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football

  • Les causes de la mort de milliers de travailleurs migrants dissimulées par le Qatar

    Les autorités qatariennes n’ont pas enquêté sur les décès de plusieurs milliers de travailleurs migrants survenus au cours de la dernière décennie, alors qu’un lien a été établi entre leur mort et leurs conditions de travail dangereuses.

    Nous avons enquêté sur les décès de nombreux travailleurs migrants au Qatar. Selon nos recherches, près de 70 % de ces décès restent inexpliqués. Les statistiques officielles du Qatar indiquent que plus de 15 021 personnes non qataries – de tous âges et de toutes professions – sont mortes entre 2010 et 2019. Mais, sans enquête, les données sur les causes des décès ne sont pas fiables.   

    Malgré de nouvelles dispositions pour protéger les travailleurs dans le pays, certains dangers majeurs persistent, tels que les conditions climatiques extrêmes du Qatar, en particulier quand elles sont associées à un travail physiquement exténuant. Aucune mesure concrète n’a été prise pour y faire face. 

    Notre rapport donne la parole aux familles des victimes et dénonce l’inaction des autorités qatariennes malgré des milliers de morts. 

    Des conditions de travail dangereuses 

    Quand des hommes relativement jeunes et en bonne santé meurent soudainement après de longues heures de travail par une chaleur extrême, cela incite à s'interroger sur la sécurité des conditions de travail au Qatar. L’un de ces risques les plus documentés et prévisibles pour la vie et la santé des travailleurs et travailleuses au Qatar est l’exposition à une chaleur et une humidité extrêmes. Pourtant, le Qatar délivre régulièrement des certificats de décès pour ces travailleurs migrants, sans avoir mené d’enquête adéquate. Pire, les autorités qatariennes attribuent leur mort à des « causes naturelles » ou à de vagues problèmes cardiaques.  

    En s’abstenant d’enquêter sur les causes sous-jacentes de la mort de ces travailleurs migrants, les autorités qatariennes ne tiennent aucun compte des signaux d’alarme qui auraient pourtant permis de sauver des vies. Il s’agit d’une violation du droit à la vie, que l’État se doit pourtant de protéger.  

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  • Qatar 2022 : la FIFA fait défaut sur le terrain des droits humains

    Alors que le début du tournoi de qualification pour la Coupe du monde de football est imminent, le Qatar continue d’exploiter et de maltraiter les travailleurs et travailleuses migrants. Sans véritable action, cet événement sportif sera largement terni.

    Le Qatar a introduit un certain nombre de réformes prometteuses ces dernières années, en partie en réaction à l’intérêt croissant qu’il a commencé à susciter après avoir remporté le contrat de la Coupe du monde.

    Trop souvent, malheureusement, ces réformes ne sont pas correctement appliquées et des milliers de travailleurs et travailleuses migrants continuent d'être exploités et maltraités. Récemment, le Conseil consultatif du Qatar a présenté un ensemble de recommandations qui, si elles étaient suivies par le gouvernement, reviendraient sur une grande partie des avancées permises par les réformes, notamment en rétablissant les restrictions du droit des travailleurs de changer de travail et de quitter le pays.

    Exploités et maltraités

    Des stades aux routes, en passant par l’hôtellerie, la restauration et les services de sécurité, le succès de la Coupe dépend du travail d’hommes et de femmes qui ont parcouru des milliers de kilomètres afin de subvenir aux besoins de leur famille.

    Quand la FIFA a décidé que la Coupe du monde se tiendrait au Qatar, elle savait - ou aurait dû savoir - que des risques existaient sur le terrain des droits humains, car ce pays dépend fortement des travailleurs migrants, et le fonctionnement du marché du travail sur place favorise l'exploitation.

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  • Le prix du foot : 6500 travailleurs migrants morts sur les chantiers liés au Mondial 2022 au Qatar

    Écrit par par Thalia Creac’h

    Au Qatar, les chantiers liés à la future Coupe du monde tuent, beaucoup. Les alertes d’ONG sur les conditions de travail des ouvriers migrants s’enchaînent pourtant depuis de nombreuses années, mais se heurtent au déni du gouvernement qatari et de la FIFA.

    C’est une enquête du Guardian qui a révélé le décompte morbide : le nombre de travailleurs migrants décédés au Qatar, notamment sur les chantiers en vue de la future Coupe du monde de football de 2022 (sept stades, un aéroport, des infrastructures de transports, des hôtels...). Au moins 6500 travailleurs migrants auraient péri. Ils étaient notamment originaires d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka. Selon le journal britannique, depuis décembre 2010, date à laquelle la compétition a été attribuée au Qatar, chaque semaine, en moyenne 12 travailleurs migrants sont décédés.

    Ce décompte a été réalisé grâce aux données du Sri Lanka, du Népal, de l’Inde et du Bangladesh obtenues par le Guardian, auxquelles s’ajoutent les chiffres de l’ambassade du Pakistan au Qatar. La pandémie de covid-19 n’est, selon le journal, pas responsable de la plupart de ces morts.

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  • Neymar meilleur en marketing qu'en football ?

    Peut-on ranger le transfert de Neymar au PSG dans la catégorie sport ? L'arrivée de la star brésilienne à Paris constitue essentiellement un élément de la stratégie marketing du club soutenu par le Quatar. 220 millions ont été dépensés, mais les bénéfices attendus sont supérieurs à cette somme, indépendamment des résultats sur le terrain. Voici quelques précisions chiffrées, tirées du journal "La Croix" :

    "Car Neymar n’est pas seulement un footballeur. C’est une icône publicitaire, qui fait tourner la tête de nombre de sponsors. Un exemple parmi d’autres ? Comme l’a révélé Médiapart, le Brésilien a touché 46 500 € de Panini, juste pour apposer sa signature sur 600 vignettes du célèbre album. Au total, ses revenus annuels sont estimés à 37 millions de dollars par Forbes, qui le présente comme le seul footballeur à gagner plus d’argent avec les contrats de sponsoring qu’avec son salaire. En 2014, plusieurs grandes marques, en particulier Panasonic, avaient payé des pages entières dans les journaux locaux pour soutenir l’attaquant brésilien, obligé de quitter la compétition avant la demi-finale après une grave blessure suite à un choc avec un joueur colombien."

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  • Qatar 2022 : retour sur 1 mois de mobilisation pendant l'Euro 2016

    Communiqué d'Amnesty International le 11/07/2016

    j%2527aime%2Ble%2Bfoot.jpgPendant l’Euro, nos militants ont dit stop aux terribles violations des droits humains endurés par de nombreux travailleurs migrants œuvrant sur les sites de la Coupe du monde 2022 actuellement en construction au Qatar.

    Présents dans la fan zone de la place Masséna ou avec un énorme ballon de foot dénonçant les terribles violations des droits des travailleurs qatariens, les militants ont regorgé d’originalité pour attirer l’attention du grand public sur le sujet.

    DES ÉVÉNEMENTS MILITANTS POUR SENSIBILISER LES FANS DE FOOT

    A Saint-Denis, les militants ont photographié les supporters des matchs Allemagne-Pologne et Islande-Autriche, accompagnés de la pancarte : « j’aime le foot, pas le travail forcé ».
    A Toulouse, le groupe local installé près d’une sculpture dédiée à l’Euro 2016, près de la place du Capitole, sont restés tout un après-midi à interpeler les passants et ont récolté plus de 200 signatures de notre pétition à destination de la FIFA.
    Ou encore, le groupe lyonnais a créé un gigantesque ballon de foot avec écrit « #Qatar 2022 » dessus.

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  • Qatar : la FIFA hors-jeu sur les droits des travailleurs migrants

    Enquête d'Amnesty International

    Pour accueillir la Coupe du Monde de football de 2022, le Qatar fait construire à tours de bras des infrastructures par des travailleurs migrants, en provenance d’Asie du Sud-est.

     Nous avons enquêté sur un chantier de rénovation de l’un des stades de la Coupe : le Khalifa International Stadium. Les conditions de vie de ces migrants y sont désastreuses.

     Elles contrastent de manière choquante avec celles des footballeurs qui se retrouveront sur le terrain en 2022. Les multinationales qui travaillent sur place et les pays de leurs sièges ne doivent plus faire l’autruche

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  • Vive la coupe du monde

    On pourrait reprocher à l'an vert de ne pas s'intéresser suffisamment à la coupe du monde de football.

    Certaines mauvaises langues laissent même entendre que ce serait par méconnaissance des joueurs, ce que nous pouvons démentir avec l'aide de Geluck :

    le-chat-geluck-joueurs-de-foot.jpg

    Dessin de Geluck (en plus, il est belge !)