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L’attaque russe de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia renforce les craintes de Greenpeace sur les risques nucléaires graves qu’engendre la guerre en Ukraine

Greenpeace condamne fermement l’attaque militaire de cette nuit sur la centrale de Zaporizhzhia (Zaporijia) dans le sud de l’Ukraine. L’invasion russe fait courir le risque d’une catastrophe nucléaire qui pourrait rendre une grande partie de l’Europe, y compris la Russie, inhabitable pendant au moins plusieurs décennies. Cette nuit, les équipes de Greenpeace ont craint un scénario potentiellement bien pire que la catastrophe de Fukushima Daiichi. 

Dans la nuit du 3 au 4 mars, un incendie s’est déclaré dans un bâtiment situé à quelques centaines de mètres du réacteur n°1 de Zaporizhzhia, à la suite de frappes de l’armée russe. L’attaque a été suivie en ligne depuis les webcams de la centrale. Le bâtiment qui a pris feu est le centre de formation pour le personnel. Le pire a été évité puisqu’aucun réacteur n’a été endommagé lors de cette attaque.

Le 2 mars, Greenpeace International a publié une nouvelle analyse sur la vulnérabilité des réacteurs nucléaires ukrainiens dans un contexte de conflit militaire avec un focus sur les réacteurs de Zaporizhzhia. Cette centrale nucléaire est la plus grande d’Europe, avec six réacteurs de 950 MW et sans doute plus de 2200 tonnes de combustible usé hautement radioactif. La perte d’alimentation du réseau nécessiterait le fonctionnement des générateurs diesel de secours de Zaporizhzhia, dont l’approvisionnement en diesel est limité et qui ne sont pas considérés comme fiables. 

La seule façon d’éliminer le risque d’une catastrophe nucléaire est un cessez-le-feu immédiat à Zaporizhzhia, le retrait de toutes les forces militaires russes pour permettre aux pompiers et à la sécurité de la centrale nucléaire de rétablir une zone de sécurité. Le personnel doit pouvoir travailler dans des conditions normales pour réduire le risque d’erreurs humaines pouvant compromettre la sécurité nucléaire. Ainsi, le personnel de la centrale de Tchernobyl, détenu par l’armée russe sans rotation pendant sept jours, est, selon l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), soumis à une pression psychologique et épuisé moralement, avec des possibilités limitées de communiquer, de se déplacer et d’effectuer des travaux de routine et de réparation à part entière, ce qui entraîne des perturbations du régime d’irradiation et met en danger leur vie et leur santé.

Pour Pauline Boyer, chargée de campagne Transition énergétique à Greenpeace France, « Les combats aux abords et sur les centrales nucléaires ukrainiennes font peser la menace d’une catastrophe humaine et écologique à l’échelle européenne. Cette guerre doit cesser immédiatement. Dans un contexte de conflit armé, l’énergie nucléaire dite “civile” ne peut être dissociée d’enjeux militaires, elle représente un risque permanent pour les populations ».

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