Le nez des porteurs de projet NDL s'est encore allongé depuis notre dernière manifestation. Il sera bientôt aussi long qu'est haute la vigie en cours de construction sous nos yeux !
Nous avons fini par trouver la grandiose arnaque (voir ici) qui en 2007 au moment de l'enquête d'utilité publique a permis de présenter une étude socio-économique soi-disant favorable au transfert.
Fondée sur le mensonge de la saturation de NA à 56 000 mouvements, et sur un scénario de science-fiction aéronautique tellement tordu qu'il est impossible de l'expliquer facilement …Cette arnaque n'était pas dans le dossier d'enquête publique. Il nous aura fallu solliciter la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, la ministre de l’Écologie, sortir la loupe au sens propre, lire et relire pour trouver enfin! Encore n'avons-nous pas tout élucidé car nous n'avons toujours pas l'étude complète.
Le 9 avril 2014, des agents chargés de remplir un réservoir l’ont laissé déborder. 3 m3 d’eau se sont alors déversés dans les étages inférieurs, aspergeant des armoires électriques et provoquant un court-circuit. Ce court-circuit a bloqué les systèmes de contrôle et obligé EDF à arrêter le réacteur en urgence. EDF n’a pas pu recourir aux mécanismes habituels, qui étaient apparemment indisponibles en raison des défauts électriques. Sans doute pour ne pas fragiliser la cuve, il n’a pas été envisagé de procéder à un arrêt brutal en laissant retomber automatiquement les barres de commande. EDF a donc été contraint d’arrêter le réacteur en injectant massivement dans l’eau de refroidissement du bore, substance qui a la capacité de freiner les réactions en chaîne.