Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

société - Page 335

  • La réforme pénale en période de probation

    Communiqué LDH
    Attendue depuis un an, la réforme pénale nécessitait grandeur de vue et pédagogie.

    Il est regrettable que le débat estival auquel elle a donné lieu ait été marqué par l’esprit polémique et politicien. La justice méritait mieux, particulièrement après les multiples lois sécuritaires sous la période Sarkozy.

    Il faut donc se féliciter que les derniers arbitrages présidentiels semblent ouvrir la voie à des avancées notables, dont la création d’une peine de probation, déconnectée de l’emprisonnement, n’est pas la moindre. En effet, si cette sanction est mise en application de manière lisible et avec les moyens nécessaires, elle est susceptible de favoriser une rupture d’avec le tout-carcéral. Il convient de même31796481.jpg de se féliciter de l’abrogation des peines planchers et de la révocation automatique des sursis simples, qui participent de cette même volonté.

    La mise en place d’un examen automatique au deux tiers de la peine, afin de limiter les sorties sèches, constitue de même un progrès incontestable.

    En attendant de prendre connaissance du futur projet de loi, il faut toutefois s’inquiéter du silence autour de grands enjeux tels que la disparition de la rétention de sûreté, ou encore de la réhabilitation du droit pénal des mineurs. Il est tout autant regrettable que la réforme n’envisage pas de transformer certains délits en contraventions, ou, allant plus loin, de dépénaliser certains comportements qui constituent plus de simples manquements à la discipline sociale que des hostilités déclarées à des valeurs sociales fondamentales.

    Le débat parlementaire devra nourrir ce projet afin de lui donner la force et l’ambition essentielles à sa réussite. C’est ce à quoi la Ligue des droits de l’Homme invite les parlementaires, tout en pressant le gouvernement de ne pas attendre et d’inscrire au plus vite ce chantier à l’ordre du jour de la représentation nationale.

  • Toujours un train (nucléaire) de retard

    Il est certain que nos pays développés ne manquent ni d'experts compétents ni de responsables avisés.

    Pourtant dans un domaine aussi sensible que le nucléaire, ils semblent très souvent prendre des décisions bien tardives. Au lieu de s'appuyer sur des études prospectives solides, on les voit à moult reprises courir après l'actualité, et prendre des décisions qui auraient du s'imposer depuis longtemps.

    Ainsi, il aura fallu la tragédie de Fukushima pour s'apercevoir qu'il manquait une force d'intervention rapide, en cas d'accident nucléaire majeur. Son rôle serait de fournir en 24 h une équipe capable d'intervenir sur un site touché par un accident, en y amenant une équipe d'experts et des moyens en capacité de prendre le relai des équipes locales.

    FR3 nous apprend ce 2 septembre que la formation du personnel amené à intégrer cette force d'intervention va débuter à Paluel. C'est donc au bout de plusieurs décennies que cette faille de sécurité est décelée, et que des mesures indispensables sont prises.

    FR3 écrit : "Cette semaine débute une première académie de formation avec 21 personnes. Ce sont des salariés d'EDF qui ont été sélectionnés en interne. Paluel comptera 70 agents attachés à cette nouvelle unité, la F.A.R.N  (force d'action rapide du nucléaire), soit 5 équipes.
    Cette force nationale dispose de moyens opérationnels comme des hélicoptères, camions, pompes. Elle est commandée par un état-major en région parisienne. Les agents peuvent prendre la relève d'équipes confrontées à un accident majeur.
    La  création de la FARN était une des mesures souhaitées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

    Agir en moins de 24 heures sur une centrale en cas d'évènement exceptionnel

    Plusieurs sessions de formations auront lieu à Paluel. L'effectif de la force d'action rapide basée en Seine-Maritime doit être opérationnel d'ici fin 2015."

    Cette mesure a donc pour cible la limitation des effets d'un accident majeur nucléaire.

    Mais a-t-on réfléchi plus sérieusement à la situation qui résulterait d'un accident non maitrisé ? Il semble que non, et là aussi le précédent japonais réveille un peu les responsables internationaux.

    Le drame de Fukushima a également mis en évidence que l'exploitant des centrales (TEPCO), qui est pourtant une entreprise de très grande taille, était incapable d'indemniser les victimes. Ce sera probablement l'état qui devra se substituer à l'entreprise privée. Comme trop souvent, on veut bien privatiser les gains, mais les pertes devraient être nationalisées.

    Le ministère du développement durable nous apprend la signature d'une déclaration conjointe sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires entre la France et les USA. "Cette déclaration affirme l’engagement des deux pays à contribuer à l’établissement d’un régime mondial de responsabilité civile nucléaire permettant une juste indemnisation des victimes d’accidents nucléaires" déclare le communiqué du ministère. Ce qui veut dire qu'actuellement rien de précis n'existe en ce domaine. Les deux pays vont "contribuer à l'établissement d'un régime mondial"

    C'est très bien, mais la garanti d'une juste indemnisation des victimes d'accidents nucléaires, ce n'est donc ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Après-demain, peut-être si toutes les parties en cause se mettent d'accord et trouvent les fonds nécessaires. On pensait que la sécurité nucléaire était une chose suffisamment sérieuse pour que toutes les précautions aient été prises et toutes les conséquences envisagées ! En fait on le pensait pas vraiment, mais s’apercevoir que l'on avait raison à ce niveau, cela fait quand même froid dans le dos.

    carte-nucle%CC%81aire-et-sismique.jpg

  • Valeurs actuelles... comme en quarante ?

    Communiqué LDH
    La Ligue des droits de l’Homme condamne avec la plus grande fermeté l’utilisation par la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles dans la une et le contenu du numéro du 22 août 2013 de termes stigmatisants et injurieux vis-à-vis des Roms.

    Sous prétexte d’un sondage commandé par le journal à propos des occupations de terrains, Valeurs actuelles s’autorise en première page à stigmatiser l’ensemble des Roms en y accolant les termes « assistanat » et « délinquance ».


    Elle appelle par ailleurs à une réaction à leur égard puisqu’elle considère leur présence comme provoquant une « overdose ». La rédaction demande au gouvernement une réponse sur cette base. Il s’agit ainsi d’une prise de position raciste, puisque des personnes sont désignées non pas pour ce qu’elles font, mais pour ce qu’elles sont.

    Le contenu du journal développe cette idéologie répugnante en qualifiant les Roms de « plaie » et de « fléau », menaçant notre pays d’invasion et justifiant une réaction citoyenne. Par un communiqué de presse, le journal se prétend républicain et soutient défendre avec force les principes fondateurs de notre démocratie. Mais ce cache ne trompera personne. Valeurs actuelles a glissé dans les limbes de l’extrême droite haineuse, appelant à la violence à l’encontre d’individus à raison de leur origine.

    Paris, le 22 août 2013

    article_valeurs_actuelles.jpg


  • Comment fermer un service d'urgences en France

    Extraits d'un article de Patrick Pelloux  dans Charlie Hebdo.

    Wattrelos, l’Hôtel-Dieu à Paris et désormais Pont-à-Mousson, et d’autres à venir, comme Juvisy. Malgré les promesses des politiques, les structures d’urgences sont détruites les unes après les autres. La méthode est toujours la même, introduite par Mattei du temps de Chirac et conduite par Bachelot du temps de Sarkozy. Rien n’a changé. En voici la sordide recette : comment casser le service public.

    Sous la coupe des ARS

    Sournoisement, le 29 juillet dernier, la direction de l’hôpital de Pont-à-Mousson et l’agence régionale de santé (ARS) de Lorraine ont décidé de fermer tout simplement les urgences. Environ cinquante malades sont accueillis aux urgences chaque jour. Ils devront faire une heure de voiture pour aller consulter dans les services de Metz ou de Nancy, déjà saturés. Cette mesure montre combien les ARS sont devenues des dictatures technocratiques méprisant totalement les élus, les organisations sociales et les malades, afin de s’assurer des primes rondelettes qui récompensent les « économies » prétendument effectuées. Car le « surcoût » de la proximité est bien moindre que les frais engendrés par les transports en ambulance ou par les pompiers… Il n’empêche, une bonne ARS est une ARS qui ferme un maximum de structures.

    Il n’y a évidemment pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Beaucoup de médecins embauchés dans ces agences donnent une caution médicale aux regroupements. Et il y a plus d’un directeur d’hôpital qui se bat contre ces agences. Il existe aussi des syndicats qui roupillent en facilitant la déconstruction sociale par leur attente stérile. Mais la plupart du temps, la partition est la même et elle est jouée par les mêmes musiciens. Pourtant, ils en ont fermé, des urgences : en 1988, tous les établissements de santé avaient un accueil et des services d’urgences, soit trois mille en France. En 2013, il nous en reste neuf cent cinquante. Où est passé l’argent de toutes ces économies? Nul ne sait.

    (...)

    1103-02-Charb-Hopital-c.jpg

  • Enquête sur les besoins des associations argonnaises

    COMMUNIQUE DE PRESSE de l’Association Pays d’Argonne

     ENQUETE SUR LES BESOINS DES ASSOCIATIONS DU TERRITOIRE D’ARGONNE

     L’Association PAYS D’ARGONNE, Groupement Associatif Argonnais, créée en 2010 et composée d’une centaine de membres, invite les associations Argonnaises (Ardennes, Marne et Meuse) à répondre à une ENQUETE SUR LES BESOINS DES ASSOCIATIONS DU TERRITOIRE D’ARGONNE jusqu’au 30 septembre 2014.

     Cette enquête s’intéresse aux besoins en matériel mais aussi en aide attendue de la part des associations sur divers thèmes comme le Bénévolat, mais aussi sur les finances, la communication, le fonctionnement de leur association en recherchant, par la-même, des compétences au sein de chacune d’elle.

    L’association Pays d’Argonne, poursuit ainsi son chemin vers la mise en relation inter-associative, le développement de projets au service de la citoyenneté et de la démocratie locale et demeure toujours soucieuse de poursuivre son but, à savoir de connecter les territoires (Ardennes, Marne et Meuse) autour de projets ambitieux. Cela lui suppose d’avoir bien cerné les besoins à couvrir et la volonté partagée des associations à agir ensemble au sein d’un même et vaste  territoire.

    Banniere-G2A.png

    Cette enquête des besoins a donc pour ambition d’aider l’association Pays d’Argonne à poser son cadre et ses champs d’interventions, à ce qui pourrait devenir la première pierre d’une grande «Maison des Associations d’Argonne ». A ce sujet, les administrateurs de l’association entameront,  dès la rentrée de septembre, un long travail sur le projet associatif dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement (D.L.A) de la Marne pour commencer, puis avec les D.L.A. des Ardennes et la Meuse.

    Les résultats de cette enquête seront affichés à partir du 15 octobre 2013 sur le site internet : www.pays-dargonne.fr

    Pour obtenir le document sur l’Enquête des besoins, écrire à : pays.dargonne@orange.fr ou groupement.argonnais@gmail.com

  • Plein succès de la mobilisation à Notre-Dame-des-Landes.

    Notre-Dame-des-Landes, 4 août 2013 – 19h30 : Communiqué de l'ACIPA(Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes).

    Pari gagné pour les organisateurs du rassemblement Notre-Dame-des-Landes 2013. A 18h30 ce dimanche, et depuis hier matin, plus de 40 000 personnes en comptage cumulé ont foulé le terrain. Les festivaliers-militants continuent à affluer pour les concerts de la soirée (Cabazi, Lo’Jo, Sanseverino, Lo Cor de la Plana, Parabellum).

    2013-08-03_23.45.58_NDL2013_G-de-Crop_foutographe@laposte.net_9149.jpg

    Samedi soir - concert des Ramoneurs de Menhir

     Toutes les personnes présentes, public, artistes et organisateurs affichent une très grande satisfaction devant le professionnalisme de l’organisation, portée par près de 800 bénévoles. Le contenu et la variété des forum-débats et de la programmation musicale ont fait l’unanimité. Leur simultanéité a permis au public d’alterner en permanence musique et information, d’apprécier l’esprit à la fois festif et militant de ce week-end, et son ambiance joyeuse et sereine.

     Au cœur de l’été, la mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire. Elle renforce notre conviction d’avoir les moyens d’arracher la victoire contre ce projet inutile, qui ne nous sera pas imposé.

    Notre lutte continue, comme d’autres luttes avec lesquelles nous tissons des réseaux solides. Jusqu’à la victoire, ici et ailleurs ! On ne lâche rien !

    2013-08-04_14.15.31_NDL2013_G-de-Crop_foutographe@laposte.net_9760-9761-9766.jpg

    Dimanche 14h - concert Tryo

  • Plusieurs milliers de personnes au rassemblement de Notre Dame des Landes

    Ce week-end, se tient le festival organisé par les opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

    La première journée de Samedi a rassemblée près de 5000 personnes d'après la presse locale :

    "Sans atteindre les 40 000 personnes annoncées, ils étaient plusieurs milliers samedi, à Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs milliers d’opposants qui entendent « ne rien lâcher ». Ce rassemblement estival a lieu pour la treizième année.

    Cette année, ce sont les artistes qui donnent le thème : une vingtaine d’entre eux, dont Bernard Lubat, Tryo et Sanseverino se produisent bénévolement durant le week-end ; sans oublier les ateliers et forums qui ont attiré un public nombreux. Ce rassemblement se poursuit dimanche. (notredamedeslandes2013.org)"

    des-opposants-au-projet-d-aeroport-de-notre-dame-des-landes_964149_490x290.jpg

    Les organisateurs comptent sur la journée de dimanche pour voir grossir le nombre des participants:

    "Les organisateurs se refusaient à tout pronostic sur le nombre de visiteurs attendus jusqu'à dimanche soir au rassemblement, qui mélange concerts et conférences dans une ambiance de kermesse ensoleillée. "On est au creux de l'été. Même si on n'a pas une affluence débordante, il faudra attendre demain soir pour faire les comptes", a déclaré à l'AFP Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, l'association d'opposants historiques au projet d'aéroport qui organise l'événement".

    La mobilisation semble être inférieure à celle attendue, ce qui peut s'expliquer par l'actualité plus calme qu'habituellement sur le terrain. On est dans une phase intermédiaire, dans laquelle aucune grande décision n'est prise. Cette "paix armée" persiste depuis plusieurs mois, et devrait durer au moins jusqu'aux élections municipales de 2014.

    Les opposants le savent bien et entendent maintenir la pression car le gouvernement et en particulier le premier ministre sont loin d'avoir renoncé au projet.