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écologie

  • « C’est officiel » : l’autoroute A69 définitivement validée par le Conseil d’État

    Article d'Emmanuel Clévenot, publié dans Reporterre le 29.06.2026

    Le Conseil d’État a entériné le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Les autorisations environnementales de ce projet aux répercussions désastreuses et largement documentés sont désormais définitives.

    Les espoirs étaient maigres, deux semaines après une audience marquée par la défense corps et âme du projet d’autoroute A69 par le rapporteur public. Les voilà définitivement enterrés. Le 29 juin, le Conseil d’État a entériné la réalisation de l’ouvrage devant relier Toulouse à Castres : « C’est officiel, dans un monde qui brûle, le déni climatique est décrété par la plus haute sphère du pouvoir juridique », ont réagi les militants du collectif La Voie est libre.

    En choisissant de suivre les recommandations du magistrat, formulées le 15 juin, les juges rejettent ainsi les pourvois en cassation sollicités par les associations anti-A69 et confirment donc la légalité du chantier. « La semaine où nous ressentons comme jamais les températures létales du mur climatique, le pire signal vient d’être envoyé par le Conseil d’État, incapable d’appliquer le droit face aux pressions du lobby politicofinancier de l’A69, poursuit La Voie est libre. Ils valident le parfait emblème de notre fuite en avant : l’A69. C’est terrifiant. »

    Très attendue, cette décision est le dernier épisode d’un dossier judiciaire interminable. En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé l’autorisation environnementale du projet, jugeant que celui-ci n’était pas d’un intérêt public suffisant pour justifier de détruire des espèces protégées. Une « victoire historique », se réjouissaient à l’époque les activistes écologistes. Problème : onze mois plus tard, le 30 décembre, la cour administrative d’appel avait contredit ce verdict en validant la poursuite du chantier… poussant dès lors les défenseurs de l’environnement à saisir le Conseil d’État pour trancher.

     

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  • Enquête publique CIGEO/BURE : appel à avis défavorables et étayés jusqu’au 16 juillet (!)

    Communiqué du Cedra publié le 23 juin 2026

    Comme nous vous l’avons déjà dit, l’Andra a fait appel à ses troupes de l’industrie nucléaire pour envoyer plein d’avis favorables à l’enquête publique : et ça s’en donne à cœur joie... C’est fou quand on est loin et payé par le nucléaire, comme il est facile d’expliquer aux gens qui vivent sur place que Cigéo, c’est le rêve, même celui des générations futures et que tout ira bien dans le meilleur des mondes... Bah voyons et nous, on n’est pas des lapins de 6 semaines hein !

    Alors même si nous savons que notre multitude d’avis négatifs sera balayée par les commissaires enquêteurs et l’État, nous ne pouvons pas laisser passer l’enquête publique comme une lettre à la poste pour qu’ils fanfaronnent ensuite que tout le monde serait favorable à Cigéo…

    Nous vous appelons à envoyer vos contributions en masse (jusqu’au 16 juillet 17h*) mais attention suivez bien les instructions dans le document à télécharger ci-dessous : il faut bien utiliser l’expression "avis défavorable" et l’étayer avec au moins un argument de la liste svp.

    Voir l'argumentaire de la coordination Stop Cigeo (pdf à télécharger)

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  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • 30 organisations attaquent le décret de simplification du droit de l’environnement

    Le Syndicat des Avocat.e.s de France ainsi qu’une trentaine d’organisations dont le Syndicat de la Magistrature, France Nature Environnement, la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Confédération paysanne, Greenpeace France, Terres de luttes, Data for Good, Notre Affaire à Tous, s’unissent pour déposer un recours afin de stopper un coup fatal porté au droit de l’environnement par le récent décret du 21 avril 2026, dit de “simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et d’accélération de certains projets”.

    Le mouvement de détricotage du droit de l’environnement est bien connu des organisations environnementales et des avocat.es dans cette matière : depuis plusieurs années, le droit de l’environnement est sans cesse diminué, grevé d’exceptions et de “simplifications” dans le but d’accélérer les projets et leurs implantations au détriment de l’environnement bien commun. Les procédures de participation du public sont toujours plus expéditives et les recours contre les autorisations de ces projets toujours plus complexes à déposer pour les associations et citoyens.

    L’année passée, de nombreux.ses avocat.es en droit de l’environnement du Syndicat des Avocats de France s’étaient déjà uni.es dans une tribune intitulée “le droit de l’environnement est mort, vive le droit à polluer” afin de dénoncer de prétendues simplifications de procédure, qui, loin de simplifier le contentieux, créent de nouvelles difficultés pour l’ensemble des acteurs concernés : associations, citoyens, avocats, magistrats, etc.

    C’est encore le cas ici, comme le précisait le SAF dans un communiqué de presse au lendemain de la parution du décret : ce décret entraîne plusieurs modifications majeures du droit de l’environnement pour une large série de projets, répartis en cinq catégories, avec des conséquences inquiétantes :

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  • Dégradation de l’environnement, et c’est la santé qui prend !

    Communiqué d'ATD quart monde publié le 19.06.2026

    L’environnement et la santé sont étroitement liés. Quand le premier se dégrade, la seconde en prend un coup. Surtout celle des personnes plus pauvres qui non seulement sont les plus exposés aux pollutions, mais, comble de l’injustice, ont les moyens d’actions les plus limités.

    En 2024, plus de 62 000 personnes sont mortes de la chaleur en Europe(1). Chaque année, en France, 40 000 personnes meurent prématurément à cause de la pollution atmosphérique (2). Dans le monde, 10 millions de personnes décèdent,chaque année,d’un cancer lié à des facteurs environnementaux (3)… Bref, la dégradation de l’environnement impacte notre santé. . Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce sont 13,7 millions de personnes qui meurent chaque année des conséquences de la dégradation de l’environnement. Certains sont plus touchés que d’autres. « Les personnes en situation de pauvreté sont les plus concernées par les dégradations environnementales, les plus exposées à de nombreux facteurs qui aggravent leur état de santé, déjà abîmé par leurs conditions de vie » souligne Isabelle Doresse, corapporteure de l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de 2022 « Pour une politique publique nationale de santé environnementale au cœur des territoires » et vice-présidente d’ATD Quart Monde.

    Quand l’air, la terre, l’habitat attaquent les corps. Ce fut d’abord un, puis deux et bientôt douze en un mois. En cette fin d’année 2023, sur l’aire d’accueil de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, les chiens tombent comme des mouches. Devant les caravanes, entre voisins, on s’inquiète. L’air est irrespirable, il sent l’œuf pourri, et il provoque de terribles maux de tête. En 2022, un rapport commandé par les services de la ville, sur demande de l’ex-préfète d’Indre-et-Loire, alertait déjà sur la présence de métaux lourds. Puis, … rien. Cette aire d’accueil a été construite dans les années 2000, à l’écart de la ville, en bord de nationale et sur une ancienne décharge qui n’a pas été dépolluée. L’odeur d’œuf pourri c’est sûrement du sulfure d’hydrogène qui suinte par les sols. Les chiens avec leur truffe près du plancher en sont morts. Le préfet en juillet 2024 s’était dit prêt à fermer le site. Mais … rien. En avril dernier, la Défenseure des droits, Claire Hédon, s’est rendue sur place pour constater les dégâts. « On manque d’aires d’accueil et sur les 1358 qui existent en France, plus de la moitié des terrains sont pollués, dénonce William Acker, juriste et délégué général de l’Association nationale des gens du voyage citoyens (ANGVC) avant de dérouler les chiffres révoltants de l’INRAE (4). Si vous habitez sur une aire d’accueil, vous avez trois fois plus de risques de vivre à côté d’une déchetterie, deux fois plus d’être à proximité d’une station d’épuration ou d’une autoroute, et 40 % de risques en plus d’habiter à côté d’une usine classée Seveso (soit présentant un risque industriel) ». L’injustice environnementale est ainsi, non seulement les personnes les plus pauvres sont les plus exposées aux polluants dans l’alimentation, dans l’air, les sols, dans les logements, mais en plus, elles sont celles qui disposent du moins de moyens pour s’en protéger. Et elles ne sont généralement pas associées à l’élaboration des politiques environnementales.

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  • Aidez la faune sauvage pendant un épisode de canicule

    Communiqué de la LPO le 15.06.2026

    Canicule et faune sauvage : un défi croissant

    Les épisodes de canicule, caractérisés par des températures exceptionnellement élevées de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Lorsque les températures dépassent les 30 °C et que les nuits ne descendent pas sous les 20 °C pendant plusieurs jours, les conséquences sur les écosystèmes deviennent alarmantes. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux, leurs habitats et les structures qui leur viennent en aide.

    Des impacts multiples sur les espèces

    Les effets de la chaleur extrême sont nombreux. Les brûlures, causées par des sols surchauffés (jusqu’à 60 °C sur le bitume), peuvent gravement blesser les petits animaux. Les oiseaux nichant sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, sont particulièrement vulnérables : les jeunes, asphyxiés par la chaleur, tombent parfois du nid en cherchant de l’air.

    La déshydratation est une autre menace majeure. L’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement. Les écosystèmes sont également bouleversés par la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. Même les espèces aquatiques souffrent : la baisse de l’oxygène dissous dans l’eau peut provoquer leur asphyxie.

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