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réfugiés

  • Accord UE-Turquie : la honte de l’Europe

    Communiqué d'Amnesty International le 17 mars 2017

    Cet accord qui visait à renvoyer les demandeurs d’asile en Turquie, considérant ce pays comme sûr pour eux, n’a pas rempli ses objectifs, mais à cause de lui, des milliers de personnes se sont retrouvées exposées à des conditions dangereuses et sordides sur les îles grecques.

    Aujourd’hui, nous commémorons un jour sombre dans l’histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte de la souffrance humaine qu’ils engendraient.

    Des prisons à ciel ouvert

    Il y a un an, les îles grecques ont été transformées en prisons à ciel ouvert, les côtes de l’Europe étant passées de zones d’asile à des lieux pleins de dangers. Une année après, des milliers de personnes demeurent coincées dans une situation dangereuse, désespérée et apparemment sans issue.

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  • À Grande-Synthe, un maire fédérateur

    Extraits du reportage d'Amnesty International

    Damien Carême a ouvert, en mars 2016, le premier camp de réfugiés conçu aux normes de l’Onu.

    (...)

    Le camp de la honte

    À l’été 2015, les associations sont débordées. Avec la mairie, elles gèrent l’urgence avec des bouts de ficelle. Damien Carême se souvient : « J’ai appelé cet endroit : le camp de la honte ». Le camp du Barosch prend forme en bordure Est de la ville dès 2006, en face d’un quartier résidentiel. Plusieurs poignées de réfugiés s’arrêtaient quelques nuits sur ce campement avant de tenter la traversée vers l’Angleterre. Ce même été, l’État bloque la frontière à Calais et les dizaines de réfugiés de Grande-Synthe deviennent des centaines. Les services municipaux fournissent quelques tentes chauffées mais cela ne suffit pas. La situation se dégrade, les médias reprennent la formule-choc du « camp de la honte ».

    "Sur le camp, c’était abominable. Il y avait de la gale, des suspicions de tuberculose. Je ne voulais pas avoir un mort à cause de cela dans ma commune." Damien Carême, maire de Grande-Synthe

    Damien Carême s’est refusé de demander à l’État le démantèlement du camp. « Jamais, impossible. Politiquement, philosophiquement, éthiquement, tout en moi s’oppose à cette solution ». Alors il en cherche une autre. Avec l’ensemble des services municipaux, il passe des coups de fil au préfet, envoie des courriers au Premier ministre, au Président. Rien. Les mois passent. Toujours rien. Tant pis, « j’ai bien compris qu’il fallait que je me démerde tout seul. Alors, c’est ce qu’on a fait ». En novembre 2015, les associations comptabilisent 1 800 personnes, dont des femmes et des enfants, sur le camp du Barosch. Un millier de plus en décembre. Conscient des réalités et afin d’assurer la cohabitation entre habitants et réfugiés, Damien Carême tranche. Avec Médecins Sans Frontières, il annonce la construction du camp de la Linière, au sud-ouest de la ville, pour remplacer celui du Barosch. Coût global : 4 millions d’euros.

     

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  • Le paradoxe de l’accueil

    Billet de Jean-François Dubost, responsable du programme Protection des populations pour La Chronique d'Amnesty International France

    Tiraillée entre attachement aux principes de solidarité et défiance à l’égard des réfugiés, l’opinion a besoin decimade-1.jpg?fx=r_250_250 responsables politiques qui encouragent et valorisent les initiatives locales d’accueil.

    À la question « Pensez-vous qu’il faille protéger les personnes qui fuient la guerre et les persécutions ? », une majorité stable de Français répond « oui ». À celle de savoir si l’on peut accueillir en France ces mêmes personnes, c’est le « non » qui l’emporte.

    Ces tendances générales se dégagent de différents sondages conduits sur la question de l’accueil des réfugiés auprès d’échantillons représentatifs de la population française au cours de l’année écoulée. Ce « paradoxe de l’accueil » met en tension l’affirmation d’un attachement aux principes et valeurs de protection et une sorte de défiance ou de détachement quant à leur mise en application.

    Cette situation a de quoi étonner sauf si l’on considère que la mise en œuvre de ces principes, auxquels est attachée une bonne partie de la population, relève de la responsabilité des femmes et hommes politiques, de leurs choix, de leur vision.

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  • Une découverte et un apprentissage partagés

    Cela va sans dire, l'Argonne a son charme et Vouziers ne manque pas d'atouts pour y vivre heureux. Mais quand on vient du Tibet, le choc est malgré tout assez violent le jour où l'on débarque dans cette petite ville des Ardennes. C'est ainsi qu'en mars dernier, trois réfugiés tibétains sont arrivés dans notre cité, et ont été accueillis notamment par l'Association d'accueil des réfugiés dans le Vouzinois.

    Cette association avait été créée fin 2015, afin d'anticiper la venue de réfugiés sur le territoire. Les responsables s'attendaient plutôt à recevoir des Syriens fuyant la guerre civile qui ravage leur pays, mais elle s'est rapidement adaptée à la situation.

    Un an plus tard, l'Assemblée Générale qui s'est déroulée au CPR de Vouziers a fait le point sur son activité de ces derniers mois. C'est Alain Dumont, son président, qui en a fait la présentation devant une quarantaine de présents.

    L'association avait principalement pour rôle de coordonner toutes les bonnes volontés locales, afin d'aider efficacement les nouveaux arrivants. Le problème du logement a été rapidement résolu, la question ayant été anticipée par les services de l'Etat via l'UDAF. Cette recherche avait été grandement facilitée par le grand nombre de logements locatifs disponibles à Vouziers.

    La mobilisation de bénévoles et d'associations a été immédiate pour répondre au besoin de mobilier, d'équipements divers qui ont permis de loger dans des conditions décentes les réfugiés accueillis.

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  • Accueil des réfugiés : la France a besoin de vraies solutions, pas de démagogie

    Communiqué d'Amnesty International le 11/10/2016

    Depuis plusieurs semaines, certaines personnalités politiques nationales ou locales s’expriment pour refuser l’accueil de réfugiés et de migrants. Les personnes qui fuient la guerre sont alors transformées en bouc-émissaire. 

    Les  appels pour refuser l’accueil des réfugiés et migrants ont pris particulièrement d'ampleur avec l’annonce par le gouvernement français d’héberger  sur le territoire des personnes réfugiées ou migrantes qui vont être évacuées du campement de Calais. 

    En parallèle, la France accueille des demandeurs d’asile transférés en France depuis la Grèce ou l’Italie. De même  des personnes réfugiées et vulnérables, principalement des syriens, sont réinstallées en France  directement depuis le Liban, la Jordanie, l’Égypte ou la Turquie. 

    Ces mesures répondent à un contexte mondial particulier : le monde connaît sa plus grave crise de la protection des réfugiés depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Plus de 21 millions de personnes n’ont d’autre choix que de fuir leur pays. Pour rester en vie, chercher refuge est le dernier droit à leur disposition.

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  • Contre les expulsions destructrices. Pour la construction d’une politique d’hospitalité

    Communiqué commun

    Entre janvier et septembre 2016, à Paris, Calais, Cherbourg, Chocques, Dieppe et Steenvoorde, de nombreux campements ont été détruits, où survivaient plusieurs centaines d’hommes, femmes et enfants.

    A Norrent-Fontes, un campement où survivent 250 exilé.e.s est menacé à son tour. Cet endroit précis est  pourtant habité depuis 2008, suite à un accord passé entre les collectivités locales, les associations et les exilés, après une décennie d’expulsions délétères. Ce campement, financé par le Réseau des Élus Hospitaliers a, comme de nombreux autres, été toléré et reconnu par les autorités préfectorales qui veulent maintenant le détruire au mépris des personnes qui s’y abritent. L’audience au tribunal de Béthune aura lieu le mercredi 14 septembre prochain.

    A Calais, les autorités préparent la destruction des cabanes où survivent 9000 personnes. C’est pourtant précisément à cet endroit que les mêmes autorités ont décidé de parquer ces gens en 2015, le plus loin possible de la vie de la cité, tolérant explicitement la construction de ces abris. Malgré les conditions de vie extrêmement difficiles, les exilé.e.s se sont organisé.e.s individuellement et collectivement. Une vie sociale s’est développée, aujourd’hui menacée, sans autre solution que l’errance.

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  • Échec lamentable des négociations pour le Sommet de l’ONU sur les réfugiés

    Communiqué d'Amnesty International le 04.08.2016

    Les dirigeants mondiaux ont laissé passer une occasion unique de résoudre la crise mondiale des réfugiés, à 669440ban_ki_moon_30_mars_2016_0.jpgl’issue des négociations pour un nouvel accord des Nations unies concernant les réfugiés.

     Dans la nuit du 2 au 3 août, les États membres des Nations unies réunis à New York ont arrêté définitivement le document final, fort édulcoré, qui sera adopté lors d’une réunion de haut niveau des Nations unies organisée le 19 septembre pour faire face à la crise des réfugiés. Le pacte mondial concernant les réfugiés qui avait été proposé par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon n’y figure pas, et ne sera désormais pas adopté avant 2018.

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