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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 69

  • Les prioritaires DALO reprennent la lutte : devant le ministère du logement !

    Communiqué de DAL ( Droit Au Logement) le  25.11.2024

    Des mal-logé.e.s et des sans-abris prioritaires DALO (Droit Au Logement Opposable) de Paris et Ile de France s’installent pour la 3e fois cette année sur un trottoir, pour un camp permanent.  

    Ces familles et personnes sont sans-abri, dorment dans leur voiture, sont entassées dans des hébergements, en hôtels, chez des tiers, sont locataires de taudis, ou sont en instance d’expulsion sans relogement.

    Elles sont prioritaires DALO souvent depuis des années. Selon la loi, elles auraient dû être relogées en urgence, dans les 6 mois après avoir été reconnues prioritaires par la commission de médiation. La plupart ont un emploi souvent fatigant et sous-payé…

    L’hiver est là, et il y a toujours autant de sans-abris…: Paris compte 128 000 logements vacants selon l’INSEE, et l’Ile de France 416 000 !

    Les lois prévues pour héberger les sans-abris et pour les reloger, ainsi que les DALOs, sont bafouées.  

    Il faut mettre en œuvre la loi de réquisition sur les immeubles vacants de riches propriétaires, pour loger les sans-abris et les DALOs en attendant d’édifier en masse des logements sociaux, de réguler à la baisse le marché immobilier et les loyers.

    Nous demandons RV à la Ministre du logement pour engager des discussions concrètes et pour :  

    • Le relogement des familles DALO en lutte de Ségur !
    • La réquisition des immeubles vides pour les mineurs isolés à la rue en lutte, pour les familles avec enfants et pour toutes les personnes à la rue !
    • Le respect et l’application des lois qui protègent les sans-abris : DALOs, locataires, sans-abris !
    • La baisse des loyers et la taxation des profits immobiliers, et le Droit au logement dans la Constitution !
    • L’abrogation de la Loi Kasbarian-Bergé et le retrait du projet de loi Kasbarian 2 !
    • La réalisation massive de HLM avec des financements publics, l’arrêt des démolitions et des ventes !

    Un toit c’est un Droit, un toit c’est la Loi !!

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  • La mortalité des dauphins divisée par 4 dans le Golfe de Gascogne

    Communiqué de la LPO le 24.11.2024

    Les mesures de limitation de la pêche imposées l’hiver dernier par le Conseil d’Etat ont permis une importante diminution des échouages de cétacés sur les côtes atlantiques françaises, montrant qu’une autre pêche est possible, plus respectueuse de la biodiversité.

    Dans un communiqué publié ce 21 novembre, le Ministère de la transition écologique a présenté l’évaluation de la fermeture d’une partie des activités de pêche dans le Golfe de Gascogne pendant 30 jours entre le 22 janvier et le 20 février 2024, au cours desquels environ 300 navires de plus de 8 mètres identifiés comme à risque ont été contraints de rester à quai et indemnisés.

    Réalisé par l’Observatoire Pelagis, le bilan complet des échouages de cétacés met en évidence une nette diminution liée à la période de fermeture de la pêche, avec une mortalité estimée à 1450 dauphins communs pendant l’hiver 2023-2024, contre une moyenne de 6100 entre 2017 et 2023.

    Cette mesure, conforme aux recommandations des experts scientifiques du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) a été imposée par le Conseil d’Etat suite à une série de recours de plusieurs associations (Défense des Milieux Aquatiques, France Nature Environnement, Sea Shepherd France et la LPO), soucieuses d’empêcher que des milliers de mammifères marins protégés soient capturés chaque année par les filets de pêche. La période de suspension doit être reconduite jusque 2026, date après laquelle l’Etat compte sur la mise en place de dispositifs d’effarouchement des dauphins, qui n’ont jusqu’à présent pas démontré leur efficacité, pour autoriser à nouveau la pêche.

    Ces résultats encourageants prouvent que des solutions existent pour concilier activités humaines et protection de la biodiversité. La LPO renouvelle son engagement aux côtés du gouvernement et des acteurs concernés pour construire une pêche durable, basée sur la préservation des écosystèmes marins. 

     

     

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  • Ukraine : la guerre entre dans une nouvelle phase

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 21 novembre 2024

    Quelques jours après le feu vert de Washington, l’Ukraine a utilisé des missiles longue portée ATACMS sur le sol russe entre le 18 et le 19 novembre. Cette escalade s’ancre dans une accélération générale du conflit, poussée par l’arrivée imminente de Donald Trump à la Maison Blanche, mais aussi par une intensification ces derniers temps des bombardements russes. La Russie agite le spectre du nucléaire et menace de riposter à cette utilisation de missiles, qui ouvre selon son état-major « une nouvelle phase » de la guerre. La crainte d’un bombardement massif de Kiev a incité les États-Unis à fermer leur ambassade de la capitale ukrainienne. Dans la mer Baltique, des câbles sous-marins de fibre optique nécessaires aux systèmes de défense de l’OTAN ont été vraisemblablement sabotés. Si l’épuisement de l’armée et de la population ukrainienne semble tirer ce conflit vers une issue négociée en 2025, l’incertitude et l’inquiétude du président ukrainien et des dirigeants occidentaux – Europe en tête – demeurent.

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  • Migrant’scène à Vouziers mardi 26 novembre aux Tourelles

    Dans le cadre du festival Migrant'scène, la section de Vouziers de la LDH et RESF (Réseau éducation sans frontières) proposent la projection du film « Abou le King » d’Ariane Doublet, suivie d’échanges avec le public, mardi 26 novembre à 20h.

    Le festival Migrant'scène est une initiative de la CIMADE, qui présente ainsi son action sur son site :

     

    Tissons demain ! Place aux alternatives, place à l’altérité !

    Comme chaque année, La Cimade vous donne rendez-vous pour croiser les regards sur les migrations et affirmer haut et fort qu’une société juste, inclusive et solidaire est bien plus désirable qu’un monde déchiré par la haine et le rejet des autres.

    L’omniprésence des discours racistes et xénophobes dans l’espace public et médiatique, la propagation de fausses informations, de récits stigmatisants et simplifiés à outrance sur les migrations contribuent largement à polariser notre société. L’extrême droite et ses alliés, qui monopolisent ces espaces, ont réussi à convaincre une partie non négligeable des citoyens et citoyennes françaises. Nul ne peut le nier ou l’occulter.

    Pour autant, face à cette montée de la haine, des alliances associatives, syndicales et culturelles se sont aussi organisées, renforcées. De surcroit, les initiatives solidaires avec les personnes étrangères continuent à exister sur tout le territoire et prouvent que la construction d’une société juste, tolérante et inclusive est possible. Une société bâtie autour du respect des droits de toutes et tous. La Cimade s’y emploie, elle aussi, depuis maintenant 85 ans.

    Alors continuons de permettre à ces espaces de rencontres et de débats d’exister. Continuons, nous aussi, à prendre de la place.

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  • Première extinction d’une espèce continentale d’oiseau en Europe

    Communiqué de la LPO le 21 11.2024

    Une étude scientifique vient de confirmer la disparition du Courlis à bec grêle, un limicole migrateur qui n’avait plus été observé depuis plus de 25 ans. Jamais une espèce continentale d’oiseau n’avait été déclarée éteinte dans le Paléarctique occidental depuis l’existence des suivis naturalistes. Une première extrêmement inquiétante.

    Le Courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) était un oiseau au plumage clair et au long bec fin courbé. Autrefois répandu dans les zones humides d'Europe et d'Asie centrale, ce grand migrateur nichait en Sibérie et en Finlande avant d’hiverner sur les côtes méditerranéennes. L’observation indiscutable la plus récente remonte à 1995 au Maroc. Le dernier signalement en France a été réalisé par Michel Brosselin, ancien secrétaire général de la LPO, le 15 février 1968 en baie de l'Aiguillon (Vendée).

    Malgré des recherches intensives pour localiser d'éventuels survivants, une étude scientifique publiée ce 17 novembre 2024 dans la revue d’ornithologie IBIS estime à 96% la probabilité que l’espèce soit désormais éteinte. La population a décliné rapidement au XXe siècle en raison de la perte d’habitat causée par l'agriculture intensive et le drainage des zones humides. Son cousin d’Amérique, le Courlis esquimau (Numenius borealis), n’a plus été vu depuis 1987. Sur les 9 espèces de courlis décrites dans le monde, deux ont donc cessé d’exister en moins de 40 ans. Après un intense plaidoyer de la LPO, la France a suspendu en 2020 la chasse du Courlis cendré (Numenius arquata), dont les effectifs européens ont diminué de près de la moitié depuis 1980.

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  • Combien de morts faudra-t-il dans la Manche avant que les États français et britannique ne prennent leurs responsabilités ?

    Publié par Amnesty International  le 21.11.2024

    Le 24 novembre 2021, la Manche engloutissait 27 vies humaines dans le naufrage le plus meurtrier qu’a connu cette mer devenue le symbole d’une crise ignorée. Si ce naufrage reste celui qui a fait le plus grand nombre de victimes, l’année 2024 a battu un triste record. Depuis le début de l'année, ce sont au moins 70 personnes qui ont perdu la vie ou sont disparues en tentant la traversée. Les morts ne cessent pas. Pire, leur nombre se multiplie. Notre tribune publiée dans la Tribune aux côtés de quinze autres organisations.

     

    Cette année, Rola, fillette de 7 ans, est morte noyée dans un canal sous les yeux de ses parents et ses grands frères, sans avoir même atteint la Manche. Maryam, un bébé de quatre mois, est morte noyée. Mansur, un enfant de 2 ans, est mort asphyxié. Des dizaines d’enfants, de femmes et d’hommes sont décédés à la frontière franco-britannique après avoir fui les conflits, la pauvreté, les persécutions, ou simplement parce qu’ils poursuivaient l’espoir d’une vie meilleure sur les rives anglaises.  

    Il y a peu, Bruno Retailleau, fraîchement nommé ministre de l'Intérieur, portait l'indécence à son comble à l’occasion d’une rencontre avec son homologue britannique, en qualifiant les décès survenus au cours des semaines précédentes de « conséquences néfastes » de l'« efficacité » des forces de l'ordre. 

    Ces morts ne sont ni le fruit du hasard ni un simple dommage collatéral. Ils sont les conséquences directes des politiques migratoires sciemment mises en place par les pouvoirs publics français et britanniques pour rendre la vie des exilés sur le littoral nord impossible. 

    En effet, depuis 2021, les gouvernements français et britannique se sont engagés dans un coûteux projet de militarisation de la frontière, qui n’a fait qu’exacerber la souffrance, rendre toujours plus précaire la vie des personnes exilées ainsi qu’augmenter les risques et la dangerosité des traversées, au lieu d’ouvrir des voies de passage légales et sûres entre les pays.

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  • Ukraine : les enfants victimes de frappes russes. Des attaques qui peuvent être qualifiées de crimes de guerre.

    Communiqué d’Amnesty International du 19.11.2024

    Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, la population ukrainienne est victime de nombreuses exactions commises par l’armée russe. Nous tirons la sonnette d’alarme sur la situation des enfants ukrainiens qui continuent à être blessés ou tués par des frappes aériennes russes. Ces attaques, s’apparentant à des crimes de guerre, ne doivent pas rester impunies. 

    L’année 2024 se caractérise par une nette augmentation du nombre de victimes civiles en Ukraine.   

    D’après les données publiées, y compris par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), l’été 2024 a été particulièrement meurtrier pour les enfants en Ukraine. 

    Nos équipes ont examiné 17 frappes russes menées en 2024 qui ont touché des enfants. Notre service de vérification numérique a examiné plus de 120 vidéos et photos d’attaques. En parallèle, nos chercheur·es ont effectué des investigations complémentaires sur le terrain révélant que les forces russes ont délibérément pris pour cibles des civil·es et des infrastructures civiles. 

    "Les enfants, qui comptent parmi les groupes les plus vulnérables de toute société, bénéficient d’une protection spéciale en vertu du droit international humanitaire. Pourtant, ils continuent d’être tués et blessés dans des zones éloignées de la ligne de front, y compris là où il n’y a aucune cible militaire"

    Patrick Thompson, spécialiste de l’Ukraine à Amnesty International 

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