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  • Argonne Ardennaise : 20 ans, cela se fête.

    Le soleil a aussi voulu être de la partie pour fêter les 20 ans de la Communauté de Communes ce dimanche à Grandpré.

    Dès 11 heures, les personnalités étaient conviées à l'inauguration de cette journée qui constitue le point d'orgue des festivités prévues pour l'occasion. En présence du Sous-préfet de Vouziers et d'élus du territoire (dont Noël Bourgeois, Président du Conseil Départemental et Jean-Luc Warsmann, député de la circonscription) , le Président Signoret a retracer l'historique de la collectivité. Celle-ci  a été créée sans  les communes du canton de Vouziers, qui rejoindront la Communauté quelques années plus tard.

    Le fonctionnement a été plutôt difficile dans les débuts, avec des réticences à transférer leurs compétences de la part de nombreux maires, et le boulet financier qu'à constitué Nocturnia première version.

    Après ce moment officiel, un repas était prévu à la salle des fêtes de Grandpré. Le menu était centré sur le thème des fruits, qui était aussi celui de la journée. Près de 200 convives ont partagé ce repas.

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  • L’Événement ARGONNE 1792

    Cet événement historique, culturel, sportif et festif se réfère à une page importante de l'Histoire de France au lendemain de la victoire de la bataille de Valmy du 20 septembre 1792, la naissance de la République et de ses valeurs "Liberté, Egalité, Fraternité".

     Argonne 1792  s'inscrit comme l'animation phare de la future route culturelle Européenne "La Route de Goethe - Campagne de France de 1792"  décrite et commentée par l’illustre écrivain et scientifique allemand  Johann Wolfgang Von Goethe, un projet  à l'initiative des "Amis de la Route de Goethe 1792".

    Ces journées commenceront par des Randonnées historiques, costumées et misent en scène reproduisant les mouvements des troupes Françaises commandées par le Général Dumouriez et des troupes Prussiennes du Duc de Brunswick une première dans le Grand-Est.

    Le Village de Grandpré sera figé dans le temps en 1792, la place du village, le château, l'église, son terrain de camping, son gymnase et ses annexes ainsi que d’autres espaces à proximité seront mobilisés.

    Pour voir le programme complet, cliquer ici

    Voici deux exemples parmi les  animations proposées

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  • Triple A

    Si la France a perdu son triple A, il nous reste heureusement les Amis de l'Art de l'Argonne qui organisent à Grandpré une exposition des travaux des membres de l'association.

    Les AAA sont originaires de l'Argonne meusienne, mais comptent maintenant des adhérents dans les Ardennes et la Marne. Ils regroupent une trentaine des membres dont une grande majorité expose ces jours-ci à la salle des fêtes de Grandpré.

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    Expo Grandpré novembre 2014 028.jpgCette année c'est une Ardennaise, bien connue des Vouzinois qui est l'invité d'honneur de l'exposition. Isabelle Quentin-Juhlès (photo ci-contre) a déjà présenté à plusieurs reprises ses œuvres à Vouziers, et elle donne également des cours dans le cadre du FJEP-CS.

    L'inauguration de l'exposition s'est déroulée ce vendredi en fin d'après-midi, en présence des Conseillers Généraux de Vouziers et de Grandpré, mais en l'absence du Maire de Grandpré légèrement souffrant. Le président de l'association a retracé l'histoire de ce groupe d'artistes amateurs qui a vu grossir son nombre d'adhérents depuis quelques années.

    Voici quelques œuvres à découvrir à la salle des fêtes de Grandpré  (rue de Monflix):

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  • Collèges ruraux : ce n'est pas seulement Le Chesne que l'on abat, Buzancy aussi !

    La semaine dernière, le conseil d'administration du collège multi-site Vouziers Le Chesne a voté la fermeture du site de Le Chesne (voir notre note).

    Dans la foulée, le conseil d'administration du collège multi-site Buzancy-Grandpré vient de voter la fermeture du site de Buzancy. Cette décision  a été prise à une large majorité des membres du CA. Il faut savoir que la représentation  du canton de Grandpré  est largement surévaluée au sein  du CA (personnalités extérieures par exemple).

    Cette succession de votes n'est pas qu'une coïncidence, elle dénote un changement de tactique de la part des responsables académiques. Le vote d'une instance réglementaire est plus difficile à contester que la décision unilatérale du DASEN. Celui-ci peut jouer les Ponce Pilate et déclarer : voyez, ce n'est pas moi qui ai imposé quoi que ce soit, ce sont les personnes du terrain qui ont choisi.

    Sauf que les gens du terrain n'ont aucune prise sur les dotations en personnel. Et quand on constate qu'il est quasi impossible de fonctionner sur deux sites, quel choix reste-t-il, si ce n'est ne pas participer à cette parodie de démocratie ?

    Le DASEN doit avoir un large sourire: il a réussi à imposer les fermetures qu'il souhaitait, en passant allégrement sur les promesses de concertation faites par les représentants du ministre.

    Cette victoire est bien amère, avant tout pour ceux qui ont mené la mobilisation contre la disparition des collèges ruraux depuis plus d'un an.

    Elle est aussi dramatique pour les territoires touchés : ces cantons fragiles perdent encore un point d'ancrage, et risquent de couler encore plus rapidement. La solidarité du Conseil Général et de la Communauté de Communes a été totalement inexistante, ce qui va laisser des traces sur le long terme. Un effet boule de neige risque de se produire dans les deux chefs lieu de canton : quel avenir pour les écoliers du primaire, comment les transports vont-ils fonctionner, comment attirer ou maintenir une population sur place ?

    Les "gagnants" ne sont guère mieux lotis. Grandpré reste un très petit collège par le nombre d'élèves et sera vite dans le collimateur des autorités académiques. Vouziers ne sera un bourg centre que s'il existe une périphérie, et à ce petit jeu, c'est le lycée qui risque d'être rapidement sur la sellette.

    On voit bien que les perdants sont nombreux, la démocratie et le monde rural en premier. Quand aux gagnants, il serait utile qu'ils se posent des questions (sans  même parler de simple solidarité) : quels sont les bénéfices concrets de ces décisions pour notre canton, qu'avons nous obtenu de mieux pour l'avenir de notre propre territoire ?

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    Manifestation en mai 2013 pour le collège de Le Chesne (photo L'An Vert  D.R.)

  • Pour le DASEN des Ardennes : des mots, des mots !! démocratie ??

    Monsieur Patrice Dutot, le Directeur académique des services de l'Education Nationale (DASEN) est devenu une des personnalités les plus connues des Ardennes.

    Il a été au premier plan l'an dernier dans le conflit sur la fermeture des collèges du sud-Ardennes. patrice_dutot2.pngCette bataille qui a connu de nombreux épisodes (manifestations, grève de la faim,...), s'est conclue par un cessez le feu sous l'égide des représentants du ministre de l'Education Nationale, qui s'étaient déplacés à Reims pour l'occasion.

    Dans cette réunion, il a été décidé de créer à la rentrée 2013 un groupe de travail sur  la carte de l’ensemble des collèges ardennais. Ce groupe de travail devait rendre ses conclusions fin décembre 2013, afin que puisse être arrêté un nouveau schéma scolaire.

    Un objectif était clairement fixé, travailler sur la carte de l'ensemble des collèges, et une méthode avait été établie.

    Or début décembre, Monsieur Dutot annonce qu'il a pris une décision, fermer le collège de Buzancy. Il déclare dans les colonnes de notre confrère L'Union : «  Ce n’est pas un scoop, ni une surprise. Il n’y a rien de nouveau. Le dossier était très clair depuis le début, commente Patrice Dutot, le directeur académique. Le processus était déjà entamé et tous les acteurs étaient au courant de l’avenir. Les choses se déroulent sereinement.  ».

    Benoît Pichard, directeur de cabinet de Vincent Peillon, et Bernard Lejeune, directeur de cabinet adjoint, se déplacent de Paris pour une rencontre avec les protagonistes du conflit, en présence du Recteur d'Académie. Il est décidé de mettre en place un nouveau schéma scolaire, ce qui nécessite une concertation élargie.

    Pourtant d'après Monsieur Dutot," tout était clair depuis le début "! Avec le recul on comprend ce qu'il veut dire : tout était clair pour lui, les semblants de concertation en présence des élus et du préfet n'étaient que des mises en scène.

    La démocratie passe par le respect des instances, et Monsieur Dutot annonce une décision qui relève de la compétence du Conseil d'Administration du collège multi-site Buzancy-Grandpré.

    La démocratie passe également par le respect des interlocuteurs et des engagements pris sous le couvert de hauts représentants du ministre.

    Ce passage en force montre la toute puissance d'une technocratie, sûre de sa force, et qui finit par trouver une "fenêtre de tir" pour imposer son point de vue.

    Ne soyons pas étonné de voir de plus en plus de citoyens se désintéresser de la vie de leur territoire, ou rejoindre des partis aux slogans simplistes ("tous pourris").

    Cette décision est une catastrophe pour un canton comme celui de Buzancy. Il se désertifie déjà (1800 habitants au dernier recensement , une densité de 7,1 hab. /kmà comparer aux 102,6 hab. /km pour la France).

    Cette décision est dramatique pour tous ceux qui se sont mobilisés l'an dernier (plusieurs centaines de manifestants présents à Buzancy) et qui ne sont plus prêts de croire avant longtemps au dialogue avec les autorités officielles.

    Mais Monsieur Dutot a gagné, et c'est bien là l'essentiel, qu'importe alors qu'avec ses mots il ait contribué à affaiblir notre démocratie.

     

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    Manifestation à Buzancy en février 2013 (Photo L'An Vert D.R.)


  • Quand on a que l'amour ...

    Jaques Brel, en tant que voisin belge, connaissait bien les Ardennes, il écrivait déjà à son époque :"Quand on n´a que l´amour pour tracer un chemin et forcer le destin à chaque carrefour (...)".

    On découvre ces derniers jours le projet de redécoupage des cantons. La façon dont les chemins ont été tracés fait dire aux élus de droite que le ministère de l'intérieur veut forcer le destin et faire passer à gauche la gestion du département.

    Les découpages électoraux ont toujours été considérés par l'opposition du moment comme des charcutages, et il faut constater que le ministre de l'intérieur en place n'a jamais tendance à défavoriser son propre camp. Ces choix ne peuvent être purement techniques, une part de politique entre forcément dans les critères mis en place.

    Les limites des nouveaux cantons devraient donner un équilibrage meilleur au niveau de leur population respective, reste à savoir ce qu'ils sont sensés représenter comme territoire. Le possible canton de Vouziers pourrait s'étendre jusqu'au canton actuel de Raucourt et perdre 5 communes à l'ouest de son aire actuelle (Vrizy, Grivy-Loisy, Bourcq, Mars-sous-Bourcq et Contreuve) qui seraient rattachées au nouveau canton d'Attigny. Celui-ci engloberait les cantons actuels de Machault, Monthois et Grandpré.

    Si la droite, avec le président actuel du Conseil Général Benoit Huré, crie au scandale, la gauche est plutôt discrète et attentiste.

    Les écologistes ont réagi par l'intermédiaire de Chistophe Dumont, élu régional, qui propose de supprimer les départements. Il déclare " (...)L’échelon à supprimer, comme les verts l’indiquent depuis longtemps, est à l’évidence le département ; le rôle essentiel du département est d’assurer le remembrement , de distribuer l’aide sociale et de s’occuper des collèges ; le remembrement de nos campagnes est largement terminé, quand à l’aide sociale et aux collèges, un autre échelon pourrait s’en charger ; nous gagnerions ainsi en efficacité et mettrions un terme aux guerres  générées par les financements croisés, conflits inévitables quand tout le monde s’occupe de tout et que de petits roitelets défendent leurs petits fiefs jusqu’au  mépris de l’intérêt général.

    Quand les autres partis se partagent le gâteau, les écologistes  proposent  de changer la recette."

    Voici la carte du projet de découpage cantonal, reprise du site du CGal 08 :

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    En vert le futur (?) canton d'Attigny, en jaune le nouveau(?) canton de Vouziers qui englobe les cantons actuels de Buzancy, Le Chesne et Raucourt.

  • Conférence de presse d'Emmanuel Jacquemin demain, lundi 8 juillet

    Suite au communiqué du ministère, la réponse du collectif "sauvegardons nos écoles" et d'Emmanuel Jacquemin, le gréviste de la faim, est prévue demain.

    Une conférence de presse est organisée devant la direction académique des Ardennes, avenue F. Mitterrand à Charleville. Le rendez-vous est fixé à 18h30, et le collectif "sauvegardons nos école" souhaite mobiliser un maximum de monde à cette occasion.

    Après ces mois de lutte et ces semaines de jeûne, il est clair qu'une nouvelle étape commence. Emmanuel Jacquemin devrait annoncer demain la fin de sa grève, ce que nous avons déclaré souhaiter depuis plusieurs jours. Il ne serait pas raisonnable de poursuivre un jeûne qui mettrait sa santé gravement en cause, surtout dans le contexte actuel.

    La réponse du ministère et la période des vacances scolaires vont "geler" le processus de négociation et rendre difficiles une mobilisation et une médiatisation pour les deux mois à venir.

    Pourtant des Conseils d'Administration des collèges Buzancy- Grandpré et Vouziers-Le Chesne vont se tenir dans les jours suivants. D'après la lettre du ministère ce sont eux qui vont définir les conditions locales de la rentrée scolaire. Mais ceci se fera avec les moyens définis par l'administration de l'Education Nationale, c'est dire si les marges de manœuvre sont étroites.

    Le vrai débat va se jouer à la rentrée, avec les groupes de travail prévus par le ministère (pour Givet-Revin et pour la carte des collèges du département). On sait depuis la réponse de Vincent Peillon à J-Luc Warsmann que le ministère souhaite la fermeture d'un certain nombre d'établissements.

    Tout doit être bouclé pour décembre 2013, et parallèlement au groupe de travail, l'Inspection Générale de l'Education Nationale va rendre un rapport. C'est dire que le débat va être bien encadré, et qu'il risque d'être dilué dans le contexte ardennais tout entier. Le ministère joue donc sur le temps (un débat court, situé en tout début d'année) et sur le lieu ( prendre de l'espace pour sortir du tête à tête actuel). Il se donne ainsi l'occasion de faire entrer dans la négociation des alliés potentiels ( le conseil général ?, la 2c2a ?) et compte sur une démobilisation des acteurs des dernières luttes.

    La prise de position récente du maire de Buzancy montre qu'il ne sera facile de construire un rapport de force efficace. Après la grande manifestation de Buzancy, nous écrivions que le plus difficile restait à venir. La mobilisation des ces derniers mois à évité qu'une décision rapide  de fermeture de collèges soit prise. 

    Le report des échéances et l'élargissement du sujet ne rendent pas plus simple la situation pour la rentrée prochaine. Quelle forme prendra la mobilisation, avec quelles forces ? Comment le ministère va-t-il mener le débat ? Quel sera le contexte politique de cette rentrée ?

    Beaucoup d'incertitudes qui rendent impossibles un pronostic réaliste sur les décisions qui seront prises d'ici décembre.

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    L'annonce de sa grève de la faim par Emmanuel Jacquemin, début juin devant la mairie de Le Chesne