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politique internationale - Page 19

  • 111 jours de guerre entre Israël et le Hamas

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 25 janvier 20

    Les combats ne cessent de s’intensifier dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, où l’on ne compte plus les victimes civiles palestiniennes et où l’armée israélienne a connu lundi 21 janvier son plus lourd bilan depuis le 7 octobre avec 24 soldats tués en une journée, dont une majorité de réservistes. Le coût humain de cette guerre commence à soulever des doutes au sein même de la société israélienne, qui ne voit par ailleurs pas revenir ses otages. La libération de ces derniers fait l’objet de négociations pour une trêve humanitaire de deux mois et de nouveaux échanges de prisonniers. Les alliés occidentaux d’Israël – États-Unis compris – accentuent la pression sur l’État hébreu pour un cessez-le-feu et une une solution de paix à deux États, inenvisageable pour Benjamin Netanyahou. Saisie par l’Afrique du Sud qui accuse Israël de génocide à Gaza, la Cour internationale de Justice devrait rendre ce vendredi 26 janvier sa décision.

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  • La Cour internationale de justice intime l’ordre à Israël de protéger la population de Gaza contre tout risque de génocide

    Communiqué LDH

    La LDH (Ligue des droits de l’Homme) prend acte de l’analyse faite par la Cour internationale de justice (CIJ), dans une ordonnance d’urgence, à la suite de la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël pour crime de génocide.

    Outre l’exigence formulée de libération immédiate des otages israéliens, la LDH se félicite des motifs retenus par les juges de la CIJ, à 15 voix contre 2, pour reconnaître la légitimité de leur saisine, et en particulier de la nécessité qu’Israël prenne des mesures immédiates afin de protéger la population palestinienne de Gaza, et engage des poursuites contre celles et ceux qui incitent à des mesures de génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

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  • Un droit de passage pour les houthistes sur la mer Rouge ?

    Article du "Monde diplomatique", publié le 19.01.2024

    Cest une conséquence directe de la guerre à Gaza. Depuis le mois de novembre, les houthistes, faction armée qui contrôle près du tiers du territoire yéménite et en rébellion contre l’ancien président Abd Rabbo Mansour Hadi, sont déterminés à perturber le commerce maritime transitant par la mer Rouge. Mardi 16 janvier, un vraquier grec a été touché par un missile tandis qu’un cargo américain essuyait des tirs à l’arme lourde. Officiellement, ces rebelles exigent la fin de l’offensive israélienne sur l’enclave palestinienne. Dénonçant une entrave à la libre-circulation des marchandises, Washington et Londres ont répliqué avec des bombardements aériens du 11 au 13 janvier contre des positions houthistes autour de la ville portuaire de Hodeïda. Le 14 janvier, la marine américaine annonçait aussi avoir abattu un missile de croisière ciblant l’un de ses navires de guerre.

    Au-delà de la solidarité avec Gaza, l’objectif des houthistes est avant tout stratégique. Durant la guerre qui les a opposés à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (plus de 380 000 victimes directes et indirectes), ils ont non seulement fait face à leurs ennemis mais ont réussi à mener, comme ce fut le cas en mars 2022, des attaques spectaculaires contre des cibles saoudiennes dont une installation pétrolière. Cette résistance inattendue a eu pour conséquence de forcer Riyad à négocier, permettant aux rebelles yéménites d’accéder au statut d’acteur régional influent.

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  • États-Unis : l’ombre du retour de Trump

    Edito de Cartooning for peace du Jeudi 18 janvier 2024

    Ce 15 janvier, Donald Trump a remporté haut la main (51% des voix) le Caucus de l’Iowa qui ouvre les primaires républicaines et les élections présidentielles de 2O24. Sans avoir daigné prendre part aux débats des primaires du parti républicain, l’ancien président est donné favori. Il pourrait bien jouer son match retour contre Biden en novembre, et ce, malgré ses différents procès et son éventuelle inéligibilité dans certains États. Celui qui est à l’origine de l’assaut du Capitole (6 janvier 2021) n’a rien perdu de son aplomb, et de sa capacité à déformer la réalité à son avantage. Il continue de convaincre, avec un discours antisystème et populiste, notamment ses partisans les plus fanatiques. Dans un contexte international extrêmement sensible, un retour de Donald Trump, proche de Poutine et coutumier des coups d’éclats diplomatiques, pourrait avoir des conséquences dramatiques, bien au-delà des frontières américaines.

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  • Olkiluoto 3 : L’EPR finlandais en marche ! Petite histoire d’un gros raté

    Article de "Sortir du nucléaire" du 05.01.2024

    Comme tous ses congénères, l’EPR de la centrale d’Olkiluoto a accusé des années de retard avant sa mise en service : 13 au total. Pour 4 ans de chantier annoncés. Et d’un dépassement de budget faramineux : plus de 10 milliards. Pour 3 milliards et quelques annoncés. À l’origine de ces multiplications par 3 ? Une seule et même raison : un raté complet, de la conception à la gestion, en passant par la fabrication.

    Le projet, vendu il y a 20 ans à TVO (électricien finlandais privé) par le groupe allemand Siemens et la toute jeune société française Areva (deux ans d’existence à l’époque et à sa tête Anne Lauvergeon), prévoyait dans son contrat qu’Areva verse des indemnités financières en cas de retard.

    Dès les premières années, l’Autorité de sûreté finlandaise (STUK) relève des centaines d’anomalies sur le chantier de l’EPR finlandais. Mais aussi le manque de préparation d’Areva et son laxisme dans « la qualité du travail, l’organisation et le contrôle des activités sur le chantier ». En 2012 - près de 10 ans après la signature du contrat – Areva est mis en demeure par TVO d’établir un nouveau calendrier. Qui ne sera pas respecté. En 2014, la mise en service est repoussée à 2018, puis à 2019 trois ans plus tard.

     

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  • Réussir en 2024 ce qui a échoué en 2023

    Edito de Cartooning for Peace  du 28 décembre 2023

    Au hasard : instaurer la paix pour mettre fin aux nombreux conflits dans le monde, parvenir à lutter contre le réchauffement climatique, renverser les dictatures, éradiquer la faim et la pauvreté… La liste de voeux pour la nouvelle année qui s’annonce serait encore longue. C’est plutôt le sentiment d’impuissance et d’abattement qui nous saisit quand on sait que les guerres en cours menacent d’être longues, que certaines grandes démocraties risquent de basculer (de nouveau?) dans le populisme, que la planète a encore du souci à se faire… Alors un grand MERCI à nos dessinatrices et à nos dessinateurs qui, aux quatre coins du monde, viennent égayer le tableau par leurs dessins. Parce que rire, c’est réfléchir… et c’est agir! Alors comme dirait l’autre, en 2024, « soyons réalistes : exigeons l’impossible ».

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  • En Argentine, Javier Milei dérégule l’économie et organise la répression sociale

    Extraits de l'article de Romaric Godin pour Médiapart (repris de site du CADTM)

    Javier Milei poursuit sa stratégie du choc pour faire du pays sud-américain la société libertarienne de ses rêves. La stratégie du nouveau président argentin est claire : utiliser sa légitimité issue des urnes pour imposer des changements massifs en assommant et paralysant l’opposition sociale et parlementaire. Et en profiter pour mettre en place les moyens de la répression future pour faire face aux inévitables conséquences sociales et économiques de sa politique.

    Un cas d’école de l’application de cette stratégie s’est produit mercredi 27 décembre. Ce jour-là, les syndicats déposaient un recours devant la justice concernant le décret de nécessité et d’urgence (DNU) pris par Javier Milei le 20 décembre, qui modifie des pans entiers de la législation sociale et économique du pays.

    À cette occasion, les organisations syndicales organisaient une manifestation qui a été un succès notable et a dépassé les attentes. Mais au moment même où la place Lavalle, devant le palais de justice, était noire de monde et où les manifestants scandaient « Nous ne sommes pas la caste, mais les travailleurs », le président transmettait au Congrès (Parlement) une « loi omnibus » géante de 664 articles prévoyant une nouvelle vague de réformes, allant cette fois de l’éducation à la culture en passant par la justice, la loi électorale, les retraites, les normes environnementales… et la validation du DNU.

    Cette provocation de plus est clairement destinée à montrer aux syndicats leur impuissance. D’autant qu’ils sont directement dans le viseur des réformes. Le DNU réduisait considérablement le droit de grève, la « loi omnibus » renforce les sanctions contre les piquets de grèves en prévoyant jusqu’à six ans de prison.

     

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