François Hollande et Myriam El Khomri se réjouissent de la baisse de 0,9 % des inscrits en catégorie A, lors de la publication des chiffres officiels ce jour. Ils insistent sur la répétition de cette baisse pendant trois mois consécutifs, ce qui constitue une tendance.
Comme toujours avec les chiffres, il y a plusieurs manières de les interpréter. S'agit-il d'une inversion de la courbe, nul peut le dire. Il faudrait obtenir des années de baisse pour compenser les hausses intervenues depuis 2008. Le nombre de chômeurs reste dramatiquement élevé en France, et il faut rapporter cette baisse (- 31 800) au nombre total de sans-emplois ( 3 703 400 pour la catégorie A ).
On ne peut pas se contenter de regarder une catégorie, la plus favorable, et oublier totalement les autres. Dans son communiqué, Myriam El Khomri nous refait le même coup que le mois dernier, en "oubliant" totalement les catégories B et C. Comme le souligne "Le Monde" : "si l’on raisonne sur les trois catégories A, B et C, les chiffres sont orientés à la hausse, en novembre (+0,3 %) tout comme sur une année (+0,5 %), alors qu’ils refluent de 3,4 % en un an pour la seule catégorie A – celle qui est la plus commentée."
Tout le monde conviendra qu'il faut se féliciter de la baisse constatée, mais un minimum d'objectivité fera observer qu'elle n'intéresse pas toutes les catégories, et que le chiffre absolu, au-delà de 3,5 millions, constitue un drame social. Cette situation dure depuis des années, elle continue à détruire des vies et à miner les solidarités au sein de notre société.
Voici les chiffres officiels :

Hier, les députés ont adopté en nouvelle lecture la proposition de loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Si la société civile espérait une loi plus ambitieuse, ce texte – qui a connu un parcours législatif mouvementé depuis trois ans – représente une avancée importante face à l’impunité des multinationales en termes de respect des droits humains et de l’environnement. Nos organisations saluent cette nouvelle version du texte et appellent le gouvernement à garantir son adoption définitive avant la fin de la mandature.