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Monde agricole - Page 48

  • Face à la crise, une nécessaire refonte des chambres d’agriculture

    L'analyse de Greenpeace sur les récentes élections dans les chambres d'agriculture (extraits).

    Le 31 janvier dernier s’est clos un vote important mais méconnu du grand public : les élections des Chambres d’agriculture. Une nouvelle fois, et comme systématiquement depuis que ces élections existent, la liste FNSEA/JA est sortie grande gagnante. Mais quelle sera la légitimité du syndicat majoritaire, alors que la crise agricole s’aggrave, et que l’on atteint pour ces élections un taux d’abstention record d'environ 54% ? Comment faire de ces élections une opportunité pour recréer le lien entre citoyens et agriculteurs ?

    A quoi servent les Chambres d’agriculture ?

    Une des missions des Chambres d’agriculture est de contribuer au développement durable des territoires et des entreprises agricoles. Elles ont donc un rôle primordial dans l’orientation et la mise en œuvre des politiques agricoles sur leur territoire.

    Ces élections sont aussi particulièrement importantes pour l’agriculture française car elles conditionnent le niveau de représentativité mais aussi de financement des différents syndicats.

    En apparence la liste commune de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) a tout raflé puisque gagnante dans une écrasante majorité de départements. Pour autant, le taux de participation atteint un minimum historique. De plus la liste FNSEA/JA passe sous la barre des 50% dans près d’un tiers des départements. En Bretagne, région d’élevage, le binôme est en dessous de 50% dans tous les départements. Sans compter sur l’apparition de listes dissidentes dans plusieurs départements.

    Un modèle agricole en crise

    Le monde agricole traverse depuis plusieurs années une crise économique et sociale. Entre surendettement et libéralisation de l’agriculture, le modèle agro-industriel porte une lourde responsabilité dans cette crise agricole et plus particulièrement dans celle que traversent les éleveurs.

    Cette crise est globale : elle est aussi et avant tout écologique, et la réduire à sa seule dimension économique serait donc une erreur. Il faut absolument réintroduire la question écologique dans la construction de l’agriculture de demain, et ne pas la réduire à un prétendu conflit entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs.

    C’est parce qu’il s’agit d’une crise globale que la société civile peut légitimement questionner le rôle et la structuration des Chambres d’agriculture.

    (...)

    Une refonte des Chambres d’agriculture comme rempart à la crise

    La première solution que Greenpeace porte depuis longtemps pour changer cet état de fait est très simple et ne coûtera rien aux contribuables hormis un peu de volonté politique. Il s’agit tout simplement de transformer le mode de scrutin aux élections départementales en un scrutin à la proportionnelle. En effet, aujourd’hui, la liste qui remporte le plus de voix obtient dès le départ la moitié des sièges du collège, auxquels s’ajoute le reste des sièges réparti proportionnellement entre toutes les listes. Cela pose un problème démocratique fondamental : celui d’une représentativité tronquée des Chambres d’agriculture.

    La seconde solution consiste à croire en l’intelligence collective pour trouver des solutions. Des dizaines de milliers d’agriculteurs et agricultrices nous prouvent chaque jour qu’il est possible de faire autrement, et de plus en plus de citoyens et citoyennes s’impliquent pour une métamorphose de l’agriculture. C’est pour cela que nous demandons une ouverture des Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire de vrais lieux de débats et de construction. Car c’est à l’échelle des territoires que les changements se mettent en place et c’est pour cela qu’il est indispensable d’ouvrir les Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire, comme le suggère Gilles Luneau, de vrais Parlements de la nature et de la nourriture. Cela permettrait  aux agriculteurs, d’une part, de mieux faire comprendre leurs contraintes à une population de plus en plus déconnectée de l’agriculture, et d’autre part de percevoir les attentes de la société civile comme une opportunité et non comme une menace.

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  • Sortir des pesticides, c’est possible !

    Communiqué de la Confédération paysanne : Sortir des pesticides, nous, nous disons que c’est possible !

    La Confédération paysanne réaffirme qu'il y a urgence à sortir des pesticides qui, années après années font mourir les paysannes et paysans et continuent de creuser le fossé entre notre profession et le reste de la société. Le Président Macron a déclaré hier, dans un exercice de communication d'autopromotion, que ce ne sera pas possible, finalement, de sortir à 100% du glyphosate en trois ans, à cause… des importations. Nous, nous lui disons que c'est possible ! Il suffit que le Président se saisisse des propositions de la Confédération paysanne pour permettre la sortie des pesticides et abandonne les outils de communication tel le « contrat de solutions » co-signé par les principales firmes phytopharmaceutiques qui vivent de la vente de ces pesticides.

    Depuis des années, des pratiques de l'agriculture paysanne, de l'agroécologie, des techniques de désherbage mécaniques, les rotations de cultures, l'usage des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP*)… bref l'agronomie, sont utilisées, expérimentées, transmises entre paysan-ne-s lors de formations et d'échanges, au quotidien, portés par la Confédération paysanne pour réduire l'utilisation des pesticides de synthèse.

     

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  • Marché campagnard : Les 4 Saisons vouzinoises le 10 février

    29496068_1752417781482317_8705669443637739520_n.jpg?_nc_cat=104&_nc_ht=scontent-cdt1-1.xx&oh=62b65bb35b8e75c5990347d77d62e091&oe=5CC8609DL'Association Richesses d'Ardennes vous invite à venir rencontrer ses adhérents et leurs produits lors de sa journée des "4 Saisons Vouzinoises"
    Vous pourrez vous divertir, vous régaler et, bien sûr, converser avec les producteurs qui vous livreront, peut-être un peu de leur savoir-faire.
    Venez égayer vos envies et satisfaire votre gourmandise parmi les terrines, les pâtés en croutes, les volailles et viandes rouges, les confitures et pâtes de fruits, les miellidous et caramels au miel, les fruits et légumes, les cidres et les jus de bien d'autres "régaleries"...

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  • Le déclin de la biodiversité française s'aggrave

    Article repris du site de RFI

    Selon le rapport annuel de l’Observatoire national de la biodiversité, la situation de la faune et de la flore continue de se dégrader en France. Métropole et outre-mer sont concernés.

    La situation est alarmante. Un quart des quelque 5 000 espèces animales et végétales sous surveillance risque de disparaître en France. La situation s’est particulièrement aggravée ces dix dernières années pour les amphibiens, les oiseaux nicheurs, les reptiles, mais aussi les mammifères. Les populations de chauve-souris ont ainsi diminué de 40 % en métropole.

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    La biodiversité très riche des territoires d’outre-mer est également en déclin. Les récifs coralliens continuent de diminuer. Près de la moitié des plantes de Mayotte sont menacées d’extinction.

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  • Le Conseil d’Etat nie le caractère cruel et non sélectif de la chasse à la glu

    La chasse à la glu reste autorisée dans 5 départements français

    Saisi par la LPO, le Conseil d’Etat a rejeté la demande d’abrogation de l’arrêté ministériel du 17 août 1989 qui autorise, par dérogation à la Directive européenne sur les oiseaux, le piégeage des oiseaux à la glu dans les départements Alpes de Haute Provence, Alpes Maritimes, Bouches du Rhône, Var et Vaucluse.

    Rappelons que la chasse à la glu consiste à capturer des oiseaux (principalement les grives et les merles) avec de la glu sur des baguettes ou des branches d'arbres.

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  • Invitation à la zad pour les 1 an de la fin du projet d’aéroport à Notre dame des Landes.

     

    Communiqué de NDDL Poursuivre Ensemble.

    Le 17 janvier, c’est férié ! Invitation à la zad pour les 1 an de la fin du projet d’aéroport à Notre dame des Landes.

    arton6282-cc832.jpg?1546206539Le jeudi 17 janvier, cela fera 1 an qu’il n’y a plus d’aéroport qui plane au-dessus de la zad ! S’il ne s’agissait que d’une victoire partielle avant les attaques qui ont blessé la zad au printemps, le 17 janvier restera un événement historique, fruit de décennies de luttes créatives, abrasives et acharnées... Nous avons gagné ensemble cette journée inoubliable et ravivé la possibilité de mettre en déroute les aménagements qui ruinent ce monde ! Pour le célébrer, nous proposons d’instaurer un nouveau jour férié et vous invitons à une première fête d’anniversaire.

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  • Le chocolat rase des forêts : distributeurs et consommateurs, surveillez vos achats

    Calendrier de l’avent, cadeau, gourmandise… Le chocolat est devenu un incontournable de Noël. La pression pour fournir l’Europe est telle que l’impact social et environnemental de la culture du cacao en devient dramatique. Pourtant, les distributeurs ont le pouvoir de faire évoluer les industriels en augmentant leurs exigences sur les conditions de production du chocolat. France Nature Environnement s’est associée à l’ONG Mighty Earth pour demander aux plus gros distributeurs français les démarches mises en place. Si certains sont motivés pour faire évoluer les pratiques, d’autres restent à la traîne… Parmi eux, le distributeur Système U, qui rassemble les enseignes Hyper U, Super U et U Express. L’engagement de tous est primordial pour éradiquer l’impact social et environnemental du chocolat, France Nature Environnement lance donc une campagne d’interpellation pour demander à Système U de s’engager.

    La filière chocolat, premier facteur de déforestation en Côte d’Ivoire et au Ghana

    Les trois quarts de la production mondiale de cacao proviennent d’Afrique de l’Ouest. Pour répondre à la demande croissante en chocolat, des forêts tropicales y sont rasées afin de planter de nouvelles cultures de cacaoyers. En Côte d’Ivoire par exemple, alors que les forêts recouvraient une bonne part du pays en 1960, elles occupent aujourd’hui moins de 11% du territoire. Et la tendance est loin de s’inverser : en moins d’un an (entre novembre 2017 et septembre 2018), environ 13 748 hectares de forêt ont été détruits, soit l’équivalent de 15 000 terrains de football[1]… L’impact de cette déforestation massive sur le climat et la faune sauvage est désastreux. Chimpanzés, éléphants, écureuils volants, léopards et toute une myriade d'espèces animales et végétales habitent ces forêts tropicales et sont donc menacés de disparition.

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