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  • Nucléaire : les 4 convictions de l'ASN

    Rapport%20ASN%202021.jpgA l'occasion de la présentation de son rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2021, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a mis en avant 4 convictions. Ces remarques constituent des mises en garde sérieuses sur une poursuite de l'utilisation des centrales nucléaires, étant donné les difficultés majeures rencontrées actuellement par la filière nucléaire.

    Nous reproduisons ci-dessous ces réflexions :

     

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  • Encore un réacteur arrêté, la France privée de 10 % de sa capacité nucléaire

    Extraits de l'article de Reporterre

    Et un troisième réacteur de 1 450 mégawatts (MW) en rade. Jeudi 6 janvier, EDF a indiqué qu’elle prolongeait de trois mois l’arrêt du réacteur n°2 de la centrale de Chooz (Ardennes). Ceci parce qu’elle y a détecté la même dégradation du circuit d’injection de sûreté que sur les réacteurs 1 et 2 de Civaux (Vienne).

    Cette série a débuté le 21 octobre, quand EDF a annoncé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avoir découvert un problème de corrosion et de fissuration sur la tuyauterie reliant le circuit d’injection de sûreté au circuit primaire du réacteur 1 de Civaux. Le circuit d’injection de sûreté est un dispositif de secours d’une importance extrême dans certaines situations accidentelles. « Le cœur du réacteur est normalement refroidi par l’eau qui circule dans le circuit primaire du réacteur. En cas de brèche sur le circuit primaire, celui-ci va progressivement se vidanger, et ne pourra à terme plus assurer sa fonction de refroidissement du cœur, avait expliqué l’ASN à Reporterre. Dans une telle situation, le circuit d’injection de sécurité permet d’injecter de l’eau borée dans le circuit primaire, afin de continuer à refroidir le cœur et, par l’effet du bore, d’étouffer la réaction nucléaire. » S’il ne fonctionne pas, la situation peut dégénérer jusqu’à la fusion du cœur — le scénario des pires accidents nucléaires jamais enregistrés à Fukushima au Japon en 2011, à Tchernobyl en URSS en 1986 et à Three Mile Island aux États-Unis en 1979.

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  • France : Chooz : EDF redémarre un réacteur à moitié réparé

    Communiqué de "Sortir du nucléaire" le 31.08.2021

    Malgré de longs mois d’arrêt, et une attention particulière pour ses assemblages de combustible corrodés, le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Chooz (Grand Est) a été redémarré par EDF, mais seulement à moitié réparé. C’est pourtant un système utilisé pour refroidir le combustible qui était incriminé : le système d’alimentation en eau de secours des générateurs de vapeur.

    Ce système, dit ASG, est utilisé en cas d’accident en temps normal, mais aussi pendant les arrêts et les redémarrages des réacteurs nucléaires car lors de ces phases, ce sont les générateurs de vapeurs  [1] qui assurent le refroidissement de la cuve et du combustible qu’elle contient. C’est par ce système que la puissance thermique produite est évacuée. C’est d’ailleurs pourquoi, en cas de problème sur ce circuit ASG qui dure plus de 3 jours, la puissance du réacteur doit être baissée et le réacteur ramené dans un état où son refroidissement n’est pas assuré par les générateurs de vapeur. Car sans évacuation de cette puissance produite par le réacteur, sans refroidissement, c’est l’explosion assurée.

     

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  • Un problème de soudures à l’EPR de Flamanville fait craindre de nouveaux surcoûts

    Extraits de l'article de Reporterre du 18.03.2021

    Nouveau coup dur pour le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Le 3 mars, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un écart de conception concernant trois piquages du circuit principal du réacteur en construction. Ces défauts pourraient entraîner de nouveaux retards et surcoûts dans la mise en service du réacteur de troisième génération, prévue en 2023.

    Les piquages permettent de connecter le circuit primaire, qui contient l’eau qui permet de refroidir le cœur du réacteur et de transférer l’énergie issue de la réaction nucléaire aux générateurs de vapeur, et plusieurs circuits auxiliaires. Selon l’ASN, les soudures de ces trois piquages « ne respectent pas les exigences de la démarche d’exclusion de rupture » engagée par EDF pour cette partie des tuyauteries du circuit primaire. Or EDF et Framatome avaient élargi le diamètre de ces soudures par rapport à la conception initiale, ce qui pourrait entraîner une brèche plus importante que prévu en cas de rupture — et rend en tout cas caduques les études de sûreté transmises par EDF à l’ASN.

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  • Centrale nucléaire de Flamanville : Mise en demeure d'EDF

    Note d'information publié le 03/03/2021  par l'Autorité de Sûreté Nucléaire.

    Le 1er mars 2021, l’ASN a mis en demeure EDF de se conformer aux dispositions réglementaires en matière de préparation et de gestion des situations d’urgence ainsi que de contenu du plan d’urgence interne de la centrale nucléaire de Flamanville en exploitation (réacteurs 1 et 2).

    La décision de l’ASN n°2017-DC-0592 du 13 juin 2017 prescrivait à l’ensemble des exploitants nucléaires les éléments devant être contenus dans leur plan d’urgence interne, décrivant l’organisation mise en œuvre pour gérer les situations d’urgence. L’échéance fixée pour l’intégration de ces évolutions était le  1er janvier 2021 pour les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Flamanville, et le  08 octobre 2021 pour le réacteur EPR. Néanmoins, le 14 décembre 2020, l’exploitant a averti l’ASN de son incapacité à intégrer dans les délais les évolutions demandées par la réglementation tout en indiquant à l’ASN, qu’en tout état de cause,  le site de Flamanville mettait en œuvre une organisation spécifique, comportant un nombre accru d’équipiers de crise en raison de l’intégration des agents de Flamanville 3, lui permettant de répondre efficacement aux objectifs fixés par la réglementation.

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  • Prolongation des centrales : l'Autorité de sûreté nucléaire bâcle la consultation publique

    Publié le 2 décembre 2020 par Greenpeace

    A partir de ce jeudi 3 décembre, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) proposera au public de se prononcer sur les conditions du fonctionnement au-delà de 40 ans des réacteurs nucléaires. Greenpeace France juge cette consultation bien trop tardive et de pure forme, alors que 13 réacteurs ont déjà dépassé 40 ans de fonctionnement.

    Au fil de plusieurs centaines de pages, l’ASN va détailler ses prescriptions de travaux et d’études afin d’autoriser EDF à faire fonctionner ses centrales dix ans de plus. C’est ce document au contenu technique que les citoyens et citoyennes sont censés s’approprier et commenter en moins de six semaines, entre le 3 décembre et le 15 janvier, en pleine période des fêtes de fin d’année.

    Lors de précédentes consultations publiques, l’ASN n’a pas répondu aux commentaires, provenant parfois d’études entières d’experts internationaux, qui lui étaient adressés. Pour Roger Spautz, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France, « menée dans ces conditions, cette consultation risque de n’être qu’une mascarade. L’ASN veut appliquer un vernis citoyen à des décisions qui engagent la sécurité de toutes et tous, sans mettre en place les moyens d’un réel débat ».

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  • Centrale de Chooz : un événement affectant la sûreté déctecté au bout de huit jours

    Communiqué de l'ASN ( Agence de Sûreté Nucléaire) le 05.06.2020

    Le 27 mai 2020, l’exploitant de la centrale nucléaire de Chooz a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté relatif à la détection tardive de l’indisponibilité partielle du système d’isolement automatique de la vidange de la piscine d’entreposage des assemblages de combustible du réacteur 1, actuellement à l’arrêt dans le cadre de sa deuxième visite décennale.

    La piscine d’entreposage des assemblages de combustible reçoit l'ensemble des assemblages de combustible du cœur du réacteur pendant les arrêts pour rechargement et sert à l’entreposage des assemblages usés dans l'attente de leur envoi vers un centre de traitement. Le refroidissement de la piscine est nécessaire pour évacuer la puissance résiduelle dégagée par les assemblages de combustible présents.

    Le 17 mai, dans le cadre des activités de maintenance prévues, la manœuvre inappropriée d’une vanne a fait disjoncter son alimentation électrique, laquelle alimente également d’autres vannes situées sur l’une des deux voies du système d’isolement automatique de la vidange de la piscine.

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