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retraite

  • Pénibilité : La CGT demande des actes

    Un article du blog de la CGT du Conseil Général des Ardennes sur la question des retraites

    Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, accompagné des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin, a prévu, à l’occasion d’une visite du chantier du tramway T6 à Vélizy-Villacoublay le 13 août, d’intervenir sur la question de la pénibilité. Les préconisations du rapport Moreau sont loin du compte Pour la CGT, prévenir et réparer la pénibilité, notamment dans le cadre de la réforme des retraites est une priorité. En effet, les derniers travaux de l’Ined et de l’Inserm démontrent que l’espérance de vie en bonnepenibilite-au-travail-copie-1.jpg santé a tendance à stagner, voire à régresser. Cependant, les bases de la réflexion sur la pénibilité contenues dans le rapport Moreau ne sont pas à la hauteur du problème posé. - Le salarié aurait le choix entre une formation professionnelle permettant la mobilité et un départ en retraite anticipé. Après de nombreuses années d’exposition à la pénibilité, c’est bien des deux dispositifs dont le salarié a besoin : un travail moins exposé, puis un départ anticipé. - Dans l’hypothèse où le salarié choisirait un départ anticipé, ces mesures permettraient au mieux un départ à 60 ans, ce qui est beaucoup trop tardif. - Le rapport ne retient pas l’ensemble des 12 critères de pénibilité établis lors de la dernière négociation sur le sujet. Ainsi, le nombre de salariés qui seraient éligibles représente à peine la moitié des salariés réellement concernés (40 000 par an contre environ 100 000 par an selon les études effectuées lors de la dernière négociation). Les propositions de la CGT sont sur la table La CGT est toujours prête pour engager de véritables discussions sur ce sujet et a présenté des propositions très précises au gouvernement, tant en ce qui concerne l’identification de l’exposition à la pénibilité qu’en matière de droits associés et de dynamique de prévention pour enfin s’attaquer aux causes de la pénibilité et à la nécessaire transformation des situations de travail. La CGT propose ainsi que l’exposition soit établie sur la base des 12 critères retenus lors de la négociation sur la pénibilité, organisés en 3 groupes : • Contraintes physiques. • Environnement agressif. • Contraintes liées aux rythmes de travail. L’exposition à un ou plusieurs critères pendant une certaine durée donnerait droit à un départ anticipé à partir de 55 ans (voire avant pour certains métiers). Des bonifications seraient également attribuées afin que le départ anticipé soit associé à un niveau de pension correct. Alors que le gouvernement martèle sa volonté d’allonger la durée de cotisation dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, la CGT s’interroge : comment prévenir et réparer la pénibilité en contraignant les salariés à travailler plus longtemps ? Pour une bonne réforme des retraites, pour une reconnaissance effective de la pénibilité, la CGT appelle les salariés à se mobiliser le 10 septembre.

  • Ardennes : huit manifestants arrêtés

    La mobilisation contre la réforme des retraites a été massive dans les Ardennes.

     

    Les cortèges ont été très fournis et dynamiques, sans débordements. Lors de la manifestation du 28 octobre, la colère avait monté d'un cran face à l'intransigeance du gouvernement.

    articleumpardennes.jpgC'est ce jour là que la vitrine de l'UMP de Charleville a été brisée par des participants au cortège. Les syndicats organisateurs de la manifestation n'avaient pas approuvé cette action. Cependant on peut comprendre que l'exaspération pousse à des gestes de violence, qui dans ce cas n'ont cependant pas touché des personnes.

    Deux mois après, la police lance une opération massive et spectaculaire, comme si on avait affaire à une bande de dangereux récidivistes. Si les auteurs ont été identifiés, il aurait été très simple de les convoquer, ils ne vivent pas dans la clandestinité.

    Mais il y a un message à faire passer : l'UMP doit être défendue, et les manifestants sont des délinquants en puissance.

    Les syndicats organisateurs des journées de cet automne ne se sont pas trompés : ils dénoncent la disproportion de la réaction policière, et appellent à la solidarité militante.

    Le procès est prévu pour le 27 janvier, les inculpés peuvent compter sur de nombreux soutiens pour remettre ces événements dans le contexte du moment, et refuser de voir criminaliser les mouvements sociaux.

  • 2 octobre : ce n’est pas le jour de battre… en retraite !

    Communiqué de la LDH.

    La LDH appelle à participer aux côtés des organisations syndicales rassemblées à la journée d’action du 2 octobre pour une retraite solidaire pour tous.

    La Ligue des droits de l’Homme, parce qu’elle a toujours agit pour une indivisibilité des droits, qu’ils P1060052.jpgsoient politiques et civiques ou économiques, sociaux et culturels a appelé à participer à toutes les actions initiés par les organisations syndicales. Elle se félicite d’une unité d’action, de nature elle seule à rappeler au gouvernement que la retraite par répartition est le seul système de nature à permettre une égalité d’accès au droit à une pension décente.

    Si une réforme est nécessaire, ce ne peut être celle actuellement proposée qui ne change rien aux inégalités existantes par exemple entre femmes et hommes, qui aggrave les celles qui sont issues des places différentes sur le marché du travail, qui condamne les vieux précaires à la pauvreté, qui ne tient aucunement compte des travaux les plus durs, effectués par les plus pauvres, les moins qualifiés.

    Dire aujourd’hui que la baisse du montant des retraites est tout aussi inévitable que l’augmentation de la durée de la vie de travail est clairement une affirmation de la volonté de ne pas tenir compte de l’effrayante inégalité des revenus et des patrimoines. C’est aussi refuser de répartir différemment des richesses toujours aussi concentrées dans les mains de quelques ultra riches dont l’avarice n’a d’égal que la cupidité.

    Sur la base de sa contribution politique au débat sur les retraites, comme elle l’avait fait dans ses communiqués du 27 mai, du 24 juin, du 7 septembre et du 23 septembre, la LDH appelle à être le 2 octobre dans les rues de France aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour défendre un système de retraite solidaire.

  • Pour la défense des retraites, des salaires et de l'emploi

    La journée de manifestation contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement a été un succès.

     

    Sans parler de raz-de-marée, la participation au niveau national semble supérieure à celle de la précédente journée de lutte.

    Les propositions gouvernementales ne sont pas encore connues dans leur totalité : la communication officielle préfère laisser filer au fur et à mesure quelques indications, afin de limiter le risque de réaction massive.

    Il y aura d'autres initiatives, afin de contraindre le gouvernement à renoncer à cette réforme injuste.

     

    .2705_003_s.jpgA Charleville, environ 2500 personnes se sont rassemblées place Ducale, ce qui représente un total très honorable.

     

    C'était le seul point de convergence pour les Ardennes.

     

    Voici une photo de la manifestation, tirée du blog de J-Ch Vanbervesseles.


  • Retraite à 70 ans : c'est possible

    Par plusieurs amendements, le gouvernement cherche à introduire l'idée d'une retraite retardée . Ces amendements évoquent la possibilité de medium_retraite.jpgreculer sa retraite de 5 ans : mais on imagine difficilement beaucoup de salariés faire ce choix par envie de travailler jusqu'à un âge avancé . Ce sont plutôt ceux qui auront peur d'avoir une retraite insuffisante qui pourraient être amenés à faire ce choix . Et malheureusement, tous ceux qui ont eu des périodes de chômage total ou partiel, des emplois précaires, ou des choix personnels de ne pas travailler (pour s'occuper de ses enfants par exemple) peuvent se retrouver dans ce cas : une retraite tellement faible qu'elle ne permet une vie avec un confort minimum .

    Ces personnes en difficulté occupent souvent des emplois pénibles, pour lesquels rester en activité jusque 70 ans est particulièrement difficile et injuste .

    Quelques réactions, d'après le site La Boussole 74(source AFP) :

    Toute l’opposition et la CGT dénonce vivement ce projet de loi qui conduirait les personnes ne bénéficiant que d’une maigre retraite à travailler plus longtemps, peut-être jusqu’à 70 ans.
    Le gouvernement est accusé par le PS d’utiliser tous les moyens pour reculer l'âge des départs en retraite et amener les salariés à travailler le plus longtemps possible.
    De vanter les mérites d’un pseudo-volontariat « comme si les retraités qui vivent aujourd'hui si nombreux sous le seuil de pauvreté (...) pouvaient avoir le choix » a critiqué le PCF.
    La CGT estime pour sa part que « ce texte suscitait une légitime inquiétude même s'il ne modifie pas pour le moment les repères de 60 et 65 ans en matière de retraites ». Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. A déclaré à l
    ’AFP «Cette mesure traduit bien la réalité d'aujourd'hui : de moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail voire à cumuler emploi et retraite »