les procédures-bâillons sont des poursuites judiciaires exercées abusivement par des entreprises, institutions ou personnalités publiques dans le seul but de faire taire les voix critiques (médias, journalistes, lanceurs d’alertes…). Pour lutter contre ce phénomène, l’Union européenne a adopté le 11 avril 2024 une directive prévoyant plusieurs outils procéduraux. Comme les autres États membres, la France doit la transposer dans son droit d’ici au 7 mai 2026. Dans cette perspective, cinq points-clés doivent figurer dans toute réforme à intervenir. 

    Premièrement, les outils prévus par la directive devraient s’appliquer à toute la diversité des procédures-bâillons, en incluant, par exemple, les poursuites en diffamation, classiquement utilisées pour faire taire leurs cibles. Une lecture restrictive de la directive pourrait conduire à n’appliquer ses avancées qu’aux procédures civiles ou commerciales transfrontières : les organisations appellent à dépasser cette limite, la directive autorisant les Etats membres à aller au-delà du minimum qu’elle prévoit. 

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  • « Ça va craquer » : le cri de détresse des laboratoires français du CNRS

    Extraits de l'article de Vincent Lucchese publié dans Reporterre le 17.04.2026

    Baisse des subventions, conditions de travail dégradées... La recherche publique souffre et craint pour sa survie. Dans les laboratoires d’écologie, les chercheurs pointent une « perte de sens au travail ».

    Le CNRS, plus grand organisme de recherche français et européen, est au bord du gouffre. Cela fait des années que les scientifiques de cette institution souffrent du manque de moyens et de conditions de travail dégradées, à l’instar de l’ensemble de la recherche publique. Mais la nouvelle coupe budgétaire imposée par le gouvernement ressemble à la goutte de trop. Une « rupture » dénoncée par la moitié des responsables de laboratoires et d’unités de l’institution.

    Sur demande du Premier ministre, le Conseil d’administration du CNRS a dû voter, le 13 mars, une économie de 20 millions d’euros sur son budget 2026. Ces efforts touchent directement les dotations aux laboratoires, amputées de 13,5 millions d’euros. Fait aussi ubuesque qu’inédit : ces économies concernent des sommes déjà allouées, sur lesquelles comptaient les laboratoires pour l’année en cours.

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  • Pierre Laurent-Chauvet élu président de la communauté de communes

     

    Il aura fallu deux tours de scrutin pour que la communauté de communes de l'Argonne ardennaise désigne son président.

    Le premier tour n'a pas permis de départager les principaux candidats, quelques voix s'étant portées sur d'autres noms. Au deuxième tour, Pierre Laurent-Chauvet a battu Christophe Manceaux de deux voix seulement. Ce partage des délégués communautaires s'est effectué après la prise de parole des deux candidats déclarés : Pierre Laurent-Chauvet a insisté sur la vision d'une équipe autour d'un projet communautaire, alors que Christophe Manceaux se montrait critique sur le bilan de la mandature précédente et centrait son propos sur le soutien aux communes.

    L'élection des huit vice-présidents a été plus facile, puisque la plupart n'ont pas eu d'adversaires à affronter. C'est donc l'équipe complète soutenue par le nouveau président qui le secondera dans la gestion de la collectivité.

    Après une pause, le conseil s'est poursuivi avec notamment l'élection du bureau et des représentants de la collectivité dans différents organismes.

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    Pierre Laurent-Chauvet, maire de Champigneulle, et nouveau président de la communauté de communes de l'Argonne ardennaise   (Photo l'An Vert D.R.)