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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 837

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    Jean-Luc Warsmann, homme sage, connaît l'adage "qui paye ses dettes s'enrichit".

     

    Le député de Sedan Vouziers s'est fait remarquer dans les récents débats parlementaires.

    2952.jpgL'Assemblée Nationale vient de vivre un psychodrame au sujet de la Caisse d’amortissement de la dette sociale, (CADES ) dont le rôle est de gérer la dette de la Sécurité Sociale.

     

    Crée en 1996 pour 13 ans, elle devait donc avoir rempli sa mission en 2009. Son financement est assuré par la contribution au remboursement de la dette sociale – CRDS –,  fixée à 0,5 % quel que soit le revenu concerné.

    Mais les dettes de la Sécu ont continué à exister, et le terme du remboursement qui en résulte est sans cesse retardé.

    La durée du dispositif a été prolongé de douze ans (objectif 2021 ), et cela ne suffit toujours pas : le gouvernement veut  encore reculer l'échéance.

    C'est là qu'intervient Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois. Il a refusé ce procédé qui laisse aux prochaines générations la charge de la dette. D'autant que la loi avait fixé dans le marbre l'impossibilité d'augmenter encore les obligations de la Cades, sans un financement dédié.

     

    Or, le gouvernement s'est enfermé lui-même dans le dogme de la non augmentation des impôts. Le voilà pris dans un piège : une dette à payer, plus de sous dans les caisses, et un refus de chercher un nouveau financement.

    Jean-Luc Warsmann a été convoqué par Sarkozy, sans pour autant changer son point de vue. Il a _090924-cope-afp.jpgconvaincu les membres de la commission des lois, et une bonne partie des députés.

     

    Le gouvernement risquait de perdre un vote décisif : en pleine nuit, il a fallu que Jean-François Copé batte le rappel et fasse une leçon à ses collègues. Finalement Le vote a été de justesse favorable au gouvernement.

    Le compte rendu des débats est assez édifiant, il y avait une sacrée tension au sein de la majorité ce soir là.

  • Ardennes : 5000 manifestants à nouveau mobilisés

    Encore un gros cortège ce matin entre la place Ducale et la préfecture.

     

    La police annonce de son côté 3000 personnes, il s'agit d'un nouveau succès pour  le combat contre la réforme des retraites de Sarkozy. Il y avait plus de monde dans les rues du chef-lieu que le samedi précédent.

    A noter le soutien des élus d'Unimair, qui étaient en réunion à Charleville ce jour.

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    Le 16 octobre à Charleville (photo CGT CG08)

     

    Il n'y a pas eu d'incidents pendant la manifestation, une délégation a été reçue en préfecture à la fin du défilé.

    La prochaine étape se situe lundi, où sera validé le mot d'ordre de grève reconductible après les assemblèes générales dans les différentes entreprises.

    A Paris et en province, de gros cortèges se sont également déroulés.

    Pour Paris la police annonce 50.000 participants, la CGT 310.000 manifestants, au même niveau que le 2 octobre.

     

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    La manifestation de Paris (photo AFP)

     

     

     

  • Dans les Ardennes aussi, on continue samedi

    Entêté le gouvernement Fillon, aux ordres de Sarkozy.

     

    fillon-sarkozy.jpgC'est aussi bien pour se convaincre eux-mêmes de tenir, que pour décourrager les opposants que Fillon et Sarkozy annoncent qu'il n'y aura plus de concessions sur la réforme des retraites.

    On sait que la décision de céder du terrain est politique, et dépendra du rapport de forces qui existera dans le pays.

    Les deux compères sont bien en train de revenir sur le bouclier fiscal, ne pouvant plus soutenir cette mesure symbole d'injustice (c'est ce que déclare le ministre du budget). Il s'agissait pourtant d'un pilier des réformes du président, sur laquelle il construisait son image.  Mais quand le danger est trop grand, l'instinct de survie prend le dessus (en n'oubliant pas de continuer à protéger les plus riches, par la suppression envisagée de l'impôt sur la fortune).

     

    Le rapport de force, le mouvement social est entrain de le faire pencher en sa faveur. La mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle s'amplifie, et le soutien de l'opinion est grandissant.

    La prochaine journée de manifestations est prévue samedi.

     

    Pour les Ardennes rendez-vous

    Samedi 16 octobre à 10heures

    Place Ducale

  • Encore une bonne nouvelle pour Vouziers

    Une sacrée rafale d'optimisme souffle sur notre ville.

     

    Après l'information donnée par le directeur de l'Hôpital (La maternité ne ferme pas ), on espérait que cette bonne nouvelle serait suivie par d'autres.

    Effectivement, notre (bout-en train ) confrère "L'Union" nous apprend dans un article publié hier que "Le train revient à Vouziers".

    Il s'agit d'un jeu de mots, puisque l'article est consacré à l'exposition qu'organise l'amicale philatélique vouzinoise.

    Et c'est plus drôle que l'humour noir du directeur du GHSA, qui annonce que la maternité ne ferme pas quand les accouchements ne sont plus assurés à Rethel.

    Ce qui n'est pas très marrant non plus, c'est l'état de la voie de chemin de fer  Attigny-Vouziers, sur laquelle le "Picasso a été obligé de rouler au ralenti toute une saison, avant que des travaux permettent un retour à la normale.

    Encore moins hilarant, l'état de la gare de Vouziers : si vous aviez un doute sur le fait que les trains ne reviendront pas , regardez ci-dessous. Vous verrez comment la SNCF entretient son patrimoine.

    Celui-ci est d'ailleurs un peu le notre, puisque les Vouzinois ont participé au financement de la construction du bâtiment.

     

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  • Jusque là, ça va ...

     

     

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    Desssin du Canard Enchaîné

     

     

    Lien permanent Catégories : humour Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Les Ardennes mobilisées : près de 10.000 à Charleville

    Dans tout le pays, les manifestations ont regroupé un nombre considérable de participants.

     

    Le premier ministre annonce qu'il maintiendra sa réforme des retraites malgré tout, faisant preuve d'une incapacité à entendre ce qui se dit dans la France "d'en bas".

    Cet immobilisme, il pense que c'est une qualité, une preuve de fermeté.

    Devant la montée en puissance des mobilisations, son pari est risqué.

    Les syndicats ont également une partie difficile à jouer, ne pouvant lancer un mouvement plus radical sans espérer une bonne chance de succès.

    L'épreuve de force risque de durer, avec une prochaine étape le samedi 16 octobre. A un moment donné un des deux camps va de voir céder, car un compromis semble désormais improbable.

    Cette journée montre qu'aucun signe de faiblesse ne vient du camp syndical, en sera-t-il de même dans le camp gouvernemental ?

     

    A Charleville, la mobilisation est à la hausse : la police annonce 7000 personnes, les syndicats 10.000

    Ces chiffres sont supérieurs à ceux des journées précédentes.

    Le soleil était cette fois-ci au rendez-vous, on notait la présence de jeunes dans le cortège, mais les lycéens avaient manifesté de manière autonome plus tôt dans la journée.

    Les Vouzinois étaient à nouveau plusieurs dizaines dans le cortège, une bonne partie étant venue par le car affrété par la section PS locale.

    Les lycéens se sont aussi mobilisés ce jour: les cours ont été fortement perturbés à Masaryk. Les élèves ont parcouru les rues de la ville à plus de cent le matin, ils ont renouvelé un cortège dynamique dans l'après-midi.

    Voici quelques clichés de la manifestation de Charleville.

     

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    Au pont des deux villes

     

     

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    Un cortège très fourni

     

     

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    Devant le siège local de l'UMP, bombardé d'oeufs et de tomates.

     

     

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    La tête du cortège des hospitaliers

     

     

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    L'arrivée place Ducale

     

     

     

     

  • La maternité de Rethel Vouziers ne ferme pas

    C'est ce que déclare le directeur du groupe hospitalier sud-Ardennes (GHSA).

     

    Dans un récent entretien publié dans "La Semaine des Ardennes", il insiste même sur ce point.

    Bien entendu, il faut comprendre qu'il n'y aura plus d'accouchements à Rethel à partir de fin octobre, mais ce n'est qu'une activité accessoire d'une maternité !

    Il faut dire qu'à Vouziers on a connu un bloc chirurgical ouvert sans interventions, on est donc habitué à ces subtilités de langage. Si Rethel perd sa maternité, au moins le directeur garde le sens de l'humour (noir).

    Il restera un centre de périnatalité, qui pourra assurer un suivi de grossesses, mais ne fonctionnera pas 24 h/24.

    Seuls deux postes et demi de sages-femmes sont maintenus. Il y en avait sept pour la maternité.

    La direction n'assure pas le reclassement de celles qui ne gardent pas de poste : par ces temps de restriction budgétaire, c'est la galère pour retrouver une place dans la région.

    nouveau_ne5.jpgLes équipes sont démantelées, les aide-puéricultrices qui s'occupaient des nouveau-nés sont réparties dans d'autres services.

    Pour celles qui n'étaient pas titulaires, c'est encore plus simple, leur contrat n'est pas renouvelé. Quelle que soit leur ancienneté, à elles doivent se débrouiller.

    La façon dont est traité le personnel en dit long sur la vision de la vision que privilégie une direction.

    S'il restait un doute sur le fait que la gestion comptable soit au premier plan des préoccupations de la direction, loin devant la satisfaction des usagers et du bien-être du personnel, on n'a plus aucune illusion.

    C'est un service de plus à la population qui ferme dans le secteur, sans étude réelle des besoins locaux et des solutions alternatives à ces délocalisations répétées.