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Monde agricole - Page 44

  • Les voisins de champs traités, victimes collatérales de l'épandage de pesticides

    Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, les deux textes censés aller dans ce sens, qui sont soumis à consultation publique depuis le 15 juillet 2019, sont bien loin de garantir une protection optimale aux riverains. Ce véritable enjeu de santé publique doit enfin être pris au sérieux par le gouvernement, c’est pourquoi France Nature Environnement et 34 associations du mouvement lancent une pétition pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

    La sortie des pesticides passe en priorité par la protection des riverains

    Voilà bientôt un an que le mouvement des Coquelicots est lancé et que la grogne monte dans les territoires, réclamant au plus vite la sortie des pesticides. Et ça tombe bien. Cet été sont mis en consultation publique deux projets de textes réglementant les mesures minimales de protection des riverains ainsi que les chartes d’engagements d’utilisation des pesticides des agriculteurs. C’est en réalité une obligation légale : la directive européenne 2009/128 impose aux Etats-membres de veiller à ce que l’utilisation des pesticides soit restreinte ou interdite vis-à-vis des personnes régulièrement exposées.

    Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « L’impact des pesticides sur la santé des personnes vivant à proximité des champs agricoles n’est plus à prouver, il y a urgence ! L’Etat a également été enjoint à agir par le Conseil d’Etat dans une récente décision pour prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les riverains fortement exposés aux pesticides sur le long terme. L’Etat doit saisir cette opportunité en appliquant le principe de précaution. Le gouvernement ne peut pas ignorer cet enjeu sanitaire majeur ».

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  • Veolia : un contrat qui a du plomb dans l'aile ?

    Le conseil municipal du 02 juillet a été en bonne partie consacré aux rapports présentés par Véolia, sur le service de l'eau potable et sur celui de l'assainissement. Ces textes doivent être fournis par le délégataire du service public chaque année avant le premier juin, pour être présenté au conseil municipal suivant.

    Deux responsables de Véolia étaient donc invités pour présenter les données 2018 de ces services.

    On a appris que le volume moyen consommé par un ménage de 4 personnes est de 120 mètres cube, que les prélèvements ont montré une conformité à 100 % pour la bactériologie, et que les volumes vendus restent stables.

    Il existe des inquiétudes sur la ressource, qui se trouve limite sur les captages existants. Le rendement du réseau de distribution est à améliorer, il existe des fuites qu'il semble difficile de détecter.

    Le produit financier est de 16.000 € en 2018, mais le responsable de l'entreprise a annoncé un résultat déficitaire, du fait de l'amortissement d’investissements liés au changement de branchements en plomb.

    Leur disparition est inscrite dans un avenant au contrat de délégation, avec l'objectif zéro à l'issue de cette délégation. L'an dernier, il avait été fait état de la quasi-disparition de ce type de branchement dangereux pour la santé. Cette année, plusieurs dizaines de branchements sont à nouveau signalés. La justification de cette brutale réapparition n'est pas apparue évidente, pas plus que les mesures qui seront mises en œuvre pour traiter ce problème. L'opposition municipale s'est interrogée publiquement sur ces distorsions.

    Le rapport sur l’assainissement fait état d'une conformité à 100 % des prélèvements. Il reste des problèmes liés aux bassins d'orage, non traités jusqu'à aujourd'hui. Ce contrat est également annoncé comme déficitaire par le délégataire. Le coût du service est pourtant élevé pour les Vouzinois, et le taux d'impayé est de 1,35 %.

    Avec les difficultés à prendre en compte (ressource en eau, fuites, branchements non-conformes, ...), et une entreprise qui perd de l'argent, on peut se demander quel serait son intérêt à renouveler sa demande de délégation du service.

    Ces rapports ont été approuvés par l'assemblée, alors que la fiche présentation notait bien que le conseil devait juste prendre acte des informations contenues dans ces textes.

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  • Boult-aux-Bois et cordes : l'édition 2019 est lancée.

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    Ce n'est pas encore une institution, et ce n'est d'ailleurs pas le but des organisateurs. Mais le festival Boult-aux-Bois est cordes est déjà une tradition bien ancrée dans le terroir argonnais. La 5e édition se déroulera du 5 au 13 juillet prochains, à Boult bien entendu, mais aussi à Sedan et à Stenay.

    Voici un extrait d'un article du magazine "Bonnes Terres", le magazine des ruralités du Grand Est, d'avril 2019 :

    « Nous avons voulu montrer aux enfants que l’on peut débuter la musique en zone rurale, comme Constant qui était élève à l’école de musique de Vouziers, et ensuite jouer au Barbican centre de Londres » indique Frédéric Mathias, le Maire de Boult-aux-Bois . Après des débuts modestes, l’association organisatrice a su valoriser l’implication des habitants, le bénévolat et sa politique d’entrées libres auprès des partenaires et des institutions afin de développer l’événement, qui accueille en moyenne 900 spectateurs par édition. Boult-aux-Bois et cordes souhaite avant tout préserver une identité « à échelle humaine », garante de sa convivialité. La commune a fait du festival un rendez-vous important pour les habitants du village et les spectateurs, qui expérimentent un contact privilégié avec la musique et avec les jeunes artistes. « Sans le festival, beaucoup n’auraient jamais assisté à ce genre de concerts, jamais côtoyé des musiciens originaires de Taïwan ou du Japon, explique le président de l’association. En marge des concerts, chez l’habitant, ce sont des rencontres qui se nouent et une meilleure compréhension de ce qu’est la vie et la passion d’un jeune artiste : Boult-aux-Bois et cordes permet aussi de sensibiliser à cela. »

    Benjamin Bottemer

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  • Partenariat entre la LPO et Terre de Liens

    Les projets associatifs des 2 partenaires s’accordent sur la nécessité d’aller vers une agriculture plus durable au bénéfice d’un développement humain et territorial plus harmonieux prenant en compte les enjeux de biodiversité.

    Allain Bougrain Dubourg et Franck Bernard, respectivement Présidents des associations LPO France et Terre de Liens, viennent de signer une convention de partenariat pour une durée renouvelable de 6 ans. L’objectif principal est de favoriser les échanges et les initiatives communes tant au niveau des territoires qu’au niveau national, dans le but de contribuer à la transition du modèle agricole et alimentaire actuel vers un modèle durable prenant notamment en compte l’enjeu de préservation de la biodiversité à la fois sur les plans économique social et environnemental.

    Terre de Liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. Son objectif principal est d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes.

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  • 22e édition des journées du patrimoine de pays

    Les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins mettent à l’honneur le bâti traditionnel, les sites et paysages régionaux et le patrimoine immatériel français.

    « Naturellement durable »


    À l’occasion de la 22ème édition des JPPM, les 22 et 23 juin 2019, nous vous proposons ce thème fondamental pour faire (enfin) reconnaitre le patrimoine culturel comme source, moteur et levier du développement durable.
    Notez bien le changement de weekend du mois de juin !
    Afin de ne plus être en doublon avec les Journées nationales de l’archéologie, nous fêtons désormais le petit patrimoine le 4ème weekend du mois de juin, et non le 3ème.

    Les Journées ont pour objectif de faire découvrir et sensibiliser un large public au patrimoine régional, de pérenniser le travail des acteurs de la culture, de partager les savoir-faire et traditions des régions et de sauvegarder l’héritage commun.
    Près de 120 000 visiteurs participent chaque année aux 1200 animations ! visites de sites, randonnées, circuits de découverte, conférences, expositions, démonstrations de savoir-faire et dégustations, ateliers encadrés par des professionnels, animations pour le jeune public et spectacles.

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  • Nous voulons des coquelicots rassemblement du 7 juin

    Toujours motivés, les défenseurs de la nature se sont à nouveau réunis ce vendredi à Vouziers et dans de nombreuses villes de France. Pour ce deuxième rendez-vous, les manifestants vouzinois étaient un peu moins nombreux ( environ 25), mais tout aussi déterminés.

    Des points positifs ont été mis en avant, comme la satisfaction de revoir quelques talus fleuris de coquelicots au bord des routes du secteur. Les derniers chiffres connus montrent une augmentation du nombre d'agriculteurs pratiquant le bio, avec une surface cultivée qui atteint 10 % des terres agricoles. Il n'en reste plus que 90% à convertir !

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    Le site national de l'appel nous encourage à poursuivre la mobilisation, voici un extrait de son appel :

    Le temps est chafouin ces jours-ci… Mais bientôt ce sera l’été, et la dispersion. Un été comme les autres ? Non, car quelque chose nous est arrivé depuis 9 mois, qui change tout! Profitons d’avoir un peu plus de temps. Profitons des rencontres avec des gens nouveaux. Profitons de l’été pour faire rayonner autrement encore l’Appel des coquelicots. Et ne désertons pas nos rassemblements mensuels, quitte à organiser des temps informels sur notre lieu de villégiature. Soyons inventifs ! Soyons entêtés !
    La rentrée se prépare déjà activement, où l’on fera entendre une toute nouvelle musique. Amis de partout, nous allons gagner.
    L’association « Nous voulons des coquelicots »

    Le prochain rassemblement est programmé le vendredi 5 juillet, toujours à 18 h 30 devant la Mairie de Vouziers.

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  • Plan local d'urbanisme : où sont passés les urbains ?

    Seulement une quinzaine de personnes ont assisté à la deuxième réunion publique pour le Plan Local d'Urbanisme ce mercredi 5 juin à la salle Bellevue. Parmi elles, on remarquait plus de la moitié de paysans. Autant dire que les urbains se comptaient pratiquement sur les doigts d'une main. Le PLU est pourtant le document qui façonne l'organisation de la commune pour les années à venir.
    L'ordre du jour comportait plusieurs points :
    Présentation synthétique des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
    Présentation synthétique de l’avant-projet de zonage
    Présentation synthétique du règlement écrit (dans les grandes lignes)
    Présentation des Périmètres Délimités des Abords (PDA).
    C'est le cabinet Dumay qui assurait cette présentation, car c'est lui qui est en charge de l'élaboration technique du plan. Celui-ci s'intégrera dans le plan intercommunal, car la communauté de commune a désormais la compétence en ce domaine.

    Un décret instaurant un contenu modernisé du Plan local d’urbanisme (PLU) entre en vigueur le 1er janvier 2016, rendant nécessaire la révision du PLU actuellement en place.

    Ce décret s’attache à proposer aux élus, de nouveaux outils, au service de leur compétence de planification et d’urbanisme, pour les accompagner et les soutenir dans leur mission.
    Son enjeu principal consiste à répondre à un besoin général de clarification, de mise en cohérence et de lisibilité des règles d’urbanisme, pour en faciliter l’utilisation et la traduction opérationnelle. Ce décret réaffirme le lien entre le projet de territoire, la règle et sa justification, par la traduction des objectifs structurants auxquels doit répondre le PLU :
    -le renforcement de la mixité fonctionnelle et sociale,
    -la maîtrise de la ressource foncière et la lutte contre l’étalement urbain,
    -la préservation et la mise en valeur du patrimoine environnemental, paysager et architectural.

    Etant donné la composition de la salle, les questions et débats ont tourné autour des problèmes ressentis par les exploitants agricoles. Il faut retenir que les zones urbanisables passent de 137 ha à 23 ha, les services de l'Etat ne permettant plus de créer des réserves sans justification précise.

    Malgré cette baisse de pression de l'urbanisation, on a ressenti une méfiance manifeste du monde paysan. De nombreuses questions ont été posées, parfois sur des points particuliers qui auraient pu être traités directement avec les techniciens chargés du plan.

    Le Maire de Vouziers est intervenu à plusieurs reprises pour donner des explications. Il a annoncé qu'un projet d'urbanisme était pratiquement finalisé au-dessus de la route de Sainte-Marie, là ou EHPAD public devait s'implanter dans une première version. Ce terrain est redevenu la propriété de la ville après l'abandon du choix de ce site. L'EDPAMS de Belleville sur Bar et le GHSA de Vouziers-Rethel sont les porteurs de projet pour cette parcelle.

    Les consultations ne sont pas terminées pour l'élaboration du PLU : après cette phase, une version sera présentée. Elle sera soumise à une enquête officielle avant adoption par la Préfecture. Vous pouvez donc encore vous rendre au service urbanisme de la ville pour consulter les plans de zonage et faire éventuellement des remarques.

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