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centale nucléaire

  • Le gouvernement enterre les (insuffisants) objectifs de la loi de transition énergétique

    Communiqué du réseau"Sortir du nucléaire" du 7 novembre 2017

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    Suite à une présentation de RTE qui dresse un tableau fallacieux d’une réduction de la part du nucléaire prétendument incompatible avec les objectifs climatiques, Nicolas Hulot vient d’annoncer le report de l’échéance de 2025 pour réduire la part du nucléaire. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce une mise en scène pour justifier un renoncement inacceptable.

    Un recul inacceptable du gouvernement

    En enterrant l’échéance de 2025 pour la réduction de la part du nucléaire, Nicolas Hulot a effectué un renoncement inacceptable. Sous couvert de « réalisme », le gouvernement cherche à dissimuler une absence de volonté de s’interposer face à EDF !

     

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  • Nucléaire : le scandale des anomalies prend une nouvelle ampleur

    Une enquête menée par les journalistes de France inter pour l’émission « Secrets d’info » vient de révéler qu’EDF, AREVA et l’ASN savaient depuis au moins 2005 que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes. C’est pourtant l’usine où ont été fabriquées de nombreuses pièces de réacteurs qui comportent des anomalies, dont celles de l’EPR de Flamanville.

    Affaire des anomalies : ce que révèle l’enquête de France inter

    Décembre 2005. Soit il y a plus de dix ans. C’est la date à laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)  a envoyé un courrier à EDF pour l’alerter sur l’état déplorable de l’usine du Creusot qui connaissait des dysfonctionnements importants.

    Cette usine, c’est celle où ont été forgées un nombre considérable de pièces pour des réacteurs en France et à l’étranger. C’est aussi l’usine qui a été choisie pour forger le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

    L’obsession de redorer le blason de l’industrie nucléaire française a pris le pas sur le maintien de la sûreté en France

    En effet, dans les plans des industriels, l’EPR devait être la vitrine d’une équipe de France du nucléaire EDF-AREVA pour de nombreux projets d’exportation. Si en 2005-2006, ces informations avaient été publiques, l’EPR aurait perdu tout son intérêt. EDF et AREVA ont souhaité sacrifier les impératifs de sûreté nucléaire pour laisser croire au renouveau de la filière.

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  • Ségolène Royal sacrifie la protection des citoyens aux intérêts d’EDF

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus vive indignation face à la capitulation de Ségolène Royal, qui vient de céder à EDF et d’accepter de porter la durée de fonctionnement des centrales françaises à 50 ans.

    Cette décision constitue un reniement total de la loi de transition énergétique, qui prévoyait une baisse à 50% de la part du nucléaire.

    Il s’agit surtout d’un déni effrayant des problèmes de sûreté qui touchent le parc nucléaire français. Les deux tiers des réacteurs ont déjà dépassé la durée de fonctionnement de 30 ans initialement prévue. Or certains équipements cruciaux pour la sûreté et particulièrement vulnérables au vieillissement (cuve, enceinte de confinement) ne peuvent être remplacés. Le "grand carénage" prévu pour allonger la durée de vie des centrales ne pourra jamais remédier à ces problèmes et se résoudra à un rafistolage coûteux et inutile, d’autant plus qu’EDF est déjà débordée par les travaux de maintenance qu’elle s’est elle-même fixée.

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  • Nucléaire dans les Ardennes : Chaux vive inquiétude.

    Le tremblement de terre au Japon a fait subir des dégâts majeurs à deux centrales nucléaires.

     

    Il est encore trop tôt pour savoir l'importance des conséquences de cette catastrophe, aussi bien dans les destructions "classiques" que dans le domaine nucléaire.

    chooz_site.jpgMême si chaque cas est particulier, il est clair que le discours sur la sécurité du nucléaire est gravement remis en cause.

    Il y a eu le cas particulier de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979 (niveau 5), le cas particulier de Tchernobyl en 1986 (niveau 7) et maintenant le cas particulier de Fukushima (niveau 4 pour le moment).

    Cela fait malgré tout beaucoup de cas particuliers en 30 ans, soit une période très brève à l'échelle de la vie sur terre ou même du passage à l'ère industrielle pour l'humanité.

    Il faut bien en tirer une conclusion générale : quelques soient les sécurités misent en place, un accident exceptionnel ne peut être prévu avec tous ses conséquences. Et la multiplication des centrales nucléaires ne peut qu'amener un jour ou l'autre à une situation de catastrophe imprévisible et incontrôlable.

    Il est situation où l'on regrette presque d'avoir eu raison avant que les décideurs prennent conscience des conséquences de leurs choix. Il est en effet tragique qu'un tel accident soit nécessaire pour ouvrir certains yeux, et encore plus inquiétant de voir certains ministres rester totalement aveuglés par leurs certitudes, notre ministre de l'industrie Eric Besson en tête.

     

    Notre (toujours très local) confrère L'Union-L'Ardennais consacre un dossier à cette catastrophe dans choozson édition de ce jour, avec un éclairage sur la situation dans les Ardennes.

    Est-ce vraiment le moment de faire de l'humour ? Ou bien est-ce notre confrère connaît mal le département ?

    Toujours est-il qu'il titre ses affichettes placardées devant les points de vente sur le cas de la centrale de "Chaux".

    On est heureux d'y apprendre que les autorités ne commentent pas un accident survenu à l'étranger (merci pour l'expertise). On y apprend aussi que les installations nucléaires sont différentes en France (encore un cas particulier, probablement).

    Mais le jour où la Meuse aura une crue exceptionnelle, avec la possibilité d'autres événements  contemporains (période de grand froid, avec prises d'eaux gelées, et problème de distribution d'électricité par exemple) que se passera-t-il ?

    En sachant toutefois que la catastrophe la plus probable est celle à laquelle on ne s'attend pas (chute d'un avion, attentat, ...) Souvenez-vous des batteries anti-aériennes après les attentats du 11 septembre.

    Encore merci à notre majorité départementale qui non seuleument  se montre contente d'avoir à gérer Chooz, mais en plus souhaite une deuxième centrale type EPR pour le Ardennes.

    Pour en revenir à la presse ardennaise, on peut conclure avec notre (à l'attention toujours vive) confrère que la chaux la moins dangereuse est la chaux éteinte.

     

  • Penly 3 : tout nouveau réacteur serait une erreur

    Communiqué de la FNE

     

    Vendredi prenait réellement fin le débat public sur l'EPR avec la remise du rapport de la commission. Le même jour, on apprenait que GDF Suez renonçait à participer à la construction de l'EPR, étant dessaisie de l’exploitation. Durant tout ce débat, FNE a démontré que cet EPR n'est nullement nécessaire pour satisfaire les besoins des Français à l'horizon 2025-2030. Nous réitérons notre demande de moratoire sur toute décision de nouveau réacteur nucléaire.


    A nouveau, FNE demande un moratoire sur toute décision de réacteur nucléaire. Nous demandons également à EDF, porteur de projet, de dire quelles conclusions elle tire du débat et quelle suite elle entend y donner, alors même que tous les éléments convergent pour que ce moratoire soit décidé.

    Une conclusion sans appel : un réacteur qui ne servira à rien !

    FNE a obtenu de la commission du débat public une expertise complémentaire sur le point précis de la nécessité ou de l'opportunité de ce réacteur. La conclusion du bureau d'études, Energies Demain, est sans appel : il n'est pas nécessaire et d'autres politiques peuvent être mises en œuvre.

    Pour François Roussely, ancien président d’EDF et responsable d'un rapport sur le nucléaire en France, rapport gardé au secret défense pendant toute la durée du débat et rendu public fin juillet, ce réacteur ne sera pas nécessaire avant 2030.

    Un réacteur non désiré

    penly_s.jpgEDF elle-même ne souhaitait pas ce nouveau réacteur avant que Flamanville ne soit terminé et ait fonctionné 3 années afin de disposer d'un retour d'expérience. Après les déboires des 2 EPR en cours de construction, AREVA en Finlande et EDF en France, il est « urgent d'attendre » la fin de ces 2 chantiers pour faire un retour d’expérience, avant de vouloir se décider.

    Enfin, secret de polichinelle, chacun sait que ce réacteur n'est que le résultat des tensions concurrentielles entre les divers acteurs du nucléaire en France : AREVA, EDF, mais aussi GDF SUEZ.

    Si plus personne ne veut de ce réacteur, il est temps de le dire avant d’engager plus d’argent public et de solliciter plus les contribuables. .

    Sortir du suréquipement nucléaire et du sous-équipement renouvelable

    Pour Maryse Arditi, pilote du réseau industrie de FNE : « Il y a bien plus à faire et à gagner à mettre au point un processus de démantèlement bien mené à l’échelle mondiale que dans la construction de réacteurs déjà obsolètes et de plus en plus couteux ! Le plus important c'est que les politiques énergétiques mises en œuvre ne nous engagent pas dans des voies de garage. Le suréquipement nucléaire français est déjà responsable de notre retard en matière d'énergies renouvelables, n’en rajoutons pas.»

    FNE demande que le moratoire soit pris. Une politique volontariste doit être mise en œuvre pour que le facteur 4 (division par 4 du CO2 à l'horizon 2050) repose sur la maitrise des consommations et les énergies renouvelables, respectueuses de la biodiversité et avec une implantation appropriée.

    L’avenir énergétique à long terme doit être fondé sur l'énergie solaire et ses corolaires (éolienne, hydraulique, marine, biomasse...) et sur l'énergie géothermique qui sont les seules formes d'énergies inépuisables disponibles et qui peuvent préserver l'environnement et la biodiversité en satisfaisant à nos besoins, mais pas à nos lubies.

  • Comment s'en débarrasser ?

    Ce n'est qu'un problème de plus pour les centrales nucléaires.

     

    Leur construction, leur fonctionnement, leur coût constituent déjà des difficultés pratiquement ingérables dans un état démocratique.

    En fin de vie se pose à nouveau un casse-tête angoissant : comment s'en débarrasser?100327193424562_86_000_apx_470_.jpg

    Pour la centrale de Brennilis en Bretagne, EDF semblait bien pressée de résoudre la question, alors que les solutions techniques proposées ne répondent pas aux défis à relever.

    La commission d'enquête vient d'émettre à l'unanimité un avis défavorable sur le dossier présenté. C'est un revers majeur pour EDF et pour le lobby pro-nucléaire.

    Cet avis n'engage pas la décision finale, qui appartient au gouvernement. Il sera cependant difficile aux ministres de motiver une  autorisation de déconstruction après la publication des arguments de la commission d'enquête.

    Voici son argumentation d'après" Ouest-France":

     

    Cet avis défavorable se base sur plusieurs lacunes du dossier. EDF justifie la déconstruction à court terme dans un argumentaire d'une seule page. « L'urgence de démanteler le bloc réacteur, confiné dans l'enceinte réacteur, largement au-dessus du niveau de la nappe phréatique, n'est pas démontrée », écrit Danielle Faysse. Elle ajoute : « Les solutions de stockage pour les déchets radioactifs à vie longue ne sont pas encore trouvées ». EDF prévoit un stockage intermédiaire sur un site dont la construction n'a pas encore été autorisée. Enfin, la conclusion dénonce le fait que « l'inventaire de l'état radiologique et chimique du site n'est pas achevé ».