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économie et finances - Page 88

  • Etats Généraux de l'Alimentation : les demandes des organisations de la société civile

    A l’occasion des Etats Généraux de l’Alimentation, 50 organisations de la société civile se sont rassemblées au sein d’une « Plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire » pour porter ensemble des propositions concrètes à la table des concertations.

    Les Etats Généraux de l’Alimentation doivent être un processus de co-construction des solutions afin de bâtir des filières relocalisées et équitables et obtenir un juste revenu paysan, tout en préservant la santé des agriculteurs et des consommateurs. Ils doivent ainsi permettre la mise en place d’une véritable transition agroécologique et alimentaire, ainsi que l’adaptation de l’agriculture française au changement climatique. De plus, il est nécessaire de voir plus loin que nos propres frontières et d'appuyer cette transition dans les pays du Sud.

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    Pour cela, nous proposons 63 mesures concrètes autour de 7 thématiques. Ces propositions s’appuient sur des initiatives locales exemplaires et sur l’expertise croisée de nos réseaux d’acteurs. Elles s'adressent aux participants et présidents des ateliers, ainsi qu’au gouvernement qui organise les États Généraux et au Président Emmanuel Macron qui en a fait l'un de ses engagements de campagne.

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  • APL : pas d’économies sur le dos des locataires !

    Appel commun

    Le gouvernement a annoncé son intention de retirer cinq euros par mois sur les allocations logements (APL-AL) par ménage à partir du 1er octobre, soit 400 millions d’euros par an. Cette mesure est injuste car elle touche uniquement les plus modestes d’entre nous, celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois.

    Malgré le tollé général, le gouvernement persiste à vouloir réaliser en 2018 des économies, encore plus drastiques sur le budget des APL dans le parc social, à hauteur de 2 milliards d’euros. Prenant ainsi le risque de mettre en grandes difficultés des centaines de milliers de locataires, pauvres ou modestes, qui n’auront jamais les capacités de se reloger par eux-mêmes.

    En effet, depuis vingt ans, les loyers et les charges ont progressé bien plus rapidement que les allocations et ressources des ménages à bas revenus. La moindre baisse des APL peut donc entraîner une hausse des impayés de loyers et des expulsions locatives.

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  • Ignorant les avis négatifs, le gouvernement confirme l'application du CETA

    Mercredi 13 septembre, le gouvernement français a annoncé la mise en œuvre provisoire du CETA, accord de libre-échange en cours de négociation entre le Canada et l'Union européenne. Cinq jours plus tôt, une commission d’experts mandatée par Emmanuel Macron, chargée d’évaluer les clauses du traité, soulignait le manque d’ambition en matière environnementale et sanitaire. La commission a ainsi confirmé les craintes de France Nature Environnement, qui demande au gouvernement français de suspendre l’accord.

    Malgré les risques environnementaux et sanitaires que présente le traité commercial entre l’Europe et le Canada, risques mis en avant par les ONG et que les experts ont confirmés dans leur rapport, le gouvernement a annoncé que le CETA serait bien mis en œuvre en France à partir du 21 septembre. Une annonce largement critiquée par de nombreuses organisations de la société civile.

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  • Ordonnances « travail » : une réduction des droits aux couleurs du mépris social

    Communiqué LDH

    Les premières observations du texte de cent soixante pages des cinq ordonnances révèlent sa conformité avec les dispositions du projet de loi d’habilitation. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) observe que la logique des dispositions prévues qui vont être appliquées dès le 1er janvier 2018 est de fragiliser fortement les droits de l’Homme dans l’emploi et le travail.

    Sur le « dialogue social » : dans le prolongement de lois précédentes, l’accord d’entreprise va permettre de légitimer et de sécuriser les décisions unilatérales de l’employeur et, dans les entreprises « inorganisées », le-la chef-fe d’entreprise pourra « négocier » en contournant les syndicats ;

    Sur le « droit au juge » : la capacité juridique de contestation par les organisations syndicales d’un accord d’entreprise pour des raisons de légalité (délais, charge de la preuve, pouvoirs du juge) est fortement réduite ;

    Sur le « droit à l’emploi » : face à un licenciement sans « cause réelle et sérieuse », la capacité juridique du-de la salarié-e à contester est, elle aussi, réduite (motivation dans la lettre de licenciement, délais de saisine et pouvoirs du-de la juge) ;

    Sur le droit à la réparation intégrale des préjudices : la réparation est fortement réduite pour les salarié-e-s en cas de licenciement injustifié, et le-la juge devrait appliquer un barème obligatoire de réparation forfaitaire, assurant ainsi à l’employeur-euse une situation sécurisée ;

    Sur les « licenciements économiques » : les droits des salarié-e-s, confronté-e-s aux décisions des multinationales sont réduits par des mesures destinées à faciliter les licenciements pour motif économique ;

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  • Stop aux forages pétroliers en Arctique !

    Greenpeace travaille depuis des années à protéger l’Arctique de l’avidité des multinationales pétrolières qui aggravent le changement climatique. Pétitions, actions en mer, soutien aux communautés inuits, les terrains de mobilisation sont nombreux et s’élargissent aujourd’hui au champ juridique. C’est le cas de la plainte en cours contre la décision du gouvernement norvégien d’autoriser de nouveaux forages pétroliers en mer de Barents.

    La Norvège, une politique paradoxale en termes de lutte contre le changement climatique

    Le pays est depuis longtemps un enjeu important de notre campagne pour protéger l’Arctique. Alors que la protection de l’environnement est inscrite dans la constitution norvégienne et que son fonds souverain se désengage des investissements dans le charbon, le gouvernement ne cesse d’autoriser de nouveaux forages à haut risque dans l’Arctique. Greenpeace a mené une action pacifique jeudi dernier en mer de Barents pour dénoncer les activités de la compagnie publique norvégienne Statoil.

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  • Chiffres du chômage de juillet : plus de 6 millions de personnes touchées

    Les chiffres du chômage pour juillet sont publiés ce jour, toujours sans commentaire de la part de la ministre. C'est préférable pour Muriel Pénicaud, car le tableau est très préoccupant. Que ce soit pour un mois, pour 3 mois ou pour un an, tous les indicateurs sont au rouge. En ne prenant que les catégories A, B, et C (chômage complet et partiel) le total atteint 5 926 100 personnes. Ce chiffre ne tient pas compte des catégories D et E, qui regroupent les personnes dispensées de chercher un travail (malades, formation, contrats aidés,...).

    La DARES qui publie ces statistiques mensuelles ne précise pas ce mois-ci les catégories les plus touchées (jeunes, femmes, chômeurs de longue durée,... ) ce qui ne permet pas une analyse plus fine de la situation.

    On nous annonce une reprise économique pour les mois à venir, mais avec un taux faible (moins de 2 %) qui pourrait enrayer la hausse constatée, mais ne permettrait pas une baisse rapide vers un taux de chômage "acceptable". On peut admettre qu'un taux de chômage inférieur à 3 % de la population active représente pratiquement le plein-emploi. Rappelons que le seuil des 500 000 demandeurs d'emploi est dépassé en octobre 1974, celui du million en 1975. Depuis la barre des deux millions puis des trois millions a été franchies, avec donc 3 518 100 pour juillet 2017 (il s'agit des chiffres pour la catégorie A, chômage complet). La crise dure donc depuis plus de 40 ans, plus qu'une vie de travail.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Les faillites de l'industrie nucléaire

    Extraits de l'article de l'Observatoire du nucléaire

    La polémique fait actuellement rage à propos des 4,5 milliards d’économies exigées par M. Macron pour satisfaire la Commission européenne en contenant le déficit de la France à 3% du PIB. Mais il n’est presque personne pour pointer une des causes principales des difficultés budgétaires de la France : l’industrie nucléaire, avec en particulier la faillite consommée d’Areva et celle programmée d’EDF.

    Ainsi, le 8 mars 2017, l’Etat a versé 3 milliards pour recapitaliser EDF. Et, entre le 12 et le 31 juillet 2017, l’Etat injecte pas moins de 5 milliards dans les différentes structures issues de la faillite d’Areva. En particulier, dès le 12 juillet, 2 milliards ont déjà été versés par l’Etat à Areva SA, qui n’est désormais plus qu’une structure de défaisance sur le modèle du fameux "Consortium de réalisation" créé pour faire payer par les citoyens la faillite du Crédit Lyonnais.

    De toute évidence, ce puits sans fond va continuer à coûter très cher puisque, le 20 juillet, l’opérateur Finlandais TVO a annoncé que la Chambre de commerce internationale (CCI) avait rendu un nouvel arbitrage partiel en sa faveur et au détriment d’Areva concernant le chantier désastreux de l’EPR finlandais. Il est désormais quasiment certain, comme annoncé de longue date par l’Observatoire du nucléaire, que cet arbitrage va se terminer un nouveau fiasco général pour Areva… et donc pour les finances publiques françaises : TVO réclame (à juste titre) près de 3 milliards de dédommagements…

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