Hier, l'émission Cash Investigation sur France 2 s'est intéressée aux pesticides, leurs dangers, leur forte présence dans notre environnement et leurs enjeux politiques. Cette très intéressante émission a vivement fait réagir les téléspectateurs qui ont témoigné de leurs inquiétudes face à ce fléau tant pour les citoyens que pour la biodiversité. Extrait du reportage et précisions de France Nature Environnement
Monde agricole - Page 68
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Pesticides : l'urgence de réduire l'usage et de promouvoir l'agro-écologie
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Porcherie et résistance
La mobilisation de ce dimanche à Mazagran montre que l'implantation de la ferme des 7 000 porcs à Leffincourt est loin d'être un fait acquis. L'enquête publique est close, et elle n'a suscité que peu de réactions localement. Mais on sait par expérience que ce type d'information et d'interrogation des citoyens est souvent délaissé, car mal connu et mal compris.
Il faut souvent une mobilisation syndicale et/ou associative pour que se mette en route un processus de compréhension, d'appropriation et de critique d’un projet.
Et c'est bien ce qui s'est passé à Leffincourt, avec une fusion des analyse critiques venant du monde agricole (la Confédération paysanne) et du monde associatif (en particulier "Nature et Avenir").
Les arguments présentés portent sur l'absence de bien-fondé d'une telle ferme usine, dont la logique économique tourne le dos à une agriculture paysanne. Du point de vue écologique, les critiques sont nombreuses, en particulier sur l'impact de l’épanchement en zone Natura 2000 et en bordure de rivière.
Sur la forme, il a été constaté l'implication de la Chambre d'Agriculture en tant qu'expert, alors que le demandeur est membre du bureau de cette instance.
Il faut également insister sur le problème de l'utilisation d'antibiotiques à large échelle dans ce type d'élevage, ce qui pose de graves problèmes qui ne sont même pas abordés dans le document fourni par le demandeur. Cette résistance des bactéries aux antibiotiques devient de plus en plus un problème majeur de santé publique. Des bactéries résistantes à tous les antibiotiques connus se rencontrent maintenant de manière régulière, et elles font même leur apparition dans notre secteur. Cela est dû à une utilisation massive et non-pertinente des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire.
Un élevage industriel de la taille de celui prévu à Leffincourt rassemble tous les critères qui peuvent faire craindre l'apparition de bactéries multirésistantes : nombre d'animaux, promiscuité, risque d’épizootie, utilisation systématique d'antibiotiques, ...
Une fois créées, ces bactéries multi-résistantes supplantent les bactéries habituelles, et peuvent facilement transmettre leur propriété à des germes à l'origine d’infections humaines.
Voici un extrait d' article du Monde daté du 18 janvier 2016 sur ce sujet.
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A Mazagran pour une agriculture paysanne, contre les projets inutiles.
A l'appel de la Confédération Paysanne, de Nature et Avenir, d'Alternatiba 08 et du groupe Ecologie-Solidarité de Vouziers, un rassemblement s'est déroulé ce jour au rond-point de Mazagran. Ce lieu avait été choisi pour marquer la convergence des luttes, qu'elles soient régionales ou plus lointaines. La menace d'expulsion qui pèse sur les occupants "historiques" de Notre-Dame des Landes a réactivé le soutien local du groupe ardennais. Mais les sujets de préoccupations locaux ne manquent pas, que se soit à Bure (enfouissement de déchets nucléaires) ou à Leffincourt (ferme usine des 7 000 porcs).
Toutes ces causes ont un dénominateur commun, qui consiste en une vision écologiste au sens large de la société et en un espoir d'une relation sociale basée sur la solidarité et non pas sur la logique financière.
Ce sont donc une centaine de personnes qui se sont réunies à Mazagran, avec pour les plus courageux une présence depuis 12 heures, avec l'aide d'un pique-nique solidaire pour affronter le froid.
L'ambiance était donc conviviale et chaleureuse, et les organisateurs étaient agréablement surpris du succès rencontré par cette initiative mise sur pied en quelques jours.
L'opposition à la ferme-usine des 7 000 porcs reste entière malgré la fin de l'enquête publique. Les conclusions du commissaire enquêteur seront bientôt connues, mais un avis négatif de sa part serait une grosse surprise. L'étude attentive du dossier fait apparaître des omissions importantes et des procédures cavalières. Le recours au tribunal administratif est donc envisagé, et la lutte contre ce projet n'est donc pas terminée.
Voici la reproduction du discours prononcé par le responsable de la Confédération Paysanne à l'occasion du rassemblement de ce jour.
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Quel avenir pour la ruralité et l'agriculture paysanne ?
Des projets incohérents pour l'agriculture, l'environnement et le monde rural continuent de se développer dans notre région comme dans toute la France, à l'heure où l'urgence climatique nous impose d'adopter un développement soutenable.
La disparition des terres agricoles et des zones humides sont des facteurs aggravants du changement climatique.
Les fermes usines et les cultures irriguées sous perfusion de barrage représentent des non-sens du point de vue écologique.
Un rassemblement est prévu ce dimanche à Mazagran, pour dénoncer ces projets inutiles ( et même nuisibles) qui fleurissent, de Notre dame des Landes à Leffincourt en passant par Sivens.
Ne laissons pas disparaître nos territoires
ni ici, ni ailleurs,
Tous à Mazagran dimanche 17 janvier
RDV pour le pique-nique tiré du sac à midi
ou à 14h pour le café(« Mazagran » est le rond point entre Vouziers et Leffincourt)
Vous trouverez ci-après l'analyse de "Nature et Avenir" sur le projet de porcherie industrielle à Leffincourt, texte adressé au Commissaire Enquêteur chargé de l'enquête publique lancée pour la validation de ce dossier dit de la ferme des 7000 porcs.
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Non aux expulsions à Notre Dame des Landes
Mobilisation sympathisante et de soutien contre les menaces d'expulsion à Notre Dame des Landes
Rassemblement le 17 janvier au carrefour de Mazagran
à 12h autour d'un pique-nique convivial
ou à 14h pour le café
Un appel à mobilisation nationale a été lancé pour le 9 janvier par les membres de la "coordination de lutte contre l'aéroport de NDDL".
En effet, 4 paysans et 11 familles doivent passer au tribunal le 13 janvier pour expulsion suite au projet de construction de l'aéroport de NOTRE DAME DES LANDES sur une surface de 2000 ha de terrains agricoles.
Quel avenir pour la ruralité et l'agriculture paysanne ? !!!!
Sachant qu'en France, l'équivalent du département des Ardennes (522 000 ha) est bétonné en 7 ans (zones industrielles et commerciales, routes, parking, ....).
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Des nouvelles du blocage du pont de Cheviré
Les procédures d'expulsion visant les "occupants historiques" du site de Notre Dame des Landes ont été réactivées au lendemain des élections régionales. Ces "occupants historiques" sont ceux qui vivaient sur place avant la procédure, et qui comptent bien y rester.
Ce 9 janvier, une manifestation a été organisée dans l'urgence pour répondre à cette menace d'expulsion. Des milliers de manifestants ont convergé vers la périphérie de Nantes et ils occupent encore ce soir un pont sur la rocade de Nantes.
Voici les dernières informations concernant cette manifestation.(Informations du site de la ZAD de NDDL.)
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Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes - Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le samedi 9/01/2016
Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.
En effet, les habitants et paysans dits « historiques », qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000€ par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.
Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.
Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.