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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 841

  • Pacte citoyen pour les droits

    42 organisations rassemblées pour agir.


    En tant qu’organisations associatives et syndicales, nous n’avons vocation ni à exercer le pouvoir ni à construire des programmes politiques. Il nous revient en revanche, en toute indépendance, de faire entendre la voix de la société civile ; d’interpeller ceux qui sollicitent les suffrages des citoyens. Car le débat public doit se développer pour construire des réponses claires, nouvelles, en phase avec les attentes et les revendications dont nous sommes porteurs, en phase avec l’intérêt général.

    Les gouvernants tiennent leur légitimité du suffrage universel. Mais ils n’ont pas reçu mandat de citoyennete.jpgremettre en cause les libertés, d’organiser la fragmentation sociale, de désigner des groupes sociaux entiers comme boucs émissaires de l’insécurité. Rien ne peut justifier qu’un nombre croissant de nos concitoyens se trouvent placés en situation d’illégalité pour vivre, de travailler dur pour se retrouver menacé par la pauvreté, d’être en situation de risque dès qu’il s’agit de défendre ses droits.

    Or nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace l’effectivité de la démocratie. La mise en avant de crises bien réelles  écologiques, sociales, financières  ne saurait servir d’alibi à la régression des droits.

    Nos organisations placent au coeur de l’éthique démocratique les libertés individuelles et collectives, le respect de l’égalité et l’effectivité des solidarités. C’est pourquoi nous considérons que le temps est venu de réagir et de construire un nouveau vivre ensemble, un nouveau contrat citoyen. Il y a urgence.

    Lorsque les pouvoirs sont concentrés à l’Elysée, les contre-pouvoirs indépendants affaiblis voire menacés de disparition (Défenseure des enfants, CNDS, Halde), le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… la démocratie est privée d’oxygène.

    Avec la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’« identité nationale » étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des « délinquants de la solidarité »… une véritable xénophobie d’Etat défigure la République.

    Quand l’injustice fiscale augmente, quand les inégalités scolaires, territoriales, générationnelles s’accroissent sans cesse, quand les sacrifices demandés aux uns contrastent avec les privilèges affichés par les autres, se crée une situation invivable, lourde d’injustices et de périls. L’égalité est en jachère.

    Le fichage de dizaines de millions de citoyens, les interconnexions qui se multiplient, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissent une société de la surveillance et du soupçon. La justice est soumise à des pressions croissantes ; les missions de la police sont dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées de nos principes républicains. Bien trop éloignées… Les libertés sont en danger.

    Par un jeu de « réformes » successives les services publics sont mis en pièces ; la fonction publique n’est évoquée qu’au travers de son « coût » ; la loi sur le logement social est impunément violée et les bases de notre pacte social sont livrées à un véritable travail de sape : protection sociale, retraites, cohésion territoriale sont en ligne de mire… Les solidarités sont à l’encan.

    Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d’ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les prétendues fatalités, nous choisissons l’espoir.

     

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    Nous proposons aujourd'hui "un pacte pour les droits et la citoyenneté"

    - La démocratie suppose la séparation des pouvoirs et le contrôle citoyen des gouvernants : nous demandons le respect des attributions constitutionnelles du Parlement, du gouvernement et des autorités juridictionnelles, des garanties d’indépendance réelle et de moyens d’action suffisants pour les Autorités indépendantes.
    - La vie privée et les libertés doivent être protégées contre l’envahissement du contrôle social et le risque d’une surveillance généralisée : nous demandons que le fichage généralisé et les interconnexions de fichiers soient proscrites, que la loi encadre les fichiers de police, que les technologies de surveillance, de fichage et de traçage soit sous contrôle effectif d’Autorités indépendantes.
    - La justice doit être indépendante et équitable, la police au service de la sûreté de tous : nous demandons la suppression des juridictions d’exception et des régimes d’exception dans la procédure pénale, le rétablissement de la spécificité de la justice des mineurs dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 ; la garantie de l’indépendance de l’instruction pénale à l’égard du pouvoir politique, le respect de la jurisprudence européenne sur la garde à vue ; l’application des « règles pénitentiaires » du Conseil de l’Europe et la priorité aux alternatives à la prison ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police, la sanction des violences policières et la création d’une police de proximité respectueuse des droits de tous les citoyens.
    - La République est fraternelle et égale : nous demandons la garantie de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations ; l’interdiction de tout enregistrement dans les fichiers administratifs ou de gestion de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et contre les inégalités de genres ; l’abrogation des lois xénophobes, la fin de la chasse aux sans papiers et le respect de l’« accueil inconditionnel » excluant tout « délit de solidarité ».
    vivre.jpg- « Vivre ensemble » repose sur l’effectivité des droits sociaux, des solidarités : nous demandons que cesse la mise en concurrence de tous avec tous et que des « politiques de droit commun » assurent l’accès de tous aux droits de tous. Les services publics doivent être défendus et modernisés ; l’égalité devant l’impôt et les contributions sociales doit être rétablie ; l’Etat doit assumer sa responsabilité de garant des droits à l’éducation, au logement, aux soins et à la protection contre les risques sociaux. Le droit du travail doit pouvoir relever les défis de la précarité et de l’insécurité sociale ; la protection des salariés doit pouvoir s’appuyer sur une sécurisation des parcours professionnels, sur un véritable statut du travail salarié ; le syndicalisme doit pouvoir vivre et se développer, singulièrement dans les petites entreprises, sans avoir à craindre harcèlement, discriminations ni criminalisation du mouvement social.

    Nos organisations expriment un vaste champ de préoccupations et d’expertises, chacune avec son identité et sa part propre de responsabilités. Elles le font dans les limites de leur personnalité et de leur mandat tout en partageant la démarche d’ensemble.

    Cette convergence est au coeur de notre Pacte. Elle lui permet de faire vivre les valeurs dans lesquelles nos organisations se reconnaissent et qu’elles font vivre au quotidien. Pour lui donner un contenu concret, tangible et quotidien, aux orientations que nous partageons s’ajoutent des propositions concrètes que porteront plus particulièrement certaines de nos organisations.

    Elles concerneront :
    - la démocratie
    - la protection de la vie privée et des données personnelles
    - les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire
    - la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations
    - l’égalité sociale et les solidarités.

    A travers ce pacte proposé à la société française, nos organisations revendiquent une conception du Politique qui place au coeur de l’éthique démocratique la garantie des libertés individuelles et collectives, la lutte contre les inégalités et la construction de nouvelles solidarités. C’est sur cette base qu’elles interpellent les responsables politiques et leur demandent de débattre et s’engager clairement. Afin d’éclairer les choix des citoyens.

    Avec eux, avec tous, il nous revient de construire les réponses, nos réponses. L’avenir et l’espoir n’appartiennent à personne et ne sont pas écrits à l’avance.

    Les choix qui sont devant nous sont l’affaire de tous. C’est à elles, à eux, à nous, tous ensemble qu’il revient de faire vivre le pacte passé entre la République et les citoyens.

     

    Les organisations rassemblées autour du "pacte pour les droits et la citoyenneté"


    Association de promotion des cultures et du voyage ; Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) ; Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (Cadac) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (Céméa) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) ; Comité Idaho (International Day Against Homophobia and Transphobia) ; Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) ; Confédération nationale du logement ; Confédération paysanne ; Confédération syndicale des familles (CSF) ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre en famille ; Droit au logement (Dal) ; Fédération des associations réflexion, action, prison, et justice (Farapej) ; Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) ; Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) ; Fédérations des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; France terre d’asile ; Fondation Copernic ; Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Imaginons un réseau Internet solidaire (Iris) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Ligue de l’enseignement ; Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions ; La mutuelle des étudiants (LMDE) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement de la paix ; Syndicat national des enseignants du second degré (Snes-FSU) ; Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU) ; Observatoire international des prisons (OIP) ; Opération villages roumains France (OVR France) ; Le planning familial ; Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT) ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat de la magistrature ; Terre des Hommes France ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union syndicale Solidaires  ; Union nationale lycéenne (UNL)…

  • Faites du sport : à Vouziers, vous avez le choix .

    Ce dimanche, c'est la fête du sport au gymnase Syrienne (en face du collège).

     

     

     

    C'est l'occasion de découvrir une grande partie des activités sportives qui sont proposées à Vouziers.

    Voici un album de photos de personnalités présentes ce jour, album que vous pouvez explorer dans un format plus grand en passant par la rubrique "album" dans la colonne de gauche du blog.

     

     

    Le nouveau Sous-préfet a inauguré la manifestation ce matin, en compagnie du maire et du président de l'OMS.

    Pour une de ses première sortie vouzinoise, le Sous-préfet s'est montré très détendu et attentif aux présentations des différents présidents de clubs.

    Il a même testé quelques activités, en promettant de s'inscrire pour une pratique régulière, probablement en course à pieds.

    Le temps maussade à obligé les organisateurs à regrouper toutes les activités dans le gymnase Syrienne, à l'exception de la natation (qui reste fidèle à la piscine ! ) et l'athlétisme en démonstration au gymnase Caquot.

    Vous avez toute l'après-midi de ce dimanche pour découvrir la richesse des activités sportives locales et vous renseigner auprès des responsables sur la pratique de votre choix.

     

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    Le président de l'OMS, le Sous-préfet et le Maire de Vouziers

     

     

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                                             La première adjointe en chasseresse.

     

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    Cette inauguration fut l'occasion de premiers échanges

    entre le Maire et le Sous-Préfet.

     

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    De vrais sportifs sont aussi en démonstration au gymnase .

     

     

     

     

     

     

  • Des élections prochainement à Vouziers

    Les élections cantonales sont programmées en mars 2011.

     

    Ce seront en principe les dernières de ce type. La mise en place des conseillers territoriaux est programmée pour 2014. Ils remplaceront les conseillers généraux et les conseillers régionaux.

    Le canton de Vouziers fait partie de ceux qui seront concernés par ce renouvellement, qui verra donc le vainqueur élu pour seulement 3 ans.

    08 mai 2010 006.jpgClément Servais, qui détient le siège depuis deux mandats a déclaré ne pas vouloir se représenter. Il y aura probablement une compétition pour nommer le représentant officiel de la droite, qui ne sera peut-être pas le seul de son camp (souvenez-vous de Monthois).

     

    Dans le camp du PS, le processus de désignation du candidat a déjà fait naître des polémiques:

    Frédéric Courvoisier-Clément s'est mis sur la liste des candidats à la candidature, et s'est trouvé opposé au maire de Vouziers.

    FCC met en avant le non cumul des mandats (cliquer sur le lien précédent pour lire son article).

     

    Claude Ancelme s'appuie sur sa légimité de maire du chef-lieu de canton, et sur son bilan d'élu.

    Le climat est tendu entre ces deux membres du bureau municipal de  la ville de Vouziers.

    Il semble bien que la majorité de la section PS de Vouziers soutienne Claude Ancelme.

    Mais la dernière annonce d'une nomination acquise a fait rebondir la polémique : Sur son  blog,  Romain Nouar,  un des responsable au niveau fédéral du PS,  annonce son soutien  au candidat Claude Ancelme et sa suppléante Ghislaine Gaté avant même leur désignation officielle par la section de Vouziers. D'où une 09..2010 001.jpgnouvelle réaction de FCC sur son blog.

    Pour ceux qui auraient peur de s'ennuyer d'ici 2012, on peut les rassurer, il y aura un peu de mouvement dans les mois qui viennent.

     

     

    D'autant qu'une autre élection se profile localement. Il s'agira de désigner au sein du conseil municipal les remplaçants à P. Carbajo et G.Cosson.

    Des noms circulent déjà dans les rues de la ville, mais malgré l'ouverture des paris en ligne nous n'entrerons pas dans le petit jeu des pronostics.

    C'est le maire qui donne les délégations aux adjoints, mais ceux-ci sont élus par le conseil municipal.

    Depuis la loi de 2007, le scrutin se fait sur une liste qui doit respecter la parité. La seule  chose dont on est certain, c'est qu'il y aura un homme et une femme pour prendre les deux places laissées disponibles . Enfin, dans la mesure où le même nombre d'adjoints est maintenu. Si l'élection concerne un nombre impair d'adjoints, la loi s'applique malgré tout . Voici l'article qui précise cette disposition :

    " Art. L. 2122-7-2. - Dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un."

  • Une très grosse mobilisation dans les Ardennes

    Pour cette journée du 23 septembre, les syndicats avaient misé sur un succès.

     

      Ils avaient décidé de faire partir le cortège du parc des expositions et de changer l'horaire pour l'après-midi.

    Pari gagné, puisque on compte plus de manifestants que pour les précédentes journées : pour prendre une même référence, 7000 ce jour pour "L'Union", soit 2000 personnes de plus par rapport à la dernière précédente journée du 07 septembre.

    Pour la France entière, la plupart des villes confirment cette augmentation des chiffres des manifestants.

    Pour certains rassemblements, il semble que l'on retrouve juste le niveau du début du mois.

    Au total, les chiffres des personnes mobilisés restent impressionnant, plusieurs millions. La querelle des chiffres a déjà lieu entre les organisateurs et le gouvernement, mais elle est assez secondaire.

    La question centrale est de savoir quoi faire de ce nouveau succès: attendre 2012 pour le traduire dans les urnes ? Cela apparaît plutôt démobilisateur dans l'immédiat, et fait reporter tout l'espoir sur une élection. Le passé récent nous enseigne qu'une victoire électorale ne suffit jamais pour répondre à toutes les revendications.

    Alors continuer sur la même lancée : il devient de plus en plus visible que ces journées ont leur limite.

    Il ne sera pas possible de les répéter indéfiniment si un résultat concret ne se fait pas sentir.

    Les organisateurs sont donc face à une très grosse responsabilité : il n'est pas toujours plus facile de gérer une victoire qu'une défaite.

     

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    Photo tirée du site de la CGT du CG des Ardennes

     

  • Le bouclier fiscal se porte de mieux en mieux

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    Dessin du Canard Enchaîné

     

  • Le 23 septembre, départ en car de Vouziers pour Charleville.

     

    Ce sera une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites.


    Après les succès des journées précédentes, il va falloir amplifier la mobilisation pour pouvoir faire reculer le gouvernement.

    On n'en est plus au temps où Sarkozy fanfaronnait sur la non visibilité des manifestants. On sent bien que les ministres de Filon à Woerth sont tendus, et qu'ils craignent un large mouvement populaire.

    Dans les Ardennes, la manifestation  aura lieu à Charleville. Les syndicats prévoient une grosse participation, et le cortège va modifier son trajet.

    Le point de rassemblement est le parc des Expositions, à partir de 13 heures.

    Le trajet empruntera la voie rapide pour ensuite rejoindre la préfecture. Le préfet est très réticent pour autoriser ce parcours, mais les syndicats sont fermes sur leur choix.

     

    Pour Vouziers et le Vouzinois, un car partira de derrrière la mairie à 11h 45, dans les conditions habituelles.

     

    Vous trouvereaz ci-dessous l'appel de la LDH pour cette journée.

     

     

    Après le succès de la grève et la manifestation du mardi 7 septembre pour l’avenir d’un système social solidaire assurant une retraite décente pour toutes et pour tous, la LDH sera aux côtés des salariés, des retraités et des organisations syndicales le 23 septembre.

    Prétendre préserver la retraite par répartition en opposant les classes d’âge qui auraient des intérêts fillon-sauveur-ump.jpgdifférents est un mensonge qui ne vise qu’à faire croire que le sort de chacun sera mieux assuré s’il est fondé au détriment de l’autre. Le projet gouvernemental n’est qu’un pas de plus vers un monde d’individus sans société ; il fait peser l’essentiel de l’effort sur celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui ont vécu des périodes de précarité toujours plus longues. En choisissant de ne changer ni l’assiette, ni les taux des cotisations, il n’organise le partage du fardeau que sur les salariés. Il s’agit toujours de ne pas toucher à la répartition des richesses, comme avec le maintien du bouclier fiscal, des exonérations pour les plus riches, et le refus de consacrer une part des bénéfices non réinvestis au financement de la protection sociale.

    Le fonctionnement du marché du travail, que les gouvernants veulent sans cesse encore plus déréglementer, augmente les inégalités entre retraités, entre actifs, entre femmes et hommes, et entre salariés, chômeurs et précaires. Or repousser l’âge minimal légal de départ à la retraite et l’âge de retraite à taux plein, après avoir indexé les pensions sur les vingt-cinq meilleures années et sur les prix, entraînera une considérable diminution des pensions des salariés les plus modestes, les plus précaires, les moins qualifiés, de ces 60 % d’ex-salariés qui ne sont plus en emploi à leur départ en retraite, de tous ces jeunes qui ne sont pas encore en emploi des années après leur entrée sur le marché du travail.

    La LDH affirme qu’une autre réforme des retraites est possible. Elle est solidaire de toutes celles et de tous ceux qui ne se résignent pas au recul constant de leurs droits et au renforcement des inégalités organisés par les contre-réformes actuelles.

  • Nucléaire allemand : 100 000 personnes se sont rassemblées pour dire non !

     

    Nucléaire : non, merci

     

    Près de 100 000 manifestants étaient présents samedi 18 septembre dans les rues de Berlin pour s’opposer à la décision du gouvernement allemand de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires.

    Les manifestants ont encerclé symboliquement le Reichstag et la chancellerie

    dsazehnte.jpg« Énergie nucléaire ça suffit », « nucléaire non merci » : voici quelques uns des messages portés par les milliers de manifestants allemands sous les fenêtres de la chancelière allemande Angela Merkel le 18 septembre. Voir les photos des meilleurs slogans et plus belles banderoles sur le blog de Greenpeace Allemagne.

    Le gouvernement allemand a annoncé son intention de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes de douze ans en moyenne (huit ans pour celles construites avant 1980, 14 ans pour les plus récentes). Des centrales nucléaires devraient donc continuer à tourner jusqu’en 2040 en Allemagne… pour le plus grand profit des géants de l’atome allemands.

    Cette manifestation n’est que le coup d’envoi !

    Les associations sont déterminées à maintenir la pression sur le gouvernement Merkel : d’autres actions et mobilisations auront lieu, le 6 octobre à Stuttgart et le 9 à Munich. Un autre rendez vous essentiel est d’ores et déjà prévu, en Novembre, pour s’opposer à l’arrivée en Allemagne du convoi de déchets radioactifs retraités à l’usine française de La Hague.