Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

afghanistan

  • La France accélère les renvois vers l’Afghanistan

    Communiqué d'Amnesty International le 04.10.2017

    Alors que le nombre de victimes civiles est plus élevé que jamais en Afghanistan, les gouvernements européens obligent de plus en plus les Afghans à repartir dans ce pays. Une violation flagrante du droit international.

    Près de 10 000 personnes ont été renvoyées en Afghanistan par des pays européens en 2016 alors que les violences s’y intensifient. Les personnes renvoyées sont en grave danger. Nos enquêtes ont démontré qu’au moins une personne a été assassinée à son retour.

    C'est le cas de Sadeqa (le nom de la personne a été modifié) et ses proches qui ont fui l’Afghanistan en 2015, après que son mari, Hadi, eut été enlevé, roué de coups et finalement relâché après paiement d’une rançon. Au terme d’un voyage périlleux de plusieurs mois, ils sont arrivés en Norvège, espérant y trouver un avenir meilleur, en lieu sûr. Malheureusement, les autorités norvégiennes leur ont refusé l’asile, leur donnant le choix entre la détention dans l’attente de leur expulsion et un retour « volontaire », assorti d’une allocation de 10 700 euros.

    Le mari de Sadeqa a disparu quelques mois après leur retour en Afghanistan. Les jours ont passé, sans que personne ne sache ce qu’il était devenu. En fait, Hadi avait été tué. Sadeqa pense qu’il a été assassiné par ses ravisseurs. Aujourd’hui, elle a peur de se rendre sur sa tombe.

    Lire la suite

  • Mourir en Afghanistan

    Mourir en Afghanistan

    La mort d'un sous-officier du 3ème génie ,les blessures graves d'un autre soldat au cours d'une mission à proximité de Kaboul nous conduisent afghanistan-patrouille-soldat-francais-kaboul-france.jpgau delà  de notre compassion avec les familles douloureusement frappées à nous poser la question:pourquoi mourir aujourd'hui en Afghanistan?. Les politiques déclarent que c'est un devoir de défendre le monde occidental  du terrorisme qui a ses bases dans ce Pays. Les mêmes responsables(?) politiques ont la mémoire courte. Les talibans aujourd'hui si redoutables ont été les alliés des Américains qui les ont armés quand ils luttaient contre l'occupation de l'Afghanistan par les Soviétiques. Demain, ils redeviendront sans doute fréquentables quand la stratégie mondiale exigera de négocier avec eux comme le propose déjà le président Karzaï. C'est alors et malheureusement -alors seulement- que l'on constatera l'inutilité de cette guerre et des sacrifices injustifiables des soldats aujourd'hui envoyés au front.

     

  • gagner la guerre ? suite

    Dans une note du 5 octobre, nous avons reproduit l'avis d'un général anglais, (le commandant du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan, le général Mark Carleton-Smith) sur la guerre contre les Talibans : il juge impossible de la gagner .

    article_photo_1206168950403-1-0.jpgSon jugement est conforté par un général français, et par les services de renseignements américains :

    Le chef d'état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin, a déclaré mercredi 8 octobre qu'il partage "totalement" le sentiment qu'il n'y a "pas de solution militaire à la crise afghane". Le général français s'accorde avec le général Mark Carleton-Smith, le plus haut gradé britannique en Afghanistan, qui dans une interview parue dans le Sunday Times, avait estimé que les Britanniques devaient "modérer leurs attentes", sur l'issue du conflit et se préparer à un possible accord avec les talibans.(source "Le Monde") .

    Du côté des Américains, il s'agit de la synthèse de plusieurs services de renseignement du pays :

    'Afghanistan est plongé dans une spirale négative et il est peu probable que son gouvernement soit en mesure de contrer la résurgence des y1pXoUf1N0JeLBqGzGjWbGohte8XIVXhWSMXWCCUGCAPXrkUcdqqmh92fIH3I_mV6yRCVecdbZlkUQtalibans, estime un projet de synthèse des agences américaines du renseignement, cité mercredi 8 octobre par le New York Times.

    Le rapport, classé confidentiel, fait partie des  "National Intelligence Estimates", ces documents formels établissant une analyse globale des recherches menées par les seize agences américaines de renseignement. Le New York Times, qui cite des sources américaines autorisées ayant eu accès au document, précise que la version définitive est attendue pour le mois de novembre, après l'élection présidentielle. Il s'agira de l'évaluation la plus complète de la helmand11b.jpgsituation en Afghanistan remise depuis des années à l'administration américaine.

     

    RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT LOCAL

    Dans sa version actuelle, le texte évoque un effondrement du pouvoir central accéléré par la corruption au sein du gouvernement du président Hamid Karzaï et l'augmentation des attaques menées par les insurgés depuis leurs bases arrière au Pakistan. h-3-1072191.jpgAu-delà des attaques et attentats commis par des activistes opérant depuis le Pakistan, le rapport souligne que nombre des problèmes les plus lourds de l'Afghanistan trouvent leur origine dans l'administration même du pays.(source "Le Monde" )

    Si les Anglais, les Français, et les Américains font cette analyse du conflit afghan, il serait certainement utile et urgent d'en tirer les conclusions sur la présence militaire là-bas .

  • gagner la guerre ?

    Sarkosy vient d'envoyer des renforts en Afghanistan, où les forces alliées des Etats -Unis combattent les talibans . Cette guerre peut-elle déboucher sur une "victoire" . Ce qui fait le plus douter, c'est l'état de corruption et d'inefficacité du gouvernement "légitime" afghan. Sur ce type de terrain, n'importe quelle opposition armée serait en mesure de recevoir l'appui d'une bonne partie de la population . D'autant que les armées taliban7.jpgétrangères, surtout si leur présence s'éternise, passent un jour ou l'autre pour des forces d'occupation .

    Afghanistan-french-afgha432.jpgVoici l'oppinion d'un spécialiste bien placé : (source " Le Monde")

    Dans une interview publiée par le Sunday Times dimanche 5 octobre, le commandant du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan, le général Mark Carleton-Smith, juge impossible pour les forces occidentales de gagner la guerre contre les talibans. Il estime que ses soldats ont "atténué la menace des talibans pour 2008" mais qu'ils pourraient bien quitter le pays sans y avoir maté la rébellion islamiste. "Nous n'allons pas gagner cette guerre. Il s'agit de la réduire à un niveau d'insurrection contrôlable, ne constituant pas une menace stratégique et pouvant être géré par l'armée afghane", précise-t-il.

    L'opinion du général Carleton-Smith rejoint celle de nombre de diplomates et d'officiers de l'OTAN, qui reconnaissent, depuis quelque temps, que les talibans ne seront pas défaits par les armes et qu'il faut négocier avec eux.