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syrie

  • Contre le retour forcé des réfugiés syriens

     

    Par un collectif d'organisations et de personnalités

    publié le 8 septembre 2021 à 10h55 par Libération
     

    Aucun pays membre de l’Union européenne ne doit la déshonorer par le renvoi en Syrie des réfugiés. Une petite musique avait commencé à se faire entendre en décembre 2020 en Allemagne via le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, pour que l’arrêt général de toutes les expulsions de réfugiés syriens d’Allemagne vers la Syrie ne soit pas prolongé au-delà de la fin de cette année 2020. Dernièrement, les services de l’Immigration du Danemark ont indiqué que 505 réfugiés syriens arrivés en 2015, originaires de la région de Damas et bénéficiaires d’une protection temporaire, devraient voir leur permis de résidence révoqué cette année. Les autorités danoises, par la voix du président de la commission des recours, Henrik Bloch Andersen, estiment que la situation à Damas et dans sa région est suffisamment stabilisée pour que ces réfugiés puissent rentrer : «Les conditions générales dans les zones en question ne sont plus si extrêmes pour justifier à elles seules un permis de séjour.»

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  • Le terrible sort des réfugiés syriens qui rentrent dans leur pays

    Le gouvernement de Bachar al-Assad s’efforce de dépeindre la Syrie comme un pays en reconstruction. Pour celles et ceux qui y retournent, la réalité est toute autre. 

     

    Dans un nouveau rapport intitulé «You’re going to your death », nous avons documenté les violations des droits humains commises par des agents des services de renseignement syriens contre 66 personnes revenues dans leur pays, dont 13 enfants. Parmi elles, cinq sont mortes en détention après être rentrées en Syrie. 17 autres demeurent introuvables, victimes de disparitions forcées. 

    Les États comme le Danemark, la Suède et la Turquie, qui limitent la protection accordée aux réfugiés originaires de Syrie et font pression pour qu’ils rentrent chez eux, ne peuvent plus ignorer ces exactions désormais documentées. En ignorant la réalité sur le terrain, ces pays mettent une nouvelle fois les personnes réfugiées en danger de mort.  

    La torture, les disparitions forcées et les détentions arbitraires ou illégales qui ont contraint de nombreux Syriens à chercher refuge à l’étranger n’ont jamais pris fin. 

    Pris pour cibles pour avoir fui le pays  

    Les témoignages poignants contenus dans notre rapport prouvent, s’il le fallait encore, que le territoire syrien n’est pas un endroit sûr où rentrer. Parce qu’ils ont un jour décidé de fuir, celles et ceux qui rentrent en Syrie sont pris pour cibles, accusés de manque de loyauté, de trahison voire de « terrorisme » par les agents du renseignement. 

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  • Appel à condamner la sinistre farce de l’élection présidentielle en Syrie

    La LDH appelle au rassemblement le mercredi 26 mai 2021, de 17h à 19h, place de l’Hôtel de ville de Paris

    Cette mascarade d’élection présidentielle prévue en Syrie le 26 mai prochain est la deuxième depuis le début, en 2011, d’un soulèvement populaire noyé dans le sang par le régime responsable de plus de 90% des crimes de guerre et contre l’humanité contre le peuple syrien ainsi que des destructions de ses infrastructures et services sociaux, dont :

    ♦ Plus de 500.000 morts et disparus, autant de blessés handicapés à vie.

    ♦ Encore près de 200.000 détenus politiques, des centaines de milliers de jeunes enrôlés de force, etc.

    ♦ Plus de la moitié des habitants contraints à l’exode (5,5 millions de déplacés à l’intérieur, dont 2 millions dans des camps) ou à l’exil (7,5 millions de réfugiés à l’étranger, dont 3,7 en Turquie, 1,3 au Liban, 1,2 en Jordanie, 700.000 en Allemagne, …), dont plus de la moitié d’enfants traumatisés et privés de scolarité, avec leurs biens détruits ou séquestrés par le régime.

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  • Syrie : 10 ans de tragédie

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    Dessin de Rayma (Venezuela)

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  • Toxic Affair, une histoire des armes chimiques en Irak

    Publié le 18.03.2021 par Amnesty International

    Trente ans après l'utilisation d’armes chimiques par l’Irak sous Saddam Hussein, les responsabilités tardent à être établies. Toxic Affair revient sur ce volet crucial de l’histoire de l’Irak. Une histoire qui s’écrit au présent pour des victimes qui tentent d’obtenir justice suite aux massacres commis à la fin des années 1980. Des entreprises occidentales ayant permis au régime de se fournir en armes sont notamment mises en cause.

    Plateforme digitale inédite, Toxic Affair rend accessible et virale cette enquête exclusive en misant sur une architecture inédite, entre webdoc et podcast.

    Des responsabilités occidentales

    Toxic Affair repose sur une enquête menée par les journalistes du magazine La Chronique. Cette dernière porte sur les dessous des ventes et de l’utilisation d’armes chimiques en Irak  dans les années 1980 et sur l’implication d’entreprises occidentales. La plateforme repose également sur des extraits inédits du documentaire de Jean-Pierre Canet, Irak, destruction d'une nation (disponible en replay). 

    Des interviews et des reportages, des cartes et des documents inédits ainsi que des infographies apportent des réponses limpides à des sujets complexes : qui a fabriqué et/ou vendu ces armes ? Où ont-elles été utilisées ? Quels ont été les dommages et conséquences pour les victimes ? Qu'en est-il des conséquences judiciaires pour les entreprises mises en cause ?  

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  • Mourir du coronavirus – le terrible sort qui attend les Syriens

    Publié le 24.03.2020 par Amnesty International.

    Tandis que la pandémie de coronavirus se propage à travers le monde, il est urgent d’agir afin de sauver les vies d’un nombre incalculable de Syriens à risque. En particulier, la vie de celles et ceux qui sont toujours détenus dans des conditions épouvantables dans les centres de détention du régime impitoyable de Bachar al Assad.

    Officiellement, Damas continue d’affirmer qu’« aucun cas de coronavirus n’a été détecté en Syrie ». Toutefois, cette information provient d’un régime connu pour ses mensonges. Si ces neuf années de crise et de répression en Syrie nous ont appris quelque chose, c’est bien que les autorités, ainsi que la Russie et d’autres forces alliées, ont systématiquement transmis de fausses informations au monde, y compris aux Nations unies, sur la situation humanitaire dans le pays. Nous devons donc faire preuve du plus grand scepticisme face aux affirmations faisant état de l’absence de cas de coronavirus en Syrie. La capacité du régime à détecter les cas dans l’ensemble du pays et à les traiter se trouve extrêmement limitée au vu du manque critique de personnel formé et de matériel.

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  • En Syrie, la guerre dure depuis 9 ans

    Le 15 mars 2020, le conflit syrien fête ses 9 ans. Un triste anniversaire pour des millions de civils qui manquent toujours cruellement de perspectives d’avenir. Notre rapport annuel dresse un portrait sombre de la situation dans le pays.

    Les civils : premières cibles du conflit

    En 9 années, la population civile syrienne n’a majoritairement connu que la guerre et en a payé le prix fort. 500 000 personnes sont mortes depuis le début du conflit en 2011.

    Selon l’ONU, 100 000 personnes auraient été victimes de détention arbitraire ou de disparition forcée, la plupart aux mains du gouvernement syrien. Plus de 6,5 millions de personnes, dont 40% d’enfants ont été forcés de changer de lieu de résidence et de survie en Syrie. Il s’agit du plus grand nombre de personnes déplacées de force, à l’intérieur de leur pays, dans le monde. Près de six millions de personnes ont également été contraintes de quitter le pays du fait de la guerre et des persécutions.

    Facteur aggravant, les forces gouvernementales restreignent l’accès aux services d’aide humanitaire des Nations Unies dans toute la Syrie. Selon l’ONU, en 2019, les forces gouvernementales n’ont pas donné leur feu vert pour environ la moitié des demandes d’autorisation de missions humanitaires dans le pays. La même année, la Russie et la Chine ont également opposé leur véto au Conseil de sécurité de l'ONU contre l’acheminement de l’aide vers les zones sous contrôle de l’opposition.

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