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vallée de l'aisne

  • André Théret, la mémoire de l'Aisne.

    Si la mémoire de l'eau reste une découverte pour le moins controversée, la mémoire de l'Aisne existe incontestablement.

    Cette mémoire se nomme André Théret, qui présentait son ouvrage "Vanneaux et Vagnolis cet après-midi à la bibliothèque municipale de Vouziers.

    André Théret a été un des acteurs essentiels dans la lutte contre l'implantation d'un barrage à Savigny-sur-Aisne. Grâce à sa connaissance de la rivière et de son histoire, il a pu fournir une argumentation détaillée qui a démenti les chiffres mis en avant par l' Entente Aisne-Oise. Cet établissement public territorial de bassin (EPTB), regroupant les départements traversés par ces cours d'eau est chargé des aménagements jugés nécessaire pour éviter les dégâts des crues de l'Aisne et de l'Oise. Pour ce faire, entre autres, un barrage était prévu juste en amont de Savigny-sur-Aisne. L'opposition des habitants, s'appuyant sur les arguments fournis par André Théret, a fini par triompher de la volonté affichée des responsables de l'Entente Aisne-Oise.

    S'il a pu mener à bien ce travail, c'est qu'il connaissait parfaitement l'Aisne, en particulier dans ce secteur. André Théret est un des derniers à pratiquer la tenderie aux vanneaux. Cette chasse particulière fait l'objet d'un numéro spécial de la revue " Le Curieux Vouzinois", dont André Théret est l'auteur.

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  • Natura 2000 : agir pour les prairies de la Vallée de l'Aisne

    Les premières mesures de gestion se mettent en place

    Communiqué de la 2C2A

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    Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens identifiés pour la rareté de leur faune, de leur flore ou de leurs habitats. Leur désignation repose sur l’application de deux directives européennes : la directive « Oiseaux » (1979) et la directive « Habitats, faune, flore » (1992). Les sites Natura 2000 ont pour objectif de préserver les espèces et habitats tout en maintenant, voire en développant les activités humaines qui leur sont favorables ; ils n’ont donc pas vocation à « mettre la nature sous cloche » en créant des sanctuaires excluant toute activité.

    Depuis début 2012, l'Etat a délégué à la 2C2A la mise en œuvre de mesures de gestion sur le site "Prairies de la Vallée de l'Aisne". Ce site concerne deux secteurs, au sein de l'Argonne Ardennaise et dans les territoires voisins : de Thuny-Trugny à Givry et de Voncq à Mouron.

    L'objectif principal est de maintenir les prairies et pâtures naturelles en favorisant les pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité. Des suivis écologiques seront réalisés, notamment pour évaluer l'état de conservation des habitat alluviaux et des populations remarquables.

    Des sorties nature et des conférences seront également proposées.

     Télécharger le Document d'objectifs (192 pages - PDF 4 Mo)

     Télécharger les Annexes du Document d'objectifs (349 pages - PDF 38 Mo)

    Contact : Nicolas Villerette, chargé de mission Nature - 2C2A

  • Station d'épuration et mesure de compensation

    La nouvelle station d'épuration de la ville de Vouziers est située tout à côté de l'ancienne, à la sortie de Condé-lès-Vouziers.

    Cette zone est classée inondable, et les constructions n'y sont possibles que sous certaines conditions. Par exemple, la surface occupée par un bâtiment surélevé ne permet plus à l'eau de se répandre à cet endroit. La réglementation oblige alors à compenser cette perte de surface ( et donc de volume en cas d'inondation) par la création d'une zone d’expansion des crues de taille équivalente. La ville de Vouziers qui est maître d'ouvrage de la station d'épuration a donc cherché un terrain pour répondre à cette obligation. Son choix s'est porté sur l'arboretum situé à l'entrée est de la ville, avant la station service "ESSO".  Une superficie équivalente à celle de la station a donc été décaissée, avec l'extraction de centaines de m3 de terre. Une large bande à l'arrière de cet arboretum a donc disparue, ramenant la surface nouvelle au niveau des pâtures environnantes.

    Pour le moment, la végétation n'a pas repris ses droits sur le terrain remodelé, ce sera le cas d'ici quelques mois. Par contre, les arbres qui étaient plantés sur cette parcelle ne pourront être transplantés sur place.

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    Dans une note récente nous avons cité un rapport officiel de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme qui affirme que "le nombre comme la part de logements construits en zones d’aléas fort à très fort sont en augmentation constante pour atteindre 18 500 logements et près de 50 % sur la dernière décennie."  Ces chiffres s'appliquent aux constructions en région parisienne, pour laquelle il est possible d'affirmer qu'aucune mesure de compensation n'est requise en cas de construction en zone inondable (ce serait simplement impossible. On constate donc que les agglomérations situées en aval demandent  aux territoires d'amont de faire preuve de solidarité (voir le dossier des barrages et réservoirs, dont celui de Savigny) Par ailleurs ces agglomérations continuent à construire en zone inondable, en s'affranchissant des contraintes qui nous sont imposées. Drôle de conception de la solidarité et du partage des risques et des inconvénients.

  • L'entente Aisne Oise va-telle disparaître ?

    L'entente Aisne Oise est un établissement public territorial de bassin (EPTB), qui gère l'ensemble des rivières du bassin hydrographique de l'Oise en matière de lutte contre les inondations.

    L'Aisne fait partie de ce bassin, en tant qu'affluent de l'Oise. L'Entente a été créée par 5 départements traversés par ces cours d'eau : l'Aisne, les Ardennes, la Marne,  la Meuse, et l'Oise dont les représentants forment le conseil d'administration.

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    Un texte de loi en discussion va modifier totalement le mode de gestion des risques inondation. Le projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPAM) est actuellement en examen  et a déjà fait l'objet d'une navette entre les assemblées. Il est écrit dans l'article 35 B "Les communes sont compétentes en matière de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations"

    Les EPTB pourront toujours exister, mais en tenant compte de cette nouvelle compétence. "L’établissement public territorial de bassin peut également définir, après avis du comité de bassin et, lorsqu’elles existent, des commissions locales de l’eau concernées, un projet d’aménagement d’intérêt commun. Il le soumet aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale et aux établissements publics d’aménagement et de gestion de l’eau concernés qui, s’ils l’approuvent, lui transfèrent ou délèguent les compétences nécessaires à sa réalisation."

    D"après le site du Sénat, la loi a été adoptée définitivement le 19 décembre dernier après passage en commission mixte paritaire.

    Les EPTB (dont l'Entente Aisne Oise) verront donc leur périmètre redéfini par les nouvelles collectivités compétentes (communes et communautés de communes). La règle de formation sera identique à celle de la création des communautés de communes : périmètre proposé par le préfet, adoption par la règle de la majorité qualifiée.

     

    Les opposants à ce texte soulèvent au moins deux problèmes.

    Le périmètre de compétence ne sera plus obligatoirement celui du bassin, ce qui risque de faire perdre de la cohérence aux mesures prises.

    L'exercice de cette compétence nécessitera de donner les moyens financiers aux communes ( et communautés de communes). La création d'une taxe spécifique est inscrite dans le texte de loi, mais les opposants s'interrogent sur l'opportunité d'une création de taxe dans le contexte actuel.


    Les partisans de ce projet soulignent à l'inverse l'intérêt de rapprocher l'exercice de Carte-EPTB-212x300.jpegcette compétence de l'échelon de base des collectivités territoriales (et ce d'autant plus dans la perspective de la disparition des départements à moyens terme). Ils notent aussi que les communes possèdent la compétence urbanisme qui est totalement imbriquée avec cette problématique du risque inondation. (voir notre publication récente à ce sujet).

    Ils notent que les établissements de bassin qui devaient couvrir le territoire national en 2017, et cela est loin d'être une chose acquise.

    Les établissements existants voient  leur légitimité fortement remise en question par le vote de cette loi. Dans la période de transition qui s'ouvre, on voit mal comment ils pourraient "passer en force" sur des projets contestés. Les habitants de Savigny-sur-Aisne qui refusent la construction d'un barrage sur leur commune devraient pouvoir compter sur un nouveau sursis, ou même  sur un retrait de ce projet.

    Ils vont désormais devoir adapter leur stratégie à cette nouvelle donne, ainsi qu'à la situation qui va être générée par la réforme du scrutin cantonal. Le redécoupage des cantons n'est pas encore validé, mais il est presque certain que celui de Monthois disparaisse, entraînant la perte d'un élu local favorable aux thèses des opposants au barrage comme peut l'être l'actuel conseiller général .

     

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    La vallée de l'Aisne inondée près de Savigny (photo l'An Vert D R)


  • Savigny : s'unir pour faire barrage à l'Entente

    L'Assemblée générale de l'association "Défense Sud Vallée de l'Aisne" (DSVA) a marqué un tournant dans le combat contre l'Entente Aisne Oise.

    Les habitants des communes concernées se sont organisés contre le projet qui prévoyait de retenir des millions de mètres cube d'eau juste en amont de Savigny. Ce "casier de sur-stockage" était sensé protéger les communes d'aval des inondations liées aux crues de l'Aisne.

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    L'expertise menée par l'association a montré principalement deux choses :

    Le danger de cet ouvrage qui en cas de rupture à pleine charge entraînerait la création d'une vague de plusieurs mètres de haut qui dévalerait la vallée sur plusieurs kilomètres.

    L'inutilité de l'ouvrage, bien insuffisant pour lutter réellement contre la montée des eaux.

    Le président Thierry Machinet a déclaré d'emblée que cette année serait consacrée prioritairement à la rencontre des autres associations concernées et à la coordination de leurs actions.

    L'Entente Aisne Oise a un objectif sur tout le bassin des ces deux rivières, et seule une riposte au même niveau peut se montrer efficace.

    Après les points obligés de toute assemblée générale (différents rapports, élection desentente aisne oise,dsva,savigny sur aisne,vallée de l'aisne administrateurs), le président Machinet a présenté trois diaporamas qui donnaient une vision claire de différents aspects du problème.

    En premier ce fût un rappel de la situation locale et de l'évolution des choses. Savigny ayant commencé le combat tôt, le chantier local est peu engagé. Les responsables de l'association se sont montrés raisonnablement optimistes quant à l'abandon du choix de ce site, pour des raisons techniques et politiques.

    Il a été démontré qu'une démarche associant une hydraulique douce et des protections ciblées était bien plus efficace que des barrages.

    En deuxième lieu, la réflexion s'est étendue à tout le bassin. L'exemple de Proisy a été analysé en détail. Ce site qui est comparable à ce qu'aurait pu être Savigny se situe sur l'Oise, l'autre rivière concernée. L'expert de l'association, M. Theret, a démontré qu'il ne jouait pas le rôle auquel il était destiné. En cas de crue le réservoir est saturé en quelques heures, et doit ensuite relâcher de l'eau dans la rivière pour éviter que la digue soit entente aisne oise,dsva,savigny sur aisne,vallée de l'aisnedépassée. De plus la stratégie globale serait logiquement de ralentir l'Aisne pour que les crues des deux rivières n'arrivent pas ensemble au confluent. Or cette installation retarde la crue de l'Oise , comprenne qui pourra.

    Sauf à penser qu'une fois les travaux finis sur l'Oise, l'Entente se retourne vers l'Aisne pour dire "maintenant des ouvrages sont indispensables sur cette rivière pour rétablir le décalage souhaité"

    En dernier lieu, la réflexion à porté sur l'utilité finale de tout ces projets. Il s'agit en fait de protéger la région parisienne, ce qui pourrait se comprendre. Mais dans ce secteur, de nombreuses constructions ont été réalisées en zone inondable, et de gros projets sont en cours dans le lit même des rivières.

    Dans l'Argonne on a su vivre avec les crues et on a évité de construire en zone inondable. Doit-on payer l'imprudence des autres avec une des rares richesses qui nous reste, la nature préservée?

    En fin de réunion des échanges avec la salle ont eu lieu, en particulier avec des personnes engagées dans un combat identique sur un site concernant l'Oise.

    Les élus présents ont pris la parole en dernier. Le conseiller général Th. Deglaire a fait un point de entente aisne oise,dsva,savigny sur aisne,vallée de l'aisnel'action de son institution, le CG08 étant un des membres de l'Entente Aisne-Oise.

    Le député J-Luc Warsmann a salué le travail de l'association. Il a remis au président un chèque de 1000 €, subvention obtenue auprès du ministère de l'environnement qui souligne l'action de fond menée par la DSVA pour la défense de la vallée et pour l'utilisation de méthodes écologiques dans la lutte contre les inondations.

    La réunion s'est terminée de manière conviviale, les participants pouvant échanger leur réflexions en dégustant la petite collation offerte.

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    Un aspect de la vallée de l'Aisne inondée ce jour : Falaise vu de Savigny

  • Savigny-sur-Aisne : Assemblée Générale de la DSVA

    L'Association "Défense Sud Vallée de l'Aisne", a été crée fin 2009 en réaction au projet de barrage sur l'Aisne.

    Elle a réussi à regrouper de nombreux habitants des villages concernés par ce projet. Elle a aussi réuni des informations et publié des expertises qui l'ont rendue crédible  pour les autorités départementales.

    Même si les événements visibles sont moins nombreux qu'il y a quelques années, le dossier mené par l'Entente Aisne-Oise n'est pas refermé. Au contraire, cette entente qui regroupe les départements concernés par ces vallées, continue à travailler de manière plus ou moins cachée.

    L'association tiendra son assemblée générale le samedi 02 février 20132, à 14h30, dansa salle des fêtes de Savigny.

    Ce sera l'occasion de faire le pont de la situation, et de remobiliser les personnes concernées.

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    La vallée de l'Aisne près de Savigny (photo DR)

  • Natura 2000 : réunion publique le 28 novembre

    Les documents d'objectifs des sites Natura 2000 n°209 Confluence des Vallées de l'Aisne et de l'Aire, et n°210 Vallée de l'Aisne à Mouron, ont été validés tout récemment par les membres des comités de pilotage concernés.

    C'est donc la fin des inventaires écologiques et socio-économiques, et le début de la mise en œuvre desNatura-2000-logo.jpg mesures de développement durable.

    Afin de présenter les résultats de ces inventaires et la liste des mesures proposées, une réunion d'information publique est organisée le mercredi 28 novembre à 18h à Grandpré (salle du 3ème âge).

    Le Regroupement des Naturalistes Ardennais et la Ligue de Protection des Oiseaux de Champagne-Ardenne, rédacteurs des 2 documents d'objectifs, présenteront le fruit de leur travail mené sur sites durant 2 années.

    La 2C2A exposera le programme d'actions défini par les comités de pilotage pour la période 2013-2014.

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    La vallée de l'Aisne à Vandy.