La convention des Nations Unies sur le changement climatique se déroule actuellement à Varsovie et aucune décision significative ne semble devoir être prise à son issue.
Il y a pourtant urgence à prendre des mesures pour limiter les conséquences du changement climatiques, car les processus en cause ne peuvent être stoppés rapidement (il faudrait pour cela
remettre en cause du jour au lendemain toute la politique énergétique mondiale, ce qui est impossible à très court terme). Quand on sait que des décisions prises aujourd'hui n'auront un impact que dans plusieurs années voire plusieurs décennies, il est choquant de voir la passivité des grands pays, les "riches" accusant les "pauvres" et vice-versa.
Devant ce constat les ONG et mouvements sociaux représentés à Varsovie ont pris la décision inédite jusque là de quitter la conférence. Voici leur communiqué :
La Conférence sur le changement climatique de Varsovie, qui aurait dû constituer un jalon important dans une transition juste pour un avenir durable, est en bonne voie pour n’arriver à pratiquement rien. En fait, les mesures que proposent nombre de pays riches réunis ici à Varsovie mettent directement à mal la convention même, alors qu’elle constitue un processus multilatéral important qui doit absolument aboutir si nous voulons régler la crise climatique mondiale.
La conférence de Varsovie fait primer les intérêts des secteurs des énergies polluantes sur ceux des citoyennes et citoyens du monde, avec un « Sommet du charbon et climat » qui se tient en marge, le parrainage des grands pollueurs affiché partout dans le centre de conférence, et une présidence (la Pologne) qui est redevable au secteur du charbon et de l’hydrofracturation. Lorsque le Japon a annoncé qu’il emboîtait le pas au Canada et revenait sur ses engagements en matière de réduction des émissions et que l’Australie a donné des signes qu’elle n’était absolument pas disposée à participer sérieusement au processus des Nations unies, l’intégrité de ces négociations a été de nouveau mise à mal.
Cette semaine, la réunion des ministres des Finances n'a amené quasiment rien de concret en matière de financement et les négociations sur un mécanisme international de réparation des « pertes et dommages » sont restées au point mort face au refus des pays riches de s’engager sur le fond. Varsovie n’a donné lieu à aucune augmentation des réductions des émissions ni aucun soutien à l’adaptation avant 2020. Sur ces points, la conférence nous ramène en fait en arrière. Il manque en outre une feuille de route claire vers un accord global et équitable à Paris en 2015.
Nous, représentants de la société civile, sommes prêts à nous entretenir avec les ministres et les délégations effectivement venues pour négocier de bonne foi. Mais lors de la conférence de Varsovie, les gouvernements des pays développés sont venus les mains vides. Quant aux gouvernements des pays en développement, ils peinent à défendre les besoins et les droits de leurs populations. Il apparaît clairement que si les pays continuent à agir de la sorte, les deux prochains jours de négociations n’aboutiront à aucune mesure

Les organisations et mouvements représentant les populations du monde entier, ont donc décidé de quitter volontairement les négociations de Varsovie afin d’employer leur temps à meilleur escient. Nous nous attachons plutôt à mobiliser les citoyennes et citoyens pour qu’ils incitent leurs gouvernements respectifs à résolument prendre en main la lutte contre le changement climatique. Nous travaillerons à transformer nos systèmes alimentaire et énergétique aux niveaux national et mondial et à reconstruire un système économique défaillant, afin de créer une économie durable et à faibles émissions de CO2, offrant à toutes et tous des emplois décents et des moyens de subsistance. Nous ferons pression sur tout le monde pour concrétiser cette vision.
Il est a présent clair que, sans cette pression, nous ne pouvons pas compter sur nos gouvernements pour prendre les mesures dont le monde a besoin. Nous serons de retour à Lima où, porteurs de la voix des citoyennes et citoyens du monde, nous demanderons à nos gouvernements de rendre compte de ce qu’ils ont fait pour réaliser la vision d’un avenir durable et équitable.
Organisations et mouvements sociaux s’associant à cette déclaration :
ActionAid
Aksyon Klima Pilipinas
Amis de la Terre (Europe)
Confédération syndicale internationale
Construyendo Puentes (Amérique latine)
Greenpeace
Ibon International
LDC Watch
Oxfam International
Pan African Climate Justice Alliance
Peoples’ Movement on Climate Change (Philippines)
Plataforma boliviana frente al cambio climático
WWF
Organisations et mouvements sociaux s’associant à cette déclaration :
- ActionAid
- Aksyon Klima Pilipinas
- Amis de la Terre (Europe)
- Confédération syndicale internationale
- Construyendo Puentes (Amérique latine)
- Greenpeace
- Ibon International
- LDC Watch
- Oxfam International
- Pan African Climate Justice Alliance
- Peoples’ Movement on Climate Change (Philippines)
- Plataforma boliviana frente al cambio climático
- WWF
La Conférence sur le changement climatique de Varsovie, qui aurait dû constituer un jalon important dans une transition juste pour un avenir durable, est en bonne voie pour n’arriver à pratiquement rien. En fait, les mesures que proposent nombre de pays riches réunis ici à Varsovie mettent directement à mal la convention même, alors qu’elle constitue un processus multilatéral important qui doit absolument aboutir si nous voulons régler la crise climatique mondiale.
La conférence de Varsovie fait primer les intérêts des secteurs des énergies polluantes sur ceux des citoyennes et citoyens du monde, avec un « Sommet du charbon et climat » qui se tient en marge, le parrainage des grands pollueurs affiché partout dans le centre de conférence, et une présidence (la Pologne) qui est redevable au secteur du charbon et de l’hydrofracturation. Lorsque le Japon a annoncé qu’il emboîtait le pas au Canada et revenait sur ses engagements en matière de réduction des émissions et que l’Australie a donné des signes qu’elle n’était absolument pas disposée à participer sérieusement au processus des Nations unies, l’intégrité de ces négociations a été de nouveau mise à mal.
Cette semaine, la réunion des ministres des Finances n'a amené quasiment rien de concret en matière de financement et les négociations sur un mécanisme international de réparation des « pertes et dommages » sont restées au point mort face au refus des pays riches de s’engager sur le fond. Varsovie n’a donné lieu à aucune augmentation des réductions des émissions ni aucun soutien à l’adaptation avant 2020. Sur ces points, la conférence nous ramène en fait en arrière. Il manque en outre une feuille de route claire vers un accord global et équitable à Paris en 2015.
Nous, représentants de la société civile, sommes prêts à nous entretenir avec les ministres et les délégations effectivement venues pour négocier de bonne foi. Mais lors de la conférence de Varsovie, les gouvernements des pays développés sont venus les mains vides. Quant aux gouvernements des pays en développement, ils peinent à défendre les besoins et les droits de leurs populations. Il apparaît clairement que si les pays continuent à agir de la sorte, les deux prochains jours de négociations n’aboutiront à aucune mesure
Les organisations et mouvements représentant les populations du monde entier, ont donc décidé de quitter volontairement les négociations de Varsovie afin d’employer leur temps à meilleur escient. Nous nous attachons plutôt à mobiliser les citoyennes et citoyens pour qu’ils incitent leurs gouvernements respectifs à résolument prendre en main la lutte contre le changement climatique. Nous travaillerons à transformer nos systèmes alimentaire et énergétique aux niveaux national et mondial et à reconstruire un système économique défaillant, afin de créer une économie durable et à faibles émissions de CO2, offrant à toutes et tous des emplois décents et des moyens de subsistance. Nous ferons pression sur tout le monde pour concrétiser cette vision.
Il est a présent clair que, sans cette pression, nous ne pouvons pas compter sur nos gouvernements pour prendre les mesures dont le monde a besoin. Nous serons de retour à Lima où, porteurs de la voix des citoyennes et citoyens du monde, nous demanderons à nos gouvernements de rendre compte de ce qu’ils ont fait pour réaliser la vision d’un avenir durable et équitable.
- See more at: http://www.oxfam.org/fr/cultivons/pressroom/pressrelease/2013-11-21/ong-mouvements-sociaux-quittent-negociations-varsovie#sthash.juckXgt8.dpufLa Conférence sur le changement climatique de Varsovie, qui aurait dû constituer un jalon important dans une transition juste pour un avenir durable, est en bonne voie pour n’arriver à pratiquement rien. En fait, les mesures que proposent nombre de pays riches réunis ici à Varsovie mettent directement à mal la convention même, alors qu’elle constitue un processus multilatéral important qui doit absolument aboutir si nous voulons régler la crise climatique mondiale.
La conférence de Varsovie fait primer les intérêts des secteurs des énergies polluantes sur ceux des citoyennes et citoyens du monde, avec un « Sommet du charbon et climat » qui se tient en marge, le parrainage des grands pollueurs affiché partout dans le centre de conférence, et une présidence (la Pologne) qui est redevable au secteur du charbon et de l’hydrofracturation. Lorsque le Japon a annoncé qu’il emboîtait le pas au Canada et revenait sur ses engagements en matière de réduction des émissions et que l’Australie a donné des signes qu’elle n’était absolument pas disposée à participer sérieusement au processus des Nations unies, l’intégrité de ces négociations a été de nouveau mise à mal.
Cette semaine, la réunion des ministres des Finances n'a amené quasiment rien de concret en matière de financement et les négociations sur un mécanisme international de réparation des « pertes et dommages » sont restées au point mort face au refus des pays riches de s’engager sur le fond. Varsovie n’a donné lieu à aucune augmentation des réductions des émissions ni aucun soutien à l’adaptation avant 2020. Sur ces points, la conférence nous ramène en fait en arrière. Il manque en outre une feuille de route claire vers un accord global et équitable à Paris en 2015.
Nous, représentants de la société civile, sommes prêts à nous entretenir avec les ministres et les délégations effectivement venues pour négocier de bonne foi. Mais lors de la conférence de Varsovie, les gouvernements des pays développés sont venus les mains vides. Quant aux gouvernements des pays en développement, ils peinent à défendre les besoins et les droits de leurs populations. Il apparaît clairement que si les pays continuent à agir de la sorte, les deux prochains jours de négociations n’aboutiront à aucune mesure
Les organisations et mouvements représentant les populations du monde entier, ont donc décidé de quitter volontairement les négociations de Varsovie afin d’employer leur temps à meilleur escient. Nous nous attachons plutôt à mobiliser les citoyennes et citoyens pour qu’ils incitent leurs gouvernements respectifs à résolument prendre en main la lutte contre le changement climatique. Nous travaillerons à transformer nos systèmes alimentaire et énergétique aux niveaux national et mondial et à reconstruire un système économique défaillant, afin de créer une économie durable et à faibles émissions de CO2, offrant à toutes et tous des emplois décents et des moyens de subsistance. Nous ferons pression sur tout le monde pour concrétiser cette vision.
Il est a présent clair que, sans cette pression, nous ne pouvons pas compter sur nos gouvernements pour prendre les mesures dont le monde a besoin. Nous serons de retour à Lima où, porteurs de la voix des citoyennes et citoyens du monde, nous demanderons à nos gouvernements de rendre compte de ce qu’ils ont fait pour réaliser la vision d’un avenir durable et équitable.
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représenter une dépense considérable. Des subventions de l'Etat seront nécessaires au bouclage du plan de financement, 150 millions d'euros ont été accordé à ce titre. Cette subvention avait fait l'objet d'un recours devant la commission de Bruxelles, qui vient de déclarer ce versement conforme au droit européen.
Un million de gens sont maintenant réfugiés dans des centres d’évacuation, des centaines de milliers n’ont ni nourriture ni eau, et les hôpitaux qui ont résisté au typhon débordent de patients qui souffrent et meurent de maladies qui pourraient être traitées si des médicaments étaient disponibles. L’électricité, les communications et les infrastructures de transport de la région ont été dévastées.
que :"Le classement s’appuie d’abord sur la qualité des eaux souterraines et la présence de nitrates, la qualité des cours d’eau et leur contenance en phosphates (source : Agences de l’eau 2011) et l’indice Poissons de rivière (source : Conseil supérieur de la pêche et Onema, 2010). Ont également été pris en compte la qualité des eaux brutes destinées à la consommation ainsi que la qualité des eaux de baignade (source : Direction générale de la santé, 2012)."
Les rapports sur les dangers pour la santé des pesticides se multiplient . Et pourtant, leur utilisation ne diminue pas en France, elle augmente même . Le plan Ecophyto 2018 sensé réduire de moitié leur utilisation d’ici 2018 patine. Pour FNE, ce projet de loi doit être l’occasion de prendre enfin une mesure courageuse et nécessaire : la séparation des activités de vente de pesticides et celles de conseil pour utiliser ces produits. Aujourd’hui, celui qui conseille vend les produits. Il est donc dans son intérêt d’en « prescrire » le plus possible, indépendamment des impacts sur l’environnement.
L’équivalent d’un département français de terres agricoles, naturelles et forestières disparaitrait tous les sept ans sous le béton et le bitume. C’est notre patrimoine qui est ainsi grignoté. Outre la diminution des capacités de production de la production agricole française et les impacts dramatiques sur les écosystèmes, ce sont les citoyens qui en pâtissent, car cette artificialisation peu dense aboutit à une perte de qualité de vie (éloignement des services publics et des lieux de vie, difficulté d’accès à la nature, temps et fréquence des transports augmentés…). Cela induit également une hausse des impôts locaux (les coûts de raccordement des bâtiments isolés aux réseaux électriques, aux services de gestion des déchets, l’entretien des routes reposent sur les collectivités…). Ce projet de loi doit proposer des outils efficaces pour lutter contre l’artificialisation des sols. Pour Jean-Claude Bevillard, « l’espace est une ressource finie, nous devrons trouver le moyen de subvenir à nos besoins, à ceux de notre économie sans détruire les ressources dont ils dépendent. C’est pourquoi FNE défend un objectif de « zéro artificialisation nette » d’ici 2025 ».