Le Chat-huant vaut bien un rat-pelle

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Le Chat-huant vaut bien un rat-pelle

Depuis plusieurs années, l'offre commerciale du centre de Vouziers se raréfie.
Ce phénomène n'est pas propre à notre ville, car il est lié à des facteurs généraux qui touchent tout le pays. La crise économique a bien entendu un rôle primordial dans cette disparition de commerces, ainsi que les changements dans les habitudes de consommation ( zones marchandes périphériques, commerce électronique). A Vouziers, s'ajoutent la baisse de population et la paupérisation d'une partie des habitants. Avec moins de 5000 habitants, il devient délicat de faire vivre un commerce de proximité.
Vouziers comptait au centre-ville quelques "locomotives" qui tiraient l'activité commerciale vers le haut. On pense à Jeanteur, disparu il y a 30 ans, mais l'événement qui a été le plus significatif a probablement été la fermeture de la supérette qui a existé sous différents noms.
Depuis, la place Carnot et la centre ont perdu de leur attractivité, ce qui s'est accentué avec la fermeture du magasin"Ambiance et Style" et des Galeries Carnot.

On apprend le prochain transfert du magasin "Pro et Cie" vers la périphérie de Vouziers. L'établissement fondé par les frères Zaïa est une institution dans le Vouzinois, avec une position dominante dans le meuble et l'électroménager. Le transfert vers l'entrée de ville est prévu depuis longtemps, mais le calendrier s'accélère : "Carré de Jardin" a quitté les lieux qu'il occupait provisoirement( et doit se réinstaller sur la zone commerciale, près de la caserne des pompiers). Les travaux de terrassement débutent et le déménagement pourrait se faire avant la fin 2014.

Pour l'autre enseigne, la problématique est plus sérieuse. En effet, la charcuterie Herbin doit quitter Vouziers dans les mois à venir. Il s'agit là aussi d'une vitrine historique et d'une entreprise familiale qui a marqué l'activité artisanale et commerciale de Vouziers. L'image de qualité de l'établissement avait été confortée par la génération actuelle et le titre de Meilleur Ouvrier de France de Bruno Herbin. Depuis une dizaine d'années, Herbin avait ouvert une succursale à Reims, la situation de ce magasin dans la capitale régionale a marqué les limites de celui de Vouziers. Il semble que le boucher installé place Carnot doive prendre le relai de Herbin, mais avec quel personnel et pour quelle activité ? Il sera difficile d’offrir la même gamme de produits que celle actuellement présentée. Et si vitrine ne restera pas éteinte qu'en sera-t-il de celle de la boucherie actuelle ?

Si 40 députés socialistes s'étaient abstenus lors du vote du pacte de responsabilité, il n'en est resté qu'un seul pour ne pas voter le budget rectificatif 2014.
Christophe Léonard se met donc un peu plus en marge de la majorité présidentielle, puisque le vote ou le non-vote du budget est considéré habituellement comme le signe essentiel de soutien au gouvernement.
Le député des Ardennes s'explique dans une vidéo diffusées par la chaîne parlementaire :
Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.

L'affiche de sa campagne de 2012 le présentait comme le candidat de François Hollande, avec ses dernières prises de position, et surtout ce dernier vote, on peut se demander si ce positionnement est toujours d'actualité.
Voici ce qu'il a déclaré après son vote d'après LCP : "Christophe Léonard ne fait pas partie des têtes d’affiche des frondeurs du groupe PS, et pourtant c’est finalement le seul à être allé au bout de sa logique."Je m’étais abstenu sur le pacte de stabilité du 29 avril, il m’a semblé cohérent et naturel de m’abstenir" justifie cet élu des Ardennes à qui l’on apprend ce mardi après midi qu’il est le seul à avoir voté ainsi. "J’attends des contreparties au pacte de responsabilités, je n’ai pas l’impression d’être un rebelle", conclut simplement le "frondeur".
Reste à savoir qui a le plus changé de ligne politique depuis la campagne des législatives de 2012, Christophe Léonard ou François Hollande ?
Derrière le terrain de rugby, les travaux de terrassement pour la construction de la nouvelle piscine ont débuté. C'est la Communauté de Commune qui a la charge de cet équipement,qui sera donc intercommunal. La vue ci-dessous a été prise le 03 juillet avec en arrière plan le collège (multi-site ?) .

Collectif 08 « Sauvegardons nos écoles » Sy, le 2 juillet 2014
Mairie
08390 SY
à
Monsieur le DASEN des Ardennes
Charleville-Mézières
Monsieur le DASEN,
La dégradation du service public d'éducation que nous connaissons depuis quelques années déjà ne fait que s'accélérer sous votre impulsion et nous tenons à vous faire part de notre mécontentement.
Nous souhaitons tout d'abord attirer votre attention sur les préjudices que vous faites subir aux familles et aux écoliers ardennais, lorsque vous décidez la fermeture d'une école. En effet, une école fermée augmente les difficultés de certaines familles. Les enfants vont à l'école dans la commune voisine, mangent à la cantine et fréquentent la garderie pendant la pause méridienne. Tout cela n'est pas gratuit, la maman (c'est souvent elle) qui reste à la maison pour s'occuper de ses enfants se voit privée de cette mission. Les familles doivent payer pour un service dont elles se passaient quand l'école était maintenue au village, certaines se retrouvent endettées. Un papa a eu le courage de vous faire part de son intention de déscolariser ses deux filles, tant ses difficultés financières sont importantes. Et pour un qui ose faire la démarche, combien se taisent par crainte d'être marginalisés ? Vous, qui êtes là pour contrôler l'assiduité des élèves et faire respecter par les parents l'obligation de scolariser les enfants de 6 à 16 ans. Vous avez encouragé ce parent à faire une déclaration d'instruction dans la famille. Vous savez pertinemment que toutes les familles ne sont pas capables de remplacer l'école, c'est bien pour cela qu'a été instaurée l'école publique obligatoire.
Votre réponse aux problèmes que nous soulevons, nous la connaissons : la cantine, la garderie ne sont pas de votre compétence mais de celle des communes. Eh bien, même si cela vous déplaît, nous pensons que vous êtes responsable de ces dégâts collatéraux.
Pour ce qui est des préjudices subis, les collégiens ne sont pas en reste lorsqu'une partie d'un collège est supprimée. Bien sûr l'utilisation des moyens pédagogiques relève de la compétence du Conseil d'Administration (de même que la fermeture ou non d'un site).
Mais c'est vous qui en portez la responsabilité quand vous décidez de réduire les moyens alloués à un collège multi-site, vous contraignez les Conseils d'Administration à attribuer les moyens à un seul site et à se prononcer pour la fermeture de l'autre. Les conséquences pour les collégiens et les écoliers qui sont transportés en autocar sont là aussi très graves. Nous ne vous citerons que trois exemples : les élèves de Chagny obligés de prendre un bus à 6 h 40 pour arriver au collège à 8 h ; ceux de Tannay auront 1 h 35 de route, ceux de Montgon prendront le bus à midi le mercredi pour arriver chez eux à 13 h 35. On peut raisonnablement penser, qu'avec des temps de trajets aussi longs et des nuits écourtées d'autant, ces élèves ne seront pas dans de bonnes conditions pour suivre les enseignements. De plus certains écoliers voyageront avec les collégiens et devront aussi se lever très tôt ; qui les accueillera à la descente des bus une demi-heure peut-être avant le début de la classe ?
Et là encore, nous pouvons attendre la même réponse : les transports scolaires relèvent de la compétence du Conseil Général. Au risque de vous déplaire encore une fois, nous pensons toujours que vous êtes responsable de ces dégâts collatéraux.
Pendant des années vos prédécesseurs ont impulsé le développement de l'enseignement de la langue allemande dans nos écoles primaires : notre département fut longtemps parmi les mieux classés. Aujourd'hui, vous annoncez que seule la langue anglaise sera enseignée. Quel paradoxe au moment où est célébrée la réconciliation franco-allemande ! Mais également à l'heure d'échanges économiques incontournables avec ce pays frontalier ! Pourtant dans certaines écoles, les moyens en enseignants habilités en allemand existent et permettent de poursuivre l'enseignement commencé sans moyens supplémentaires. Jusqu'où allez-vous pousser le formatage de nos écoliers ardennais en les condamnant à apprendre l'anglais, toujours l'anglais et rien que l'anglais ?
Après avoir fait miroiter au lycée de Bazeilles l'avenir d'un pôle académique cohérent hôtellerie-restauration-tourisme, vous continuez d'accentuer son déclin en induisant la fermeture à la rentrée prochaine de deux classes en hôtellerie, une classe de Terminale professionnelle et une classe de Terminale technologique et en ne donnant pas suite au projet d'ouverture d'une deuxième classe de Seconde technologique.
L’argument invoqué pour justifier la fermeture de l’enseignement général au lycée de Bazeilles qui était celui développement de l’hôtellerie (sic), n'aurait-il donc servi qu'à manipuler l'opinion ?
Peut-être êtes vous fier de répondre de manière aussi zélée aux commandes ministérielles en terme de réductions budgétaires ?
Pour notre part, nous sommes révoltés du mépris avec lequel sont traités les élèves et leurs familles qui doivent s’accommoder comme ils le peuvent des solutions que vous leur imposez.
Nous sommes honteux qu'un pays qu'on dit des droits de l'homme sacrifie ainsi l'éducation et l'avenir de ses enfants.
Nous exigeons un service public d'éducation accessible à tous, obligatoire et gratuit.
Débat à ciel ouvert du collectif"sauvons nos écoles"
L'ordre du jour du conseil de communauté comportait des points concernant les ordures ménagères et les collèges, la séance a été malgré tout plutôt apaisée pour cette soirée de débat.
Le principal point de tension s'est produit entre Michel Colin, démissionnaire de son poste de
vice-président, et Francis Signoret, le président de la collectivité. En information, celui-ci expliquait avoir reçu il y a deux jours l’approbation du Sous-préfet suite à la lettre de démission de Michel Colin. Ce qui a fait vivement réagir l'intéressé, qui a affirmé que sa démission avait été actée depuis le mois de mai par la Sous-préfecture, et que l'annonce en avait été retardée à la demande des responsables de la 2C2A.
Francis Sigoret n'a pas formellement démenti l’information, mais il a maintenu le report du vote pour un nouveau vice-président au conseil suivant, étant donné que le point n'avait pas pu être inscrit à l'ordre du jour.
L'ordre du jour débutait par des points touchant à l'environnement :
Le bilan de l'opération "Chouettes vergers" est positif, tant sur les commandes d'arbre que sur la formation à la taille. Des nouvelles tranches ont donc été validées, à l’unanimité moins 3 abstentions venant d'élus de Vouziers.

Un point d'étape a été fait pour les programmes Natura 2000 pilotés par la 2C2A. Une prolongation de 4 mois du contrat du chargé de mission a été votée, en attendant les nouveaux financements européens.
Le montant des pénalités de retard (10 % du marché) pour l'entreprise qui fournit les containers de tri a été validé.
Le rapport sur le service d'élimination des déchets a été voté à l'unanimité. La baisse des tonnages collectés se confirme avec la nouvelle tarification à la levée. Les performances de tri restent globalement satisfaisantes, mais moyennes pour le verre.
En finances, quelques décisions budgétaires modificatives ont été approuvées.
La commission intercommunale des impôts directs a été mise en place.
Des subventions ont été accordées ou refusées selon le tableau ci-dessous. F Courvoisier-Clément a expliqué que de nouveaux critères d’attribution seraient mis en place d'ici la fin de l'année.

Les subventions dans le cadre des rénovations de toitures ont été validées
Dans le domaine de la gestion du personnel, des adaptations ont été approuvées pour anticiper le départ du Directeur, et prolonger le contrat du chargé des affaires financières.
Les membres du comité de gestion de la piscine ont été élus.
Enfin deux motions ont été adoptées :
Une sur les décisions de l'Education Nationale (unanimité moins une abstention (voir le texte ci-dessous) et une sur la baisse des dotations de l'Etat (texte déjà voté au dernier Conseil municipal de Vouziers).

Communiqué du collectif « Pour un avenir solidaire ».
Nous, militant-e-s associatifs, syndicalistes, étudiant-e-s, lycéen-ne-s prenons acte aujourd’hui du « plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons » présenté par le ministre de l’Education nationale qui annonce sa généralisation dès la rentrée scolaire 2014-2015.
Cette annonce intervient après des mois de rumeurs, d’intimidations et de campagnes de désinformation à peine déguisées.
Le collectif « Pour un avenir solidaire »note avec intérêt la volonté du gouvernement d’ancrer l’égalité
filles-garçons dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture qui s’intègre dans l’ensemble du parcours scolaire des élèves, notamment en l’ouvrant résolument aux collégiens, et en demandant que cette thématique figure dans tous les projets d’écoles et d’établissements. Il juge très positif que l’égalité entre les filles et les garçons fasse désormais partie du quotidien professionnel de tous les enseignant-e-s, personnels d’encadrement de l’Education nationale (IA, IEN, IPR), en se félicitant qu’elle ait une place centrale dans leur formation initiale (ESPE) et continue. Le collectif « Pour un avenir solidaire »prend acte de la volonté de densifier les outillages pédagogiques en les étendant à tous les enseignants.
Cependant, le collectif « Pour un avenir solidaire »constate que le plan d’action proposé comporte quelques incertitudes. D’une part, le plan est centré sur « l’égalité des droits entre les filles et les garçons », ce qui pourrait avoir pour conséquence de renvoyer ces thématiques à une vision formelle et juridique. Or, ce sont bien les pratiques quotidiennes et les représentations minées par les stéréotypes de genre (termes qui semblent avoir disparu comme par magie) qui sont au cœur des enjeux de progrès réels de l’égalité. En les écartant, le gouvernement risque de renoncer à ce qui faisait l’originalité de ce dispositif : sa méthodologie, basée sur une approche par le genre. D’autre part, il juge la partie « implication et relation avec les familles » assez frileuse, les écoles et les EPLE étant seulement « invités à évoquer » le sujet dans les instances des établissements, laissant l’information aux parents à une possibilité ouverte lors de la seule réunion de rentrée. Enfin, le collectif « Pour un avenir solidaire »regrette que les acteurs-ices des associations éducatives partenaires de l’école ne soient pas mobilisées dans ce nouveau plan d’action, car il n’y pas de progrès dans la promotion réelle de l’égalité entre les filles et les garçons sans une mobilisation de toutes les forces vives de l’éducation.
Si le collectif « Pour un avenir solidaire »regrette que la dénomination « ABCD de l’égalité » ait été abandonnée, il souligne d’autant plus l’importance d’une mise en œuvre effective de ce nouveau plan d’action dès la rentrée scolaire prochaine. En effet, rien ne serait pire que de fragiliser un projet si ambitieux à cause de quelques ultraréactionnaires, qui tiennent des propos mensongers pour manipuler les parents et leurs enfants et nourrir leurs représentations rétrogrades.
Car, oui, c’est en transmettant une culture de l’égalité dès la petite enfance que l’on favorise la parité dans toute la société. C’est en brisant les stéréotypes liés à l’orientation professionnelle que l’on lutte contre les inégalités salariales. C’est en prévenant les propos sexistes que l’on combat les discriminations, les violences et il reste encore du chemin à faire. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce statu quo dans une démocratie où l’égalité des sexes et des droits est invoquée comme un principe constitutionnel.
Aujourd’hui en France, seule une politique volontariste, qui se donne pour ambition d’agir en profondeur sur les représentations sociales et les mentalités, pourra venir à bout des inégalités femmes-hommes.
C’est pourquoi nous entendons poursuivre nos efforts pour la promotion et la généralisation réelle de l’éducation à l’égalité entre les filles et les garçons, au nom des valeurs qui nous rassemblent et qui sont inscrites sur le fronton de nos écoles : Liberté, Egalité, Fraternité.
Paris, le 1er juillet 2014