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société - Page 22

  • Moins de publicité, plus de sobriété !

    Publié initialement dans la revue Sortir du nucléaire n°101 le 1er avril 2024, mis en ligne le 2 août 2024 

    L’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.) milite contre le système publicitaire depuis plus de 30 ans. Rencontre avec Thomas Bourgenot, son chargé de plaidoyer.

    Pourquoi se battre contre la pub ?

    La pub nous est imposée sans qu’on ne nous ait jamais demandé notre avis pour la recevoir ou pas. Chaque personne reçoit en moyenne entre 1200 et 2200 messages publicitaires par jour. Une de nos revendications est donc la liberté de réception, un corollaire de la liberté d’expression. De la même manière que l’on peut décider de s’exprimer ou pas, nous demandons le droit de recevoir ou de ne pas recevoir de la pub.
    La pub, c’est aussi l’incitation à la surconsommation et le renforcement des stéréotypes sexistes. C’est enfin le mode de financement des médias, ce qui fait que les annonceurs ont un pouvoir sur les lignes éditoriales, et cela constitue un danger pour l’information et donc pour la démocratie.

    Au début des années 2010, l’association Résistance à l’Agression Publicitaire semblait ouvertement antinucléaire. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    On a signé plusieurs communiqués communs avec le Réseau "Sortir du nucléaire", mais le R.A.P. n’a pas une position officielle et tranchée sur le nucléaire. Par contre, nos luttes ont un objectif commun : réduire les consommations énergétiques. Le R.A.P. est aussi affilié aux Amis de la Terre France, et nous avons adhéré à leur manifeste qui est clairement antinucléaire.

    Quels sont vos modes d’action ?

    On organise des actions de sensibilisation, comme des projections-débats et des ateliers pour expliquer aux publics pourquoi lutter contre la pub. On recouvre des panneaux publicitaires dans la rue, comme ce 25 mars (journée mondiale contre la pub) dans plusieurs villes, pour dénoncer les ravages des Jeux olympiques.

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  • Samos un camp aux allures de prison pour les demandeur·es d’asile

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  • 16-18 août : LES BURE’lesques

    Festival les BURE’LESQUES

    4e édition > 16-17-18 août 2024

    Trois jours informatifs et festifs ouverts à toutes et tous pour des moments conviviaux et constructifs au coeur d’un territoire rural bien vivant, refusant de devenir la mégapoubelle nucléaire du pays, celui de Bure... N’oublions pas : à ce jour, il n’y a pas de déchets radioactifs enfouis à Bure (Meuse/Haute-Marne), ni aucune infrastructure pour les accueillir, juste le « laboratoire de recherches géologiques » de l’Andra installé en 1999. Si la demande d’autorisation de création de Cigéo est en cours d’instruction depuis janvier 2023, ce méga-projet industriel ne tient pas la route, tant du point de vue technologique qu’éthique. Rien n’est joué et depuis 30 ans, l’opposition citoyenne ne faiblit pas !

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  • Et si le sport prônait la coopération et la lenteur ?

    Extraits de l'article de Reporterre publié le 03.08.2024


    Domination, concurrence... Les valeurs du sport sont en totale opposition avec celles liées à l’écologie. Des sportifs et chercheurs en prônent d’autres, plus respectueuses de soi et des autres.

    Pleurs de joie des vainqueurs, liesse cathartique des spectateurs et même embrassades fraternelles et sororales entre adversaires d’un jour : depuis l’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris, le 26 juillet, les traditionnelles scènes d’émotions collectives se multiplient, célébrant les premières médailles. Ce que l’on appelle communément les « valeurs du sport » profite, à l’occasion des JOP, d’une publicité médiatique colossale : plus de 4 milliards de téléspectateurs sont espérés par le Comité international olympique (CIO).

    L’événement véhicule toutefois d’autres valeurs, largement moins consensuelles : quête sans fin du dépassement de soi et des autres, désir de puissance, volonté de contrôle, éloge de la compétition, culte de la performance, classement des individus… En un mot, une philosophie de la démesure, antinomique à celle de l’écologie. Alors que le cataclysme écologique en cours souligne plutôt l’urgence de ralentir et de retrouver le sens des limites, le sport semble prôner une éthique à rebours complet de la révolution culturelle dont nous avons besoin. Peut-il encore se réinventer et mettre sa formidable puissance mobilisatrice au service d’une bifurcation civilisationnelle écologique ?

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  • À vot’ bon cœur

    Communiqué de Sine mensuel

    La fin de Siné Mensuel ? Notre, votre mensuel préféré est à nouveau dans la merde financière, mais on ne va pas se résigner à le voir partir sans rien faire, les bras ballants. 

    C’est vrai qu’on perd du fric à chaque numéro, il faut regarder les choses en face. On n’a plus d’oseille. À ce train-là, on passera tout juste l’été. On a fait des efforts, on a diminué les pages à contrecœur, même le morgon Lapierre a été rationné. On a mis tout le pognon dans le journal, en protégeant nos principes : pas de pubs, pas d’investisseurs, pas de grands patrons. C’est vous qui nous faites tenir. Même des abonnés qui, à cause d’un bug informatique, recevaient le journal gratis depuis des années ont régularisé leur situation. Mais cela ne suffit pas. On est à poil !

    Putain, on ne veut pas crever. Avec nos potes dessinateurs, journalistes, écrivains, libres ici comme nulle part ailleurs, on a envie de continuer à chier dans la colle, à se marrer, à taper là où ça fait mal, à résister, à combattre le RN dont le claquement des bottes se rapproche. Alors que la liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin, que la presse et les chaînes d’info sont vendues aux Bolloré et consorts, notre existence est plus que jamais indispensable. On ne va pas leur laisser toute la place ! 

    On se marre en mode combat. Vous voyez très bien ce qu’on veut dire. Vous êtes les seuls dépositaires de notre insolence et de notre résistance contre les consensuels, les conformistes et les fachos de tout acabit. Alors, aidez-nous à sortir du marasme. À l’aide ! SOS ! Faites-le savoir par tous les moyens, criez-le sur les réseaux sociaux. Et puis filez-nous des sous : 10 €, 20 €, 30 €, davantage si vous pouvez et cela sera tant mieux. Et en plus, vous aurez une ristourne fiscale. On sait que ce n’est pas facile pour vous. Ensemble, on va décrocher la thune. Alors merci !

    Catherine Weil Sinet et toute l’équipe

     

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  • Tribune de Nathalie Tehio, présidente de la LDH

    Publiée le 01.08.2024 sur Médiapart (extraits)

    Les Jeux olympiques sont l’occasion d’une grande fête populaire.

    Voilà qu’ils deviennent surtout le prétexte à un report sine die de la mise en place d’un gouvernement ! Le président de la République nous explique que la bonne tenue des jeux passe avant la désignation d’un-e Premier-e ministre… qui attendra donc !

    Rappelons qu’il a pris la responsabilité (l’irresponsabilité !) de la dissolution de l’Assemblée nationale alors que l’extrême droite paraissait en mesure d’avoir la majorité. L’évidence de l’approche des JO n’avait pas compté.

    Ce n’est que grâce à la mobilisation de la société civile, à l’union des partis de gauche, et aux désistements de candidats arrivés en troisième position que le pire a été évité. Il est d’autant plus regrettable que beaucoup de candidats de droite aient refusé de se désister pour le candidat du Nouveau Front populaire mieux placé à l’issue du premier tour, augmentant ainsi le nombre d’élus d’extrême droite.

    Malgré cette irresponsabilité de la droite, on voit le président rechercher avant toute autre chose une alliance entre les députés des partis qui le soutiennent et la droite. Pour lui, cette alliance, qui a permis la réélection au perchoir de Yaël Braun-Pivet, devrait maintenant conduire à d’autres continuités au service de politiques pourtant largement rejetées par l’électorat.

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  • Situation critique pour les urgences de Vouziers

    Depuis un an, l'accueil des urgences n'est plus assuré la nuit à l'hôpital de Vouziers. Malgré la mobilisation importante des professionnels et de la population, le service d'accueil des urgences a été fermé. Il a été remplacé par un Centre de Soins Non Programmés, ouvert uniquement la journée.

    Cette disparition faisait suite à celles plus anciennes de la maternité, du bloc opératoire et de la chirurgie. Il restait encore présent à Vouziers le Smur, service mobile pour les urgences vitales. Mais depuis plusieurs mois, des difficultés de planning pour les médecins urgentistes sont apparues. Le GHSA, qui regroupe les sites de Rethel et Vouziers, manque de praticiens dans son équipe, et peine à trouver des intérimaires.

    Avec l'été, la situation se dégrade encore plus, et la permanence d'un Smur n'a pas été assurée à plusieurs reprises.  D’exceptionnelle, cette fermeture risque de devenir permanente. On parle de la création d'une unité mobile hospitalière paramédicalisée, c'est-à-dire formée d'un infirmier (ou une infirmière) et d'un chauffeur ambulancier. Ce dispositif a déjà été utilisé dans d'autres départements, il est censé représenter une solution à la pénurie d'urgentistes.

    Les professionnels de santé du Vouzinois regroupés dans la CPTS et la Communauté de communes ont réagi à cette dégradation considérable de la couverture des soins du territoire par un communiqué commun.

    communiqué smur 07.2024.jpg

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