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  • Incident de niveau 2 concernant les groupes électrogènes de secours à moteur diesel de huit centrales nucléaires

    Depuis les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, la sécurité des centrales nucléaires françaises a du être renforcée. Nous avons donc appris, après des années de fonctionnement, qu'en cas d'accident grave les mécanismes de secours étaient insuffisants, voire inexistants. L'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a exigé des travaux pour palier à ses manques.

    logo-asn.pngLes contrôles de l'ASN, ont montré une faiblesse des groupes électrogènes de secours, sensés entrer en action en cas de défaillance du système principal. Précisément, "Chaque réacteur de 1300 MWe dispose de deux diesels de secours, qui assurent de façon redondante  l’alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance des alimentations électriques externes, notamment à la suite d’un séisme. Les diesels de secours sont composés d’un alternateur, d’un moteur diesel et de systèmes auxiliaires (circuits de refroidissement, de prégraissage, etc.)."

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  • La centrale de Fessenheim doit être arrêtée définitivement

    La plus vieille centrale nucléaire de France encore en service se situe à Fessenheim, en Alsace. Les militants écologiques locaux, les pays voisins et le bon sens demandent l'arrêt définitif de la centrale. Ce fut une promesse de François Hollande, mais elle tarde à être mise en œuvre.

    De nombreux incidents ont émaillé l'exploitation de cet établissement ces dernières années, et le vieillissement des différents composants ne peut qu'augmenter le risque d'un accident grave.

    Un récent contrôle de l'Autorité de Sûreté Nucléaire ( ASN ) a révélé une anomalie liée à la fabrication d'un élément majeur par l'usine Creusot Forge d’Areva. C'est la découverte d'anomalies sur la centrale EPR de Flamanville qui a mis en évidence des dissimulations de malfaçons dans cette usine dédiée en grande partie au nucléaire.

    L'ASN déclare que si elle avait eu connaissance à temps de ces anomalies, elle n'aurait pas autorisé la poursuite de l'exploitation de Fessenheim dès 2012.

    Une telle accumulation de problèmes et de dissimulations conforte notre conviction que la fermeture de Fessenheim est une nécessité urgente.

    Voici le communiqué de l'ASN :

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  • Nucléaire : Irrégularités dans le contrôle de fabrication de pièces par Areva

    AREVA, fleuron industriel de la filière nucléaire française n'a pas fini de se sortir des difficultés de tout ordre et des scandales à répétition. En dehors des problèmes financiers considérables qu'elle connaît, l'entreprise doit gérer des incidents industriels à répétition, les deux étant d'ailleurs liés.

    Des vices de fabrication ont été détectés sur le cuves de la future centrale EPR de Flamanville, entraînant un contrôle approfondi des produits de l'usine AREVA du Creusot. Et cette inspection a mis en évidence des anomalies dans le contrôle de qualité. L'Autorité de Sûreté Nucléaire demande donc à AREVA la liste des pièces concernées par ces irrégularités dans les dossiers de fabrication, afin de pouvoir évaluer les conséquences potentielles sur la sûreté des installations. La filière nucléaire est dangereuse par nature, nous le savons depuis sa mise en place. Si AREVA ne respecte même pas les procédures normales, nos craintes d'un accident grave se justifient d'avantage, et l'arrêt du nucléaire doit devenir une priorité nationale.

    Voici le communiqué de l'Autorité de Sûreté Nucléaire

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  • La Hague : l'installation remise en cause par l'autorité de sûreté nucléaire

    L’usine de retraitement de la Hague est un centre de traitement du combustible usé dans lequel on traite le combustible provenant des réacteurs nucléaires. Plusieurs milliers de personnes travaillent sur ce site géré par AREVA. Cette entreprise a été longtemps le fleuron de la filière nucléaire française. Elle traverse actuellement de très grosses difficultés, tant industrielles que financières.

    L'autorité de Sûreté nucléaire est chargée de faire progresser la sûreté nucléaire en France. Par une note datée du 24 février 2016, elle fait état de ses inquiétudes concernant la corrosion des évaporateurs du site de La Hague.

    L'ASN rappelle la conception des évaporateurs : "Ces évaporateurs ont été conçus dans les années 1980 dans un acier choisi par l’exploitant pour son endurance vis-à-vis de la corrosion. A la conception, l’exploitant a également pris des marges au niveau de l’épaisseur des parois des évaporateurs, pour démontrer leur bonne tenue au séisme et la tenue en pression de leurs serpentins de chauffe, même après corrosion. Les évaporateurs sont par ailleurs implantés dans des casemates individuelles en béton armé, inaccessibles au personnel en raison du niveau de radioactivité ambiant "

    "Ces dispositions ont conduit l’exploitant à n’envisager que la possibilité de fuites modérées (telles que celles induites par la corrosion) et à exclure la possibilité d’une rupture franche de ces équipements et de leur circuit de chauffe.
    Du fait de l’exclusion de l’hypothèse d’une rupture franche des évaporateurs et de leur circuit de chauffe, le réseau de ventilation et de filtration d’air des casemates où sont situés ces équipements n’est pas conçu pour ce scénario d’accident. Dans une telle hypothèse, ni le maintien d’une ambiance radiologique acceptable dans l’installation ni l’absence de rejet dans l’environnement ne sont aujourd’hui acquis.

    La garantie que les parois des évaporateurs conservent une épaisseur suffisante après corrosion est l’une des conditions d’exclusion d’un scénario accidentel de rupture franche d’un évaporateur."

    Ce rappel technique permet de comprendre l'importance de la mise en garde que l'ASN adresse à AREVA. En voici l'intégralité :

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  • Le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant

    Cette affirmation ne vient pas d'un écologiste attardé, mais du président  de l'Autorité de Sureté Nucléaire, M. Pierre-Franck Chevet. D'après le site de l'ASN, il a donc déclaré lors de ses vœux à la presse : « le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant ».

    Il appuie son diagnostic sur des constats, qui tranchent nettement avec le discours officiel des industriels du nucléaire et des responsables politiques favorables à cette filière.

    L'ASN se définit ainsi : "L’Agence assure, au nom de l’Etat, la réglementation et le contrôle du nucléaire  pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l’environnement. Elle informe les citoyens. "

    Vous pouvez retrouver sur son site le compte-rendu complet de cette prise de parole, et des dossiers sur les principaux secteurs de la filière nucléaire.

    Voici le résumé des 3 constats sur lesquels reposent les craintes du Président de l'ASN :

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  • Areva ne respecte pas les prescriptions imposées suite à Fukushima

    L'accident survenu à Fukushima, suite au tsunami, a entraîné une gestion renforcée de la sécurité des centrales nucléaires.

    En France, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), compétente en ce domaine, a imposé la construction d'un deuxième poste de commandement résistant à des situations extrêmes. On imagine mal en effet Projet-d-arrete-fixant-les-regles-generales-relatives-aux-INB-l-ASN-et-le-MEEDTL-organisent-une-consultation-du-public.gifqu'une centrale gravement endommagée (tremblement de terre, accident d'avion, ...) ne puisse plus être gérée du fait que son centre de commandement serait lui aussi gravement touché par la même catastrophe. C'est ce scénario qui s'est déroulé à Fukushima, aggravant les conséquences de la catastrophe pour les populations voisines.

    L'ASN a donc prescrit des travaux aux  gestionnaires des centrales nucléaires françaises. Elle indique ce jour dans un communiqué :" À la suite de l’accident de Fukushima, l’ASN a prescrit à AREVA, par décisions du 26 juin 2012, de disposer, avant le 31 décembre 2016, de locaux et de moyens d’urgence résistant à des situations extrêmes. Ces décisions prescrivent aussi la mise en œuvre de dispositions transitoires à compter du 30 juin 2013."

    Or AREVA n'a pas tenu compte de ces prescriptions et l'ASN met les points sur les i :

    "Par courrier du 26 juin 2013, AREVA a proposé d’autres dispositions que celles initialement prévues, avec de nouvelles échéances, sans apporter les justifications nécessaires.

    Les dispositions des décisions du 26 juin 2012 ne sont donc pas respectées par AREVA."

    L'ASN tire les conclusions logiques de cette situation et elle met en demeure AREVA de respecter les dispositions réglementaires dans un délai de 4 à 8 mois.

    images?q=tbn:ANd9GcRExiILYMHQAYd-LINTpi0yeqTjQtCxGShD7PFkLV5JvfjMAK1xOn peut en conclure plusieurs choses : C'est suite à un accident majeur que l'ASN constate une faille importante de sécurité dans les centrales nucléaires françaises : l'absence d'un poste de commandement résistant aux situations extrêmes. L'ASN impose alors de travaux (très coûteux) aux gestionnaires. Mais au moins sur deux sites (Tricastin et Romans sur Isère) ces travaux ne sont pas réalisés. Les gestionnaires proposent d'eux-mêmes d'autres dispositions, non conformes aux dispositions imposées. Cela montre qu'ils gèrent avec légèreté la sécurité des centrales et donc la santé et la vie des riverains. Suite à ce refus de faire les travaux imposés, l'ASN leur impose une mise en demeure, mais aucune sanction. Dans le monde du nucléaire les forces sont disproportionnées entre les contrôleurs (qui dépendent de l'Etat ! ) et les gestionnaires qui disposent de moyens considérables du point de vue financier, politique et de la communication.

    Et quand des activistes de Greenpeace pénètrent sur le site de Tricastin pour en dénoncer la dangerosité, ils se retrouvent très rapidement inculpés. Pourtant, il ne semble pas  que les militants de Greenpeace soient plus dangereux  que les responsables de ces centrales, loin de là!

  • Rapport 2012 : l'ASN souffle le Chooz et le froid

    L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a publié hier son rapport annuel sur les risques liés au nucléaire civil et sur les mesures prises pour les limiter.

    Après avoir lu attentivement les 542 pages du rapport, nous pouvons vous en donner un apperçu significatif. Il concerne notre centrale ardennaise, celle qui se situe au milieu d'un parc naturel.

    L'ASN se dit globalement satisfaite du fonctionnement des centrales de notre pays. Il faut relativiser ASN-Logo_0.jpgson jugement puisqu'elle disait la même chose avant l'accident de Fukushima. Puis après celui-ci elle a exigé des mesures importantes et très coûteuses pour renforcer la sécurité des centrales françaises. On ne craint pourtant pas un tsunami chez nous, mais des faiblesses majeures ont été mises en évidence. En particulier la gestion d'une crise grave nécessite des équipements spécifiques et sécurisés et ces équipements n'existaient pas.

    Reste qu'un accident est par définition imprévu, et que les 542 pages du rapport analysent le passé et le présent mais sont bien incapable d'écrire un scénario qui se déroulerait dans un avenir plus ou moins proche. Un accident grave est en général la rencontre de trois éléments : une installation ou un site dangereux, une gestion humaine qui reste toujours faillible et  un événement imprévu ou mal anticipé.

    main.php?g2_view=core.DownloadItem&g2_itemId=237&g2_serialNumber=2Pour Chooz nous avons déjà l'installation, la gestion humaine et ses incertitudes il ne reste plus qu'à espérer qu'un événement exceptionnel n'arrive pas à un mauvais moment.

    En ce qui concerne cette gestion humaine, l'ASN est sévère avec le site de Chooz. Voici le paragraphe consacré à la centrale :

    Centrale nucléaire de Chooz

    L’ASN considère que les performances du site de Chooz concernant la sûreté nucléaire, la radioprotection, la maintenance et l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF.

    L’ASN considère cependant que le site de Chooz a régressé en matière de rigueur d’exploitation et note une recrudescence d’erreurs de lignages des installations et de planification des essais périodiques. L’exploitant de Chooz B devra porter une attention particulière à ces deux points en 2013. L’ASN note néanmoins que le site n’a pas connu d’arrêt automatique de réacteur en 2012 et n’a rencontré qu’une seule sortie de domaine de fonctionnement autorisé.

    L’ASN considère également que la maîtrise des activités de maintenance n’a pas suffisamment progressé, notamment dans la préparation des activités et la qualité des analyses de risques. L’arrêt du réacteur 2 pour visite partielle a été marqué par une prolongation notable compte tenu des dégradations constatées sur la visserie interne des groupes motopompes primaires.

    L’ASN a constaté quelques progrès concernant la disponibilité des dispositifs de surveillance de l’environnement et une meilleure gestion de la station de traitement à la monochloramine des effluents de refroidissement ; ces progrès sont néanmoins masqués par le rejet incontrôlé d’acide sulfurique en Meuse, lié à une maintenance insuffisante de certains matériels et d’équipements contribuant à la protection de l’environnement.

    Ces réserves son faites par une agence d'Etat dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'est pas classée dans les opposants au nucléaire. On se demande ce qu'aurait pu trouver une inspection indépendante des pouvoirs publics.