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Le Japon veut sortir du nucléaire

Après l'Allemagne, une autre grande puissance industrielle se dirige vers une sortie du nucléaire.

 

Le Japon a été profondément marqué par la catastrophe de Fukushima. Progressivement, toutes les centrales nucléaires du pays ont été stopppées, et actuellement seules deux ont redémarré. Un mouvement anti-nucléraire a vu le jour, et il prend position à long terme pour un changement complet vis à vis de la production d'énergie et pas seulement en réaction à Fukushima.

Le gouvernement vient de faire savoir qu'il se positionnait dans une perspective de sortie du nucléaire à moyen terme. D'après le site "levif.be" :

Manifestation-anti-nucl-aire-Tokyo-aujourd-hui-.jpg"Le Premier ministre de centre gauche a répété que son gouvernement préparait un nouveau plan énergétique pour l'horizon 2030, avec à l'esprit la volonté de "sortir du nucléaire à moyen ou long terme".

Les autorités planchent sur trois scénarii d'ici à 2030 : une production nucléaire représentant de 20 à 25% de la consommation d'électricité, une part de seulement 15% ou, dernière option, rien du tout dans l'hypothèse la plus "antinucléaire".

Avant l'accident de Fukushima (nord-est) qui a débuté le 11 mars 2011, le nucléaire représentait près de 30% de la consommation d'électricité et les autorités prévoyaient d'augmenter cette part à 53% d'ici à 2030, un projet désormais définitivement rangé au placard."

Il s'agit donc d'un revirement complet, lié à la catastrophe de Fukushima mais aussi à la réaction forte de rejet du nucléaire qui existe maintenant dans la société japonaise.

La France restera-t-elle à l'écart de ce mouvement ? La puissance du complexe militaro-industriel rend difficile un débat de fond sur la question. Et sur ce point, le candidat Hollande était pour le moins prudent, ne s'engageant que pour l'arrêt de Fessenheim. La poursuite des investissements massifs dans de nouvelles technologies nucléaires est de moins en moins justifiée. A qui va-t-on pouvoir proposer des EPR à quelques milliards d'euros l'unité ? Devra-t-on les garder pour notre pays, comme le très coûteux avion de combat "Rafale". Il y a là un véritable choix de société : On ne peut plus verrouiller le débat nécessaire par des arguments péremptoires du genre "il n'est pas possible de se passer du nucléaire".

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