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politique internationale - Page 13

  • Conseil agricole européen : ce que la France doit défendre pour la future PAC

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 22.0/.2025

    Les 22 et 23 septembre, les ministres de l'Agriculture se réunissent pour un premier débat sur la PAC* post-2027. La Confédération paysanne rappelle que sans une véritable ambition politique commune, dotée d'un budget solide et de mécanismes de régulation, la PAC* post-2027 ne pourra ni garantir le revenu des paysan·nes, ni réussir la transition agroécologique, ni assurer la souveraineté alimentaire européenne.

    Nous appelons la France à défendre ces positions dès ce Conseil et à s'opposer à toute renationalisation, à tout affaiblissement budgétaire et à tout nouvel accord de libre-échange.

    Quand les aléas climatiques et sanitaires affectent nos productions, quand la place des agriculteur·trices dans la répartition de la valeur de nos productions ne s'améliore pas, quand le nombre de paysan·nes ne cesse de s'effondrer et que des filières entières sont en crise structurelle à cause de la mise en concurrence et la dérégulation, la Confédération paysanne rappelle combien une politique agricole et alimentaire forte est indispensable. Les besoins et propositions des paysan·nes ne sont pas négociables !

    Si certaines mesures proposées par la Commission européenne peuvent être intéressantes, notamment la sortie de la logique des aides découplées aveugles, elles risquent d'être mises à mal par une renationalisation qui transformerait la PAC* en politique « à la carte ». Cela conduira - encore plus qu'aujourd'hui - à une mise en concurrence déloyale entre pays européens et à un nivellement par le bas des ambitions sociales et environnementales. L'Europe doit rester garante d'un cadre agricole commun fort.

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  • « Gaza brûle »

    Edito de Cartooning for Peace du 18 septembre 2025

    Ce mardi 16 septembre, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre de grande ampleur en direction de Gaza-ville avec l’objectif « d’intensifier les frappes contre le Hamas jusqu’à sa défaite définitive ». Près de 500 000 Gazaouis, appelés à évacuer la zone, ont été contraints de fuir la ville dans le plus grand dénuement. « Gaza brûle », s’est réjoui avec un parfait cynisme le ministre de la Défense de l’État hébreu. Il faut dire que cette offensive est survenue juste après la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio qui promettait à Israël le « soutien indéfectible » des États-Unis…

    Alors que l’indignation de l’opinion et de la communauté internationales ne cesse de grandir, la Commission européenne durcit le ton et envisage de sanctionner Israël en taxant davantage ses produits importés dans l’UE. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada, la Belgique et l’Australie, ont annoncé leur intention de reconnaître l’État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU, le 22 septembre.

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  • L’UE propose enfin une suspension partielle de l’accord d’association avec Israël : la France doit être au rendez-vous

    Communiqué de CCFD Terre Solidaire du 10.09.2025

    Ce matin, la présidente de la Commission européenne Ursula Van Der Leyen a proposé lors du discours sur l’état de l’Union, une suspension du volet commercial de l’accord d’association UE-Israël. Une demande portée depuis plus d’un an par le CCFD-Terre Solidaire et plus de 200 ONG européennes 

    « Nous saluons cette proposition. L’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël. Or cet accord est clair : les deux parties ont obligation de respecter les droits humains. Alors que les Gazaouis sont victimes d’un génocide, d’une famine organisée et que l’annexion de facto de la Cisjordanie se poursuit dans la violence et rend illusoire toute solution à “deux Etats”, le « business as usual » de l’UE avec le gouvernement israélien ne peut pas continuer. Au risque sinon de nous rendre les complices indirectes de crimes contre l’humanité » souligne Sarah Lecoq, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.  

    Il revient désormais aux Etats membres, dont la France, d’acter cette suspension. Nous appelons la France à jouer un rôle moteur pour que l’Europe mette en œuvre au plus vite cette suspension.  

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  • Complicités arabes

    Éditorial du Monde Diplomatique de septembre 2025, par Akram Belkaïd  

    Les pays arabes ne porteront pas secours à Gaza. Aucun d’entre eux n’a engagé la moindre initiative diplomatique d’envergure pour empêcher la réoccupation de l’enclave et mettre fin au déluge israélien de feu et d’acier qu’elle subit depuis bientôt deux ans. Malgré un bilan humain terrifiant (70 000 morts dont 70 % de femmes et d’enfants selon les estimations) et une famine digne des pires sièges médiévaux, il n’est pas une capitale du Maghreb ou du Machrek exigeant des sanctions contre Tel-Aviv ou menaçant ses partenaires occidentaux de mesures de rétorsion pour leur soutien indéfectible à M. Benyamin Netanyahou et à son gouvernement (1). Contrairement à ce qui advint en 1973 pendant la guerre d’Octobre, l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (Opaep) ne cherche pas à convaincre les autres producteurs de restreindre les livraisons d’or noir afin que Washington fasse pression sur son protégé. Certains événements symbolisent parfaitement ce changement d’époque : alors que les armes américaines continuent d’affluer en Israël et que le Congrès vote crédit sur crédit au profit de Tel-Aviv, l’USS Forrest Sherman, un destroyer de la marine de guerre des États-Unis, fait tranquillement escale à Alger en mai (2).

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  • Gaza : pour le droit d’informer

    Edito  de Cartooning for Peace du Lundi 1er septembre 2025

    Cartooning for Peace, qui défend au quotidien la liberté d’informer, se joint à la mobilisation internationale des médias, une première mondiale lancée ce 1er septembre à l’initiative de Reporters sans Frontières et de Avaaz. « Au rythme où les journalistes sont tués à Gaza par l’armée israélienne, il n’y aura bientôt plus personne pour vous informer… ».

    En 23 mois seulement, plus de 220 journalistes ont été tués à Gaza sous les tirs de l’armée israélienne. C’est le plus grand nombre jamais recensé par RSF dans un conflit.

    Cette campagne, qui mobilise des centaines de médias à travers le monde entier, exige la protection des journalistes de Gaza dans l’exercice de leur métier, la fin de l’impunité des crimes contre les reporters et l’ouverture de l’enclave à la presse internationale. A huit jours de l’ouverture de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, elle appelle « une action forte de la communauté internationale… afin de stopper les crimes de l’armée israélienne contre les journalistes palestiniens ».

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  • « Stop déforestation » : Greenpeace se mobilise pour sensibiliser à l’urgence de mettre fin aux attaques contre l’Amazonie

    Publié le 5 septembre 2025 par Greenpeace

    À l’occasion de la Journée internationale de la forêt amazonienne ce vendredi 5 septembre, Greenpeace France, accompagnée de cinq représentantes et représentants de peuples autochtones du Brésil, s’installe sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris afin de sensibiliser le public à la déforestation qui menace l’Amazonie : lettres géantes, prises de parole et sensibilisation directe rappellent que la plus grande forêt du monde court toujours un grand danger, comme de nombreux autres écosystèmes essentiels à la vie sur Terre.

    Les chiffres concernant l’Amazonie sont effrayants : en 50 ans, la déforestation a rasé plus de 17% de sa surface. Or, atteindre 20% de surface de déforestation pourrait constituer un seuil de non-retour qui empêcherait l’Amazonie de remplir des fonctions vitales, comme la régulation du climat.

    Pour Clément Helary, chargé de campagne Forêts chez Greenpeace France : « Alors que le réchauffement climatique s’intensifie et fait toujours plus de victimes, il faut de toute urgence remettre le sujet de la déforestation au cœur du débat politique. L’Amazonie se meurt, attaquée par le rouleau compresseur qu’est l’industrie agricole qui dévaste les écosystèmes au Brésil. Laisser faire les agro-industriels qui déforestent sciemment ces terres et y participer en important leurs produits, c’est non seulement contribuer aux pressions que subissent les peuples autochtones et leurs terres, mais aussi abandonner les paysannes et les paysans en France comme dans les pays du Mercosur, et dérégler irréversiblement le climat. La France doit faire sa part pour éviter ce désastre, en soutenant la reconnaissance et l’accès aux financements directs des peuples autochtones et des communautés locales, en surveillant la bonne mise en place du règlement européen contre la déforestation, et en s’opposant fermement à l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. »

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  • Royaume-Uni : des arrestations massives lors des manifestations propalestiniennes

    Communiqué d'Amnesty International, publié le 05.09.2025

    Depuis que Palestine Action a été interdite au Royaume-Uni, ses soutiens risquent de lourdes peines. Plus de 700 personnes qui manifestaient pacifiquement contre son interdiction ont été arrêtées par la police. Cette semaine encore, cinq porte-paroles du mouvement Defend our Juries ont été perquisitionnés et arrêtés. Ils et elles risquent une peine pouvant aller jusqu’à 14 années de prison.  

     

    Palestine Action est une organisation de désobéissance civile propalestinienne fondée en 2020. Ses actions s’intensifient à partir d’octobre 2023 pour dénoncer le génocide commis par les autorités israéliennes à Gaza et le commerce d’armes entre le Royaume-Uni et Israël.  

    Le 20 juin 2025, des militant·es de Palestine Action infiltrent une base militaire de l’armée de l’air britannique et aspergent deux avions militaires de peinture rouge. Après cette action, l’organisation a été interdite début juillet par le gouvernement au Royaume-Uni. Les expert·es de l’Organisation des Nations unies jugent cette interdiction comme “disproportionnée” et qui risque d’entraver les libertés fondamentales au Royaume-Uni.  

    Cette interdiction entraine de fait la criminalisation de ses membres et ses soutiens. Toute personne qui est membre ou qui soutient Palestine Action encourt désormais le risque d’être condamnée jusqu’à 14 années de prison. 

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