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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 346

  • Déclin des tortues : symptôme du mal être des océans

    Après une première escale en Arctique, l’Esperanza poursuit son expédition en Atlantique Nord pour dénoncer l’extraction minière en eaux profondes, près du site de Lost City. A la fin de l’été, le navire et son équipage retourneront au large de la Guyane, près du Récif de l’Amazone. Dans ce cadre, nous avons effectué une mission scientifique sur les tortues luth, une espèce migratrice emblématique des écosystèmes de haute mer.

    La Guyane, un important lieu de nidification pour les tortues marines

    Les tortues marines, et en particulier les tortues luth, sont représentatives des relations écosystémiques qui existent entre les zones côtières et la haute mer. Ce sont des espèces migratrices qui viennent pondre sur les plages et parcourent des milliers de kilomètres à la nage.

    Dans les années 1990, la Guyane était le premier site de nidification mondial et attirait 40% de la population de tortues luth, en période de ponte. On pouvait compter de 500 à 1000 pontes par nuit. Aujourd’hui, la moyenne est de 4 pontes par nuit, sachant qu’elles ne pondent que tous les trois ans. Nous avons pu le constater nous-mêmes puisque nous nous sommes rendus sur les plages de Yalimapo et Rémire-Montjoly, en Guyane, afin de participer à une mission du CNRS-IPHC, aux côtés de Damien Chevallier, spécialiste des tortues marines.

    La mission consistait à équiper 10 tortues luth de balises GPS. Suivre leurs itinéraires, les endroits où elles s’arrêtent pour se reposer, dormir, manger, se reproduire, permet de mieux les connaître et d’être plus à même de les protéger.

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  • Un raciste à la Maison-Blanche ?

    Communiqué de Cartooning for peace

    Une fois de plus, Donald Trump n’a pas mâché ses mots, dimanche 14 juillet, en visant quatre élues démocrates au Congrès des Etats-Unis, alors que les prochaines élections présidentielles approchent…

    Par tweets interposés, il les attaquent en direct sur leurs origines et les somme de « retourner » de là où elles viennent, « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité ».

    Surnommées parfois « The Squad » (la brigade), ces quatre femmes démocrates – Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) – occupent le devant de la scène et s’opposent sans relâche à la politique du président américain.

    Tandis que la Chambre des représentants a adopté, mardi 16 juillet, une motion condamnant des propos jugés « racistes », la côte de popularité de Donald Trump continue malgré tout de grimper auprès de ses électeurs…

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  • Argonne ardennaise : des délégués toujours aussi peu nombreux à être motivés.

    Le conseil de communauté du 3 juillet a été reporté, faute de quorum. La réunion du 10 juillet n'a pas attiré plus de délégués : ils étaient moins de 50 présents lors de ce deuxième round. Heureusement que le quorum n'était plus exigé ce soir-là.

    Toutes les explications peuvent être données, l'exemple fourni par les absents est dommageable pour la démocratie. Les délégués communautaires ont été élus pour 6 ans en 2014, pour gérer une collectivité qui voit ses compétences prendre de l'ampleur au fil des ans.

    Les prochaines élections sont fixées aux 23 et 30 mars 2020. Comment motiver les électeurs si les élus ne montrent pas plus d'enthousiasme à les représenter ?

    Les présents n'ont pas vraiment montré un grand intérêt pour les questions débattues, les votes se faisant pratiquement toujours à l'unanimité, et souvent sans débat ou questionnement. Il faut dire que certains points étaient de pure forme, ainsi les votes concernant le Plan Local d'Urbanisme de Vouziers. Le Président Signoret a pu déclarer : "Si la ville concernée l'approuve, je ne vois pas de raisons de le rejeter". Si cette remarque semble de bon sens, on ne voit pas plus de raisons d'en débattre en conseil de communauté, si ce n'est de cocher une case au contrôle de légalité.

    Quelques points à l'ordre du jour présentaient pourtant un certain intérêt :

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  • Ministère de l’Écologie : la façade écologique du gouvernement Macron s’écroule définitivement

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 18.07.2019

    Les deux premières années du gouvernement sont un échec complet sur la transition écologique. Le départ de Nicolas Hulot, reconnaissant lui-même l'inaction de l'Etat au regard des enjeux, puis la nomination de François de Rugy dont on connait le maigre bilan et sa fin précipitée, avaient déjà plus que fissuré le semblant d'intérêt pour l'écologie du gouvernement.

    La rétrogradation du Ministère de l'Ecologie dans la hiérarchie gouvernementale ne fait que mettre au clair la réalité la plus crue: la transition écologique n'a jamais été au coeur des préoccupations de ce gouvernement. Personne de la majorité gouvernementale ne semble actuellement prêt à porter cet enjeu à la hauteur du défi.

    Comment en effet afficher défendre la transition écologique quand en parallèle les accords de libre-échange (Mercosur*, CETA, Vietnam, Japon...) sont soutenus par le président Emmanuel Macron, en pleine contradiction avec l'urgence climatique et la nécessité de relocalisation de nos systèmes alimentaires ?

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  • Françoise nous a quittés.

    Françoise Busquet est décédée ce dimanche 14 juillet, des suites d'une maladie qui l'avait amenée à être hospitalisée.

    Après sa vie professionnelle auprès de son époux dans un garage de Vouziers, elle s'était engagée de manière forte au service des plus démunis et aussi en faveur de l'environnement.

    Elle a milité au sein d'associations comme le FJEP, l'ADMR, la coopération avec l'Afrique ou les Restos du cœur. Son engagement l'a menée à prendre des responsabilités associatives, qu'elle a assurées avec constance et dévouement.

    Elle a également été élue locale, avec deux mandats successifs d'adjointe au maire à la ville de Vouziers. Elle s'est particulièrement impliquée dans les questions d'environnement et d'écologie.

    Sa famille tenait une grande place dans sa vie, ses dernières années, ses jours étaient embellis par la naissance de ses arrières petits-enfants. A sa famille et à ses proches, l'Anvert et le groupe Ecologie-Solidarité présentent leurs sincères condoléances.

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  • Les voisins de champs traités, victimes collatérales de l'épandage de pesticides

    Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, les deux textes censés aller dans ce sens, qui sont soumis à consultation publique depuis le 15 juillet 2019, sont bien loin de garantir une protection optimale aux riverains. Ce véritable enjeu de santé publique doit enfin être pris au sérieux par le gouvernement, c’est pourquoi France Nature Environnement et 34 associations du mouvement lancent une pétition pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

    La sortie des pesticides passe en priorité par la protection des riverains

    Voilà bientôt un an que le mouvement des Coquelicots est lancé et que la grogne monte dans les territoires, réclamant au plus vite la sortie des pesticides. Et ça tombe bien. Cet été sont mis en consultation publique deux projets de textes réglementant les mesures minimales de protection des riverains ainsi que les chartes d’engagements d’utilisation des pesticides des agriculteurs. C’est en réalité une obligation légale : la directive européenne 2009/128 impose aux Etats-membres de veiller à ce que l’utilisation des pesticides soit restreinte ou interdite vis-à-vis des personnes régulièrement exposées.

    Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « L’impact des pesticides sur la santé des personnes vivant à proximité des champs agricoles n’est plus à prouver, il y a urgence ! L’Etat a également été enjoint à agir par le Conseil d’Etat dans une récente décision pour prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les riverains fortement exposés aux pesticides sur le long terme. L’Etat doit saisir cette opportunité en appliquant le principe de précaution. Le gouvernement ne peut pas ignorer cet enjeu sanitaire majeur ».

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  • Bidonvilles et squats : en se rangeant du côté des propriétaires, la Cour de cassation se renie

    Communiqué commun LDH, Gisti, CNDH Romeurope

    Par un arrêt rendu le 4 juillet 2019, la Cour de cassation refuse de mettre en balance le droit de propriété avec le droit à la protection du domicile des occupants de terrains ou de squats.

    La Cour juge que “l’expulsion étant la seule mesure de nature à permettre au propriétaire de recouvrer la plénitude de son droit sur le bien occupé illicitement, l’ingérence qui en résulte dans le droit au respect du domicile de l’occupant, protégé par l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ne saurait être disproportionnée eu égard à la gravité de l’atteinte portée au droit de propriété.”

    Elle renie ainsi sa propre jurisprudence et s’oppose frontalement à la Cour européenne des droits de l’Homme. Les personnes vulnérables  contraintes de vivre en bidonville ou en squats  – et parmi elles nombre d’étrangers et étrangères – feront les frais de cette volte-face rétrograde qui, aveugle à toute autre considération, entend rétablir une prééminence absolue du droit de propriété.

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