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chômage

  • Un chiffre, deux France et trois mois.

    De la publication des chiffres du chômage, on retient habituellement un chiffre. Celui-ci est sensé donner la tendance du mois. Mais quel indicateur retenir ? Depuis plusieurs mois, le (ou la) ministre en charge de ce dossier ne fait plus de communiqué officiel. Celui-ci avait pour objet principal d'orienter les commentaires vers le résultat le plus flatteur ou le moins désastreux. Ce mois-ci, aucune tendance nette n'émerge réellement, on peut parler d'une stagnation ou d'une stabilisation, sans pouvoir tirer de conclusion ou faire une projection sur l'avenir. Retenons donc qu'il n'y a pas grand-chose à retenir de cette publication.

    La France serait-elle composée de deux parties différentes. La DARES ( direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) s'obstine à présenter ses résultats en France métropolitaine et en France y compris les Drom (département et région d'outremer). Pourquoi pas une présentation en Région parisienne et province, ou en pays d'oc et pays d'oïl ? Peut-être parce le résultat pour la France y compris Drom est généralement moins bon. Mais quel regard méprisant pour les territoires d'outre-mer, qui ne seraient pas tout à fait français comme les autres.

    Trois mois, c'est désormais le nouveau rythme de la publication des chiffres du chômage. Nous avons assez répété ici que la publication mensuelle n'apportait pas de tendance fiable pour ne pas nous féliciter de cette évolution. Si on regarde l'évolution des catégories A, B et C sur un trimestre, la DARES comptabilise -3600 inscrits en France métropolitaine, et note un chiffre stable pour la France comprenant les Drom. On n'ose même pas calculer le temps nécessaire à résorber le chômage si la tendance ne se modifie pas radicalement.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chiffres du Chômage : le mouvement de yoyo continue

    La publication des chiffres du chômage pour novembre 2017 ont été publiés hier. Pour la catégorie A, on note une baisse sensible, mais les catégories B et C varient en sens inverse. Au total on obtient une quasi stabilité, -0,1% sur un mois. Il y a donc un passage de chômeurs sans emploi vers des postes à temps incomplet, ce qui est loin d'aboutir à une situation satisfaisante.

    Cette publication s'est télescopée avec celle des variations de la population au niveau national et local. Pour les Ardennes, il existe une chute de population, liée à une fuite vers d'autres départements (voir notre note d'hier, et la variation due au solde migratoire). Ces départs hors département ne sont que très peu le fait de retraités, il s'agit souvent de jeunes à la recherche d'un emploi. La diminution du nombre de chômeurs dans les Ardennes doit être considérée avec ce facteur démographique : le nombre de chômeurs diminue, mais la population en âge de travailler baisse également.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chômage : une évolution qui semble difficile à expliquer.

    Si on se fie aux indicateurs récents, l'économie française redémarre, et crée des emplois. Pourtant les chiffres du chômage publiés ce jour indiquent une hausse des inscriptions à Pôle Emploi pour le mois d'octobre. Il faut, comme toujours, prendre les variations mensuelles avec prudence. Mais la tendance sur un an n'est pas à la baisse, et rien ne dit qu'une nette amélioration surviendra dans les mois à venir.

    Il faut savoir que plusieurs facteurs masquaient de manière artificielle l'importance du chômage ces derniers mois. Les emplois aidés sont une de ces raisons. Leur nette et brutale diminution entraîne automatiquement le retour de milliers de personnes à la case chercheur d'emploi. Il semble qu'un nombre important de personnes ne pointaient plus à Pôle Emploi, découragées par une situation bloquée depuis trop longtemps. Le redémarrage de l'économie et la création de postes à pourvoir ont, semble-t-il, ramené une partie de cette population vers la recherche d'emploi. Il s'agissait en fait de chômeurs "cachés", ou en tout cas non comptabilisés, qui réapparaissent maintenant.

    Au total, ces différents mouvements laissent une situation toujours aussi catastrophique, avec pour les catégories A, B et C un total de 5 923 200 demandeurs d'emploi en France, selon les chiffres officiels.

    Voici les chiffres publiés ce jour :

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  • Chômage : une baisse très précaire

    La publication ce jour des chiffres du chômage pour septembre 2017 montre une baisse des demandeurs d'emploi recensés officiellement. Comme toujours, une analyse détaillée de ces statistiques montre que l'évolution est loin d'être univoque. Si le nombre des chômeurs de catégorie A baisse nettement, ce n'est pas le cas pour les catégories B et surtout C. En clair, on a un basculement vers du travail à temps partiel et/ou précaire.

    De même, les résultats pour les chômeurs de longue durée (plus d'un an) sont mauvais, que ce soit sur un mois ou sur un an. Et on compte près de 2,5 millions de personnes dans cette catégorie.

    Au total, on retiendra les 5 922 000 personnes inscrites au chômage en France , en totalisant les catégories A,B et C, soit +2,5 % sur un an. La baisse de ce chiffre de 0,5 % sur un mois donne une idée du temps nécessaire à la résorption de ce fléau social.

    Voici le chiffres officiels :

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  • Chiffres du chômage de juillet : plus de 6 millions de personnes touchées

    Les chiffres du chômage pour juillet sont publiés ce jour, toujours sans commentaire de la part de la ministre. C'est préférable pour Muriel Pénicaud, car le tableau est très préoccupant. Que ce soit pour un mois, pour 3 mois ou pour un an, tous les indicateurs sont au rouge. En ne prenant que les catégories A, B, et C (chômage complet et partiel) le total atteint 5 926 100 personnes. Ce chiffre ne tient pas compte des catégories D et E, qui regroupent les personnes dispensées de chercher un travail (malades, formation, contrats aidés,...).

    La DARES qui publie ces statistiques mensuelles ne précise pas ce mois-ci les catégories les plus touchées (jeunes, femmes, chômeurs de longue durée,... ) ce qui ne permet pas une analyse plus fine de la situation.

    On nous annonce une reprise économique pour les mois à venir, mais avec un taux faible (moins de 2 %) qui pourrait enrayer la hausse constatée, mais ne permettrait pas une baisse rapide vers un taux de chômage "acceptable". On peut admettre qu'un taux de chômage inférieur à 3 % de la population active représente pratiquement le plein-emploi. Rappelons que le seuil des 500 000 demandeurs d'emploi est dépassé en octobre 1974, celui du million en 1975. Depuis la barre des deux millions puis des trois millions a été franchies, avec donc 3 518 100 pour juillet 2017 (il s'agit des chiffres pour la catégorie A, chômage complet). La crise dure donc depuis plus de 40 ans, plus qu'une vie de travail.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Chiffres du chômage de juin : pas de tendance nette

    La publication ce jour des données mensuelles concernant les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne permet pas de dégager une tendance précise. Pour la catégorie A ( personnes sans emploi), on note une baisse minime (10 900). Par contre si on tient compte du nombre de personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C) qui progresse de 12 700, on constate une quasi-stagnation avec une hausse pour le total des catégories A, B et C de 1800 unités.

    Comme depuis son arrivée au ministère, Muriel Pénicaud ne commente pas ces chiffres. Elle considère que les variations mensuelles ne sont pas suffisamment fiables. Elle souhaite également pouvoir redéfinir un critère unique pour le décompte des chômeurs. L'INSEE a une autre façon de procéder à un chiffrage, qui donne un résultat plus proche des standards préconisés par l'OMS.

    On peut malgré tout constater qu’avec  5 865 700 personnes inscrites à Pôle emploi (catégories A, B, C), en augmentation de plus de 2 % sur un an, la situation sociale en France est très mauvaise et reste désespérante pour des millions de familles.

    Voici les chiffres officiels :

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  • L'économie repart, le chômage aussi ...

    Bonne nouvelle pour l'économie française, européenne, et même mondiale, la croissance revient, paraît-il. Pour le tenants de l'économie libérale, un système économique en bonne santé se juge sur l'augmentation de la production (et des profits). Peu importe que le produit soit toxique (pesticides,...), en voie d'épuisement dans la nature (hydrocarbures,...), nocif pour l'environnement (métaux lourds, ...) ou destiné à détruire l'homme (armes et équipements militaires) sa fabrication s'ajoute au Produit Intérieur Brut. Et quand le PIB croît, tout va bien.

    Des mauvais esprits pourraient penser qu'une économie en bonne santé est celle qui rend le meilleur service à l'humanité, en préservant l'avenir de la planète. Et que dans ce cas, un des marqueurs à prendre en compte en tout premier est le taux de chômage. La politique de santé pourrait-elle tolérer des millions de malades non soignés en France, la politique éducative pourrait-elle justifier des millions d’illettrés dans le pays, la sécurité routière pourrait-elle tolérer des millions de blessés sur les routes nationales ? Certainement pas.

    Pourtant, en matière économique, il semble possible de comptabiliser près de 6 millions de chômeurs, avec un chômage de masse qui dure depuis des dizaines d'années, sans remettre en cause le modèle économique. Les libéraux n'en connaissent pas d'autre, et ne veulent pas en connaître d'autre.

    Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du travail, a décidé de ne pas commenter les chiffres mensuels publiés par son ministère. On échappe à la langue de bois habituelle dans ces circonstances. D'autant que les résultats pour le mois de mai ne sont pas bons, la hausse constatée contrastant avec l'optimisme affiché vis-à-vis de la santé de l'économie.

    Voici les chiffres officiels.

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