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politique nationale - Page 292

  • L'Union est un combat (bis)

    Du côté d'Europe-Ecologie Les Verts, l'union a été personnalisée par Daniel Cohn-Bendit qui a été le moteur du rassemblement  débuté lors des élections européennes (Europe Ecologie).

    nicolas-hulot-et-eva-joly-ont-redouble-hier-d-amabilites-photo-aff.jpgIl n'est jamais simple de faire vivre ensemble des personnes qui viennent d'horizons différents, dont les projets ne sont pas exactement similaires. Et c'est encore moins simple dans la durée, ou quand une période plus difficile apparaît.

    Après une période faste avec des résultats électoraux positifs, le regroupement EE Les Verts doit faire face à certaines difficultés. Sur le fond il s'agit de réussir la fusion entre les Verts "historiques" et les nouveaux arrivants. Dans les Ardennes, nous sommes bien placés pour savoir que ce n'est pas toujours simple de faire durer une telle union.Nous sommes un des secteurs où l'union a été problèmatique dès les élections régionales (départ de Phillipe Lenice et d'autres militants).

    La préparation des élections présidentielles ravive ces questions: le choix entre E. Joly et N. Hulot recoupe en partie ce débat.

    Mais il vient de surgir dans la préparation du congrès des Verts. Daniel Cohn-Bendit, qui se tenait plutôt8ee2f6aa-758b-11e0-9cf4-766c8aca13ea.jpg à l'écart des débats de tendance, a présenté une motion pour ce congrès. Elle n'a reçu que 26,29 % des voix, et Cohn-Bendit déçu de ce score vient de déclarer qu'il ne rendrait pas au congrès de La Rochelle. Cécile Duflot est avec sa tendance la gagnante du scrutin interne, ce qui lui assure un congrès tranquille.

    Cohn-Bendit veut se consacrer à son mandat européen, mais quelles vont être les conséquences de ce congrès sur la désignation du candidat et sur la campagne d'EE Les Verts ?

    Le JDD écrit : "Et maintenant, place au congrès de La Rochelle. "Ce sera le moment de prouver notre capacité à s’organiser", espère Julien Bayou. Ce sera surtout le temps des réconciliations. "Aujourd’hui, nous sommes dans un moment de tension, mais il sera dissipé avec le congrès", assurait au JDD.fr l’eurodéputée Yannick Jadot avant l’annonce des résultats de dimanche. A la tribune, chacun défend sa propre motion. Mais en coulisses, l’unité reste de mise. "Nous refusons tout triomphalisme et appelons Dany à nous rejoindre pour constituer une équipe forte autour de Cécile Duflot", déclare Jean-Vincent Placé. Un pacte dont dépendra le bon déroulement de la primaire écologiste. "Je reste optimiste quant à cette unité", estime Eva Joly, première concernée"

     

    Un optimisme dont il va falloir mesurer la pertinence dans les jours et semaines qui viennent.

  • L'Union est un combat

     

    Le choix d'un candidat pour les élections présidentielles mobilise plusieurs composantes de la gauche.

     

    Nous avons regretté dans une note précédente que le choix ne se porte pas plus sur un programme et moins sur une personne.

    Au sein du PS le programme semble pratiquement bouclé, mais le choix du ou de la candidat(e) pèsera sur les orientations futures. La situation est presque comparable au sein d'Europe-Ecologie Les Verts où les orientations politiques paraissent proches au sein des différents courants, mais les choix de personnes restent des moments de tension.

    Au sein du Front de Gauche, la candidature de Mélenchon semble tenir la corde. Mais pour le PCF, il y26740542-f41b-11df-9588-0bd671db113d.jpg va aussi de la survie du nom même du parti ; sera-t-il soluble dans le FG ? Beaucoup au sein du parti ne le souhaite pas, et accorde une grande importance aux élections législatives qui vont suivre les présidentielles : c'est aussi par le maintien d'un nombre suffisant de députés que le PCF pourra continuer de tenir une place dans le paysage politique français.

    Voici un article de "Politis" sur les tractations qui ont lieu en ce moment :

     

     

    Mercredi 25 mai, le secrétaire national du PCF a convié à déjeuner quelques journalistes de la presse quotidienne et l’AFP pour leur faire part des réserves des communistes sur une candidature de Jean-Luc Mélenchon. Opération réussie : jeudi matin, le message était dans Le Parisien, Libération et l’Humanité. Egalement sur lemonde.fr avec ce titre explicite : « Le PCF pose ses conditions pour se rallier à une candidature Mélenchon pour 2012. »
    Le message du numéro un communiste tient en quatre points.


    Un rappel deux exigences et une menace

    - Le coprésident du Parti de gauche ne sera accepté par les militants communistes comme candidat pour 2012 que si un accord global (programme, législatives, dispositif de campagne) est conclu.
    - Le PCF veut une « campagne collective ». Aux yeux des communistes, Jean-Luc Mélenchon mène une précampagne trop personnelle – « Il a tout intérêt à passer du "je" au "nous" », conseille Pierre Laurent – ; ils ne veulent pas d’une « campagne individualisée » et souhaitent une direction de campagne avec des communistes visibles.
    - Le Parti de gauche a des prétentions exagérées pour les législatives ; il doit les revoir à la baisse.
    - L’accord global doit être finalisé avant l’ouverture de la conférence nationale, le 3 juin, soit dans une semaine. Sinon ce sera aux militants de trancher et ils pourraient se montrer plus durs. Cette menace est d’autant plus sérieuse qu’André Chassaigne souhaite depuis mardi que plusieurs noms soient soumis par la conférence nationale au vote des communistes, qui doit intervenir les 16, 17 et 18 juin. Une telle possibilité transformerait ce scrutin en une sorte de primaires, où malgré leurs grandes divergences stratégiques les anti-Mélenchon seraient en mesure de faire échec à la candidature du coprésident du PG.

  • Présumé président

    Depuis hier, la vie politique française dépend d'une affaire de viol présumé.

    On se doutait bien que la campagne aurait ses coups bas, mais on ne s'attendait pas à ce que le débat se retrouve si tôt  à un tel niveau.

    En cette fin d'après-midi, Dominique Strauss-Kahn est inculpé formellement par un juge qui a demandé son maintien en détention. Sa situation est tragique, mais on pense avant tout à la plaignante qui doit également subir un calvaire, et qui a vécu des moments horribles si les faits sont avérés.

    Il n’est bien entendu pas question de rendre la justice à la place des autorités new-yorkaises, mais la connaissance des faits rapportés par la police et les antécédents de DSK font que le dossier à charge est particulièrement lourd. Il aura, par ses avocats, tous les moyens de se défendre dans les jours et semaines à venir.

    Quelque soit la conclusion de cette affaire, on peut affirmer que son avenir politique est terminé. DSK 1450677_photo-1305436754048-6-0_640x280.jpgétait pourtant présenté comme dominateur absolu dans cette précampagne électorale.

    En fait, qu'est-ce qui a changé ? La France est moins endettée, le chômage n'est plus omniprésent, la précarité a disparu, le monde a résolu ses problème de climat et de déséquilibre de développement ?

    Bien entendu non, mais dans notre système présidentiel, c'est le candidat qui prime sur tout le reste.

    Cette monarchie élective fait dépendre le sort d'un pays d'un seul homme, et cela est malsain.  Rappelez-vous Pompidou ou Mitterrand gravement malades, et restant jusqu'au bout de leurs forces, comme s’ils étaient irremplaçables. Et aussi les référendums plébiscites du Général De Gaulle, adepte du « moi ou le chaos », ou plus récemment Nicolas Sarkozy totalement perdu parce que sa femme veut le quitter.

    Souhaitons que la campagne revienne le plus rapidement possible aux vrais problèmes et aux réponses que proposent les différents partis. Mais sans se faire trop d'illusion, notre régime politique nous ramènera automatiquement vers des choix "humains", mettant au deuxième plan les programmes et au premier plan les candidats avec leurs petites et grandes faiblesses.

     

  • FFF : cachez ces discriminations que l’on ne saurait voir…

    Communiqué LDH (extraits)


    La fédération française de football (FFF) est-elle un bastion du racisme institutionnel ? Certainement pas. Est-elle le lieu de pratiques discriminantes ? Il est devenu difficile d’en douter.


    La LDH dénonce depuis deux ans, sans que, tant du côté des instances de tutelles que des gestionnaires de la FFF, rien ni personne ne bouge, la discrimination que subissent les enfants étrangers dans la délivrance de licence. Ces licences sont refusées sous prétexte de l’application d’une directive au demeurant justifiée de la Fifa contre le trafic de jeunes joueurs et les transferts illégaux. Justifiée, cette directive ne concerne en aucun cas des enfants qui habitent, vivent, étudient et jouent ici.

    Comment s’étonner qu’aujourd’hui, cette situation trouve un écho a l’autre bout de la chaîne footballistique sous la forme de proposition de quotas ?

    (...)

    Les faits dénoncés par la LDH n’ont jamais reçu réponse ni de la Halde ni du ministère des Sports. Et2011-05-04-copie.jpg les consignes pour la délivrance des licences pour la saison 2011-2012 sont adoptées, en l’état. Faut-il attendre une condamnation au pénal pour que la FFF arrête de considérer comme légitime de créer sa propre loi et d’appliquer son propre droit ?

    Il est vrai qu’à quelques semaines de matchs décisifs pour la qualification de la France pour l’euro 2012, il était capital que le football professionnel à 200 000 € par semaine redevienne un modèle présentable. Qu’importe alors, face à cet enjeu de pouvoir et d’argent, les frustrations, les désillusions et la rage de quelques centaines, voire quelques milliers de jeunes enfants amateurs de foot ? Qu’importe qu’on laisse – sans le sanctionner – s’installer un modèle de pensée racialiste dans les plus hautes instances sportives….

    La LDH constate qu’au delà de l’antiracisme autoproclamé de la FFF, des pratiques bien réelles de discrimination existent ; elle déplore l’impunité qui l’entoure et considère qu’une telle chaîne de faits convergents aurait méritée qu’une enquête judiciaire se préoccupe de l’existence possible de délits.

    Communiqué LDH

  • Votez Besancenot

    A un an de l'élection présidentielle, il semble que toute la vie politique tourne uniquement en fonction de cette échéance.

     

    Le mandat de 5 ans a renforcé encore la personnalisation du pouvoir, puisque l'élection des députés devient une confirmation du choix présidentiel et que le premier ministre voit son rôle réduit à sa plus simple expression.

    Ce contexte sert la droite, puisqu'on ne choisit plus un programme, des idées, des valeurs, mais un candidat, une communication, une image. La droite ne peut jamais affirmer clairement qu'elle soutient les riches, qu'elle comprend les inégalités ou qu'elle privilégie le profit : cela n'est pas très porteur.  Par contre elle peut mettre en avant un candidat "dynamique", "moderne", ou "à l'écoute", cela ne veut pas dire grand chose, mais cela peut marcher comme en 2007.

    Dans ces conditions de compétition, l'opposition finit par s'aligner sur la méthode. Le programme devient assez secondaire pour n'intéresser que peu de monde. Quelles questions se pose-t-on : Strauss-Kahn ou Hollande? Joly ou Hulot? Mélenchon ou Chassaigne ?

    Olivier Besancenot, deux fois candidat pour la LCR vient d'annoncer qu'il le ne sera pas une troisième fois.

    Il déclare :

    "Il s’agit d’une décision politique assumée, donc, et sans grande surprise. Il y a quelques années déjà,images?q=tbn:ANd9GcQmBlg5rhdz0xl-Mkya0gokmEWkyWTlQ1u47hg1q0REjM4M6577UQ j’avais clairement prévenu que je ne comptais pas prendre un abonnement à l’élection présidentielle, parce que je n’aspirais pas à en être l’éternel candidat d’extrême gauche. Depuis de nombreux mois, je fais aussi partie de ceux qui mettent en garde notre parti contre les risques politiques de la personnalisation à outrance. Que les idées s’incarnent ponctuellement dans un contexte social et politique déterminé, ou qu’il faille déléguer la tâche militante de la représentation publique, par un mandat précis et limité dans le temps, est une chose. Jouer des ambiguïtés du système politique et médiatique pour se substituer à l’action militante réelle au sein de la lutte de classe, en est une autre."

    Il existe probablement des raisons personnelles à ce choix, en plus des raisons politiques qu'il annonce.

    Mais pour l'essentiel son argumentation a le mérite de la clarté et de l'honnêteté.

    Pour le candidat de la cohérence du comportement, cette fois pas d'hésitation, votons Besancenot.

  • Sarkozy et les centrales nucléaires

      Le Président s'est déplacé à Gravelines pour défendre les centrales nucléaires.

    Toujours aussi (radio?)actif et plein d'énergie (renouvelable?), il a trouvé des arguments très forts (!?) pour vanter le nucléaire.

    "Je n'ai pas été élu pour remettre en cause le parc nucléaire français". Si ses promesses électorales restent sa bible, qu'il n'oublie pas son discours sur le pouvoir d'achat et sur la baisse du chômage.

    Un événement aussi grave que celui de Fukushima doit remettre en cause les choix antérieurs.000138540_5.jpg D'ailleurs si Sarkozy affirme "J'ai confiance dans la sécurité du parc nucléaire français", il est obligé de demander un audit sur la sécurité des centrales, et promet de fermer celles qui montreraient des "faiblesses". Cela serait possible chez nous ?

     

    Sarkozy reprend le vieil argument de la bougie et dénonce une peur "irrationnelle et moyenâgeuse", comme si le Japon était un pays sous-développé, ou comme si les responsables français ou internationaux avaient dénoncé  depuis toujours la situation à risque dans ce pays.

    Il est totalement irresponsable de maintenir un choix parce qu'on l'a validé à un moment donné, sans tenir compte de ce qui s'est passé depuis. On a déjà eu l'argument "Tchernobyl, cela ne peut arriver que dans les pays de l'Est", voici maintenant "Un accident de type Fukushima ne peut arriver qu'au Japon". Et bien non ! : Un enchaînement d'erreurs ou de situations imprévisibles peut se dérouler n'importe où. Et plus il y aura de centrales, plus le risque d'accident existe.

    Sarkozy vante l'indépendance énergétique de la France, ce qui est faux puisque l'uranium est importé et que les réserves mondiales sont loin d'être inépuisables.

    Gouverner, c'est faire des choix : Et  choisir de continuer et même  de développer le nucléaire sur des arguments aussi faibles c'est irresponsable. Sarkozy fait preuve d'une étroitesse d'esprit criminelle, étant trop préoccupé par le soutien à la filière électronucléaire nationale.

  • Domaine public fluvial : en route vers la privatisation.

    Dans la même logique que pour La Poste, EDF GDF ou la SNCF le gouvernement pousse les voies navigables vers la privatisation.

     

    Les voies de transport font pourtant partie des équipements qui structurent un pays, et les choix en ce domaine doivent rester entre les mains de l'Etat.

    Le gouvernement veut transférer les agents du service de la navigation ( 4400 personnes) à VNF qui a le statut d'EPIC, ce qui serait une première étape avant une privatisation totale.

    Les syndicats qui n'ont pas été consultés s'opposent à cet abandon et appellent à la grève.

    Voici ce que dit  acteurspublics.com :

    Ils sont d'ailleurs trois – FO, la CGT et la CFDT – à appeler les agents à se mobiliser à partir du 2 mai afin de bloquer le trafic fluvial national et international. Les syndicats craignent que le statut des agents transférés soit remis en cause. “Si on laisse faire, cela signifie que les 4 400 agents des services de la navigation de l’État seront un corps mourant, explique Jean-Marie Rech, secrétaire général de la CGT Équipement-Environnement. Cela n’appartiendra plus au service public et les départs en retraite seront remplacés par des emplois de droit privé.”

    Le projet prévoit également un désengagement de l'Etat dans la gestion et l'entretien des canaux jugésAsne canal 01.2011 019.jpg non rentables.

    Le canal de Vouziers comme bien d'autres serait alors abandonné, à moins qu'une collectivité s'engage à l'entretenir. Ce ne sont pas les communes ou la communauté de communes qui en ont les moyens, le département a déjà bien du mal à boucler son budget, la Région s'occupe déjà du transport régional ferroviaire.

    Les syndicats s'inquiètent des conséquences possibles :

    Les représentants syndicaux redoutent également que plusieurs pans de l’activité actuelle des services de l’État soient délaissés, au premier rang desquels la police de l’eau et la police de la navigation. Mais aussi et surtout la gestion des crues, avec la surveillance et le renforcement des digues, le dragage des cours d’eau, l’entretien des berges, etc.

    Réduire le rôle de l'Etat, voilà le credo des libéraux qui nous gouvernent, mais sous ce prétexte ce sont des services publics qui vont à nouveau disparaître et en priorité dans les territoires les plus fragiles.