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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • Loi d’urgence agricole : le coup de grâce du Conseil constitutionnel

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 14.08.2026

    La décision du Conseil constitutionnel sur la loi d'urgence agricole, rendue publique aujourd'hui, sonne comme un terrible affront à la situation de crise climatique qui frappe de plein fouet les paysan·nes. Le contenu de la décision sur les gravissimes volets eau et néonicotinoïdes est scandaleux.

     

    Sur le volet eau de la loi, les interprétations du Conseil constitutionnel sont totalement hors sol, à l'image des parlementaires qui les ont votés. Le Conseil constitutionnel jette à la poubelle les principes à valeur constitutionnelle de la Charte de l'environnement. Ses considérants sont lunaires s'agissant par exemple de la gestion équilibrée de l'eau. Le Conseil constitutionnel part du principe que la loi garantira un usage « partagé » de l'eau alors même qu'elle organise et accélère l'accaparement de l'eau par une minorité. 

    Le Conseil constitutionnel ignore donc la réalité de la priorisation des usages de l'eau, dont l'eau potable, et des conflits qui en découlent déjà, bien au-delà du monde agricole.

    Sur le volet néonicotinoïdes, le Conseil constitutionnel salue presque la prise en compte des réserves qui lui avait fait censurer la loi Duplomb ! Le Conseil formule une réserve quant au délai de deux mois, fixé dans la loi pour que l'Anses rende son avis sur une demande de dérogation "jugeant que l'absence de décision dans le délai de deux mois vaut refus de la dérogation". Pour autant, il ne censure pas l'article 6. La santé des paysan·nes et des citoyen·nes, le maintien de la qualité des sols et de l'eau ne valent donc rien.

    Cette décision tombe alors même que le monde agricole vit la pire crise qu'il n'a jamais connu au 21e siècle. Si cette crise est bien historique, elle n'est en rien inéluctable. Si la transition avait été financée depuis tout ce temps nous n'en serions pas là !

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  • « J’ai créé une école en ligne » : en Afghanistan, le combat de Fatema Uzgan Nusrat pour l’éducation des filles

    Article d'Amnesty International, publié le

    Depuis la prise du pouvoir des Talibans le 15 août 2021, les Afghanes sont relayées au rang de citoyennes de seconde zone. Elles sont réduites au silence et privées de leurs droits fondamentaux. L’enseignement secondaire leur est notamment interdit. Alors depuis quelques années, Fatema Uzgun Nusrat se bat pour permettre aux jeunes filles d’étudier. En 2023, elle a créé une école en ligne. Voici son témoignage.  

    Fatema Uzgun Nusrat dirige une école en ligne baptisée « L’Académie Behdukht » destinée à l’éducation des filles en Afghanistan. Dans cette académie, la sécurité est très stricte : même les élèves ne connaissent pas les noms de leurs camarades. Mais la demande est forte et l’école ne cesse de se développer. Elle nous raconte ici ce qui l’a motivée à créer cette école, après avoir vécu une partie de sa jeunesse sous le régime des talibans. 

    Lorsque les talibans ont pris pour la première fois le contrôle de ma province en Afghanistan en 1998, j’avais entre 12 et 13 ans. Ils ont ordonné aux écoles de fermer leurs portes aux filles, ce qui m’a profondément attristée car j’adorais aller à l’école. Tout à coup, il m’a fallu porter une burka et je ne pouvais plus sortir sans être accompagnée d’un chaperon masculin. Il n’y avait aucun programme éducatif disponible, et pas d’Internet. 

    Un jour, un proche est venu chez nous pour nous avertir qu’il n’était pas prudent de conserver des livres ; alors nous les avons brûlés, ainsi que nos photos de famille. Poussés par la peur et l’incertitude, les gens jetaient même leurs brosses à dents, car des rumeurs circulaient selon lesquelles les talibans n’utilisaient que le miswak [une tige en bois] et désapprouvaient l’usage des brosses à dents. La peur était partout, même les plus petites choses semblaient dangereuses.  

    J’ai réussi à sauver quelques livres de la bibliothèque de mon grand-père, et j’ai continué à les lire au fil de ces années sombres. 

    Pendant les étés très chauds en Afghanistan, je me levais tôt pour lire, l’air était frais et tout le monde dormait encore. Je passais une grande partie de ma journée le nez dans mes livres, même lorsque j’aidais ma mère dans la cuisine. Parfois, mes mains grasses laissaient des traces sur les pages. 

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  • Ceuta : les frontières militarisées de l’Europe tuent — cessons de faire des peuples du Sud les gardiens de la misère qu’on leur impose

    Déclaration du réseau CADTM international

    11 août par CADTM

    Le CADTM international suit avec une profonde indignation et une immense tristesse la tragédie qui s’est déroulée fin juillet et début août 2026 à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta. En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes — les estimations vont de 60 000 à 80 000 selon les sources — ont tenté de franchir la frontière, dans le mouvement de traversée le plus massif jamais enregistré en ce lieu. Le bilan humain est lourd et continue de s’aggraver : les autorités espagnoles ont fait état d’au moins 72 morts confirmés au 2 août, un chiffre porté à 88 selon la morgue de Ceuta, tandis que le ministère marocain de l’Intérieur n’en reconnaissait officiellement que 11. Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), le bilan de la tragédie dépasse 140 morts, atteignant 141 victimes selon son dernier décompte. Les autorités marocaines n’en reconnaissaient officiellement que 11, principalement décédées par noyade, un écart considérable qui alimente les demandes d’enquête indépendante et de transparence sur le nombre réel des victimes. Cet écart vertigineux entre les bilans dit à lui seul le mépris dans lequel sont tenues ces vies humaines par les appareils d’État des deux rives.

    À Fnideq, ville marocaine frontalière, les forces de l’ordre ont réprimé dans la violence les personnes candidates à l’exil : canons à eau, gaz lacrymogènes, usage de la force contre des foules parmi lesquelles se trouvaient des mineurs. Des dizaines de personnes, dont des filles et des mineurs, y ont été arrêtées et poursuivies. Du côté espagnol, l’armée a été déployée en renfort de la Guardia Civil, une barrière flottante a été installée au large du brise-lames de Tarajal, et Amnesty International a documenté des violences commises par les forces espagnoles, y compris des renvois expéditifs de mineurs non accompagnés. Le gouvernement marocain a quant à lui choisi de nier toute responsabilité, imputant l’afflux à la désinformation en ligne et aux réseaux de passeurs, sans remettre en cause le rôle structurel qu’il joue depuis des années comme sous-traitant sécuritaire des frontières européennes.

    La même logique répressive s’est déployée à plusieurs centaines de kilomètres de là, du côté de Nador et de l’enclave de Melilla. Dès le 30 juillet, des centaines de jeunes, dont de nombreux mineurs, ont tenté de forcer le poste-frontière de Beni Ansar ou de rejoindre Melilla par le port. Selon la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), ces tentatives ont donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l’ordre, faisant de nombreux blessés, à l’incendie de plusieurs véhicules, et à l’arrestation d’un grand nombre de personnes. Le tribunal de première instance de Nador a depuis engagé des poursuites contre une cinquantaine de personnes — les chiffres varient selon les sources entre 40 et 52 — jugées en comparution immédiate pour des faits liés à ces événements. L’AMDH a dénoncé les politiques de l’État et réclamé, comme pour Ceuta, l’ouverture d’une enquête indépendante. Ces événements confirment que la répression et la criminalisation touchent l’ensemble des points de passage vers les enclaves espagnoles, et non le seul axe Fnideq-Ceuta.

    Un système de gestion des frontières qui se durcit, une Europe qui s’en félicite

    Cette tragédie s’inscrit dans un contexte politique précis : le 26 mars 2026, le Parlement européen a adopté à large majorité un règlement « Retours » durcissant fortement les règles d’expulsion — détention administrative étendue à 24 mois, création de « hubs de retour » hors UE, reconnaissance automatique des décisions d’expulsion entre États membres, et recours suspensifs limités. Ce texte est passé grâce à une alliance inédite entre la droite classique et plusieurs partis d’extrême droite européens (ceux de Giorgia Meloni, Jordan Bardella et l’AfD allemande), malgré l’opposition de la gauche, des Écologistes et des libéraux — confirmant que la droite européenne n’hésite plus à s’allier avec l’extrême droite dès qu’il s’agit de durcir la politique migratoire.

    La réaction des institutions européennes aux événements de Ceuta prolonge la même orientation. Réunis en urgence le 4 août, les ministres de l’Intérieur de l’UE ont jugé que l’Europe avait « réussi le test » de la résilience de ses frontières extérieures, sans qu’aucune remise en cause de la politique d’externalisation ne soit à l’ordre du jour. Vingt-deux États membres ont réclamé un renforcement de la protection des frontières extérieures, l’Italie a rétabli temporairement des contrôles aux frontières avec l’Espagne, et la présidente de la Commission européenne a présenté cette crise comme un « avertissement » appelant à plus de moyens sécuritaires — jamais comme le signal d’un système à bout de souffle. Pas un mot, en revanche, sur les dizaines de morts, ni sur les causes économiques et sociales qui poussent des dizaines de milliers de personnes à risquer leur vie en quelques jours.

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  • Festival Les Bure’lesques 2026

    Festival Les Bure’lesques : trois jours informatifs et festifs ouverts à toutes et tous pour des moments conviviaux et constructifs au cœur d’un territoire rural bien vivant, refusant de devenir la mégapoubelle nucléaire du pays, celui de Bure (Sud Meuse).

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  • Crise fourragère : priorité aux élevages, pas aux méthaniseurs !

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 10.08.2026

    Les éleveur·euses des filières ruminantes connaissent actuellement de réelles difficultés en raison de la sécheresse, des épisodes caniculaires et des incendies. Les déficits de pousse de l'herbe et les pertes de stocks de fourrage sont conséquents, allant de 30 à 60 % selon les régions. Les réserves hivernales sont déjà entamées dans de nombreuses fermes. Les difficultés d'accès à certains pâturages, notamment dans les zones de collines et de forêt touchées ou menacées par les incendies, accentuent encore les besoins en fourrage, particulièrement pour les systèmes pastoraux et l'élevage extensif. L'incertitude quant à une reprise de la pousse à l'automne laisse présager une forte décapitalisation des troupeaux à l'entrée de l'hiver, avec un risque d'impact durable sur les filières.

     

    Dans ce contexte, toute concurrence faite à l'élevage et à la production alimentaire est inadmissible. Il n'est pas acceptable qu'aucune orientation réglementaire ne soit prise afin de donner la priorité aux éleveur·euses pour l'accès aux ressources fourragères. Dans un contexte aussi tendu, la méthanisation ne peut pas devenir un facteur de concurrence et de spéculation. Cette spéculation aura un impact direct sur le prix et l'accès au fourrage pour tous·tes les éleveur·euses. La souveraineté alimentaire de notre pays ne peut être mise en danger par la production énergétique.

    Actuellement, la méthanisation bénéficie de tarifs d'achat garantis par l'État, alors que les éleveur·euses subissent la dérégulation des marchés et les accords de libre-échange. S'ajoutent à cela la sécheresse et le risque de décapitalisation des cheptels, qui est aussi un moyen pour les opérateurs des filières de tirer les prix vers le bas.

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  • Nuit Internationale de la Chauve-Souris 2026

    En 2026, la 30e édition de la Nuit Internationale de la Chauve-Souris se tiendra du 21 juin au 23 septembre, avec comme week-end principal d’animation les samedi 29 et dimanche 30 août.

    Au cours de cette période, diverses activités gratuites et ouvertes à tous sont organisées à travers la France et l’Outre-Mer. Ces manifestations incluent des conférences, des projections de films, des ateliers pédagogiques et des sorties nocturnes équipées de détecteurs d’ultrasons pour observer et écouter les chauves-souris dans leur habitat naturel. L’objectif est de démystifier ces créatures souvent mal comprises et de mettre en lumière leur rôle crucial, notamment en tant que régulateurs naturels des populations d’insectes

    La Nuit internationale de la chauve-souris offre ainsi une occasion unique de découvrir ces animaux fascinants et de comprendre les enjeux liés à leur conservation. Pour connaître les animations près de chez vous, consultez les programmes locaux ou les sites dédiés à l’événement.

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