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politique nationale - Page 288

  • Vouziers : Hollande à 50% aux primaires

    Le dépouillement s'est terminé peu avant 20 heures au bureau de Vouziers.

     

    349 personnes se sont déplacées, et un seul bulletin nul a été retrouvé.

    François Hollande arrive largement en tête avec 177 votes. Martine Aubry obtient 82 voix et la petite HOLLANDE_Francois.jpgsurprise vient d'A Montebourg qui récolte 52 suffrages. S Royal ne perce pas avec 27 voix, les jeux semblent faits en ce qui la concerne.

    Les autres cantons du Vouzinois rassemblent des chiffres assez faibles de votants, avec en général F Hollande largement en tête, sauf à Le Chesne où il est devancé par M Aubry.

    Les résultats  n'ont pas fait l'objet de contestation et devraient donc être définitifs.

    A noter que la contribution financière (minimum 1 euros) a rapporté près de 450 euros.

    Il semble qu'un deuxième tour sera nécessaire selon les résultats partiels communiqués en début de soirée et donc que les militants socialistes seront à nouveau mobilisés pour départager les deux candidats placés en tête.

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  • Vouziers : les primaires du PS attirent du monde

    Les élections primaires sont un exercice inhabituel en France et on pouvait s'interroger sur la façon dont elles se dérouleraient.

    La campagne a été assez active, dans le Vouzinois comme partout ailleurs. Des tracts ont été distribués en masse (marchés, boites aux lettres,...) des affiches ont été collées (voir photo). Et surtout la campagne parti socialiste,primaires psaudiovisuelle a marqué les esprits, en particulier les débats télévisés.

    La droite qui méprisait ou attaquait cette primaire au début a été obligée de revoir sa position, du fait du succès rencontré par le PS. Même F. Fillon recommande  à son propre camp le recours à des primaires (pour 2017 ?).

    Il semble que cette modalité doive maintenant rentrer dans les habitudes françaises en matière électorale. Elle a l'avantage d'une certaine transparence, mais présente aussi des inconvénients. En premier, le corps électoral n'est pas clairement défini, et les militants encartés sont dilués dans une masse de sympathisants dont les motivations peuvent être moins solides. Ensuite cette désignation renforce le caractère personnel de l'élection, le choix du programme qui peut sembler primordial devenant une étape obligée mais secondaire.

     

    parti socialiste,primaires psCe matin, les responsables locaux du PS avaient plutôt le sourire. Dès 9 heures, des votants se sont présentés au CPR qui sert de bureau de vote pour le secteur. Quelques rodages étaient nécessaires pour ce scrutin dont les modalités sont un peu inhabituelles. Une petite file d'attente s'est même formée, mais tout se déroulait sans incident.

    Nous vous donnerons les chiffres locaux en début de soirée, dès qu'ils seront connus (à partir de 19 h, moment où le vote sera clos).

    Les résultats nationaux seront connus plus tard et nous saurons alors si un deuxième tour devra se tenir pour ces élections primaires.

  • Règle d'or non, Sarkozy dehors oui !

    En fin politicien notre président a lancé le débat sur la règle d'or, qui devait mettre mal à l'aise les socialistes.

     

    L'opposition a clairement indiqué qu'elle ne voterait pas une telle mesure, et il semble que Nicolas Sarkozy ne soit plus très favorable à la réunion du congrès (Sénat plus Chambre des Députés) pour l'adoption de cette modification de la constitution. La récente défaite au Sénat devrait le rendre encore plus prudent.

    Cette règle d'or devait interdire de faire voter le budget de l'état en déficit. C'est pourtant ce que fait le gouvernement depuis des années, il ne respecte même pas les critères du traité de Maastricht. Celui-ci interdit un déficit supérieur à 3 % du budget, chiffre dépassé de manière régulière, malgré les remarques régulières des instances de Bruxelles.

    Sarkozy et son gouvernement ont donc  été incapables de maintenir un déficit sous les 3 %, même avant la crise, et ils veulent imposer la rigidité à 0% pour ceux qui vont leur succéder.

    Les derniers chiffres montrent que les déficits s'aggravent et que la France continue à s'endetter. Le magazine Challenge note "La dette publique de la France s'est encore accrue de 46,4 milliards d'euros au deuxième trimestre par rapport à la fin mars pour s'établir à 1.692,7 milliards, soit environ 86,2% du produit intérieur brut (PIB)"

    Il ajoute :"L'augmentation de la dette publique observée au deuxième trimestre de cette année résulte de la forte poussée de l'endettement de l'Etat, qui a crû de 52,6 milliards d'euros alors que les organismes divers d'administration centrale (Ademe, CEA, Météo France, CNRS,...) mais aussi les administrations publiques locales et de sécurité sociale se sont désendettées."

    Le mauvais élève est donc bien l'état, bien mal placé pour donner des leçons.

    historique-dette-publique-france.jpg

     

    Comment sera-t-il possible de s'en sortir ? D'après le tableau ci-dessus, on a le choix entre l'inflation ou une bonne guerre. Pourquoi pas les deux tant qu'on y est.


  • Senat : plus Bel la vie pour le Parti Socialiste?

    On nous promettait un feuilleton en plusieurs épisodes, en fait Jean-Pierre Bel a été élu au premier tour à la présidence du Sénat.

     

    Les alliés du Ps (Verts ou PC) n'ont finalement pas présenté de candidat, se rangeant dès le premier119866_20110531_jean-pierre%20bel.jpg tour derrière Jean-Pierre Bel. Alors qu'aucune menace de droite n'existait, ce soutien politique montre la dépendance de ces courants vis à vis du parti majoritaire à gauche. On notera que le candidat du PS a non seulement fait le plein de son camp mais récolté deux votes de plus , venant du centre-gauche, notion très sénatoriale.

     

    Que va faire le PS de cette victoire ? Une tribune pour ses propositions et un laboratoire pour sa crédibilité de parti de gouvernement. Le premier discours du président était tout à fait dans la tonalité du "président normal " de François Hollande.

     

    L'opposition sait qu'elle ne pourra pas faire passer des lois nouvelles par sa seule majorité au Sénat. L'assemblée nationale reste le lieu de décision finale. Mais les débats vont changer de nature au Sénat: La majorité va attendre au tournant le PS sur ses propositions concrètes et le PS lui va bénéficier d'une caisse de résonance qui va faire mieux entendre sa voie. Il a semble-t-il réussi dans l'exercice nouveau que représentent les primaires, réussira-t-il également sur ce terrain ?

     

    Les quelques mois qui nous séparent de mai seront bien remplis, et seront étudiés à la loupe par les observateurs professionnels et par les électeurs potentiels.

    Plus belle la vie pour le PS ? Il a vécu un épisode heureux ce jour, mais le feuilleton peut nous réserver encore des rebondissements.

  • Chômage : pas d'amélioration en vue

    Les chiffres officiels du chômage pour août 2011 sont parus.

     

    Comme d'habitude, la communication du gouvernement veut faire passer une mauvaise nouvelle pour une bonne chose.

    Le communiqué officiel indique :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a baissé de 2000 au mois d’août 2011, pour s’établir désormais à 2 754 500. Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi recule également de 6 300 (-1,4%), soit une baisse de 3,6% sur un an.
    Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé relève que cette évolution positive est obtenue sur le front de l’emploi malgré un net ralentissement de la croissance depuis plusieurs mois.

    Le communiqué ne présente pas d'autres chiffres, il faut chercher plus loin pour trouver :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories B et C s’établit à 1 393 700 enchomeurs-300x300.jpg France métropolitaine fin août 2011. En août, le nombre de ceux de catégorie B augmente de 2,9 % (+7,2 % sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C s’accroît de 0,7 % (+9,5 % sur un an).

     

    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 4 148 200 en France métropolitaine fin août 2011 (4 412 700 en France y compris Dom). Ce nombre est en hausse de 0,5 % (+20 200) au mois d’août. Sur un an, il augmente de 4,3 %.

     

    En fait seule la catégorie A est en très légère baisse (-0,1% ), le chiffre total des catégories A B et C augmente de 0,5 % sur un mois et de 4,3 % sur un an (4 412 700 personnes au chômage en France).

    Malgré cette réalité, le ministre se réjouit d'une baisse catégorielle même pas significative et en tire des conclusions optimistes, "oubliant" les chiffres globaux qui lui sont défavorables.

     

    Pour les Ardennes, l'évolution est comparable :

    D'après le site de la préfecture de Région , le nombre total de chômeurs augmente de 0,8%.

     

    Fin août 2011, dans le département des Ardennes, 13 762 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre diminue de 1,0 % par rapport à fin juillet 2011 ( - 134). Sur un an, il est en augmentation de 2,3 %

     

    Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C s'établit à 20 794 dans le département des Ardennes, fin août 2011. Ce nombre augmente de 0,8 % (+ 166). Sur un an, il augmente de 6,9 %.

     

    Ces mauvais chiffres tombent alors que les prévisions de croissance pour les mois et années qui viennent sont revues à la baisse par tous les institutions et observateurs.

    Comme l'économie libérale ne sait  créer de l'emploi qu'avec de la croissance on a beaucoup de raisons d'être inquiet pour les mois à venir.

  • Senat : un symbole tombe

    La victoire de la gauche aux élections de ce samedi représente tout un symbole.

     

    Elle marque la fin de plusieurs décennies de domination de la droite sur cette assemblée. Le sénat n'avait jamais basculé, même lors de la "vague rose"qui a suivi la victoire de F. Mitterrand à l'élection présidentielle. Il faut dire que cette assemblée a la particularité d'être renouvelée que partiellement (par tiers jusqu'alors, par moitié maintenant), et les sénateurs sont élus au suffrage indirect par des senat_0.jpg"grands électeurs" (délégués de conseils municipaux, conseillers généraux ou régionaux ).

    Ces éléments concourent à une stabilité de la représentation, le changement qui survient n'en est que plus remarquable.

    Ce jour marque l'aboutissement des différentes victoires de la gauche aux élections locales, dont les élus sont donc le vivier du "grand électeur".

    Elle marque aussi une défaite pour la droite et son président, malgré une sur représentation des territoires ruraux plus conservateurs. En ce sens elle est aussi un sérieux avertissement pour l'élection de 2012.

     

    Ce symbole fort reste cependant un symbole avec peu de conséquences concrètes.

    Les vrais lieux du pouvoir sont la présidence de la République et la chambre des députés. Le sénat n'a pas le pouvoir de faire passer une loi à lui seul, pas plus que de voter ou refuser de voter un budget.

    Les vrais changements sont encore à conquérir, cette victoire encourageante ne doit pas masquer cette vérité.

    Encore nous ne parlons là que du pouvoir politique. En ce qui concerne le pouvoir économique, les lieux de décisions sont tout autre, et les décisionnaires ne sont pas soumis au scrutin universel.

    Oui ce soir un symbole du pouvoir de droite est tombé, mais le chemin est encore long pour atteindre la reprise des pouvoirs par les citoyens au service du bien commun.