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chômage

  • Chiffres du chômage de juillet : plus de 6 millions de personnes touchées

    Les chiffres du chômage pour juillet sont publiés ce jour, toujours sans commentaire de la part de la ministre. C'est préférable pour Muriel Pénicaud, car le tableau est très préoccupant. Que ce soit pour un mois, pour 3 mois ou pour un an, tous les indicateurs sont au rouge. En ne prenant que les catégories A, B, et C (chômage complet et partiel) le total atteint 5 926 100 personnes. Ce chiffre ne tient pas compte des catégories D et E, qui regroupent les personnes dispensées de chercher un travail (malades, formation, contrats aidés,...).

    La DARES qui publie ces statistiques mensuelles ne précise pas ce mois-ci les catégories les plus touchées (jeunes, femmes, chômeurs de longue durée,... ) ce qui ne permet pas une analyse plus fine de la situation.

    On nous annonce une reprise économique pour les mois à venir, mais avec un taux faible (moins de 2 %) qui pourrait enrayer la hausse constatée, mais ne permettrait pas une baisse rapide vers un taux de chômage "acceptable". On peut admettre qu'un taux de chômage inférieur à 3 % de la population active représente pratiquement le plein-emploi. Rappelons que le seuil des 500 000 demandeurs d'emploi est dépassé en octobre 1974, celui du million en 1975. Depuis la barre des deux millions puis des trois millions a été franchies, avec donc 3 518 100 pour juillet 2017 (il s'agit des chiffres pour la catégorie A, chômage complet). La crise dure donc depuis plus de 40 ans, plus qu'une vie de travail.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chiffres du chômage de juin : pas de tendance nette

    La publication ce jour des données mensuelles concernant les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne permet pas de dégager une tendance précise. Pour la catégorie A ( personnes sans emploi), on note une baisse minime (10 900). Par contre si on tient compte du nombre de personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C) qui progresse de 12 700, on constate une quasi-stagnation avec une hausse pour le total des catégories A, B et C de 1800 unités.

    Comme depuis son arrivée au ministère, Muriel Pénicaud ne commente pas ces chiffres. Elle considère que les variations mensuelles ne sont pas suffisamment fiables. Elle souhaite également pouvoir redéfinir un critère unique pour le décompte des chômeurs. L'INSEE a une autre façon de procéder à un chiffrage, qui donne un résultat plus proche des standards préconisés par l'OMS.

    On peut malgré tout constater qu’avec  5 865 700 personnes inscrites à Pôle emploi (catégories A, B, C), en augmentation de plus de 2 % sur un an, la situation sociale en France est très mauvaise et reste désespérante pour des millions de familles.

    Voici les chiffres officiels :

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  • L'économie repart, le chômage aussi ...

    Bonne nouvelle pour l'économie française, européenne, et même mondiale, la croissance revient, paraît-il. Pour le tenants de l'économie libérale, un système économique en bonne santé se juge sur l'augmentation de la production (et des profits). Peu importe que le produit soit toxique (pesticides,...), en voie d'épuisement dans la nature (hydrocarbures,...), nocif pour l'environnement (métaux lourds, ...) ou destiné à détruire l'homme (armes et équipements militaires) sa fabrication s'ajoute au Produit Intérieur Brut. Et quand le PIB croît, tout va bien.

    Des mauvais esprits pourraient penser qu'une économie en bonne santé est celle qui rend le meilleur service à l'humanité, en préservant l'avenir de la planète. Et que dans ce cas, un des marqueurs à prendre en compte en tout premier est le taux de chômage. La politique de santé pourrait-elle tolérer des millions de malades non soignés en France, la politique éducative pourrait-elle justifier des millions d’illettrés dans le pays, la sécurité routière pourrait-elle tolérer des millions de blessés sur les routes nationales ? Certainement pas.

    Pourtant, en matière économique, il semble possible de comptabiliser près de 6 millions de chômeurs, avec un chômage de masse qui dure depuis des dizaines d'années, sans remettre en cause le modèle économique. Les libéraux n'en connaissent pas d'autre, et ne veulent pas en connaître d'autre.

    Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du travail, a décidé de ne pas commenter les chiffres mensuels publiés par son ministère. On échappe à la langue de bois habituelle dans ces circonstances. D'autant que les résultats pour le mois de mai ne sont pas bons, la hausse constatée contrastant avec l'optimisme affiché vis-à-vis de la santé de l'économie.

    Voici les chiffres officiels.

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  • Sans commentaire

    Les chiffres du chômage pour le mois d'avril 2017 sont publiés ce jour par le ministère de l'emploi, mais la ministre " ne fera pas de commentaire sur ces données mensuelles". Muriel Pénicaud prend du recul sur cette publication, qu'elle trouve peu fiable et rendue publique à un rythme mal adaptée. Elle déclare dans son communiqué : "En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues."

    Il est vrai que ces chiffres actualisés tous les mois sont difficiles à analyser, nous répétons depuis longtemps que seule une tendance à moyen terme prend un sens réel. Nous allons voir sur quels chiffres se basera désormais la ministre pour suivre l'évolution du chômage, a priori il s'agirait des statistiques de l'INSEE qui reposent, elles, sur le taux de chômage défini par le Bureau international du travail, selon les normes statistiques internationales.

    Voici cependant les chiffres du jour :

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  • Chômage : un dernier mauvais chiffre pour la fin du quinquennat.

    Les chiffres publiés ce jour montrent une hausse du nombre d'inscrits en catégorie A, de 1,3 % sur un mois et de 1,2 % sur 3 mois. Le communiqué officiel jouait ces derniers temps sur l'une ou l'autre durée pour trouver du positif. Quand les deux sont à la hausse, l'accent est mis sur les catégories B et C, habituellement ignorées. Ce petit jeu pourrait paraître de bonne guerre pour un responsable politique, mais est-il sérieux pour une ministre en charge d'un dossier majeur de faire preuve d'un tel manque d'objectivité ?

    Le communiqué officiel déclare : "Le nombre d’entrées à Pôle emploi diminue pourtant une nouvelle fois fortement (-3,1 % en mars) tandis que les sorties pour motif de reprise d’emploi progressent encore (+0,5 %) et se maintiennent depuis huit mois consécutifs à un niveau très élevé, caractéristique des périodes de reprise économique." La reprise économique n'est pas une fin en soi, et si une telle reprise se produit, il faudrait qu'elle se manifeste par une hausse de l'emploi et non pas des gains de productivité et des redistributions de dividendes aux actionnaires.

    Voici les chiffres officiels :

     

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  • 5 817 600 demandeurs d'emploi en France

    Ce chiffre peut paraître énorme, mais c'est celui annoncé ce jour lors de la publication mensuelle des chiffres du chômage par le ministère de l'emploi. En tenant compte des familles concernées, on peut estimer à au moins 10 millions le nombre de personnes touchées directement par ce fléau. Il s'agit pourtant d'une grande cause nationale, d'une priorité pour nos gouvernements successifs, au moins depuis les années 1980. Comment ne pas comprendre alors le discrédit qui touche la classe politique et le désespoir qui accable les plus faibles.

    Malgré tous les discours qui se veulent rassurants, la tendance actuelle ne montre pas une franche amélioration. Le communiqué du ministère est inhabituellement bref, comme s'il fallait passer rapidement sur ces statistiques.

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  • Chiffres du chômage : vision globale ou méthode Coué

    A l'occasion de la publication des chiffres du chômage pour janvier, Myriam El Khomri écrit en conclusion de son communiqué "nous constatons que l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi reste favorable en tendance, notamment pour les jeunes et les demandeurs d’emploi de longue durée." On peut comprendre qu'une ministre fasse son job, et présente de manière positive son action et celle du gouvernement auquel elle appartient. Mais quand ses affirmations ne sont pas en phase avec les chiffres publiés par ses services, il se crée un sentiment de malaise qui ne grandit pas l'idée que l'on se fait de nos responsables. La DARES ( direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques ) écrit en effet en conclusion de sa publication du jour : "En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 724 000 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,2 % (stable sur un mois et –2,5 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 788 200. Sur trois mois, il augmente de 0,5 % (+0,4 % sur un mois et +0,5 % sur un an)."

    Le chiffre total (catégories A, B et C ) progresse donc sur toutes les périodes de référence, alors que la ministre constate une évolution favorable en tendance. Au risque de se répéter, rappelons que des baisses catégorielles dans une situation globale quasi-stable, ne peuvent se concevoir qu'avec l'existence de hausses catégorielles au moins aussi importantes. Voilà pourquoi Myriam El Khomri ne parle pas de la situation des chômeurs de plus de 50 ans ( en hausse de 0,6 % en un mois, et de+2,8 % en un an). Elle n'évoque pas plus la tendance négative de création d'emplois : Le Monde signale que "d’après l’Acoss, la caisse nationale du réseau des Urssaf, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) a reculé de 3,4 %, en janvier, alors qu’il s’était accru en novembre (+1,3 %) et en décembre (1,4 %)" La ministre s'était référée les mois précédent à ces créations d'emplois pour argumenter son analyse d'une solide reprise.

    Voici les chiffres officiels

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