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écologie - Page 238

  • Protéger les zones humides menacées

    Les zones humides sont des milieux riches en biodiversité qui rendent gratuitement de nombreux services. Pourtant leur destruction continue. Pour mieux comprendre leur rôle, leur fonctionnement et les enjeux de leur protection, France Nature Environnement (FNE) et ses associations vous proposent de partir à leur découverte à l’occasion de la Journée internationale des zones humides qui a lieu ce dimanche 2 février .


    Les zones humides, toujours en mauvais état

    En 1971, face au constat de la dégradation et de la disparition des zones humides, plus de 150 pays ont signé la Convention de Ramsar avec comme objectif la sauvegarde de ces milieux. Force est de constater, plus de quarante ans plus tard, que les dégâts se poursuivent : pollutions, comblements, drainages… Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou encore le projet de déviation routière de Canapville dans le Calvados sont l’illustration même de la non prise en compte de la richesse de ces milieux.

    Bien connaître les zones humides

    jmzh2.jpgCette journée internationale des zones humides est l’occasion de rappeler que la préservation de ces milieux passe par leur identification et la connaissance de leur fonctionnement. Souvent perçus comme de simples marécages, ils abritent pourtant une richesse extraordinaire, tant en nombre d’espèces de plantes que d’animaux qui ne peuvent survivre en d’autres endroits. Cette diversité est parfois impressionnante, notamment dans les zones humides côtières, comme les mangroves, les récifs coralliens ou encore les estuaires.

    De plus, les zones humides apportent gratuitement de nombreux services en régulant les crues, en rechargeant les nappes, en épurant les eaux… Ces services, s’il fallait les recréer, représenteraient des coûts faramineux. Il convient donc de poursuivre l’inventaire des zones humides, petites et grandes, afin de mieux identifier les enjeux de leur protection.

    Mieux les préserver : passer à l’action

    Aujourd'hui, de nombreux outils de protection des zones humides sont prévus par les lois européennes et françaises, mais FNE constate au quotidien que ces réglementations sont encore trop peu respectées.

    Il y a de réelles opportunités à saisir pour protéger des zones humides menacées. Ainsi, le Marais de rale_des_genets_l.-m._preau_2_0.jpgKaw en Guyane, plus grande zone humide de France et longtemps menacé par un projet de mine d’or, pourrait être classé en parc national. Des communes riveraines en ont la volonté. L’Etat doit saisir cette chance, sans toutefois oublier les petites zones humides, dont la multiplicité contribue puissamment à l’atteinte du bon état des eaux.

    Bruno Genty, président de FNE : « notre fédération sera également vigilante quant à la mise en œuvre de la Trame verte et bleue qui doit intégrer la préservation et la restauration des zones humides. Nous veillerons à ce que le nouveau plan d’action pour les zones humides issu de la feuille de route de la conférence environnementale de 2013 soit à la hauteur des enjeux. »

    Des animations pour découvrir les zones humides, tout le mois de février

    Pour comprendre les enjeux de protection des zones humides, des animations sont organisées tout le mois de février. Retrouvez celles organisées près de chez vous à cette adresse : http://www.zones-humides.eaufrance.fr/agir/ramsar-et-la-journee-mondiale-des-zones-humides/espace-visiteurs

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    Entre mare et ruisseau à Boult aux Bois

    Date(s)
    22 Février, 2014
    Localisation
    Boult-aux-Bois - Ardennes
    Lieu de rendez-vous :
    5, rue de la Héronnière
    08240 Boult-aux-bois
    Complément d'information
    En cas d'intempéries majeures, le guide responsable de l'animation se tient de prévenir de l'annulation ou non de celle-ci auprès des participants ayants réservés.
    Horaires :
    Début : 14h00 - Durée : 3h00
    Horaires/Précisions : Samedi 22 Février de 14h00 à 17h00
    Animation
    Sortie nature
    Public
    Tout Public
    Age du public : Tout âge
     
    Tarif : Gratuit

    Résumé de l'animation

    Cette animation aux approches pédagogiques variées,(pêche à l´épuisette, détermination d´espèces, jeux...) permettra aux petits comme aux plus grands de découvrir simplement la complexité de deux milieux de vie bien différents mais si fragile : la mare et le ruisseau.

    Nom/prénom de l'animateur
    Geoffrey Bourgain
     
    Réservation obligatoire avant le 20 Février, 2014
    Téléphone : 0324302498
    Nombre de personnes maximum : 20
    Reconnaissance(s) et protection(s) du site
    Espace Naturel Sensible -
    Découvrir les différentes protection des espaces naturels français

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  • Notre Dame des Landes : la nature en images.

    Le collectif des "Naturalistes en lutte" a réalisé une enquête de terrain pour démontrer la richesse de la biodiversité présente sur le site prévu pour l'implantation du nouvel aéroport de Nantes.

    Ils ont pu mettre en évidence que les espèces à protéger sont en nombre bien supérieur à celui annoncé par les études officielles. Le site de Notre Dame des Landes constitue une zone humide particulièrement bien préservée jusque là, car l'agriculture intensive n'y est pas pratiquée et ce depuis des dizaines d'années. Les études réalisées permettent d'affirmer que "la destruction de cet écosystème, même accompagnée de mesures compensatoires adéquates, aura des impacts autant quantitatifs que qualitatifs sur les masses d’eaux de surface, souterraines et de transition à une échelle bien plus large que celle du site, sans oublier l’augmentation du risque d’inondation pour les habitants des villes alentours."

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    Le travail effectué est exemplaire puisqu'en effet habituellement, quasiment personne ne retourne sur le terrain vérifier la véracité des études d’impact, au mieux la contestation porte sur des données déjà connues. Mais cette fois devant l’ampleur de l’impact et la méthode de compensation mise en œuvre, des naturalistes se sont mobilisés et ont pendant une année réalisé une véritable contre-expertise afin de vérifier le travail réalisé par les bureaux d’études.

    Voici un lien vers un reportage de FR3 Pays de Loire sur le travail des naturalistes sur le terrain, qui donne une bonne idée de la réalité de cette zone humide remarquablement conservée.

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  • Produits phytosanitaires : objectif zéro pour les collectivités et les particuliers

    Ce jeudi a été adoptée un texte de loi à l'initiative d'EE-Les Verts qui se donne comme objectif l'arrêt de l'utilisation des produits sanitaires pour  les collectivités et les particuliers.

    Ce texte va dans le bon sens et donne un délai assez long pour que chacun s'adapte à la nouvelle réglementation. Notons que le monde agricole, principal utilisateur de ces produits, n'est pas concerné par cette loi.

    Voici le communiqué du groupe EE Les Verts du Sénat.

    Collectivités et particuliers : une loi 100% écolo pour aller vers le 0% phyto

    Communiqué de presse des groupes écologistes au Sénat et à l’Assemblée nationale

    Après la création du statut de lanceurs d’alertes sanitaires et environnementales l’an dernier, la deuxièmeaffiche-0-phyto_02.jpg loi « 100% écolo » de la législature vient d’être adoptée à l’Assemblée nationale. La proposition de loi du sénateur écologiste Joël Labbé visant à encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires, rapportée successivement par Ronan Dantec et Brigitte Allain ne demande plus qu’à être promulguée.

    Elle répond au constat alarmant de l’Institut de Veille Sanitaire, qui a révélé que les Français étaient aujourd’hui « plus exposés que les Allemands ou les Canadiens aux produits phytosanitaires ».

    « Grâce à la loi votée aujourd’hui, les collectivités devront dès le 1er janvier 2020 abandonner l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien de leurs espaces verts, forêts et promenades, précise Brigitte Allain.

    Deux ans plus tard, il sera impossible de mettre sur le marché des produits phytosanitaires pour les particuliers» complète Joël Labbé.
    Ces délais permettront à chacun de trouver dans un temps raisonnable des solutions alternatives aux produits phytosanitaires : un rapport sur les freins juridiques et économiques au développement des substances et préparations alternatives aux produits chimiques de synthèse sera ainsi publié d’ici à la fin de l’année.

    « Sur cette proposition, le travail avec le gouvernement a été très positif, et permis d’obtenir une avancée majeure », se félicite Ronan Dantec, rapporteur du texte au Sénat.

    « En proposant ce texte dans le cadre de notre niche annuelle, et en le faisant adopter, c’est une écologie utile et concrète, une écologie pragmatique et du quotidien, que nous voulons promouvoir, explique François de Rugy, coprésident du groupe à l’Assemblée. C’est l’illustration de l’utilité de disposer de groupes parlementaires dans les deux Assemblées, et de l’efficacité d’un travail cohérent des parlementaires écologistes complète Jean-Vincent Placé, son homologue du Sénat. »

  • Forum Citoyen des Ardennes

    Le Château des Fées, à Montcy-Notre-Dame, accueillera le Forum Citoyen Ardennais les 8 et 9 février prochains. Des tables rondes, des stands associatifs, des acteurs de l’économie sociale et solidaire pour échanger autour d’initiatives citoyennes en matière d’économie, d’écologie, d’énergie, de santé, d’emploi, d’éducation ... etc

     

    Le Forum Citoyen Ardennais est l’occasion de rencontrer de nombreux acteurs associatifs du territoire et de s’informer sur les initiatives prises pour apporter des réponses concrètes aux grands enjeux de société.

    718.jpgÀ cette occasion, l’ALE animera une table ronde sur le thème "énergie-écologie" avec l’association Éco-Territoire. Elle tiendra également un stand pour présenter des initiatives citoyennes ardennaises et répondre aux questions d’énergie en général.

    Cette manifestation sera sous le signe de la convivialité avec une soirée festive (repas, musique et danse) le samedi soir.

    8 et 9 février 2014

    Château des Fées

    Chemin de Chaumont à Montcy-Notre-Dame

  • Gaz de schiste en Pologne : après la fracture, la facture.

    La Pologne était sensée détenir dans son sous-sol d'immenses réserves de gaz de schiste.

     Les réserves de gaz de schiste en Pologne sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3, fourchette très large qui montre bien la marge d'incertitude existante. D'autant qu'il faudrait également déterminer si ce gaz est exploitable, techniquement et économiquement.

    Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il en faudrait au moins 350 au total. Le gouvernement prévoit d'investir à cet effet 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020.

    Mais les conditions géologiques se sont montrées plus défavorables que prévues, et les grands groupes h-4-2467299-1302867169.pngénergétiques quittent le terrain les uns après les autres.

    Le groupe gazier italien ENI va se retirer de Pologne où il explorait des gisements de gaz de schiste, a rapporté mardi le quotidien économique polonais Puls Biznesu.

    ENI serait ainsi le quatrième groupe, après Exxon, Talisman et Marathon, à se retirer de Pologne.

    Le journal "Le Monde" écrit : "Fini l’euphorie dans laquelle baignait la Pologne voici à peine trois ans, lorsque certaines estimations – américaines – sur les ressources potentielles du pays en gaz de schiste avaient laissé entrevoir des perspectives flamboyantes."

    En France, le ministre de l'écologie a confirmé récemment l'interdiction de la recherche et de l'exploitation des gaz de schiste (voir notre note à ce sujet).

    Pourtant les industriels continuent leur lobbying, et de nombreuses publications favorables au gaz de schiste continuent de paraître dans la presse. Il en a été ainsi lors de la décision de TOTAL d'exploiter des gisements en Angleterre. Certains ont comparé une  France rétrograde et sectaire face à une Angleterre ouverte et moderne. Mais suite à l'expérience polonaise, la prudence écologique reste de mise, face à des résultats qui se montrent beaucoup moins brillants qu'annoncés.

  • Manif le 22 février pour Notre-Dame-des-Landes : L'aéroport, c'est toujours non !

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    Notre Dame des Landes : Toutes et tous à Nantes le 22 février 2014 !

     
    L'Etat et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l'aéroport.
    Une nouvelle vague d'expulsions pourrait survenir. 
     
    Nous ne les laisserons pas faire ! Les travaux ne commenceront pas !
     
    Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu'à l'automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.
     
    Nous appelons toutes les forces anti-aéroport à se joindre à la manifestation du 22 février 2014 à Nantes pour leur montrer qu'il n'est pas question qu'ils touchent au bocage.


    Appel lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte - Des habitant-e-s de la ZAD

  • Algues vertes : le point sur leur prolifération

     Le ministère du développement durable vient de publier une note sur les proliférations d’algues sur les côtes métropolitaines, en voici des extraits :

    D’importants développements d’algues touchent de nombreux secteurs côtiers sans qu’une diminution puisse être observée ces dernières années. Deux types d’algues sont concernés. Les macroalgues, principalement des ulves, produisent des marées vertes et les algues microscopiques, le phytoplancton, provoquent des eaux colorées, avec un éventuel risque de toxicité. Les algues vertes sont présentes surtout sur les côtes bretonnes et s’étendent en Centre-Atlantique et en Basse-Normandie.

    (...)

    De plus en plus de côtes touchées par les algues vertes
    Les premières marées vertes sont apparues dans les baies des Côtesd’Armor, au début des années 70. Elles sont aujourd’hui étendues à de nombreux secteurs sur l’ensemble de la Bretagne et des régions algues-vertes.jpg?w=300&h=234alentour. Comme dans d’autres pays européens, elles touchent des vasières mais aussi, ce qui est plus rare, des plages et des baies sableuses. Il s’agit très souvent d’ulves qui prolifèrent dans des zones enclavées et peu profondes, à faible renouvellement des masses d’eau, et avec des apports excessifs d’azote, principal facteur de contrôle.
    De nombreux territoires bretons sont touchés : l’estuaire de la Rance, les baies de Saint-Brieuc et Lannion, le Léon, la rade de Brest, les baies de Douarnenez et de la Forêt, la rade de Lorient, la ria d’Étel et le golfe du Morbihan . En 2012, 51 plages et 33 vasières d’estuaire sont concernées en Bretagne. Le nombre de secteurs touchés augmente depuis une quinzaine d’années. Ce n’est en revanche pas le cas de la surface de plages recouvertes, qui varie entre 1 500 et plus de 4 000 ha selon les années sans que l’on distingue de tendance. Depuis 2010, ces surfaces se situent dans le bas de la fourchette du fait de conditions météorologiques particulières (faibles pluies printanières).
    Depuis quelques années, de nouvelles plages sont touchées dans le Calvados, dans les havres du Cotentin, sur le littoral de Loire-Atlantique, quelques secteurs de Vendée, dont Noirmoutier, et sur les îles de Ré et Oléron.

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    Entre 50 000 et 100 000 m3 d’algues sont ramassés et traités annuellement par les collectivités territoriales concernées. Cela a engendré un coût de l’ordre de 1,7 million d’euros en 2012 de la Basse-Normandie à l’Île de Ré, avec un coût par m3 de 20 euros (Centre d’étude et de valorisation des algues). Les algues vertes ont un impact négatif sur le tourisme et la conchyliculture. Leur putréfaction, qui libère de l’hydrogène sulfuré (H2S), implique une forte gêne olfactive. La manipulation des tas en décomposition peut exposer à des niveaux de H2S supérieurs aux seuils de dangerosité, notamment
    lors des chantiers de ramassage. La présence d’algues gène aussi les conchyliculteurs et augmente leur temps de travail : nettoyage des coquillages, des bouchots ou des nasses d’huîtres.