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  • EPR de Flamanville : EDF défaillante

    Le chantier du futur réacteur nucléaire de Flamanviile accumule les problèmes majeurs, qui sont à l'origine d'un retard considérable de sa réalisation et de surcoûts astronomiques par rapports aux prévisions. Cette centrale de type nouveau (EPR, Evolutionary Power Reactor) devait donner un coup de jeune à cette filière, elle risque maintenant de lui donneruin coup d'arrêt.

    L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) assure, au nom de l'État, le contrôle de la sûreté nucléaire. Elle vient delogo-asn.png publier une note d'information qui met en cause de manière directe l'attitude d'EDF face aux anomalies de soudure constatées sur les tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur EPR de Flamanville.

    Voici l'essentiel de cette mise en garde :

    "Les soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur EPR de Flamanville 3 sont concernées par des écarts de conception et de réalisation.

    EDF a informé l’ASN, par courrier le 23 juillet 2018, de la démarche de traitement des écarts qu’elle envisage de mettre en œuvre. L’ASN avait noté favorablement la proposition de remise à niveau d’une partie des soudures avec un procédé de soudage permettant de respecter les valeurs de résilience prévues dans le référentiel d’exclusion de rupture de ces tuyauteries."

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  • Perte d’alimentation électrique externe à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

    L'autorité de sûreté nucléaire a publié le 18 juillet un communiqué concernant un début d'incendie dans un transformateur de la centrale de Nogent-sur-Seine.

    En voici la teneur ;

    " À la suite d’un incendie survenu le 17 juillet vers 22h sur un transformateur de la centrale de Nogent-sur-Seine, le réacteur 2  - actuellement en arrêt pour maintenance - a perdu ses alimentations électriques externes. Le cœur du réacteur était complétement déchargé, le combustible se trouvant dans la piscine de refroidissement.

    Le groupe électrogène disponible a alors assuré l’alimentation électrique des installations, en particulier le refroidissement de la piscine. Le second groupe électrogène était en maintenance.

    EDF a mis en place une organisation adaptée et a alerté l’ASN vers minuit.

    Le dispositif d’astreinte de l’ASN a été mobilisé, au niveau national et local, pour suivre en temps réel l’événement avec son appui technique l’IRSN.

    L’incident a été clos vers 5h00 avec le rétablissement d’une alimentation électrique externe. Il n’a pas eu de conséquence sur les personnes et l’environnement."

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  • EPR de Flamanville : il faut stopper la fuite en avant et abandonner définitivement le chantier !

    Communiqué du réseau "Sortir du Nucléaire" le 31 mai 2018

    Alors qu’EDF s’apprête à annoncer un nouveau retard pour l’EPR de Flamanville, le Réseau “Sortir du nucléaire" appelle à arrêter les frais et à stopper ce chantier catastrophique.

    Des défauts graves sur des équipements cruciaux

    En avril 2018, des défauts graves ont été détectés sur des soudures du circuit secondaire de l’EPR de Flamanville. Alors qu’il s’agit de composants cruciaux pour la sûreté qui, pour éviter à tout prix tout risque de rupture, doivent présenter une qualité irréprochable, ces soudures n’avaient pas été effectuées dans les règles de l’art. Pire, l’entreprise sous-traitante qui les avait contrôlées les avait déclarées conformes !

    Malgré ces défauts, EDF comptait effectuer des essais sur ces canalisations défectueuses cet été en y diffusant de la vapeur radioactive...

    Or selon des informations diffusées aujourd’hui par Libération, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), jouant cette fois-ci son rôle, exige aujourd’hui qu’EDF reprenne la quasi-totalité des 150 soudures concernées, ce qui pourrait se traduire par un report en 2020 du démarrage du réacteur.

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  • Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher). L’ASN met le site sous surveillance renforcée.

     

    Note d'information de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, publié le 13/09/2017 à 09:30

     

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    L’ASN a décidé de placer sous surveillance renforcée la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dans le Cher (18), en raison de la dégradation du niveau de sûreté qu’elle constate depuis 2016 sur ce site, et de l’absence d’améliorations notables de la part d’EDF à ce jour.

    Les dispositions de mise sous surveillance renforcée décidées par l’ASN se traduiront notamment par des contrôles supplémentaires et par une attention particulière portée à la mise en œuvre des ajustements nécessaires en matière d’organisation. L’ASN contrôlera régulièrement l’efficacité du plan d’action déployé par EDF.

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  • Projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde : l’ASN émet des réserves

    L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) contrôle les activités liées au nucléaire en France. Elle doit donner son avis sur le projet CIGEO porté par l'ANDRA ( Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs). C'est à Bure dans la Meuse que ce stockage est prévu, enfouissant pour des milliers d'années des matières hautement radioactives dans le sous-sol. Il n'existe bien entendu aucun exemple qui permet de garantir une pareille installation sur une durée si longue.

    La très courte période où ces stockages ont été mis en place a donné lieu à deux accidents majeurs : un à Asse en Allemagne, l'autre à Hanford aux Etats-Unis. Deux accidents majeurs, aux conséquences incalculables, car la situation n'y est toujours pas maîtrisée. Et l'ANDRA veut poursuivre dans la même technologie, promettant une stabilité du terrain et celle des fûts enterrés pour les millénaires à venir. Nous ne serons pas là pour le vérifier, les initiateurs du projet non plus. Mais le pari est risqué : un événement exceptionnel a peu de chance de se produire à court terme, mais sur une période très longue un risque très faible voit sa probabilité de survenir multiplié par 1000, 10 000 ou plus ...

    L'ASN insiste particulièrement sur le risque d'incendie lié au bitume utilisé comme enveloppe pour les déchets nucléaires. Il existe d'autres risques (instabilité du terrain, corrosion des fûts, infiltration d'eau, activité humaine, ... et certains dont nous n'avons pas connaissance actuellement).

    C'est pourquoi depuis des années un collectif se bat contre ce projet d'enfouissement à Bure. Un rassemblement y est organisé cet été (voir notre note).

    Voici le pré-avis complet de l'ASN, avant l'enquête publique ( Le projet d'avis de l’ASN relatif au dossier d’options de sûreté de l’installation de stockage de déchets radioactifs Cigéo est mis à disposition du public par voie électronique sur le site de l’ASN pour une durée d'un mois et demi : du 1er  août au 15 septembre 2017.
    Les observations peuvent être faites par voie électronique sur le site de l’ASN jusqu’à la date du 15 septembre 2017.)

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  • EPR de Flamanville : l’ASN propose de jouer à la roulette russe

    Communiqué du réseau "Sortir du Nucléaire"

    Alors que l’Autorité de sûreté nucléaire vient de rendre publique sa position sur les défauts qui affectent la cuve logo-asn.pngde l’EPR, le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce une grave entorse aux principes élémentaires de la sûreté et une mise en danger des populations.


    Tout en considérant la tenue mécanique des aciers de la cuve de l’EPR comme suffisante « même en cas d’accident », l’ASN reconnaît une diminution des marges vis-à vis du risque de rupture brutale et exige des contrôles renforcés. Leur faisabilité technique n’étant pas démontrée pour le couvercle de cuve, l’ASN propose de limiter son utilisation dans le temps et de procéder au changement de ce dernier… en 2024.

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  • Incident de niveau 2 concernant les groupes électrogènes de secours à moteur diesel de huit centrales nucléaires

    Depuis les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, la sécurité des centrales nucléaires françaises a du être renforcée. Nous avons donc appris, après des années de fonctionnement, qu'en cas d'accident grave les mécanismes de secours étaient insuffisants, voire inexistants. L'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a exigé des travaux pour palier à ses manques.

    logo-asn.pngLes contrôles de l'ASN, ont montré une faiblesse des groupes électrogènes de secours, sensés entrer en action en cas de défaillance du système principal. Précisément, "Chaque réacteur de 1300 MWe dispose de deux diesels de secours, qui assurent de façon redondante  l’alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance des alimentations électriques externes, notamment à la suite d’un séisme. Les diesels de secours sont composés d’un alternateur, d’un moteur diesel et de systèmes auxiliaires (circuits de refroidissement, de prégraissage, etc.)."

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