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chômage

  • Sans commentaire

    Les chiffres du chômage pour le mois d'avril 2017 sont publiés ce jour par le ministère de l'emploi, mais la ministre " ne fera pas de commentaire sur ces données mensuelles". Muriel Pénicaud prend du recul sur cette publication, qu'elle trouve peu fiable et rendue publique à un rythme mal adaptée. Elle déclare dans son communiqué : "En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues."

    Il est vrai que ces chiffres actualisés tous les mois sont difficiles à analyser, nous répétons depuis longtemps que seule une tendance à moyen terme prend un sens réel. Nous allons voir sur quels chiffres se basera désormais la ministre pour suivre l'évolution du chômage, a priori il s'agirait des statistiques de l'INSEE qui reposent, elles, sur le taux de chômage défini par le Bureau international du travail, selon les normes statistiques internationales.

    Voici cependant les chiffres du jour :

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  • Chômage : un dernier mauvais chiffre pour la fin du quinquennat.

    Les chiffres publiés ce jour montrent une hausse du nombre d'inscrits en catégorie A, de 1,3 % sur un mois et de 1,2 % sur 3 mois. Le communiqué officiel jouait ces derniers temps sur l'une ou l'autre durée pour trouver du positif. Quand les deux sont à la hausse, l'accent est mis sur les catégories B et C, habituellement ignorées. Ce petit jeu pourrait paraître de bonne guerre pour un responsable politique, mais est-il sérieux pour une ministre en charge d'un dossier majeur de faire preuve d'un tel manque d'objectivité ?

    Le communiqué officiel déclare : "Le nombre d’entrées à Pôle emploi diminue pourtant une nouvelle fois fortement (-3,1 % en mars) tandis que les sorties pour motif de reprise d’emploi progressent encore (+0,5 %) et se maintiennent depuis huit mois consécutifs à un niveau très élevé, caractéristique des périodes de reprise économique." La reprise économique n'est pas une fin en soi, et si une telle reprise se produit, il faudrait qu'elle se manifeste par une hausse de l'emploi et non pas des gains de productivité et des redistributions de dividendes aux actionnaires.

    Voici les chiffres officiels :

     

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  • 5 817 600 demandeurs d'emploi en France

    Ce chiffre peut paraître énorme, mais c'est celui annoncé ce jour lors de la publication mensuelle des chiffres du chômage par le ministère de l'emploi. En tenant compte des familles concernées, on peut estimer à au moins 10 millions le nombre de personnes touchées directement par ce fléau. Il s'agit pourtant d'une grande cause nationale, d'une priorité pour nos gouvernements successifs, au moins depuis les années 1980. Comment ne pas comprendre alors le discrédit qui touche la classe politique et le désespoir qui accable les plus faibles.

    Malgré tous les discours qui se veulent rassurants, la tendance actuelle ne montre pas une franche amélioration. Le communiqué du ministère est inhabituellement bref, comme s'il fallait passer rapidement sur ces statistiques.

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  • Chiffres du chômage : vision globale ou méthode Coué

    A l'occasion de la publication des chiffres du chômage pour janvier, Myriam El Khomri écrit en conclusion de son communiqué "nous constatons que l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi reste favorable en tendance, notamment pour les jeunes et les demandeurs d’emploi de longue durée." On peut comprendre qu'une ministre fasse son job, et présente de manière positive son action et celle du gouvernement auquel elle appartient. Mais quand ses affirmations ne sont pas en phase avec les chiffres publiés par ses services, il se crée un sentiment de malaise qui ne grandit pas l'idée que l'on se fait de nos responsables. La DARES ( direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques ) écrit en effet en conclusion de sa publication du jour : "En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 724 000 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,2 % (stable sur un mois et –2,5 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 788 200. Sur trois mois, il augmente de 0,5 % (+0,4 % sur un mois et +0,5 % sur un an)."

    Le chiffre total (catégories A, B et C ) progresse donc sur toutes les périodes de référence, alors que la ministre constate une évolution favorable en tendance. Au risque de se répéter, rappelons que des baisses catégorielles dans une situation globale quasi-stable, ne peuvent se concevoir qu'avec l'existence de hausses catégorielles au moins aussi importantes. Voilà pourquoi Myriam El Khomri ne parle pas de la situation des chômeurs de plus de 50 ans ( en hausse de 0,6 % en un mois, et de+2,8 % en un an). Elle n'évoque pas plus la tendance négative de création d'emplois : Le Monde signale que "d’après l’Acoss, la caisse nationale du réseau des Urssaf, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) a reculé de 3,4 %, en janvier, alors qu’il s’était accru en novembre (+1,3 %) et en décembre (1,4 %)" La ministre s'était référée les mois précédent à ces créations d'emplois pour argumenter son analyse d'une solide reprise.

    Voici les chiffres officiels

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  • Le nombre de chômeurs a augmenté en décembre

    Les chiffres publiés ce jour par la DARES ( Direction en charge des statistiques pour le ministère) montrent une hausse des inscrits à pôle emploi en catégorie A, celle des personnes sans aucune activité.

    Ce mauvais chiffre est relativisé par la ministre, Myriam El Khomri se focalisant sur les résultats à  trois mois et à un an. Cette analyse pourrait se comprendre si elle restait identique au fil des communiqués. Mais selon les mois, la ministre concentre son attention sur les résultats les plus satisfaisants : la tendance à trois mois peut ainsi prendre le pas sur celle du mois en cours, les catégories les moins favorables sont souvent "oubliées" (catégories B et C des chômeurs ayant une activité réduite ).

    On peut à la fois lire dans le communiqué de la DARES  : "Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 475 700 fin décembre 2016. Ce nombre diminue sur trois mois de 0,1 % (soit –4 500 personnes) ; il reste stable sur un mois (–100 personnes) comme sur un an." , et trouver dans le communiqué de la ministre :"2016 marque la première baisse du chômage sur une année depuis 2007. Intervenant en effet après huit années consécutives de hausse, elle aura principalement profité aux jeunes dont le nombre d’inscrits à Pôle emploi retombe à son niveau de mi-2011".

    La DARES dit stabilité sur un an , la ministre annonce une baisse sur une année, mais les deux ne parlent pas de la même chose.

    Voici les chiffres complets de la DARES :

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  • Chiffres du chômage de novembre : baisse en catégorie A

    François Hollande et

    si l’on raisonne sur les trois catégories A, B et C, les chiffres sont orientés à la hausse, en novembre (+0,3 %) tout comme sur une année (+0,5 %), alors qu’ils refluent de 3,4 % en un an pour la seule catégorie A – celle qui est la plus commentée."

    Tout le monde conviendra qu'il faut se féliciter de la baisse constatée, mais un minimum d'objectivité fera observer qu'elle n'intéresse pas toutes les catégories, et que le chiffre absolu, au-delà de 3,5 millions, constitue un drame social.  Cette situation dure depuis des années, elle continue à détruire des vies et à miner les solidarités au sein de notre société.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chômage et communication.

    Tous les mois, lors de la publication des chiffres du chômage, le ou la ministre en charge de l'emploi publie un communiqué. Au fil du temps, on apprend à décrypter ce message, non seulement par ce qui est écrit dans le communiqué ministériel, mais aussi par ce qui n'y figure pas. Ce mois-ci,

    Mais les statistiques publiées jeudi 17 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne vont pas vraiment dans ce sens.

    Le taux de chômage a ainsi augmenté de 0,1 point entre le deuxième et le troisième trimestre en France métropolitaine, passant de 9,6 % – niveau dont s’étaient réjouis observateurs et économistes – à 9,7 %. Le nombre de chômeurs augmente donc, selon l’Insee, de 31 000 personnes sur trois mois, pour atteindre 2,8 millions de personnes en France métropolitaine."

    Curieusement, la ministre ne fait pas référence à ce chiffrage, alors qu'elle le considérait comme pertinent il y a quelques semaines.

    Voici les chiffres officiels :

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