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politique internationale - Page 48

  • Israël : L'apartheid se renforce, les Palestiniens en paient le prix  

    Publié  par Amnesty International le 02.02.2023

    Ségrégation territoriale et restrictions de déplacement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux… Un an après la sortie de notre rapport, les exactions commises par les autorités israéliennes sur les Palestiniens et  Palestiniennes se sont encore aggravées. 

    Les autorités israéliennes doivent démanteler le système d'apartheid qui provoque tant de souffrances et d'effusions de sang. Depuis que nous avons lancé une grande campagne contre l'apartheid il y a un an, les forces israéliennes ont tué près de 220 Palestinien.ne.s, dont 35 pour le seul mois de janvier 2023.  

    En janvier 2023, une série d'attaques meurtrières a mis en évidence le besoin urgent de mettre fin à une impunité qui nourrit ce cycle de violence. Le 26 janvier, les forces israéliennes ont mené un raid sur le camp de réfugiés de Jénine et tué dix Palestiniens, dont une femme de 61 ans. Le 27 janvier, sept civils israéliens ont été tués lorsqu'un Palestinien armé a ouvert le feu à Neve Ya'akov, une colonie israélienne de Jérusalem-Est occupée. En réponse à cette attaque, les autorités israéliennes ont intensifié la punition collective contre les Palestinien.ne.s, procédant à des arrestations massives et menaçant de démolir des maisons à titre punitif.  

    Dans le cadre de l'apartheid, les autorités israéliennes contrôlent pratiquement tous les aspects de la vie des Palestiniens et Palestiniennes et les soumettent à une oppression et une discrimination quotidiennes par le biais de la fragmentation territoriale et de la ségrégation juridique. Les Palestinien.ne.s des territoires palestiniens occupés (TPO) sont séparés en enclaves distinctes, ceux et celles qui vivent dans la bande de Gaza étant isolés du reste du monde par le blocus illégal d'Israël, qui a provoqué une crise humanitaire et constitue une forme de punition collective.  

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  • Urgence Algérie : contre la répression, solidarité internationale

    La dégradation de la situation des droits humains en Algérie est plus que jamais préoccupante. Tous les faits établis et documentés par des organisations locales et internationales attestent d’une dégradation permanente et de violations manifestes des droits et libertés fondamentaux, depuis le 21 juin 2019, avec une aggravation et une accélération depuis mars 2020, au début de la pandémie du Covid-19.

    A travers cette vague répressive les autorités algériennes tentent de briser définitivement la dynamique émancipatrice, citoyenne et pacifique que constitue le mouvement populaire dit « Hirak » depuis le 22 février 2019. Pour ce faire, les autorités n’ont eu de cesse de diversifier le spectre de la répression à l’égard de toutes les citoyennes et tous les citoyens : de celle ou celui qui exprime son opinion, notamment sur les réseaux sociaux, jusqu’au dirigeant associatif ou politique, sans oublier la mise en détention, au prix d’allégations fallacieuses ou arbitraires, de journalistes, d’avocats, de syndicalistes et de défenseurs des droits humains. Toutes les catégories sociales, toutes les professions sont ciblées dans toutes les régions d’Algérie. La pénalisation de tout engagement citoyen touche en fait toutes les organisations autonomes, indépendantes du régime (associations de la société civile, notamment de défense des droits humains, partis politiques de l’opposition démocratique) et leurs responsables incarcérés et condamnés pour leurs engagements au sein du mouvement citoyen, le Hirak.

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  • Guerre en Ukraine : la tension monte d’un cran

    Edito de Cartooning for Peace du 19 janvier 2023

    La bataille féroce qui se joue dans le Donbass, concentrée à Bakhmout et à Soledar, pourrait être un tournant de la guerre. Les frappes de drone à distance ont laissé place, faute de matériel, à de l’armement plus archaïque et à des méthodes plus directes et impitoyables. Les témoignages des soldats ukrainiens rappellent la Première guerre Mondiale (on parle de « Verdun du XXIe siècle. ») Selon eux l’armée russe et les mercenaires de Wagner n’ont plus de considération pour la vie de leurs soldats et les cadavres s’empilent dans les cratères d’obus.

    L’issue de cette bataille dépendra de ressources matérielles. Certains alliés de l’Ukraine accélèrent leurs livraisons d’armes. Des canons suédois, des chars français et britanniques, des missiles néerlandais et des munitions américaines vont alimenter la résistance Ukrainienne dans les prochains jours. Volodymyr Zelensky demande plus, et déclare qu’il récupérera l’ensemble des territoires occupés si l’Occident livre suffisamment d’équipement moderne.

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  • Néonicotinoïdes : l’Europe interdit les dérogations accordées par les États membres

    Publié le 19 janvier 2023 par Reporterre

    Victoire pour les écologistes opposés aux néonicotinoïdes. Les vingt-sept États membres de l’Union européenne n’ont pas le droit de déroger à l’interdiction européenne concernant les semences aux néonicotinoïdes, a jugé le 19 janvier la Cour de justice européenne. Et ce, y compris en cas de circonstances exceptionnelles.

    Surnommés « tueurs d’abeilles », les néonicotinoïdes sont interdits depuis fin 2018 au sein de l’Union européenne en raison de leur dangerosité pour la biodiversité et la santé humaine. Onze mauvais élèves persistent malgré tout à accorder des « autorisations d’urgence » aux acteurs de la filière des betteraves sucrières, qui peinent à trouver des alternatives.

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  • Iran : la politique de la terreur

    Il y a 4 mois, Mahsa Amini était tuée par la police des mœurs. Depuis, l’Iran vit au rythme de la contestation populaire et de sa violente répression. La colère, d’abord des femmes puis de tous les citoyens opposés au régime, se cristallise autour de la figure de l’ayatollah Ali Khamenei. Un rejet illustré en France par le numéro de Charlie Hebdo du 4 janvier 2023 consacré à des caricatures internationales du guide suprême.

    Depuis le début du soulèvement, 20 000 personnes ont été arrêtées, 17 ont été condamnées à mort et 109 attendent un verdict du même acabit (selon les chiffres officiels relevés par le collectif Iran Justice).

    Les manifestants ont droit à des simulacres de procès expéditifs dont les sanctions sont appliquées immédiatement. La pendaison est devenue un outil de répression et de propagande désespérée du régime des mollahs, qui a rarement été aussi cruel.

    La situation dramatique de l’Iran fait le tour du monde mais la communauté internationale ne semble pas vouloir intervenir, quand bien même l’ONU dénonce des « meurtres d’État ».

    Les dessinateurs et dessinatrices de Cartooning for Peace, mobilisés depuis le mois de septembre, continuent de soutenir l’insoumission iranienne

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  • Pourquoi la criminalisation des migrants étrangers ne règlera pas la question migratoire ?

    Tribune de Jean-Claude Samouiller, président d'Amnesty International France.

    L’énoncé même de cette question est révélateur. D’emblée est posée l’affirmation que la migration est une « question à régler », et qu’elle constitue forcément un problème.  

    Les discours dominants parlent de « flots », de « vagues migratoires ». Utiliser de tels mots, des mots qui déshumanisent, c’est occulter la gravité des souffrances des personnes dans leur pays d’origine, tout au long de leur parcours migratoire et dans le pays d’’'accueil”. 

    C’est faire percevoir ces personnes comme une menace. C’est faux, c’est injuste, c’est insultant.   

    Mais rien n’y fait. Dans les discours publics, dans les médias, ces personnes sont assimilées à des délinquants ou à des criminels. Alors qu’au pire elles ne font qu’enfreindre des dispositions administratives.  

    Jamais ne sont déconstruits les discours alarmistes et faux, alors que les chiffres parlent d’eux même : le solde migratoire est constant d’une année sur l’autre en France d’environ 150 000 personnes (0,22% de la population).  

    Sur la vingtaine de textes de loi publiés en 30 ans sur le sujet, “le migrant”, “le demandeur d’asile” est toujours présenté comme le problème, comme le danger, comme la personne à contrôler et à expulser le plus rapidement possible.   

    Le projet de loi tel qu’il se dessine ne fait pas exception à la règle. Il faut accélérer les procédures, délivrer des Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) avant même la fin des recours ce qui complexifie et fragilise encore un peu plus la situation du demandeur d’asile. Il faut passer à un juge unique pour la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) au risque d’une moins bonne connaissance de la situation du pays d’origine de la personne.

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  • Les bonnes résolutions pour 2023

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    Dessin de Coco pour Charlie hebdo