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afghanistan

  • Détentions et expulsions massives des réfugié·es afghans au Pakistan

    Publié le 23.11.2023 par Amnesty International.

    Ces dernières années, de nombreux Afghan·es ont fui le régime taliban vers les pays voisins, tels que le Pakistan. Au lieu d’y être accueilli·es dignement, ces personnes sont en butte à des vagues d’arrestation et de détention arbitraires. Le 17 septembre 2023, le ministre de l’Intérieur pakistanais, Sarfraz Bugti, a durci le ton en leur ordonnant de quitter le pays. Depuis, les réfugiées afghan·es, et notamment les femmes, vivent dans la crainte d’être renvoyées de force.

     

    Le 17 septembre, le gouvernement pakistanais a lancé un ultimatum, ordonnant à tous les « étrangers non enregistrés » de quitter le pays avant le 1er novembre.  

    Depuis cette annonce, ce sont plus de 170 000 Afghan·e·s, selon les chiffres officiels, qui ont fui le pays par crainte de représailles. Un grand nombre de ces personnes vivaient au Pakistan depuis des dizaines d’années. 

    Leur sort est incertain. Notamment celui des milliers de femmes et de filles qui avaient fui les persécutions sexistes des talibans dans leur pays.  

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  • Des visas pour la liberté des femmes afghanes persécutées

    Communiqué d'Amnesty International

    Depuis qu'ils ont pris le pouvoir en août 2021, les talibans mènent une véritable guerre contre les femmes et les filles afghanes en restreignant dramatiquement leurs droits. Cette campagne de persécution fondée sur le genre est organisée, généralisée et systématique. Au regard de notre analyse juridique, elle pourrait constituer un crime contre l'humanité.  

    Pourtant, ces vingt dernières années, les femmes afghanes occupaient des postes à responsabilité, des fonctions politiques, allaient à l’école et à l’université, dirigeaient leurs propres entreprises, et travaillaient dans un grand nombre de secteurs.  

    ❌ Désormais, leur droit à travailler est gravement compromis.

    ❌ Les filles sont exclues de l’école au-delà du primaire et sont interdites d’inscription à l’université.

    Ces interdictions visent à les invisibiliser de l’espace public et de la société.

    ❌ En plus d’avoir perdu l’accès à l’éducation et à l’emploi, les Afghanes ne peuvent plus se déplacer librement, s’exprimer sans craindre de représailles, ni choisir les vêtements qu’elles portent en public.

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  • Venir en aide aux Afghanes, cibles de la « guerre contre les femmes » des talibans

    Tribune,publié le 28.08.2023 par Amnesty International

    Depuis le 27 août 2021, date de fin du pont aérien entre Kaboul et la France, les libertés se sont drastiquement réduites et le pays vit désormais sous une chape de plomb, dans une illusion sécuritaire et une répression féroce à l’encontre de tous ceux qui contestent le régime en place.

    Depuis, surtout, le nouveau régime mène une guerre sans merci contre ce qui semble représenter le danger le plus redoutable à ses yeux. Un ennemi omniprésent en Afghanistan, mais vulnérable, sans arme, et en grande partie abandonné de la communauté internationale : la femme afghane.

    Un potentiel crime contre l’humanité 

    Ce à quoi nous assistons, en effet, est une véritable campagne de persécution organisée, généralisée et systématique, fondée sur le genre. Un des pires systèmes de domination mis en place dans le monde au niveau étatique pour contrôler et effacer l’existence des femmes dans l’espace public. Cette « guerre contre les femmes », comme nous l’avons qualifiée dans notre rapport publié en mars 2023, pourrait ainsi constituer, selon notre analyse, un crime contre l’humanité, dont les auteurs, nous l’espérons, devront répondre un jour devant les juridictions nationales ou internationales.

    20 ans d’avancées pour les droits des femmes phagocytées par les talibans

    La faillite de l’État afghan, notamment dans l’arrière-pays où ses missions régaliennes (santé, éducation, sécurité) n’étaient plus assurées, est sans doute à l’origine du retour des talibans au pouvoir. Mais depuis plus de vingt ans, toute une génération de filles avait pu avoir accès – au moins dans la capitale et dans les grandes villes – à un minimum d’éducation, à un travail dans la fonction publique ou même à la direction de sociétés privées.

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  • Afghanistan : les crimes de guerre des talibans au Panjshir

    C'était le bastion historique de la résistance aux Talibans. Désormais, dans la vallée du Panjshir, les habitants vivent toujours dans la peur des talibans qui s'en prennent à la population civile dans le but de l'obliger à obéir et à se soumettre.

    Dans la province du Panjshir, les talibans infligent une véritable sanction collective à la population civile. Ils commettent un crime de guerre. C'est ce que nous dénonçons dans un nouveau rapport intitulé ‘Your Sons Are In The Mountains’: The Collective Punishment of Civilians In Panjshir by the Taliban. Il recense de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, notamment des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des arrestations et détentions arbitraires massives.

    Depuis que les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan en août 2021, les membres des forces de sécurité de l’ancien gouvernement afghan ont fui vers le Panjshir avec leurs équipements et leurs armes, et ont rejoint le Front national de résistance. En réaction, les talibans exercent des représailles contre les combattants capturés et s’en prennent à la population civile du Panjshir dans le but de l’obliger à obéir et à se soumettre.

    Des milliers de personnes sont prises au piège de la répression permanente qu’exercent les talibans, dans le but manifeste d’intimider et de sanctionner. La liste des crimes de guerre et des violations du droit international humanitaire perpétrés par les talibans au Panjshir est interminable. Exécutions extrajudiciaires, torture, prise d’otages, 

    détention illégale et incendie d’habitations civiles... Chaque acte individuel est odieux, et ces actes dans leur ensemble constituent une sanction collective – un crime de guerre en soi.

    Les talibans ont procédé à l’arrestation arbitraire, à l’échelle de villages, de tous les hommes adultes et adolescents, les détenant sans inculpation et les soumettant à des passages à tabac et autres violences. Ils ont également instauré le seul couvre-feu nocturne de tout l’Afghanistan, saisi des habitations civiles et restreint l’accès des bergers à leurs pâturages traditionnels.

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  • Droits des femmes  des manifestations majeures en 2022

    Publié par Amnesty International le 28.03.2023.

    Soulèvement inédit en Iran contre des décennies d’oppression, manifestations massives aux États-Unis contre la révocation du droit à l’avortement, marches immenses au Mexique contre les violences faites aux femmes : l’année 2022 aura été marquée par d’importantes mobilisations, initiées par les femmes pour revendiquer et défendre leurs droits. Retour sur leur combat et sur l’élan de solidarité internationale que chacune de ces manifestations a entraîné.

     

    « Femme, Vie, Liberté », « Mon corps, mon choix », « Pas une de plus »  : autant de slogans que des milliers de femmes ont scandé en Iran, aux États-Unis, au Mexique et en solidarité,  partout dans le monde. À chaque slogan son combat : révolte contre le port obligatoire du voile en Iran, protestation contre la décision de la Cour suprême de l’annulation de l’IVG aux Etats-Unis, lutte contre les violences faites aux femmes au Mexique. Mais tous ces slogans portent la même revendication du respect des droits des femmes.

    Résistance et résilience auront été les mots d’ordre de milliers de femmes face à des lois et des pratiques qui restreignent leurs droits. Chaque manifestation a motivé d’autres élans à l’international inscrivant la défense des droits des femmes dans un mouvement mondial. 

    Iran : le soulèvement des femmes pour la reconquête de leurs droits

    16 septembre 2022. Mahsa (Zhina) Amini meurt après trois jours de coma à la suite de son arrestation. La jeune femme kurde de 22 ans visitait Téhéran avec sa famille lorsque la police des mœurs l’a arrêtée pour « port du voile non conforme à la loi ». La mort de Mahsa (Zhina) Amini est le drame de trop qui déclenchera une vague d’indignation et de colère dans tout le pays.

    Le soulèvement est lancé : les femmes iraniennes partent à la reconquête de leurs droits et de leurs libertés. Elles brûlent leurs voiles en public, elles se filment sur les réseaux sociaux en train de se couper les cheveux, elles chantent en persan « Bella Ciao », ce chant italien qui symbolise la résistance contre l’oppression partout dans le monde… le courage des femmes iraniennes force l’admiration. Pour leurs actes de protestation, elles risquent l’emprisonnement, la torture ou la mort. Mais malgré la répression, elles résistent. « Femme, Vie, Liberté ! », scandé haut et fort dans les rues iraniennes, est le cri de ralliement de la contestation de tout un peuple qui se soulève aussi contre les homicides illégaux et la répression généralisée. Des milliers d'hommes se sont joints au combat initié par les femmes. En signe de protestation, certains d'entre eux ont même porté des voiles dans les rues. Quatre manifestants ont déjà été exécutés par les autorités iraniennes depuis le début du soulèvement.

    Le soulèvement né en septembre 2022, et toujours en cours, est sans précédent. Par ce soulèvement, les femmes et les filles iraniennes, remettent en cause tout le système d’oppression mis en place depuis la révolution islamique de 1979. Car, en plus d’être contraintes par la loi sur le port obligatoire du voile, les femmes iraniennes subissent d’autres atteintes et restrictions à leurs libertés à travers une série de lois répressives à leur égard : privation d’accès à l’éducation, à l’emploi et à certains espaces publics... Au regard des lois, elles sont considérées comme des citoyennes de seconde zone. Depuis septembre 2022, les femmes iraniennes revendiquent simplement leurs droits fondamentaux. 

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  • Comment les talibans s’attaquent aux droits des femmes en Afghanistan

    Publié le 27.07.2022 par Amnesty International.

    Près d'un an après le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan, où en sont les droits des femmes dans le pays ? Nos chercheurs ont mené l’enquête. Et le bilan est sombre. La vie des femmes et des filles d’Afghanistan est ravagée par une campagne répressive contre leurs droits fondamentaux. 

    Des millions de femmes et de filles privées de leurs droits fondamentaux 

    Depuis qu’ils ont pris le contrôle du pays en août 2021, les talibans ont violé les droits des femmes et des filles à l’éducation, au travail et à la liberté de mouvement ; décimé le système de protection et de soutien pour les personnes fuyant la violence domestique ; arrêté des femmes et des filles pour des infractions mineures à des règles discriminatoires ; et contribué à une forte augmentation des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés en Afghanistan.

    Le rapport, intitulé Death in Slow Motion: Women and Girls Under Taliban Rule, révèle également que des femmes ayant manifesté de manière pacifique contre ces règles oppressantes ont été menacées, arrêtées, incarcérées, torturées et soumises à des disparitions forcées. 

    Un système répressif au niveau national 

    Prises ensemble, ces politiques forment un système répressif qui introduit des discriminations à l’égard des femmes et des filles dans presque toutes les facettes de leur vie.

    « Cette répression suffocante contre la population féminine de l’Afghanistan s’intensifie chaque jour. La communauté internationale doit demander en urgence que les talibans respectent et protègent les droits des femmes et des filles. » Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

    Nous appelons les talibans à adopter des changements politiques profonds, ainsi que des mesures visant à faire respecter les droits des femmes et des filles. Les gouvernements et les organisations internationales, notamment tous les États membres et le Conseil de sécurité des Nations unies, doivent élaborer de toute urgence et mettre en œuvre une stratégie robuste et coordonnée qui fasse pression sur les talibans afin de les inciter à amener ces changements.  Nos chercheurs se sont rendus en Afghanistan en mars 2022. Cette enquête approfondie a été menée de septembre 2021 à juin 2022, et s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de 90 femmes et 11 jeunes filles afghanes, âgées de 14 à 74 ans, et vivant dans 20 des 34  provinces afghanes. 

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  • L’Afghanistan en proie à la famine

    Extraits du communiqué d'Human Rights Watch le 11 novembre 2021

    Les pays donateurs, les Nations Unies et les institutions financières internationales devraient de toute urgence remédier à l’effondrement de l’économie et du système bancaire en Afghanistan afin de prévenir une famine généralisée, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Le Programme alimentaire mondial de l’ONU a lancé plusieurs avertissements  quant à l’aggravation de l’insécurité alimentaire en Afghanistan, et au risque de très nombreux décès dus à la faim sur l’ensemble du territoire dans les prochains mois. Les médias ont signalé que des familles en manque d’argent et de nourriture vendaient leurs biens et essayaient de fuir le pays par voie terrestre. Des personnes afghanes démunies en proie à la malnutrition ont détaillé leurs tentatives désespérées pour acheter ou rechercher de la nourriture, et ont rapporté la mort de personnes n’ayant pas pu partir.

    « L’économie et les services sociaux de l’Afghanistan sont en train de s’effondrer alors que, dans tout le pays, la population souffre déjà de malnutrition aiguë », a déclaré John Sifton, directeur du plaidoyer auprès de la division Asie à Human Rights Watch. « L’aide humanitaire est cruciale, mais compte tenu de la crise, les gouvernements, les Nations Unies et les institutions financières internationales doivent de toute urgence adapter les restrictions et les sanctions en vigueur portant sur l’économie et le secteur bancaire du pays. »

    (...)

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