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  • EPR de Flamanville : une autorisation de mise en service prolongée, pour un projet déjà bien loin des normes

    Communiqué de FNE le 01.10.2020

    Le 25 mars 2020, en plein confinement, un décret prorogeant de quatre ans la validité du décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville a été publié. Pourtant, l’état du réacteur n’a plus grand-chose à voir avec ce que décrit le décret d’autorisation de création initial. France Nature Environnement s’oppose à ce nouveau report, décidé en catimini, sans procédure de participation du public.

    Un chantier criblé de malfaçons

    Le décret de création initial [1] prévoyait tout d’abord que les exigences de conception et de fabrication soient telles qu’on puisse exclure la rupture de composants majeurs comme la cuve ou les tuyauteries des circuits primaires et secondaires. Entre-temps, d’importants défauts ont été découverts sur le couvercle et le fond de cuve, si bien que sa rupture ne peut être exclue [2]. Ce risque de rupture concerne également huit soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur, affectées de malfaçons [3], qui devront faire l’objet de réparations – sachant que l’Autorité de sûreté nucléaire n’a toujours pas validé le procédé proposé par EDF.

    EDF incapable d’assumer techniquement et financièrement le chantier

    Le décret exigeait également qu’EDF dispose des capacités techniques et financières nécessaires pour construire le réacteur et s’assurer des charges futures.

    13 ans après le début du chantier, EDF a apporté la démonstration flagrante de son incapacité à le mener à bien : litanie de malfaçons sur le site et dans les usines des fabricants, surveillance déficiente des prestataires, exigences de qualité non transmises aux fabricants… Comme le souligne l’Autorité de sûreté nucléaire, il ne s’agit pas d’une expérience qui se serait perdue faute de construire des réacteurs, mais d’un manque de rigueur et d’une perte de compétence professionnelle touchant l’ensemble de la filière. Le gouvernement nage donc en pleine contradiction, ayant accordé cette prorogation alors qu’il a lui-même reconnu publiquement cette perte de compétence et de rigueur lors de la remise du rapport Folz, d’octobre 2019 !

    Quant à la situation financière d’EDF, elle s’avère tout aussi inquiétante. Plombée par une dette évaluée à 41 milliards d’euros fin 2019, l’entreprise aurait déjà disparu sans le soutien de l’État et l’argent des contribuables, ce qui fait peser un doute sérieux quant à sa capacité à assurer ses charges de long terme. Elle vient de lancer un vaste plan d’économies, prévoyant même d’économiser sur la maintenance des réacteurs ! L’endettement d’EDF est d’ailleurs en partie lié à l’explosion des coûts de l’EPR de Flamanville, la Cour des comptes évaluant désormais le montant total du projet à 19,1 milliards d’euros. Et la réforme du prix de revente de l’électricité nucléaire ne devrait pas permettre à EDF de rentrer dans ses frais. En effet, la Commission de Régulation de l’Électricité estime que le surcoût de l’EPR, résultant d’erreurs commises par EDF, n’a pas à être répercuté sur ce prix de revente.

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  • EPR de Flamanville : un échec opérationnel, des dérives de coûts et de délais considérables

    Et ce n'est pas nous qui le disons, mais la Cour des Comptes, vénérable institution chargée de veiller sur la bonne utilisation des fonds publics.

    Voici le communiqué qu'elle publie ce jour (pour voir le rapport complet, cliquer ici)

    Le projet de réacteur nucléaire européen à eau pressurisée (EPR) est issu d’une coopération franco-allemande engagée en 1989, dont l’Allemagne s’est retirée en 1998. À partir de 2001, le groupe Areva, nouvellement constitué, a développé une stratégie de vente d’EPR « clé en main », s’opposant à EDFqui se voulait chef de file du « nouveau nucléaire » en France et à l’étranger.
    Les rivalités entre ces deux groupes publics, non arbitrées à l’époque, se sont traduites par le lancement précipité des chantiers des deux premiers EPR, en Finlande et à Flamanville. Cette préparation insuffisante a conduit à sous-estimer les difficultés et les coûts de construction, qui ont dérivé, et à surestimer la capacité de la filière nucléaire française à y faire face, au prix de risques financiers pour les entreprises du secteur.
    Malgré un choix technologique désormais éprouvé en Chine et l’amélioration apportée au pilotage de ces grands chantiers, les gains financiers et techniques attendus du projet EPR 2 doivent être confirmés. La construction de nouveaux EPR en France ne saurait en tout état de cause être envisagée sans réponses préalables claires sur les modes de financement et la place de la production électronucléaire dans le mix électrique de demain.

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  • Nos associations attaquent le décret prorogeant le délai de mise en service de l’EPR de Flamanville

    Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire“, Greenpeace France, France Nature Environnement, France Nature Environnement Normandie, CRILAN, Stop EPR Ni à Penly ni ailleurs.

    Le 25 mars 2020, en plein confinement, un décret prorogeant de quatre ans le délai de mise en service de l’EPR de Flamanville a été publié. En quelques lignes, ce décret modificatif – déjà le deuxième de ce type [1] – en fixe la date limite à 2024, contre 2020 auparavant. Le gouvernement a procédé en catimini, sans procédure de participation du public, comme s’il s’agissait simplement d’actualiser formellement une date devenue obsolète en raison des retards successifs du chantier. Pourtant, l’état du réacteur n’a plus grand-chose à voir avec ce que décrit le décret d’autorisation de création initial.

    Celui-ci prévoyait en effet que les exigences de conception et de fabrication devaient être telles qu’on puisse exclure la rupture de composants majeurs comme la cuve ou les tuyauteries des circuits primaires et secondaires. Entre-temps, d’importants défauts ont été découverts sur le couvercle et le fond de cuve, si bien que sa rupture n’est plus exclue [2]. Ce risque concerne également huit soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur, affectées de malfaçons [3] , dont la réparabilité n’est même pas garantie. Et ces problèmes ne représentent probablement que la partie émergée de l’iceberg, de nouvelles « non-conformités » étant régulièrement découvertes [4] !

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  • Non, le nucléaire n’est pas un atout dans la lutte contre le changement climatique !

    Sommet européen sur la neutralité carbone : le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce l’attitude de la France pour promouvoir le nucléaire comme énergie "verte"

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    Communiqué du 17 décembre 2019

    Les 12 et 13 décembre, à l’occasion du Conseil Européen sur le climat, la France, après avoir depuis plusieurs semaines fait la promotion du nucléaire, a soutenu les propositions de la République Tchèque, de la Hongrie et de la Pologne pour que le nucléaire soit reconnu comme un moyen d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

    Dans l’espoir d’ouvrir des possibilités de financement ultérieures pour le nucléaire par le biais du label "finance verte" en discussion au niveau européen, la France, qui se présente volontiers comme le « bon élève » dans la lutte contre le changement climatique, n’a pas hésité à s’allier avec un pays comme la Pologne, qui compte parmi les pires pollueurs de l’Union Européenne et dont les émissions de gaz à effet de serre augmentent, quitte à provoquer un blocage des négociations

     

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  • Non à de nouveaux EPR.

    Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire" le 14.10.2019.

    Ce lundi 14 octobre, le Monde vient de rendre publique l’existence d’un courrier adressé à EDF par les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Économie et des Finances.

    Il en ressort que la décision du gouvernement concernant la construction de nouveaux réacteurs est déjà prise, et que les ministres demandent à EDF de fournir des gages en vue de la construction de 6 EPR ! Nous dénonçons cette fuite en avant absurde et suicidaire, qui met en danger à la fois l’environnement, les alternatives énergétiques et les finances publiques.

    Construction de nouveaux réacteurs : pour le gouvernement, la messe est déjà dite !

    Lors de la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, en novembre 2018, Emmanuel Macron avait annoncé qu’aucune décision ne serait prise avant 2021 concernant la construction de nouveaux réacteurs. Au vu du retard sur le chantier de l’EPR de Flamanville, il semblait même évident que rien ne serait décidé avant que celui-là ne soit achevé.

    Or, selon le courrier évoqué dans Le Monde, la décision gouvernementale serait déjà prise. Dans cette lettre datée du 12 septembre, le gouvernement demande à EDF de procéder à un état des lieux de la filière nucléaire, d’identifier ses manques et les actions à mener pour regagner en compétence, afin d’assurer la construction de trois paires d’EPR « Nouveau Modèle » sur trois sites différents.

    Le gouvernement a donc suivi le scénario préconisé par le rapport Collet-Billon-Escatha, dont les grandes lignes ont été dévoilées juste après la démission de Nicolas Hulot et qui préconisait la construction de 6 EPR [1] . On comprend mieux les achats de terrain effectués par EDF autour des centrales [2], tout comme l’appel d’offre déposé par EDF pour la construction de deux EPR à partir de 2023 !

    Il en ressort que les procédures réglementaires à prévoir (enquête publique, débat public), voire les débats sur le sujet avec les parlementaires, constituent un non-sujet pour le gouvernement, comme pour EDF. Peu importe qu’une écrasante majorité de citoyennes et citoyens ait exprimé son opposition à la construction de nouveaux EPR, y compris pendant le débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie [3] : comme d’habitude, concernant le nucléaire, on ne s’embarrasse pas avec la démocratie !

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  • EPR de Flamanville : les huit soudures de traversée devront être réparées

    L'EPR ( centrale nucléaire de nouvelle génération) qui est en construction à Flamanville n'en finit pas de rencontrer des difficultés. Les retards succèdent aux retards, et les surcoûts atteignent des proportions gigantesques.

    L'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a imposé à EDF en juin dernier la réfection de soudures non-conformes dans une partie essentielle du réacteur. L'ASN déclarait alors ceci :

    "EDF avait proposé en 2018 une démarche visant à justifier le maintien en l’état de ces soudures. L’ASN avait alors jugé que l’issue d’une telle démarche était incertaine et avait invité EDF à engager les opérations préalables à la remise en conformité des soudures (...)

    Par courrier du 7 juin 2019, EDF a sollicité l’avis de l’ASN sur la possibilité de réparer ces soudures vers 2024, après la mise en service du réacteur.

    Dans son courrier du 19 juin, l’ASN note que la remise en conformité des soudures de traversées avant la mise en service du réacteur est techniquement réalisable. Le report des opérations de réparation après la mise en service du réacteur soulèverait plusieurs difficultés, notamment au regard de la justification de la sûreté du réacteur durant la période transitoire. L’ASN considère donc que la réparation des soudures concernées avant la mise en service du réacteur constitue la solution de référence."

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  • Le Rainbow Warrior au large du Cotentin pour dénoncer la pollution des déchets nucléaires et le fiasco de Flamanville

    Vendredi 16 août, le navire amiral Rainbow Warrior et les militant-e-s de Greenpeace ont quitté le port de Cherbourg tôt dans la matinée en direction du cap de la Hague, l’une des zones les plus nucléarisées au monde.

    Vers 9h00, le navire a fait une première étape devant l’usine Orano de la Hague, au niveau du tuyau d’évacuation de l’usine de retraitement de déchets nucléaires pour protester contre les rejets en mer de substances radioactives. Les militant-e-s ont déployé plusieurs banderoles : « pollution nucléaire » et « déchets nucléaires : ça déborde ».

    « La filière nucléaire produit des déchets radioactifs en masse, mais ce que l’on sait moins c’est qu’elle déverse aussi les rebuts de ses activités radioactives et chimiques le long des côtes françaises. C’est une énergie sale qui contamine aussi les océans », explique Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France.

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