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ldh - Page 23

  • Coup bas contre les droits au recours des étrangers

    Communiqué LDH

    Par ordonnance du 15 avril, le gouvernement vient de ramener à un jour après la fin de l’état d’urgence sanitaire le point de départ des délais de recours à l’encontre des obligations de quitter le territoire français (OQTF), quelles que soient leurs modalités, les arrêtés de transfert Dublin et les décisions de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), alors que dans une précédente ordonnance ce point de départ était prévu d’un mois.

    En temps ordinaire, les délais de recours (quarante-huit heures, quinze jours ou un mois selon les cas) sont déjà extrêmement brefs et difficiles à mettre en œuvre, et sont loin de permettre à toutes les personnes concernées de faire valoir leurs droits. Cette nouvelle ordonnance restrictive qui s’imposerait à la sortie de l’état d’urgence sanitaire, sans tenir compte des circonstances exceptionnelles, est une négation de l’accès réel à la justice et présente un caractère discriminatoire totalement infondé.

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  • Prud’hommes : les salariés doivent pouvoir défendre leurs droits

    Communiqué LDH

    De très nombreux conseils des prud’hommes sont actuellement fermés sur le territoire. L’activité juridictionnelle a totalement cessé depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, y compris en matière de référé, empêchant les salariés de défendre leurs droits.

    La cessation de la justice prud’homale n’est pourtant pas imposée par les ordonnances issues de l’état d’urgence sanitaire. L’ordonnance du 25 mars 2020 prévoit au contraire la possibilité de poursuivre l’activité juridictionnelle, en aménageant son fonctionnement, en permettant de pallier l’empêchement d’un ou plusieurs conseillers prud’homaux, en restreignant éventuellement leur nombre, en organisant les débats par tous moyens de communication électroniques ou par visioconférence.

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  • L’accès à la demande d’asile mis à l’arrêt en Ile-de-France

    En Ile-de-France, il n’est aujourd’hui plus possible d’enregistrer une demande d’asile. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a suspendu sa plateforme téléphonique qui habituellement délivre les rendez-vous, tandis que les guichets des préfectures sont fermés.

    En fermant l’accès à la demande d’asile, le gouvernement abolit de fait le droit d’asile pourtant consacré par les textes internationaux et la Constitution française.

    En fermant concrètement toute possibilité d’accès à la procédure d’asile, le gouvernement place les personnes candidates à une protection internationale en situation irrégulière et dans une très grande précarité.  

    Ainsi, nous avons rencontré ces derniers jours des personnes arrivées récemment sur le territoire français et qui, sans accès à la demande d’asile, sont contraintes de vivre dans la rue, privées des conditions matérielles d’accueil (CMA) attachées théoriquement au statut de demandeur d’asile : hébergement, accès aux soins, allocation, etc.

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  • Le directeur de la DDCSPP des Ardennes menace les réfugiés : la suite ( et fin ?)

    Le courrier du directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations menaçant les réfugiés de sanctions illégales a suscité de nombreuses réactions. ( voir notre note du 6 avril).

    La section locale  de la Ligue des Droits de l'Homme de Charleville a rapidement réagi par un courrier de sa présidente. En voici le texte :

    ddcspp,ardennes,ldh,réfugiés,droits de l'homme

    Dans sa réponse le directeur départemental reconnait qu'il a du refaire une note afin de modifier les demandes illégales que contenait sa première version. Cette rectification clôt provisoirement cet épisode regrettable, il reste cependant à expliquer comment un tel courrier a pu être rédigé par un haut responsable de la préfecture des Ardennes. Vous trouverez ci-dessous la réponse faite à la présidente de la section LDH de Charleville.

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  • Terrasse avec vue sur la guerre

    Ce vendredi, Laurence Tartar-Fouchier nous a transportés à Beyrouth avec son spectacle "Terrasses". Sa pièce était jouée à la salle communale de Boult aux Bois, à l'initiative de la Ligue des Droits de l'Homme (sections de Charleville et Vouziers) et du foyer des Boutats. Le message de bienvenue a été prononcé par laP1490677.JPG présidente de la section vouzinoise de la LDH, et le maire a accueilli à bras ouverts, comme à son habitude, les nombreux participants à cette soirée.

    Laurence Tartar-Fouchier a écrit la pièce, elle en est l'unique comédienne en scène. Pourtant, 5 personnages prennent vie devant les spectateurs. Par un dialogue reconstitué, l'artiste fait entendre la voix de ses trois amies et de son turbulent neveu. Grace à sa technique de jeu parfaitement maîtrisée, elle fait percevoir les personnages aussi intensément que s'ils étaient présents sur scène.

    La pièce se passe sur une terrasse de Beyrouth, un lieu de repos et de paix pour ces quatre femmes de confessions différentes. Elles veulent bannir la guerre de ce lieu, quelle qu'en soit la forme, même la petite guerre jouée par le neveu. Mais il n'est pas possible de créer un espace totalement protégé des influences extérieures. Un jour, tout bascule, car les réalités de la vie amènent les amies de Sophia ( la sage) à quitter le quartier et à rompre cette rencontre amicale hebdomadaire. Pire encore la guerre et ses horreurs s'invitent de force sur leur territoire, et la triste dynamique de la vengeance se met en place.

    A travers ce microcosme féministe et solidaire, c'est une partie de l'univers du Moyen-Orient qui nous est retracé. Entre le fragile équilibre de l'amitié  et de la solidarité d'une part, et la terrible dynamique de la guerre et de intolérance d'autre part, le combat semble inégal. Mais Laurence Tartar-Fouchier, par son écriture et son jeu, nous fait sentir que les liens humains et en particulier la solidarité féminine constituent une force capable de modifier le cours d'une histoire qui se répète tragiquement de génération en génération.

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  • Allemagne : quand le racisme tue encore

    Communiqué LDH

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) exprime sa profonde solidarité envers les victimes de la tuerie de Hanau en Allemagne qui a causé la mort de neuf personnes et de graves blessures à cinq autres.

    Les motivations du terroriste d’extrême droite qui a frappé des victimes d’origine kurde ne font aucun doute. L’auteur, qu’on a trouvé mort chez lui au côté du corps sans vie de sa mère, avait réalisé un manifeste et une vidéo dans lesquels il désignait, dans la plus pure tradition nazie, des « peuples à éliminer ».

    Cette tragédie intervient dans le double contexte d’un retour en force en Allemagne du terrorisme d’extrême droite et de succès électoraux inédits pour les partis d’extrême droite néonazis dans ce pays.

    Huit mois après l’assassinat de Walter Lübcke, accusé d’être trop « pro-immigration », quatre mois après l’attaque de la synagogue de Halle par un néonazi et alors qu’on sait, après l’arrestation de douze personnes, que de nombreux attentats contre des mosquées étaient préparés par un groupuscule d’extrême droite appelé « Le Noyau dur », une prise de conscience douloureuse s’impose.

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  • Sortir de la répression d’une jeunesse inquiète

    Communiqué LDH le 13.02.2020

    Ces derniers jours, à l’occasion d’épreuves communes de contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat, des lycéens ont participé à des actions de blocage de leur établissement pour contester, notamment, la réforme du baccalauréat. Dans différentes villes, la police est intervenue, sur ordre des pouvoirs publics, pour faire cesser ces actions sans ménagement.

    Des lycéennes et lycéens, dont beaucoup de mineurs, sont ici mis en garde à vue au commissariat durant trente heures, là prennent des coups de matraque et des gaz lacrymogènes, ailleurs entrent en examen entre deux rangs de policiers, ailleurs encore, des lycéens qualifiés de « meneurs » ne sont pas autorisés à se rendre à l’épreuve de rattrapage…

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