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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • La justice en pleine tourmente

    Extraits de l’éditorial de Anne-Cécile Robert  dans Le Monde Diplomatique daté de avril-mai 2026

    On vit une sorte de paradoxe. Alors que la défiance s’exprime de plus en plus vis-à-vis des grandes institutions, nos citoyens ont de plus en plus recours à la justice administrative en général, et au Conseil d’État en particulier », constate le vice-président de la haute juridiction Didier Tabuteau le 24 janvier 2026. Même tendance au Conseil constitutionnel et devant les tribunaux judiciaires, où le nombre d’affaires a encore crû de 8 % l’année dernière .

    Dans le même temps, les critiques se multiplient à l’endroit des magistrats qui seraient tentés d’ériger un « gouvernement des juges », notamment lors de décisions concernant des personnalités politiques tels Mme Marine Le Pen ou M. Nicolas Sarkozy, ou qui se montreraient « laxistes » face à la délinquance, en particulier lorsque survient un fait divers tragique impliquant des récidivistes ou des étrangers en situation irrégulière.

    « Je n’ai mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité », pourrait répondre, telle la Junie de Jean Racine (Britannicus), l’autorité judiciaire ainsi attaquée. Dans les démocraties occidentales, la justice s’exerce en effet à la croisée d’aspirations aussi intenses que diverses : dire le droit, assurer la paix sociale, indemniser et accompagner les victimes, protéger la société, punir et mettre hors d’état de nuire des individus dangereux. Dans l’exercice de leur fonction, les juges agissent en tranchant les litiges mais ils subissent également les conséquences de décisions prises ailleurs. Ils ne sont ainsi pas responsables de la dégradation des conditions sociales ou de l’explosion des inégalités économiques qui contribuent à l’accroissement des procès : expulsions, surendettement, délinquance, licenciements abusifs, vols et cambriolages, etc.

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  • Pinar Selek, l’acharnement judiciaire de l’Etat turc se poursuit

    Communiqué commun LDH, L’Acort et le Comité Justice pour Pinar Selek, publié le 16.03.2026

    Depuis 28 ans Pinar Selek, faussement accusée de terrorisme et poursuivie pour un crime qui n’a jamais existé, est harcelée par l’Etat turc. Acquittements transformés en de nouvelles condamnations, déni le plus absurde des faits…  En effet, après un an de prison en 1998 et quatre acquittements en 2006, 2011 et 2014, elle continue d’être poursuivie et ses procès sont systématiquement renvoyés à des dates ultérieures.

    Si Pinar Selek est victime d’un acharnement judiciaire de la part de l’Etat turc, c’est pour son engagement dans la défense des droits humains et de la justice sociale. Son courage et sa résistance forcent l’admiration. Ecrivaine féministe qui porte la voix des minorités, qu’elles soient kurdes, arméniennes, LGBTQI+, Pinar est aussi une chercheuse – or toute recherche libre et indépendante est aussi une résistance, surtout quand elle ressuscite des travaux que les bourreaux ont cru faire disparaître dans la violence.

    La publication du livre de Pinar Selek Lever la tête. La recherche interdite sur la résistance kurde est une prouesse académique, un acte de résistance, et une manière de rendre justice aux Kurdes qui sont au cœur de cette démarche scientifique.

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  • Résultat des élections municipales de Vouziers, bureau par bureau

    Vous trouverez c-dessous le résultat officiel des élections municipales de ce jour à Vouziers . Le vote pour le maire et les adjoints aura lieu dimanche prochain, Nadège Lampson-Gueilliot prenant sans aucun doute la place occupée jusqu'alors par Yann Dugard

     

     

    Inscrits

    Votants

    Exprimés

    Lampson

    Bazelaire

    Salle des Fêtes

    644

    367

    346

    179

    167

    Bellevue

    460

    249

    240

    125

    115

    Chestres

    158

    103

    101

    56

    45

    Condé

    112

    74

    71

    27

    44

    Tourelles

    845

    549

    523

    279

    245

    Blaise

    102

    75

    73

    39

    34

    Vrizy

    234

    164

    158

    82

    76

    Terron

    103

    68

    68

    42

    26

    Total

    2659

    1649

    1580

    828

    (52%)

    752

    (48%)

     

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  • Municipales : pourquoi le vote de dimanche est crucial pour l’écologie

    Article d'Erwan Manac’h, publié dans Reporterre le 14.03.2026

    Avec leurs pouvoirs d’urbanisme et leur proximité, les maires sont incontournables pour la transformation écologique. Les élections municipales des 15 et 22 mars auront des répercussions nationales sur les politiques environnementales.

    Que peut un ou une maire, de ses petits bras musclés, face au péril climatique et à l’effondrement de la biodiversité ? Lâchés par l’État, houspillés à chaque sortie par leurs concitoyens, perclus d’injonctions administratives contradictoires, les édiles sont souvent perçus comme impuissants. Sur les questions environnementales, leur pouvoir est en réalité considérable, et même incontournable.

    Ils ont la main sur tout ce qui a trait à l’urbanisme, dont dépendent de nombreux enjeux environnementaux. « Les collectivités portent deux tiers de l’investissement public hors dépenses militaires, ce sont vraiment elles qui entretiennent et renouvellent le territoire », souligne Aurore Colin, chercheuse spécialiste des collectivités locales pour l’Institut de l’économie pour le climat.

    Les communes ou les intercommunalités gèrent aussi en grande partie les transports — un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France —, la distribution de l’eau, les cantines scolaires et le chauffage urbain. 15 % de l’empreinte carbone du pays vient du secteur résidentiel.

    Capital confiance

    Non seulement les maires ont du pouvoir, mais ils bénéficient également du plus important capital sympathie auprès des Français : 60 % des sondés déclarent avoir confiance dans leur maire, contre 18 % dans le président de la République et 20 % dans l’Assemblée nationale, selon le baromètre Cevipof. « Les maires sont toujours à distance de baffe, c’est cette proximité qui fait qu’on a confiance. C’est un ingrédient indispensable pour engager dans des projets de transformation écologique », dit Antoine Maudinet, du réseau d’agents publics Le Lierre.

    Lire aussi : Municipales : la carte des enjeux près de chez vous

    Le mandat qui s’achève a confirmé le rôle central des maires sur les enjeux écologiques. Le bloc communal est celui où persiste encore une réelle dynamique de transition, alors que la planification écologique s’enlise à l’échelle nationale. C’est un ancien personnage clé de la macronie qui le dit : Antoine Pellion, symbole malgré lui du backlash écologique — ce retour de bâton observé depuis deux ans jusqu’au plus haut de l’État. Il a été secrétaire général à la planification écologique de 2022, année de création de l’instance, à 2025. Avant de la quitter sur un constat d’impuissance.

    « La maille locale est aujourd’hui la seule à pouvoir planifier une politique sur plusieurs années, avec une continuité d’action, dit Antoine Pellion à Reporterre. Cela signifie que les élections municipales sont ultra-importantes pour la transition écologique et que la décentralisation est un sujet clé, si on veut donner de la visibilité et de la stabilité. »

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  • Nucléaire : coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets Cigéo

    Article publié par Reporterre le 13.03.2026

    Coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. L’enquête publique, initialement prévue à l’été, se déroulera de mi-mai à fin juin, a annoncé Régine Pam, préfète de Haute-Marne, lors d’une assemblée générale à Saint-Dizier le 13 mars.

    Selon le Journal de la Haute-Marne, Mme Pam a laissé entendre que la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo était terminée. La décision gouvernementale finale est désormais attendue à partir de septembre 2026.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit

    En décembre 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a jugé globalement « satisfaisante » l’évaluation de sûreté du projet. Les associations Bure Stop, Cedra et Meuse Nature Environnement, elles, ont qualifié ce document d’« indigent » et alerté sur des incertitudes sur plusieurs points — corrosion, incendie, scellements, géologie.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit. Le 23 mars, la justice doit rendre le délibéré sur le recours aux forces de l’ordre pour l’expulsion de la gare de Luméville, achetée par des militants antinucléaires en 2004, expropriée et toujours occupée par des opposantes et opposants au stockage. Par ailleurs, le 4 mars, la Commission nationale du débat public a demandé à l’ASNR d’étudier un entreposage de subsurface de longue durée pour les déchets de haute activité durant la phase pilote du projet.

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  • Cessez le feu immédiat et auto-détermination du peuple iranien !

    Communiqué commun et appel à rassemblement vendredi 13 mars à 18h30 à Paris, Place des fêtes.

    Depuis le 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël poursuivent des bombardements sans relâche en Iran. Le bilan de ces opérations militaires est déjà lourd : plus d’un milliers de victimes civiles, des centaines de blessé-e-s dont de nombreux enfants, des destructions d’infrastructures, un pays mis à l’arrêt et une escalade des hostilités dans l’ensemble du Moyen-Orient et tout particulièrement au Liban.

    Cette guerre engagée unilatéralement, est une guerre impérialiste qui met un coup d’arrêt au droit des Iraniennes et Iraniens à décider de leur avenir.

    Sans mandat des Nations unies et en violation du droit international, cette guerre est menée sous le fallacieux prétexte de permettre au peuple iranien de se libérer de la dictature islamique. Mais la réalité apparaît bien plus sordide : cette guerre a été voulue par Trump afin de disposer d’un pouvoir à sa main à la tête de l’Iran, sans aucun souci de démocratisation.

    Au-delà de ces faux-semblants, aucune démocratie n’a jamais été construite sur la base d’une attaque militaire visant à éliminer un dictateur ou un régime. Une agression militaire sur un pays souverain est, quelles qu’en soient les motifs et justifications, une violation du droit international, de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Toutes les violations présumées, notamment les attaques aveugles, disproportionnées, ciblant délibérément les populations et infrastructures civiles, les structures médicales et les écoles, doivent faire l’objet d’enquêtes rapides, indépendantes et transparentes.

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  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

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