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police

  • La répression de la dissidence par Al Sissi

    Publié le 30.09.2019 par Amnesty International.

    Profondément déstabilisé par les vagues de manifestations, le gouvernement du président Abdel Fatah Al Sissi mène une répression à plein régime pour réduire au silence toute forme de contestation. Enquête.

    Les forces de sécurité égyptiennes ont procédé à de très nombreuses arrestations de manifestants, et arrêté des journalistes, des avocats spécialistes des droits humains, des militants, des protestataires et des représentants politiques, dans le but de réduire au silence ceux qui critiquent le gouvernement et d’empêcher de nouvelles manifestations.

    Nous avons rassemblé des informations sur au moins 59 arrestations opérées dans cinq villes à travers l’Égypte au cours des manifestations qui ont eu lieu dans la nuit des 20 et 21 septembre. Des organisations locales de défense des droits humains ont signalé que plusieurs centaines de manifestations avaient été recensées dans toute l’Égypte. Le Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux a indiqué qu’au moins 2075 personnes ont été arrêtées dans le contexte des manifestations depuis le 19 septembre.

    Le président Al Sissi a répondu aux questions des médias à New York, affirmant que ces manifestations étaient déclenchées par l’« islam politique », .En réalité les manifestants sont de tous âges ; il s’agit aussi bien d’hommes que de femmes, qui appartiennent à des milieux socioéconomiques et religieux très différents, y compris non politisés. Toutes les personnes arrêtées ont été accusées de charges similaires liées au « terrorisme ».

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  • Décès de Steve : une affaire de trop

    Communiqué LDH

    Le 21 juin dernier à Nantes, lors de la soirée de la fête de la musique, plusieurs personnes ont été contraintes de se jeter dans l’eau suite à une intervention très violente de la part des forces de l’ordre.

    Ces dernières n’ont pas hésité à utiliser sans discernement des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement alors que le lieu où se déroulaient les faits était dangereux.

    Depuis plus d’un mois la disparition de Steve, tombé dans la Loire, était passée sous silence de la part des autorités. La découverte de son corps le 29 juillet a malheureusement conforté ce que tout le monde craignait.

    Il est l’heure aujourd’hui de faire le bilan de cette triste soirée.

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) dénonce, une fois de plus, les conditions d’intervention des forces de l’ordre qui ont à l’évidence manqué totalement de discernement, démontrant que le pouvoir choisit la répression comme méthode face aux contestations ou événements de toutes sortes qu’ils soient revendicatifs ou simplement… festifs.

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  • Police et société : ouvrir le débat

    Communiqué de la LDH

    Les manifestations de plusieurs centaines de policiers, en dehors du cadre syndical et avec leurs armes, attestent du malaise profond de ce corps mais aussi d’une démarche de nature à questionner les institutions de la République, notamment quand certains d’entre eux s’en prennent à l’autorité judiciaire.

    Les agressions d’une extrême gravité qui sont à l’origine de ce mouvement s’inscrivent dans un contexte d’état d’urgence épuisant et qui va se dégradant. D’autant que dans le même temps, les forces de l’ordre ne disposent pas des moyens de terrain suffisants à exercer pleinement leur mission. La justice, il faut le rappeler, n’est pas mieux traitée en termes de moyens. Le gouvernement engrange ainsi les conséquences de choix reprenant les orientations antérieures qui exaltent les valeurs d’ordre et de sécurité, mais négligent le travail de proximité de la police et sous-estiment l’organisation et le niveau des moyens alloués.

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