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politique internationale - Page 48

  • Israël : les Palestiniens sont victimes d’un apartheid

    Ségrégation territoriale et restrictions de déplacement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux… Après un long travail de recherche, notre nouveau rapport démontre que les lois, politiques et pratiques mises en place par les autorités israéliennes ont progressivement créé un système d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien dans son ensemble.

    Après un travail de recherche de près de quatre ans, nous publions notre rapport intitulé « L’Apartheid commis par Israël à l’encontre des Palestiniens. Un système cruel de domination et un crime contre l’humanité ». Sur la base d’une analyse juridique et d’une enquête de terrain minutieuses, il documente la mise en place par Israël, à travers des lois et des politiques discriminatoires, d’un système d’oppression et de domination institutionnalisé à l’encontre du peuple palestinien. Si ces violations sont plus fréquentes et plus graves dans les territoires palestiniens occupés (TPO), elles sont également commises en Israël et à l'encontre des réfugiés palestiniens présents dans des pays tiers.  

    Réalisées en concertation avec des experts internationaux et des associations palestiniennes, israéliennes et internationales, nos recherches démontrent que ce système correspond à la définition juridique de l’apartheid. Il s’agit d’un crime contre l’humanité défini par la Convention sur l’apartheid de 1973 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998.  

    En droit international, le seuil pour définir un crime d’apartheid est atteint lorsque trois critères principaux sont réunis :  

     -un système institutionnalisé d’oppression et de domination d’un groupe racial par un autre ;

     -un ou des actes inhumains, tels que transferts forcés de populations, tortures et meurtres, commis dans le cadre de ce système institutionnalisé ;

     -une intention de maintenir la domination d’un groupe racial sur un autre.  

    Lorsque l’on utilise le mot « race » ou « racial », cela inclut, en droit international, « la race, la couleur, l'ascendance ou l'origine nationale ou ethnique » (article 1 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale). Cela peut donc s’appliquer dans le contexte israélo-palestinien. 

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  • Avions : 100 000 vols à vide en Europe cet hiver ?

    Selon une analyse de Greenpeace, relayée par The Guardian, au moins 100 000 « vols fantômes » pourraient être effectués en Europe cet hiver, en raison des règles européennes d’utilisation des créneaux aéroportuaires.

    Ces vols à vide, sans passagers ou presque, visent à permettre aux compagnies aériennes de conserver leurs droits de décollage et d’atterrissage dans les grands aéroports. L’Union européenne impose en effet aux compagnies aériennes le respect d’au moins 50 % des créneaux horaires qui leur sont attribués pour décoller et atterrir, pour pouvoir conserver leurs droits.

    Ces vols pourraient générer jusqu’à 2,1 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre - soit autant que ce qu’émettent 1,4 million de voitures moyennes à essence ou diesel en un an, selon Greenpeace.

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  • La France doit participer à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

    Pétition à l’initiative de la campagne Ican France

    Ce 22 janvier 2022, marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Malgré sa mise en œuvre dans le cadre des Nations unies, son adoption par une écrasante majorité des États, la France manifesteCapture-decran-2022-01-17-a-10.28.29-230x250.png une opposition ferme à ce processus multilatéral. Ainsi, alors que va se tenir la première réunion du TIAN, à l’Office des Nations Unies à Vienne du 22 au 24 mars 2022, réunissant une grande partie de la communauté internationale (près d’une centaine d’Etat), la France compte laisser sa chaise vide. Une absence qui déroge totalement avec l’image d’un État qui ne cesse de se dire « responsable », qui appelle à renforcer le multilatéralisme et qui dispose de plus de charges particulières en raison de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité.

    La LDH, partenaire de la campagne Ican France, appelle par une pétition, à ce que le président de la République arrête d’isoler notre pays de ce processus multilatéral, en acceptant de faire participer la France, en qualité d’observateur, à cette première réunion des États Parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Agissez avec nous en signant cette pétition.

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  • Royaume-Uni : fin de « party » pour « Bojo » ?

    Edito du Vendredi 21 janvier 2022 de Cartooning for Peace.

    Accusé d’avoir organisé l’année dernière plusieurs « pots » à Downing Street alors que le Royaume-Uni était en plein confinement, et bien qu’il ait reconnu les faits et qu’il se soit excusé, Boris Johnson est sous le feu des critiques pour son manque d’exemplarité et, plus généralement, pour sa gestion du pays.
    Les échanges au Parlement cette semaine ont été houleux et le premier ministre a osé se défendre avec un argument peu convaincant : « Personne ne m’a dit que cela contrevenait aux règles »… No comment!
    Les appels à la démission du premier ministre, dont la popularité est au plus bas, se multiplient y compris dans le camp conservateur et pourraient conduire à un vote de défiance de sa propre majorité. To be continued!

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  • Un haut gradé du renseignement syrien condamné pour crimes contre l’humanité !

    Un tribunal allemand vient de condamner Anwar Raslan pour crimes contre l’humanité. Un verdict historique et une victoire pour les familles des victimes de ce bourreau.

    Le 13 janvier 2022, Anwar Raslan, ancien responsable des services de renseignement syriens, a été condamné à la réclusion à perpétuité par la Haute Cour régionale de Coblence, en Allemagne. Il a notamment été reconnu coupable de torture, meurtre et viol de détenus dans la « Branche 251 ». Il s’agit d’un centre de détention géré par le renseignement militaire à Damas.

    Un message fort pour la justice !

    Le verdict rendu est une victoire historique qui permet d’entendre la voix des dizaines de milliers de victimes de détention illégale, de torture et de violences sexuelles. C’est aussi une victoire pour les familles de détenus morts dans les prisons et les centres de détention en Syrie, du fait des traitements infligés par les forces de sécurité syriennes pendant plus d’une décennie.

    Il est à noter que ce jugement reconnaît le caractère systématique des violences sexuelles en tant que crime contre l’humanité. Cela n’aurait pas pu se produire sans les personnes qui ont osé raconter leur histoire, les acteurs de la société civile syrienne, et les organisations de défense des droits humains et d’assistance judiciaire. Ils ont toutes et tous fait preuve d’une ténacité sans faille au fil des ans en vue d’obtenir justice, vérité et réparations.

    La condamnation d’Anwar Raslan rappelle au gouvernement syrien et à tous ceux qui commettent des crimes contre l’humanité en toute impunité, que justice peut être rendue.

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  • Pourparlers tendus sur fond de crise ukrainienne

    Edito de Cartooning for peace du vendredi 14 janvier 2022

    Une semaine dense en discussions diplomatiques sur la crise ukrainienne vient de s’achever. A Genève puis Bruxelles, des entretiens ont eu lieu entre Moscou et Washington d’abord, puis entre la Russie et l’OTAN ensuite.
    Bilan ? Les divergences demeurent et les tensions persistent.
    Américains et européens dénoncent le déploiement de soldats russes à la frontière ukrainienne et craignent le conflit armé. Moscou dément toute intention d’attaquer l’Ukraine mais défend ce que la Russie considère comme sa « zone d’influence » et refuse toute intégration de l’Ukraine à l’OTAN.
    Des pourparlers qui tournent en rond… mais des pourparlers quand même, c’est déjà ça !

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  • Hong Kong : une société civile en voie de disparition

    Depuis l'entrée en vigueur le 30 juin 2020 de la Loi relative à la sécurité nationale, l’étau se resserre sur les acteurs et organisations de la société civile hongkongais qui font face à des vagues de dissolutions, arrestations et poursuites abusives et répressives. 

     

    Les ONG sous pression 

    Le 25 septembre 2021, à l’instar d’autres organisations de la société civile comme le Front civil des droits de l’homme (CHRF) et des principaux syndicats de Hong Kong qui se sont dissous depuis le mois d’août, l’Alliance hongkongaise de soutien aux mouvements patriotiques et démocratiques en Chine (HK Alliance) a été contrainte d’annoncer sa dissolution, suite aux pressions de plus en plus fortes subies par Pékin.

    La HK Alliance organisait depuis trois décennies les veillées annuelles à la chandelle en hommage aux victimes de la répression sanglante menée par les autorités chinoises en 1989 sur la place Tiananmen à Pékin. Ces veillés avaient lieu en présence de dizaine, parfois centaine de milliers de personnes dans le parc Victoria à Hong Kong. Depuis deux ans, les autorités ont interdit ces veillées annuelles en raison de la situation sanitaire.

    Nous fermons nos bureaux

    Un mois plus tard, le 25 octobre 2021, nous avons dû fermer nos deux bureaux à Hong Kong. Face à l’intensification de la répression des autorités, il devenait trop risqué de poursuivre notre travail sur place sans crainte de graves représailles de la part du gouvernement.

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