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politique nationale - Page 52

  • « Cette crise sociale s’enracine au plus profond d’un présidentialisme vertigineux »

    Tribune de Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, publiée dans La Croix.

    Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH (Ligue des droits de l’Homme), juge durement le rapport entretenu par le président Emmanuel Macron à la démocratie. Une vision très « aristocratique » du pouvoir qui s’enracinerait dans un présidentialisme daté.

    On s’épuiserait à détailler la somme des dégâts provoqués par l’entêtement – le mot est faible – d’Emmanuel Macron à maintenir son projet de réforme sur les retraites. Le dialogue politique est dévasté, le dialogue social piétiné, les élus méprisés, les syndicats insultés, l’opposition populaire renvoyée au statut de « foule » en recherche d’« émeute » tandis que la police renoue dans les villes de France avec les mauvaises méthodes mises en œuvre contre les gilets jaunes, les écologistes, les syndicalistes…

    Il faut ajouter au tableau un gouvernement en sursis et un président de la République largement délégitimé tant en France qu’à l’étranger. Même s’il retire son projet, ce qu’il devrait évidemment faire, la crise restera patente, globale et surtout, très incertaine quant à ses issues. Elle doit certes beaucoup à la personnalité du président, même si elle vient de loin. Elle s’enracine au plus profond d’une Constitution (dotée) d’un présidentialisme vertigineux mais elle a pris en quelques semaines une dimension paroxystique.

    Le « J’assume » présidentiel, asséné au-dessus d’un champ de ruines, dit d’ailleurs l’essentiel en deux mots. Un seul aurait d’ailleurs suffit pour exprimer la somme des mécanismes qui défigurent l’image de la République et alimentent une crise institutionnelle aux retombées plurielles – démocratique, sociale, voire républicaine. Pourtant, en rester au stade de l’étude de la psyché d’Emmanuel Macron reviendrait à ignorer son soubassement politique et la dynamique de blocages ainsi « assumés », comme par tant d’autres présidents ces dernières décennies.

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  • Les associations de solidarité demandent une revalorisation exceptionnelle des minima sociaux

    Communiqué du collectif "Alerte" le 31.03.2023

    Le gouvernement a annoncé la revalorisation annuelle de 1,6 % des minima sociaux et des prestations familiales pour 2023. Cette décision est indécente alors que les prix alimentaires et dans les grandes surfaces ont déjà progressé de 14 % en un an et devraient encore croître au cours de l’année.

    Nous demandons une loi en urgence pour une revalorisation exceptionnelle des prestations sociales et familiales d’au moins 5 % dans un contexte d’augmentation des prix de première nécessité.

    Dans la perspective du prochain Pacte des solidarités, nous demandons :
    •    L’indexation des minimas sociaux sur les prix du budget de référence des ménages modestes, comme c’est le cas pour le Smic ;
    •    Un relèvement des minima sociaux au-dessus du seuil de grande pauvreté (940 € pour une personne seule).

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  • Un plan Eau à contre-courant des urgences

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 30.03.2023

    Emmanuel Macron vient d'annoncer le plan Eau du gouvernement. Derrière des termes et des éléments de langage sur la "sobriété", les propositions de ce plan ne changeront pas grand-chose face aux grands enjeux de la protection de la ressource en eau.

     Alors qu'à peine 7% de la Surface agricole utile est irriguée, l'agriculture utilise dans certains territoires jusqu'à 80% des visuels%20generaux%20bassines%20rs4(2).pngprélèvements totaux en période estivale. Pourtant, l'agriculture n'est évoquée que tardivement dans ce plan et n'apparaît pas dans le volet sobriété. On ne sait même pas si elle est concernée par l'objectif annoncée de baisse des prélèvements, pourtant indispensables aussi pour l'agriculture. Par contre, ce qui est certain, c'est que le Président exprime la volonté d'étendre la surface irriguée.

    Pour le stockage, Emmanuel Macron pointe la priorité de la vie des sols pour un rechargement maximal des nappes. Tant mieux ! Mais malheureusement aucune mesure concrète n'est annoncée. Pour le stockage de l'eau dans des ouvrages, les critères fixés par ce plan eau sont le contraire des méga-bassines : partage, fondements scientifiques et conditionnement aux changements de pratiques. Nous espérons ainsi qu'il sera mis fin à tous les projets de stockage qui ne respectent par ces critères.

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  • Ce qui s'est vraiment passé à Saint-Soline

    Au lendemain, de la manifestation à Saint-Soline, la Confédération paysanne, le collectif Bassines non Merci et les Soulèvements de la Terre tiennent à rappeler les faits.

    # Une mobilisation historique de 30 000 personnes Première intox de la préfecture, il y aurait eu 6000 manifestant-e-s et "1000 individus radicaux violents" isolés du cortège. Tous les journalistes, élu.e.s, observateurs présents sur place peuvent en témoigner, la mobilisation était largement plus importante. Nous comptions déjà 10 000 personnes sur le campement tôt samedi matin (avec des considérations logistiques de repas et approvisionnement qui peuvent en témoigner), et des milliers de personnes sont arrivées tout au long de la matinée.
    Les 3 cortèges qui se sont formés au départ de la manifestation regroupaient plus de 25000 personnes. De nombreux autres manifestant.e.s, notamment les personnes qui venaient des sept convois en provenance des grandes villes (chacun composés de plusieurs centaines de véhicules) ont été entravées par la police et ont rejoint la manifestation après que les cortèges se soient élancés.
    Nous arrivons donc facilement au chiffre de 30 0000 manifestant-e-s mobilisés pour la défense de l'eau. C'est 4 fois plus que la dernière mobilisation à Sainte-Soline. A chaque fois que la préfecture interdit, mais surtout à chaque fois que nous trouvons les gestes de désobéissance adéquat pour impacter les projets de bassines, les manifestations grossissent.
    Les dizaines de milliers de personnes rassemblées hier sont venues de toute la France et d'Europe. Elles ont cheminé pendant 6km jusqu'au chantier pour l'entourer et l'arrêter. Le tout dans une ambiance festive, déterminée et en se tenant ensemble - loin du cliché vendu par Gerald Darmanin de 1000 individus isolés cherchant la violence. Il n'y pas d'"éléments radicaux" mais un peuple de l'eau qui se soulève.
    Dossier photo : https://driveterrecom.girofle.cloud/s/yG8YdGERT9qjSSg 

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  • Déni de démocratie

    Communiqué LDH

    La mobilisation citoyenne sans précédent qui se poursuit depuis plusieurs semaines contre la réforme des retraites et contre le recours à l’article 49.3 s’est non seulement heurtée au mépris de l’exécutif, mais également à une nouvelle vague de répression violente des forces de l’ordre.

    Cette politique antisociale délibérée et brutale plonge aujourd’hui le pays dans une situation particulièrement alarmante pour la démocratie. Le territoire français et les grandes villes plus particulièrement sont depuis plusieurs jours le théâtre d’opérations de maintien de l’ordre de grande ampleur, violentes et totalement disproportionnées.

    Ces derniers jours ont vu le retour des nasses illégales, de l’usage d’armes mutilantes comme le LBD et les grenades de désencerclement, du gazage à outrance, de l’emploi de policiers non formés au maintien de l’ordre et réputés pour leur violence, en particulier la brigade de répression de l’action violente motorisée – BRAV-M – et les Brigades anti criminalité – BAC -, avec des interpellations et des verbalisations indiscriminées, du matraquage systématique et des violences gratuites et attentatoires à la dignité des personnes. L’heure est à l’intimidation d’un mouvement social auquel on voudrait faire payer son dynamisme, au mépris de la liberté de manifester.

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  • Le Gouvernement va devoir fermer les pêches pour mettre fin au massacre de milliers de dauphins

    Communiqué de FNE le 20.03.2023

    C’est une victoire historique que viennent d’obtenir France Nature Environnement, Sea Shepherd France et l’association de Défense des Milieux Aquatiques devant le Conseil d’Etat. Après des années de travail des associations sur le terrain et devant la justice, la Haute juridiction leur donne raison. Le Gouvernement va devoir fermer les pêches pour mettre fin au massacre de milliers de dauphins communs et petits cétacés dans le Golfe de Gascogne.

    Vers une prise en compte de la science au service des espèces protégées

    Cet hiver encore un nouvel épisode intense de mortalité de dauphins communs est observé. Alors qu’ils sont des milliers à mourir dans les filets, en dépit de l’urgence, des constats scientifiques, de la mise en demeure puis l’avis motivé de la Commission européenne, des interpellations de la société civile, le Gouvernement français s’est jusqu’à maintenant toujours refusé d’agir au mépris de la loi. Pire, il a toujours refusé d’agir alors que la solution recommandée par les scientifiques pour réduire drastiquement les captures est connue : il faut fermer de manière localisée et temporaire les pêcheries les plus destructrices.

    Cet épisode macabre doit être le dernier : la justice a tranché : le Conseil d’Etat «ordonne au Gouvernement de prendre des mesures de fermeture de la pêche appropriées sous six mois, en complément des dispositifs de dissuasion acoustique.»

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  • Réforme des retraites : manifestation à Vouziers.

    Ce lundi a vu le rejet des deux motions de censure déposées à l'Assemblée Nationale. Avec l'article 49-3, le gouvernement avait engagé sa responsabilité sur le texte réformant les retraites. Les deux votes négatifs de ce jour aboutissent donc à l'adoption de ce projet de loi.

    Cette étape franchie ne veut pas dire que les mobilisations vont cesser, l'inverse est même probable. On voit bien que les protestations prennent un tour plus radical, et que le temps ne joue pas pour le gouvernement et le président. Celui-ci est bien isolé, il lui reste très peu de voies de sortie de crise. Il pourrait faire entrer Les Républicains au gouvernement, ce qui lui donnerait une majorité plus solide. Ce choix aurait au moins le mérite de la clarté, avec un ancrage clair et net à droite, signant la fin définitive du macronisme originel.

    Signe de l'extension du conflit, une manifestation s'est déroulée ce jour à Vouziers. Il ne s'agissait pas d'une initiative locale, mais d'une organisation faite par la CGT à l'occasion de l'inauguration prévue du rebours de Chestres. Cette installation permet de réinjecter dans le réseau général le biogaz fourni par les méthaniseurs du secteur. Franck Leroy , le nouveau président de la région Grand Est, devait faire le déplacement à Vouziers à cette occasion, mais les rendez-vous ont dû être annulés.

    Plusieurs dizaines de manifestants de la CGT se sont donc retrouvés place Carnot. La circulation a été bloquée une bonne heure en début d'après-midi, quelques pneus ont même été incendiés sur la chaussée. Ce feu a provoqué une épaisse fumée noire, mais les pompiers sont rapidement venus à bout du sinistre. Vers 15 heures, les manifestants ont quitté Vouziers, satisfaits d'avoir fait capoter cette inauguration.

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