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politique nationale - Page 200

  • Cigarettes : le Conseil d'Etat valide le paquet neutre.

    A partir du 1er janvier 2017, seuls les paquets neutres pourront être vendus dans les bureaux de tabac. Les buralistes auront jusqu’à cette date pour écouler leurs stocks de paquets « classiques ».  Cette mesure prise dans le cadre de la loi Santé de décembre 2015 avait été attaquée par représentants des buralistes et par des cigarettiers. En particulier , la Seita, filiale française du cigarettier britannique Imperial Tobacco, avait jugé cette mesure disproportionnée et empêchant la liberté d’entreprendre.

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    Mais la fabrication et la vente de cigarettes ne sont pas des entreprises industrielles et commerciales comme les autres. Le tabac est un produit toxique, même à faible dose. Il n'existe pas d'autre produit en vente libre dont l'usage normal est nocif et très souvent mortel à moyen terme.

    C'est ce que rappel le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative, dans un arrêté rendu public le 23 décembre. La loi sera donc applicable dès le début 2017, aucun appel ne pouvant être fait de cette décision.

    Voici des extraits de l'arrêté du Conseil d'Etat :

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  • La LDH soutient le film « Democracy » qui sera projeté le 24/01 à Charleville

    Ce documentaire qui a nécessité trente mois de tournage nous entraîne dans un monde réputé impénétrable, celui de la construction du processus législatif européen.

    À l’heure où « l’Europe » et son fonctionnement sont tellement décriés, ce documentaire nous permet deposter1_de.jpg mieux comprendre comment un texte législatif est élaboré. A la façon d’un thriller politique, le film retrace la longue lutte politique pour l’adoption d’une nouvelle législation sur la protection des données personnelles. En effet la Directive protégeant les citoyens européens dans ce domaine date de 1995 et ne prend pas en compte les évolutions du monde numérique.

    Le documentaire nous fait suivre le combat de l’eurodéputé allemand, Jan Philipp Albrecht, rapporteur du texte, soutenu par la commissaire européenne Viviane Reding durant deux longues années semées d’embuches, de discussions, d’intrigues en tous genres. Il nous montre la pression de quelques représentants des lobbies industriels tentant de faire alléger les obligations des entreprises quant à la protection des données au prétexte que trop de contraintes seraient fatales à l’économie numérique et à l’emploi (mais le documentaire ne montre pas les plus virulents des lobbyistes des entreprises Facebook, Google, Apple, Microsoft et Amazon et bien d’autres, qui ont mené un travail de sape auprès de tous les eurodéputés pour tenter de faire voter quelques milliers d’amendements). Des représentants d’ONG pour lesquels la protection de la vie privée et des données est un droit fondamental ont, eux, tenté de maintenir ou d’améliorer les avancées du texte dans le respect de la charte des droits fondamentaux.

    Au moment où les ministres des pays de l’UE au Conseil semblaient sur le point de bloquer le texte, surviennent les révélations d’Edward Snowden, qui montraient à quel point la surveillance est généralisée et impunie. La nécessité d’un texte renforçant les droits des citoyens et résidents européens face notamment aux pratiques des États-Unis et de la NSA devient alors plus évidente.

    Après de nombreuses nouvelles péripéties, le texte sera adopté par 95 % du Parlement européen le 12 mars 2014, ce n’est qu’en juin 2015 que le Conseil de l’UE adoptera une position commune sur ce texte. Il sera définitivement adopté le 27 avril 2016 et devra être mis en œuvre en mai 2018.

    Ce documentaire qui s’attache à expliquer le fonctionnement et la complexité des institutions européennes avec un souci de transparence est une très bonne introduction à un débat sur le fonctionnement de l’Union européenne ou sur la protection des données personnelles.

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  • Libération des personnes arrêtées au Pays basque, un petit pas au service de la paix

    Communiqué LDH

    Les cinq membres de la société civile qui avaient été arrêtés à Louhossoa, au pays basque français, dans le cadre d’une opération policière franco-espagnole vendredi 16 décembre, dans la soirée, viennent d’être libérés par décision de justice.

    Participant à une opération de neutralisation d’armes appartenant à l’ETA, ils avaient été transférés à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire avec les qualifications « d’association de malfaiteurs terroriste et infractions sur la législation sur les armes et les explosifs en bande organisée, le tout en relation avec une entreprise terroriste ».

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  • Le processus de désarmement de l'ETA empêché par le gouvernement français.

     

    Au Pays Basque, l'ETA a mené un combat armé pour l’indépendance et contre l'état espagnol. Depuis plusieurs années, l'organisation a renoncé à la violence, et elle s'est engagée dans un processus de désarmement. Mais pour faire la paix, il faut être deux : et les gouvernements espagnols et français refusent toute négociation avec l'ETA. Des membres de la société civile se sont impliquées dans le processus de désarmement volontaire de l'ETA. C'est pendant qu'un tel processus se déroulait que la police française est intervenue, interpellant 5 personnes.

    Selon des sources du Monde, les cinq personnes interpellées sont Jean-Noël Etcheverry, dit Txetx, militant écolo-alternatif et animateur de Bizi à Bayonne et du réseau Alternativa ; Michel Berhocoirigoin, actuellement président de la chambre d’agriculture alternative du Pays basque (EHLG), syndicaliste agricole, ex-président du syndicat agricole basque ELB (localement majoritaire), ex-secrétaire général national de la Confédération paysanne ; Michel Bergouignan, viticulteur dans l’appellation Irouléguy et ex-président de la coopérative des vins d’Irouléguy ; Béatrice Molle-Haran, journaliste professionnelle, éditorialiste de l’hebdomadaire Médiabask (print et Web) ; Stéphane Etchegaray, journaliste audiovisuel, qui « était là pour filmer la destruction des armes ».
    Ces arrestations ont provoqué une vive réaction au Pays Basque, au-delà des clivages politiques. Voici ce que relate le journal local, La République des Pyrénées :

    "Au moins 4000 personnes, selon les organisateurs (2000 selon la police)  ont défilé ce samedi après-midi dans les rues de Bayonne, en soutien aux cinq militants pour le processus de paix au Pays Basque interpellés la veille à Louhossoa. Un rassemblement organisé à l'appel du collectif Bake Bidea, qui milite en faveur du processus de paix au Pays Basque.

    Quai Chao, la foule est dense derrière le mot d'ordre de cette manifestation : "Bakearen alde, liberté pour les artisans de la paix". En tête du cortège, on retrouvait le vice-président du conseil départemental Max Brisson (LR), les députées PS Colette Capdevielle et Sylviane Alaux, la sénatrice PS Frédérique Espagnac, le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray (UDI)."

    Le quotidien ajoute :

    "Plus tôt dans l'après-midi, ces élus du Pays basque, de toutes sensibilités politiques, ont présenté une déclaration commune en conférence de presse. "Nous, élus du Pays Basque de toutes sensibilités politiques, sommes interpellés par ces arrestations car il s'agit de personnalités connues de tous, dont l'engagement en faveur de la paix est incontestable." Des personnalités, précisent-ils, "décidées à pallier le manque d'implication des états espagnol et français et à prendre en charge, au titre de la société civile, la destruction des armes de l'organisation ETA."

    Le président d'Honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, Michel Tubiana, qui participe au processus de désarmement aurait dû être présent à cette occasion, son arrestation a même été annoncée par erreur.

    Voici la réaction de la LDH :

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  • Votez Hollande

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    Dessin de Martin  Vidberg pour Le Monde

  • Pollution de l’air : Avec ou sans circulation alternée, nos poumons restent sous pression

    Communiqué de FNE, jeudi 08 décembre 2016

    Depuis une semaine, presque l’intégralité de l’Europe est en alerte « Pollution de l’air ». C’est le plus haut pic de pollution de l’année. Entre le froid et le beau temps, les émissions augmentent de tous les côtés. Comme à chaque fois, les solutions mises en place au moment du pic sont sans effet alors qu’un déclenchement des différentes mesures, comme la circulation alternée, en amont du pic permettrait sans doute de l’éviter.

    Le bilan sanitaire est lourd

    La qualité de l’air est l’une des premières préoccupations  des citoyens. Asthme, bronchites aiguës ou chroniques, cancers des voies respiratoires et broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies cardio-vasculaires, multiplication et aggravation des allergies, hypertension artérielle, bronchiolites... L’impact sur notre santé est inquiétant. Des études montrent aussi les liens qui existeraient entre un air dégradé et certaines maladies neuro-dégénératives (Parkison et Alzheimer). A l’échelle européenne, 93 % des citoyens sont exposés à des seuils de pollution supérieurs aux recommandations de l’OMS. Les premières victimes sont les populations les plus vulnérables : les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants. Chaque année en France, 52 000 décès prématurés sont liés à la pollution de l’air, soit 145 personnes par jour. Pour couvrir le coût sanitaire (hospitalisations, consultations médicales, dépenses en médicaments…), les Français doivent s’acquitter d’une facture annuelle de plus de 100 milliards d’euros.

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  • Pour le respect de la laïcité

    A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’État.

    C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

    L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

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