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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 840

  • Soyez optimiste, vous avez des atouts.

    On entend très souvent cette phrase dans la bouche de responsables départementaux ou nationaux.

     

    Ils tentent ainsi de rassurer les acteurs locaux, qui côtoient au quotidien la dure réalité que vivent les Ardennais.

    Des atouts, sans doute, mais des faiblesses aussi. Rester optimiste, c'est possible mais le passé proche ou plus ancien nous rappelle des fermetures ou des échecs bien réels.

    Pour surmonter les difficultés, il est plus raisonnable d'analyser sans complaisance la situation.

    Il ne faut pas prendre les gens pour plus bêtes qu'il le sont : les Ardennes sont dans une situtuation délicate (démographique, économique, financière, ...), et le contexte national et international n'est pas spécialement favorable à un rebond.

    La chambre de commerce et d'industrie vient de présenter un plan statégique pour les Ardennes à l'horizon 2020.

    optimisme.JPGComme l'écrit notre toujours optimiste confrère "L'Union", il s'agit de " développer d'avantage les potentialités d'un département qui ne manque pas d'atouts". Voilà au moins une analyse  intéressante et originale.

    Le quotidien interroge l'économiste Nicolas Bouzou, invité à ce colloque. Voici sa conclusion:

    Question :Alors faisons un peu de prospective… comment imaginez-vous les Ardennes dans 20-30 ans ?


    Réponse : Ce sera tout ou rien. Il n'y aura pas de moyen terme. Scénario négatif : perte d'habitants et désertification. Scénario heureux : enclenchement d'un cercle vertueux avec haute technologie, offre touristique diversifiée, attractivité résidentielle, densité des services. En somme, un redressement comme on a pu le voir en Angleterre avec Liverpool. Une chose est sûre, il n'y a pas de fatalité économique.

     

    Et oui, il ya une possibilité qu'un scénario négatif se mette en place. Il serait logique d'en informer les intéressés, et de se préparer à prendre les décisions qui s'imposeraient alors.

    Quand on est pas certain d'un résultat, il n'est pas bon de miser tout sur une seule face de l'alternative.

  • Sports mécaniques et écologie

    La question de la pertinence des sports mécaniques doit se poser.

     

    Il y a quelques semaines, à l'occasion du tracteur-pulling de Bouconville, nous nous sommes permis d'ouvrir le débat localement.

    L'essentiel n'est probablement pas de créer une polémique entre les "pour" et les "contre", mais de voir comment de telles activités se justifient à l'heure actuelle, et de savoir quelle place elles peuvent garder sur un territoire.

    On entend souvent dire que l'écologie n'est pas propriété d'un groupe, mais une valeur que la grande majorité soutient. Soit, mais alors que cette appropriation collective se traduise au quotidien.

    En ce qui concerne la communauté de commune de l'Argonne ardennaise, nous nous réjouissons de son implication dans une démarche de développement durable (pôle d'excellence rurale sur ce thème).

    Ce choix est en cohérence avec un projet de pôle nature (Olizy, Boult-aux Bois,...).

    La réussite de telles entreprises repose aussi sur la communication et l'image.

    Et là, manifestement le rassemblement de Bouconville pose problème. Il suffit de voir par exemple le compte rendu du magazine "la semaine en Ardennes". Voici  le début de leur article :

     

    Jours de tonnerre à Bouconville !

     

    Jours de tonnerre à Bouconville !

     

    Dimanche, était un jour marqué par d'assourdissants rugissements : tout le week-end, les tracteurs pulling sont à Bouconville, vous avez été nombreux à les accueillir.

    Les écolos repasseront ! Les 21 et 22 août à Bouconville, l'Eurocup de tracteur pulling a fait la part belle à l'acier, à l'essence et aux rugissements des moteurs surpuissants.

     

     

    Il est permis et pertinent de se poser la question de l'impact d'un tel compte-rendu, qui est donné comme exemple. " La semaine des Ardennes" n'a a priori aucune raison de présenter négativement cette journée. Le compte-rendu est à l'image de ce que le rédacteur a du ressentir à cette occasion.

     

    La 2C2A était présente sur le programme, avec l'image des loups à Olizy ; cela donne un contraste pour le moins perturbant.

    Pour construire une image, il faut beaucoup de temps et de patience.

    Nous persistons à penser que le soutien de la 2C2A à cette manifestation, aussi modeste soit son ampleur, ne peut que gêner voir annuler les efforts faits par ailleurs pour  donner de notre secteur une image "verte " et impliquée dans le développement durable.

     

    Il est à noter qu'un débat de même nature se déroule actuellement en Alsace , sur une plus grande échelle.

    La prochaine manche du championnat du monde des rallyes va se dérouler en Alsace.

    Pour l'organiser,  l'image écologique de cette région est écornée: le préfet suspend même un arrêté de protection de zone sensible, au moins en partie. Il semble plus important d'accueillir des spectateurs en masse sur le site des Ballons d'Alsace que d'en protéger l'éco-système.

    La polémique enfle et l'affaire se joue aussi devant les tribunaux. Pour plus de détails voir "le Parisien".

     

    Nous sommes opposé à un écologie qui dicterait la conduite de chacun dans ses actes privés ou publics

    Ce serait une forme de dictature, incompatible avec la liberté individuelle.

    Par contre, nous somme persuadé que le choix d'une démarche écologique impose que cette vision reste présente dans l'ensemble des initiatives que l'on prend ou que l'on soutien.

  • 2 octobre : ce n’est pas le jour de battre… en retraite !

    Communiqué de la LDH.

    La LDH appelle à participer aux côtés des organisations syndicales rassemblées à la journée d’action du 2 octobre pour une retraite solidaire pour tous.

    La Ligue des droits de l’Homme, parce qu’elle a toujours agit pour une indivisibilité des droits, qu’ils P1060052.jpgsoient politiques et civiques ou économiques, sociaux et culturels a appelé à participer à toutes les actions initiés par les organisations syndicales. Elle se félicite d’une unité d’action, de nature elle seule à rappeler au gouvernement que la retraite par répartition est le seul système de nature à permettre une égalité d’accès au droit à une pension décente.

    Si une réforme est nécessaire, ce ne peut être celle actuellement proposée qui ne change rien aux inégalités existantes par exemple entre femmes et hommes, qui aggrave les celles qui sont issues des places différentes sur le marché du travail, qui condamne les vieux précaires à la pauvreté, qui ne tient aucunement compte des travaux les plus durs, effectués par les plus pauvres, les moins qualifiés.

    Dire aujourd’hui que la baisse du montant des retraites est tout aussi inévitable que l’augmentation de la durée de la vie de travail est clairement une affirmation de la volonté de ne pas tenir compte de l’effrayante inégalité des revenus et des patrimoines. C’est aussi refuser de répartir différemment des richesses toujours aussi concentrées dans les mains de quelques ultra riches dont l’avarice n’a d’égal que la cupidité.

    Sur la base de sa contribution politique au débat sur les retraites, comme elle l’avait fait dans ses communiqués du 27 mai, du 24 juin, du 7 septembre et du 23 septembre, la LDH appelle à être le 2 octobre dans les rues de France aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour défendre un système de retraite solidaire.

  • Penly 3 : tout nouveau réacteur serait une erreur

    Communiqué de la FNE

     

    Vendredi prenait réellement fin le débat public sur l'EPR avec la remise du rapport de la commission. Le même jour, on apprenait que GDF Suez renonçait à participer à la construction de l'EPR, étant dessaisie de l’exploitation. Durant tout ce débat, FNE a démontré que cet EPR n'est nullement nécessaire pour satisfaire les besoins des Français à l'horizon 2025-2030. Nous réitérons notre demande de moratoire sur toute décision de nouveau réacteur nucléaire.


    A nouveau, FNE demande un moratoire sur toute décision de réacteur nucléaire. Nous demandons également à EDF, porteur de projet, de dire quelles conclusions elle tire du débat et quelle suite elle entend y donner, alors même que tous les éléments convergent pour que ce moratoire soit décidé.

    Une conclusion sans appel : un réacteur qui ne servira à rien !

    FNE a obtenu de la commission du débat public une expertise complémentaire sur le point précis de la nécessité ou de l'opportunité de ce réacteur. La conclusion du bureau d'études, Energies Demain, est sans appel : il n'est pas nécessaire et d'autres politiques peuvent être mises en œuvre.

    Pour François Roussely, ancien président d’EDF et responsable d'un rapport sur le nucléaire en France, rapport gardé au secret défense pendant toute la durée du débat et rendu public fin juillet, ce réacteur ne sera pas nécessaire avant 2030.

    Un réacteur non désiré

    penly_s.jpgEDF elle-même ne souhaitait pas ce nouveau réacteur avant que Flamanville ne soit terminé et ait fonctionné 3 années afin de disposer d'un retour d'expérience. Après les déboires des 2 EPR en cours de construction, AREVA en Finlande et EDF en France, il est « urgent d'attendre » la fin de ces 2 chantiers pour faire un retour d’expérience, avant de vouloir se décider.

    Enfin, secret de polichinelle, chacun sait que ce réacteur n'est que le résultat des tensions concurrentielles entre les divers acteurs du nucléaire en France : AREVA, EDF, mais aussi GDF SUEZ.

    Si plus personne ne veut de ce réacteur, il est temps de le dire avant d’engager plus d’argent public et de solliciter plus les contribuables. .

    Sortir du suréquipement nucléaire et du sous-équipement renouvelable

    Pour Maryse Arditi, pilote du réseau industrie de FNE : « Il y a bien plus à faire et à gagner à mettre au point un processus de démantèlement bien mené à l’échelle mondiale que dans la construction de réacteurs déjà obsolètes et de plus en plus couteux ! Le plus important c'est que les politiques énergétiques mises en œuvre ne nous engagent pas dans des voies de garage. Le suréquipement nucléaire français est déjà responsable de notre retard en matière d'énergies renouvelables, n’en rajoutons pas.»

    FNE demande que le moratoire soit pris. Une politique volontariste doit être mise en œuvre pour que le facteur 4 (division par 4 du CO2 à l'horizon 2050) repose sur la maitrise des consommations et les énergies renouvelables, respectueuses de la biodiversité et avec une implantation appropriée.

    L’avenir énergétique à long terme doit être fondé sur l'énergie solaire et ses corolaires (éolienne, hydraulique, marine, biomasse...) et sur l'énergie géothermique qui sont les seules formes d'énergies inépuisables disponibles et qui peuvent préserver l'environnement et la biodiversité en satisfaisant à nos besoins, mais pas à nos lubies.

  • La fin des sous-préfectures ?

    On se rappelle des menaces qui pèsent sur les petites sous-préfectures.

     

    Vouziers comme d'autres petites villes risque un jour de faire les frais d'une réforme qui réorganisera l'implantation de l'Etat dans les départements.

    Puisqu'une réforme des collectivités territoriales est en cours de réalisation, et que l'heure est à l'économie maximale pour l'Etat, il ne serait pas surprenant que ces suppressions soient un jour réalisées.

    Il y a eu des signes que l'on peut considérer comme des ballons d'essai:

    La nomination de fonctionnaires faisant office de sous-préfet sans en avoir le grade dans certaines petites sous-préfectures.

    La disparition de fait du sous-préfet, comme à Sainte-Menehould, où le maire trouve que cela fonctionne mieux ainsi.

    Il est possible d'aller plus loin et de préconiser la fermeture de toutes les sous-préfectures. C'est ce photo_1236164572636-1-0_w350.jpgque souhaite Alain Rousset( photo ci-contre), président PS du conseil régional d'Aquitaine.

    Voici ce qu'il a déclaré devant les maires du département de Dordogne:

    "(Il) a préconisé une vraie réforme de l’Etat avec la disparition, notamment, des sous-préfectures où se trouvent «des fonctionnaires qui « s’occupent de compétences déjà transférées aux collectivités». «A la place, ils feraient mieux de se concentrer sur les missions régaliennes de l’Etat», a-t-il poursuivi appelant les maires à se «prendre en mains»." (source lagazette.fr)

    Il y a une part de provocation dans ces propos. Mais soyons réalistes (et vigilants) , les choses évoluent rapidement.

    La fusion des conseillers généraux et régionaux annonce la disparition à terme d'un échelon administratif, probablement le département qui sera vidé de ses compétences et gardera une existence symbolique. Les cantons n'auront pratiquement plus de justification pratique. 

    La montée en puissance des communautés de communes ( il devient obligatoire d'en faire partie, le préfet va pouvoir en limiter le nombre), fragilise l'échelon communal.

    Si on prend l'exemple du Vouzinois, il n'y a pratiquement qu'une CC sur l'arrondissement. Le préfet des Ardennes va-t-il pouvoir justifier longtemps un sous-préfet pour une collectivité locale ?

    Il est un peu étonnant qu'une telle proposition vienne d'un haut responsable du PS (président de l'Association des Régions de France). Le président du conseil régional Champagne-Ardenne est-il du même avis?

  • Mobilisation contre la réforme des retraites : on continue

     

     

    Deux nouvelles journées d'action sont programmées au niveau national.


    Voici un extrait du communiqué intersyndical (CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA)

    (Les sigataires) invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.

    Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

    • D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pourretraite-humour3.jpg conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.

    • De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant. Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.

     

    Pour les Ardennes, le rassemblement se fera à Charleville, comme habituellement.

    D'après le blog de la CGT du Conseil Général, le rendez-vous est programmé à 10 h 30, place Ducale.

     

    Voici leur texte :

    Après le succès du 23 septembre, la CGT et les autres organisations syndicales ont décidé de continuer l’action. LA MOBILISATION ne doit pas faiblir. Deux nouveaux rendez-vous sont fixés. Le premier est : LE SAMEDI 02 OCTOBRE A 10H30 PLACE DUCALE A CHARLEVILLE MEZIERES Cette nouvelle journée doit nous permettre de sensibiliser les citoyens et les salariés et les convaincre de se joindre à nous le 12 octobre ou sera organisé une grande manifestation. LA DETERMINATION DOIT SE RENFORCER Le gouvernement doit comprendre, NOUS NE CEDERONS PAS. Ce projet de réforme est inacceptable. La CGT va porter une nouvelle fois ses revendications sur les retraites le 2 Octobre. Le verre de la mobilisation et de la résistance sera offert à l’issue de l’action. L’AVENIR DES RETRAITES C’EST VOUS !