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eau

  • Veolia : un contrat qui a du plomb dans l'aile ?

    Le conseil municipal du 02 juillet a été en bonne partie consacré aux rapports présentés par Véolia, sur le service de l'eau potable et sur celui de l'assainissement. Ces textes doivent être fournis par le délégataire du service public chaque année avant le premier juin, pour être présenté au conseil municipal suivant.

    Deux responsables de Véolia étaient donc invités pour présenter les données 2018 de ces services.

    On a appris que le volume moyen consommé par un ménage de 4 personnes est de 120 mètres cube, que les prélèvements ont montré une conformité à 100 % pour la bactériologie, et que les volumes vendus restent stables.

    Il existe des inquiétudes sur la ressource, qui se trouve limite sur les captages existants. Le rendement du réseau de distribution est à améliorer, il existe des fuites qu'il semble difficile de détecter.

    Le produit financier est de 16.000 € en 2018, mais le responsable de l'entreprise a annoncé un résultat déficitaire, du fait de l'amortissement d’investissements liés au changement de branchements en plomb.

    Leur disparition est inscrite dans un avenant au contrat de délégation, avec l'objectif zéro à l'issue de cette délégation. L'an dernier, il avait été fait état de la quasi-disparition de ce type de branchement dangereux pour la santé. Cette année, plusieurs dizaines de branchements sont à nouveau signalés. La justification de cette brutale réapparition n'est pas apparue évidente, pas plus que les mesures qui seront mises en œuvre pour traiter ce problème. L'opposition municipale s'est interrogée publiquement sur ces distorsions.

    Le rapport sur l’assainissement fait état d'une conformité à 100 % des prélèvements. Il reste des problèmes liés aux bassins d'orage, non traités jusqu'à aujourd'hui. Ce contrat est également annoncé comme déficitaire par le délégataire. Le coût du service est pourtant élevé pour les Vouzinois, et le taux d'impayé est de 1,35 %.

    Avec les difficultés à prendre en compte (ressource en eau, fuites, branchements non-conformes, ...), et une entreprise qui perd de l'argent, on peut se demander quel serait son intérêt à renouveler sa demande de délégation du service.

    Ces rapports ont été approuvés par l'assemblée, alors que la fiche présentation notait bien que le conseil devait juste prendre acte des informations contenues dans ces textes.

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  • Assises de l’eau : des propositions venant d'associations

    principal-47519.jpgAprès plusieurs mois de travaux caractérisés par un grand flou, la clôture des Assises de l’eau est prévue pour le 1er juillet. Le Gouvernement se prépare donc à annoncer une série de mesures visant à « préserver la ressource en eau et les milieux aquatiques, dans le contexte du changement climatique ». Les défis sont en effet immenses et identifiés : seules 44% des masses d’eau ont atteint l’objectif européen du bon état écologique du fait de rivières trop artificialisées, des pollutions agricoles et des prélèvements trop importants. Les lourds effets du changement climatique ne peuvent qu’aggraver cette situation et exigent que se concrétise en la matière une véritable accélération écologique. Propositions des associations.

    La sobriété et la restauration des milieux aquatiques comme piliers de la politique de l’eau

    La crise climatique entraîne mécaniquement une aggravation de la crise aquatique : en 2050, les débits moyens annuels des cours d’eau en métropole diminueront de 10 à 40 % et les pluies comme les sécheresses seront nettement plus fréquentes et violentes. Face à ce défi, il faut rapidement mettre notre pays en situation de résilience en construisant une nouvelle politique de la sobriété, en restaurant les milieux aquatiques et les capacités d’infiltration des sols pour qu’ils nous aident à ralentir le cycle de l’eau. L’eau de qualité sera de plus en plus limitée : nous devons collectivement progresser pour mieux l’utiliser. Les associations attendent une ambition gouvernementale forte. 

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  • Pétition : encore plus de pesticides dans nos cours d'eau ? C'est non !

    En France, il est interdit d'épandre des pesticides dans certaines zones, dites "de non traitement", en bordure de cours d'eau. Malheureusement, un arrêté ministériel passé en mai dernier introduit un flou dans la définition de ces zones. Résultat, certains départements en ont profité pour exclure près de la moitié des aires qui étaient jusqu'alors protégées. Avec France Nature Environnement, demandez à Stéphane Travert et à Nicolas Hulot de garder nos cours d'eau #LoinDesPesticides : signez la pétition.

    92 % des cours d'eau surveillés en 2013 contenaient des pesticides1. Vous trouvez le constat alarmant ? La situation risque malheureusement de s'aggraver à cause d'un arrêté ministériel fraîchement adopté. En effet, depuis le 4 mai 2017, les préfets ont davantage de pouvoir pour définir les zones de non traitement (ZNT), bandes de 30 cm à 5 mètres en bordure d'un point d'eau sur lesquelles il est interdit d'épandre des pesticides. Contre toute logique, certains préfets en profitent pour être bien plus laxistes sur la protection de nos cours d'eau.

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  • Ressource aquatique Stop à la gabegie !

    Dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation consacrés notamment à la transition écologique de l’agriculture, l’UFC-Que Choisir dresse le bilan catastrophique des conséquences de décennies d’agriculture principal-29104.jpgproductiviste sur la ressource aquatique et l’inaction des pouvoirs publics. L’association part en campagne aujourd’hui pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l’eau en France et la stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur », en lançant une pétition à cet effet.

    Alors qu’en 2005 dans le cadre de sa campagne ‘Eau, réconciliation 2015’, l’UFC-Que Choisir dénonçait déjà la progression inquiétante des pollutions des ressources aquatiques et le caractère inéquitable des taxes renchérissant le prix de l’eau potable, force est de constater que le bilan environnemental et économique de la politique de l’eau en France, loin de s’améliorer, est encore plus désastreux :

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  • De l’eau à Calais !

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  • Nitrates : agir sans attendre

    Les ministères de l'écologie et de l'agriculture ont engagé depuis plusieurs mois la réforme des programmes d'action qui sont mis en oeuvre depuis 1993, pour réduire la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole.


    Cette réforme est doublement indispensable : tant pour éviter à la France, mise en cause devant la Cour Européenne de Justice, une condamnation avec à la clef une amende et de lourdes astreintes financières, que pour réduire la facture exorbitante de cette pollution (marées vertes, fermeture des captages, traitements de potabilisation …).

    Alors que la FNSEA, en campagne pour les élections aux chambres d'agriculture, revendique un moratoire sur l'élargissement des zones vulnérables ainsi que sur la mise en œuvre de cette réforme, France Nature Environnement et Eau & Rivières de Bretagne considèrent au contraire que tout retard ou suspension serait suicidaire au vu du risque élevé d'une condamnation par les instances européennes.

    Pour Jo HERVE, président d'Eau & Rivières de Bretagne « La France ne peut aujourd'hui se permettre de perdre encore davantage de temps pour actualiser sa réglementation nitrates ».

    Si les associations observent que certaines mesures peuvent être adaptées pour éviter de noyer les exploitations sous une paperasserie ou des contraintes inutiles, elles demandent une nouvelle fois au gouvernement de revoir le décret d'octobre 2011 qui a assoupli les références d'épandage et défavorisé les systèmes laitiers à base d'herbe, pourtant les plus protecteurs de l'environnement !

    Pour Bernard ROUSSEAU, responsable des politiques « eau » à FNE, « il est urgent d'agir puisque depuis 2007 la dégradation des eaux s'est poursuivie, et plus de 500 communes supplémentaires du bassin Loire Bretagne devraient être classées en zone vulnérable ».

    « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités, mener à bien la réforme indispensable des programmes d'actions, mais aussi en renforcer la cohérence » estime Jean-Claude BEVILLARD. Le Vice-président de France Nature Environnement réclame aussi une PAC plus verte qui incite les exploitations à progresser au plan environnemental et légitime le budget de la PAC.

    nitrates_eau_Soes_carto_w.jpg

  • eau secours (texte intégral)



    Communiqué de presse : Mercredi 21 mai 2008

    « EAU SECOURS! » : Un bateau d’eau pour les riches, un dé à coudre pour les pauvres qui meurent de soif !

    Suite au départ du premier bateau qui va effectuer une livraison d'eau de la Provence à Barcelone et après avoir consulté des experts et des associations nationales, l’association  Ecoforum tient à faire partager quelques interrogations graves :

    A Marseille par exemple, en 1934, nous disposions pour satisfaire nos besoins vitaux de 1 litre d’eau potable par personne et par jour. Aujourd’hui ces besoins ont été revus à la hausse… et représentent 150 litres d’eau par personne et par jour. Dans ce monde de surconsommation qui nous invite à être énergivores, sommes-nous devenus « hydrovores », en prime aveugles, et inconscients de la gravité du problème mondial de l’eau car chaque jour 20 à 30.000 personnes meurent à cause du manque d’eau saine, dont un enfant toutes les 8 secondes ?

    La livraison d’eau potable par bateau, effectuée par la Société des Eaux de Marseille, opération intitulée « Marseille solidaire de Barcelone », pose des questions sur la manière dont nous, pays riches, gérons la ressource eau et il est de notre devoir de lancer sur la place publique une réflexion sur ce sujet. Au total, Barcelone sera approvisionnée par six navires, qui effectueront 63 voyages par mois pour livrer mensuellement 1 660 000 m3 d’eau potable. Ces navires consomment en 24 heures de traversée entre 30 et 50 tonnes de carburant [1]

    Peut-on parler de solidarité, quand en même temps, dans cette province d’Espagne, de nombreux terrains de golf, des piscines en bordure de mer, des espaces verts pour les touristes gaspillent l’eau sans compter ?

    Il est possible de faire des économies… Par exemple, les 6 principaux terrains de golfs autour de Barcelone totalisent 235 trous ce qui représente une consommation mensuelle minimum de 355 000 m3[2].

    Un autre moyen efficace existe : l’installation dans chaque foyer d’une chasse d’eau économe permettrait d’économiser 1 600 000 m3 d’eau par mois, soit l’équivalent de la quantité d’eau livrée à Barcelone chaque mois … [3]

    Mais il ne faut pas se tromper d’interlocuteur : si la contribution des usagers est souhaitable, il n’est pas de leur ressort exclusif d’économiser une eau potable qu’ils payent par ailleurs assez cher.

    Concernant la répartition de la consommation en eau, les usagers domestiques en utilisent moins de 8 %, les agriculteurs 80 % (et trop souvent ils polluent la ressource par une agriculture intensive), le reste de la consommation revenant à l’industrie.

    Dans le cas qui nous intéresse, c’est l’agriculture et l’industrie touristique qui gaspillent l’eau potable de la nappe locale à leur profit. Il nous paraît choquant et condamnable que l’eau marseillaise importée puisse être facturée pour des usages domestiques, car l’eau qui va partir de Marseille à 1 euro le m3, arrivera à Barcelone, taxes et transport compris, à 9 euros le m3. (Les marseillais, quant à eux, payent l’eau de leur robinet 3 euros le m3.)

    Le gaspillage présente également une autre caractéristique : il faut compter les 25% de déperdition d’eau liée à la vétusté et au manque d’entretien des réseaux d’adduction barcelonais

    L’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon ont une consommation de 150 à 600 litres/personne/jour  contre 10 à 40 litres en Afrique, sachant que la quantité vitale d’eau potable est de 30 à 50 litres/jour. Peut-on comparer le besoin en eau d’un individu pour vivre et le besoin en eau de quelqu’un qui va l’utiliser pour ses loisirs, sans compter et sans penser au gaspillage ?

    Nous voyons donc que nous avons une marge de manœuvre très large pour envisager et appliquer la sobriété.

    Notre région traverse une période de sécheresse, mais grâce aux réserves offertes par le canal de Marseille, nous ne sommes pas en pénurie d’eau, néanmoins par souci d’économie nous pourrions dès aujourd’hui limiter notre consommation tout en gardant la même qualité de vie. Barcelone en 5 ans a déjà réduit sa consommation par habitant de 210 à 190 litres/jour. Actuellement, la municipalité espère atteindre un jour 110 litres/jour et par habitant.

    Aujourd’hui, en Provence, sans aucune solidarité ni vision politique à long terme, on se permet de détourner l’eau au profit des villes du littoral, au détriment des agriculteurs, des éleveurs et des communes de l’arrière pays.

    Pour livrer l’eau à Barcelone, les bateaux vont effectuer plus de 700 voyages par an, et ce pendant plusieurs années, ce qui n’est absolument pas compatible avec l’esprit du Grenelle de l’Environnement. Comme nous venons de le démontrer, au niveau du citoyen de base, il ne serait pas difficile de faire des économies, et les grands consommateurs (touristiques et agricoles) pourraient être appelés à un peu plus de raison et de mesure.

    Car en Espagne également, on a sacrifié l’arrière pays au bénéfice du développement de la zone côtière en faisant des barrages et en détournant l’eau. Voila donc les conséquences d’un aménagement du territoire non contrôlé et non réfléchi, lié à la pression touristique et foncière, sans aucune gestion sérieuse des réserves. Mais n’oublions pas que tout le pourtour méditerranéen fonctionne sur le même schéma.

    La désalinisation de l’eau de mer, présentée comme la solution miracle face à la pénurie d’eau, implique 2 inconvénients majeurs : désaliniser provoque le rejet dans la mer de saumures qui à terme acidifieront l’eau et dont les effets sur l’écosystème sont à ce jour inconnus. Sans compter l’énergie nécessaire pour ce procédé. Ne serait-il donc pas plus judicieux de respecter le cycle de l’eau et de mieux gérer la ressource en qualité et en quantité ?

    L’eau est un bien commun, et pour nous, ces livraisons représentent un danger et une porte ouverte à la marchandisation de l’eau. Les sociétés des eaux ne sont pas propriétaires de la ressource, leur rôle est essentiellement de l’exploiter et de la distribuer. De quel droit la Société des Eaux de Marseille commercialise-t-elle l’eau ?

    Au-delà de notre opposition éthique, il n’y a aucune raison que cette vente bénéficie aux sociétés privées. Ces bénéfices ne devraient-ils pas revenir, sous une forme ou une autre, aux contribuables de l’agglomération ?

    Mais même sur notre continent européen, la pénurie existe : près de 40 enfants meurent chaque jour de problèmes liés à l’eau, selon l’OMS. C’est pourquoi nous  militons pour un minimum gratuit de 20 litres/jour par personne en France.

    Enfin, pour finir je citerais "Celui qui a la main sur le robinet est celui qui a le pouvoir d’un point de vue géopolitique". Des solutions de « sagesse », qui tiendraient compte de la mortalité due à la pénurie d’eau, sont possibles. Il suffirait que l’homme décide de traiter cette ressource comme un « bien commun » en garantissant le minimum vital à tous les êtres humains, cela doit passer par une sobriété et une meilleure gestion des ressources d’eau. Nous pourrions remplacer le pétrole, mais l’eau est irremplaçable ! Alors les associations signataires invitent l’Espagne à plus de modération et de solidarité !

    Nous préfèrerions que le prochain bateau parte pour sauver les personnes qui meurent de soif dans l’indifférence mondiale ! 

    Eau secours !

    Victor Hugo ESPINOSA

    Président d'Ecoforum

    06 73 03 98 84

    vhe13@free.fr

    www.ecoforum.fr

    Ingénieur, Doctorat en risques majeurs,

    Coordinateur du réseau Ecoforum qui regroupe plus de 150 associations. 

    Ce communiqué de presse a reçu le soutien des associations suivantes :

    ·        WWF France - Contact : Bernard CRESSENS 06 12 06 16 55

    ·        Association pour le Contrat Mondial de l'Eau (ACME) - Contact : Jean Luc TOULY, 06.80.60.03.01.

    ·        Coordination nationale des Associations de Consommateurs d'Eau (CACE) - Contact :  Jean Louis LINOSSIER 04 78 83 47 73

    ·        Maison Régionale de l’Eau (PACA) - Contact :  Georges OLIVARI  04 94 77 15 83



    [1] D’après l’EMSA (Agence Européenne pour la Sécurité Maritime)

    [2] Les 6 terrains occupent une superficie d’environ 300.000 hectares, dont 38.270 m2 de terrains aménagés spécifiquement et irrigués pour le golf. Selon les estimations les plus basses, la consommation moyenne en eau d’un terrain de golf en Catalogne est de 18.100 m3/trou/an (Priestley et Sabi, 1993)

    [3] L’utilisation d’une chasse d’eau économe (3 et 6 litres) permet d’économiser 10 litres/jour/personne, et l’agglomération barcelonaise compte 5 300 000 habitants...