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politique nationale - Page 284

  • Union nationale ou démocratie.

    L'assassinat de sept personnes par un homme se réclamant de l'islamisme radical, est un fait horrible que nous avons condamné clairement dans une note dès le 19 mars.

     

    Pour autant, l'appel à une "union nationale" est totalement inapproprié, voire indécent. Ce crime terrible reste heureusement isolé, et la France n'est pas en guerre. ( Même si son armée participe à des opérations de guerre sur différents fronts). L'union nationale a pour principal but de rendre impossible tout débat et toute critique, l'auteur de tels propos devenant un mauvais Français. Cette logique de guerre a étéimages?q=tbn:ANd9GcTHnXs3wKLR1E5q3DoDSZAfTFR76MmWLMV_int1W7oOp1jlOjf9 poussée à l’extrême lors du conflit mondial de 1914-1918: où les soldats qui ont osé dénoncer l'absurdité de certains ordres ont été fusillés sans autre forme de procès.

     

    Il est vrai que nous avons un grand chef à la tête de l’État, et que le combat lui va si bien! Surtout pour faire oublier son bilan et sa politique, qui sont rejetés par une majorité de Français. Alors il tente de reprendre son habit de grand homme d’État, mais en a-t-il l'envergure ? Ses propositions à chaud pour répondre au drame que la France vient de vivre  ne sont pas à la hauteur. Elles arrivent comme toujours sans concertation, sans vision d'ensemble et sonnent plus comme un constat d'échec de 10 ans aux affaires que comme la vision éclairée d'un grand homme politique.

     

    L'union nationale c'est le chef qui pense, parle et agit au nom de tous, c'est l'opposé de la démocratie. Mettre en avant ces notions en période électorale montre un mépris profond pour le débat et pour les institutions républicaines. Il était nécessaire de respecter une période de deuil et de recueillement. La tentative de Nicolas Sarkozy de se draper dans le drapeau national pour marginaliser ses adversaires à l'élection présidentielle montre qu'il est capable d'utiliser toutes les circonstances pour tenter de garder son siège actuel.

     

    On peut lire sur ce même thème l'éditorial de Politis

     

  • Mélenchon : de la dynamique à la dynamite.

    Depuis plusieurs semaines, l'ensemble des commentateurs de la campagne présidentielle notent une dynamique en faveur du candidat du Front de Gauche.

     

    Jean-Luc Mélenchon est manifestement à l'aise dans cette campagne, cela se ressent dans ses meetings, ses prises de parole et aussi dans les sondages. Il bénéficie d'une montée régulière du score qui lui est attribué au premier tour, dépassant  désormais les 10 %.

    Cette montée commence à être prise au sérieux au PS et à l'UMP. Chez les partisans de Hollande, on s'inquiète du tassement possible de son score, par un basculement vers Mélenchon. A l'inverse Sarkozy 1345926853.jpgqui voit son rival annoncé du deuxième tour en perte de vitesse, espère l'inversion des courbes qui le verrait passer en tête des sondages de premier tour. En oubliant que le report des voix à gauche semble très bon, et que la répartition dans ce camp au premier tour ne modifie pas le rapport de force du second (Sarkozy est toujours distancé)

    L'important est le message politique, qui n'est pas si nouveau par rapport notamment à celui du PCF . Pour ce dernier, le choix de Mélenchon n'a pas été si évident, car certains étaient inquiets par rapport à sa ligne politique, d'autres étaient soucieux de ne pas voir disparaître le parti en tant qu'acteur reconnu dans les luttes sociales et politiques. L'équilibre des forces  au sein du Front de Gauche s'est décalé vers le Parti de Gauche de Mélenchon, mais la base militante du Front de Gauche reste très marquée par les adhérents du PCF. Les mois à venir, avec la présidentielle puis les législatives seront décisifs pour juger du poids des composantes au sein du Front de Gauche.

    IMG_09621-290x160.jpgLa ligne politique clairement offensive de Mélenchon n'est pas pour rien dans son succès. Il retrouve une dynamique assez semblable à celle du non à Maastricht, ou même de celle créée par Besancenot à la dernière élection présidentielle.

    Ce dimanche, il a gagné son pari avec les militants du Front de Gauche. Le rassemblement de la Bastille a regroupé beaucoup de monde, et va marquer les esprits.

    Par ses thèmes de campagne et par la forme choisie, Mélenchon dynamite le cadre imposé par les deux favoris, et arrive à marginaliser le FN. Pour tout cela, il a déjà largement atteint ses objectifs. Le reste de la campagne le verra-t-il poursuivre sur cette pente ascendante ?

    Il reste un mois avant le scrutin, et un en mois beaucoup d'éléments peuvent faire que cette dynamique s'amplifie, ou au contraire qu'elle ne soit pas confirmée. La personnalisation imposée par le scrutin présidentiel rend possible des mouvements d'opinion rapides dans un sens ou dans un autre.

  • Vérité insondable

    Dans la même journée, deux sondages annoncent des tendances inverses pour les deux candidats mesurés en tête des prochaines présidentielles.

     

    Pour l'IFOP, Nicolas Sarkozy progresse et passe devant Hollande au premier tour.

    Pour la Sofres, Hollande conforte son avance de premier tour et Sarkozy recule.

    Ces deux instituts de sondages sont parmi les plus anciens et sont considérés comme sérieux. Mais les sondages.jpgsondages sont loin d'être une science exacte, surtout avec des échantillons de personnes interrogées assez faible (autour de 1000). Les sondeurs eux-mêmes estiment la marge d'erreur pour un résultat de 30% à 2,5% ( soit entre 27,5 et 32,5 ). Il faut donc interpréter avec prudence les chiffres donnés, surtout pour un seul sondage. Il est possible de se faire une idée en tenant compte de plusieurs études, dans ce cas la marge d'erreur diminue. Mais les sondages ne sauront jamais combien disent la vérité et combien bluffent, c'est une marge d'erreur supplémentaire. Pour effacer cet inconvénient, les instituts vérifient les votes aux élections passées, un décalage avec la réalité constatée et les réponses faites entraîne une correction. Mais ce redressement est un peu du pifomètre. Tout ceci explique les différences observées dans les publications.

    Faut-il alors ne pas tenir compte des sondages ?

    images?q=tbn:ANd9GcSSG36vRhtXBtbRIq3TEnEV05HzgjoiG2DBchYB6w_D1kQDnY8UPour celui qui a des convictions réelles, une montée ou descente des chiffres ne changera pas sa campagne. D'autres s'appuient sur une campagne marketing, où il est important de faire des coups de pub. Sarkozy président avait une cellule sondage importante, et son ami Buisson en a bien profité.

    Les tendances lourdes et de long terme ont une signification plus réelle que des variations minimes  à quelques jours près. Pour le deuxième tour, tous les sondages donnent Sarkozy largement battu. Ce qui ne préjuge pas du résultat du mois de mai , en donnant cependant une information : le rejet du président sortant est très fort actuellement dans l'opinion.

  • Présidence de Veolia : ce ne sera pas Borloo

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    Dessin du Canard Enchaîné

  • Le même en pire

     

    Image reprise de Politis

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  • Sauvetage miraculeux chez Lejaby et Photowatt

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    Dessin du Canard Enchaîné

  • Aucune excuse, aucune sanction, soutien total à M. Letchimy

    Suite aux provocations verbales de Claude Géant, Serge Letchimy député de Martinique a exprimé son indignation en posant une question au premier ministre.

    Sa réaction motivée dans son texte ne doit faire l'objet d'une sanction, d'autant que Claude Guéant insiste lourdement et confirme ses propos. Pourtant à droite même il n'a pas le soutien de personnes telles que Alain Juppé ou François Fillion. Il trouve bonne grâce auprès de Nicolas Sarkozy, pour qui Claude Guéant est en priorité chargé de rallier les partisans de la droite la plus extrême.

    1642557_3_f0d0_le-depute-serge-letchimy-accueilli-a-son_f4da37bf9d48d9d67455fb0857181d53.jpg

    Pétition nationale

    Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunira le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l’UMP contre Serge Letchimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier.
    Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée…
    J’adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Letchimy n’a pas à s’excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée.

    Serge Letchimy, interroge le premier ministre, sur les propos de C. Guéant (séance des questions au gouvernement, Assemblée Nationale, 7 février 2012)… M. le Premier ministre,

    Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique. Ce n’est pas un dérapage ! C’est une constante parfaitement volontaire ! En clair : c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade ! M. Guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.

    Non, M. Guéant, ce n est pas du bon sens » ! C’est simplement une injure faite à l’homme ! C’est une négation de la richesse des aventures humaines ! Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !

    Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat ! Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

    Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ». J’y souscris. Mais vous M. Guéant, vous privilégiez l’ombre ! Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. M. Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du Front National.

    C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable. Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore ! Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,…

    M. Letchimy est alors censuré par le président de l’Assemblée.

    Voici la fin de son intervention…

    Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !

    Alors M. le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?

     

    Signer la pétition en ligne