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greenpeace - Page 8

  • Action spectaculaire de Greenpeace à la Tour Eiffel

    Communiqué de Greenpeace.

    Face au risque de voir le Front National emporter cette élection, nous ne pouvions rester spectateurs. Avec soixante autres associations, nous avons pris la parole entre les deux tours pour rappeler la nécessité de se mobiliser face à l’intolérance et à l’exclusion revendiquées par l’extrême droite. Dans tous les domaines dans lesquels nous agissons collectivement, des droits humains à l’environnement, de la lutte contres les inégalités à l’accueil des migrants, de l’accès aux soins à l’éducation, le projet du Front National représente une menace.

    C’est pourquoi il est urgent de défendre les valeurs universelles de notre devise nationale. Nous lançons un cri d’alarme et refusons que le FN s’accapare et mette à sac les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité qui nous animent. Ces valeurs ne peuvent supporter d’être enfermées derrière des murs ou des frontières. Leur strict respect et leur universalisme sont indispensables à notre combat pour la protection de l’environnement.

    Nous avons besoin de notre liberté de critiquer, de manifester, de proposer des alternatives et même de désobéir. Nous revendiquons la nécessité d’une égalité bien réelle entre toutes et tous face aux droits, à l’accès aux soins, à l’éducation ou à la possibilité de vivre dans un environnement sain et protégé. La fraternité, c’est-à-dire la solidarité et l’humanité, est à la base de notre mission : construire un monde écologique et en paix pour le bien-être de toutes et tous.

    Nous appelons les citoyens à se mobiliser pour défendre ces principes fondamentaux face à ceux qui prônent l’exclusion et l’intolérance. C’est le message adressé ce matin par nos 12 militants qui ont déployé une immense banderole de 300 mètres carrés sous le premier étage de la tour Eiffel. On peut lire la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité #Resist ».

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  • Grenpeace analyse le programme du FN sur l'environnement

    Extraits de l'article de Greenpeace.

    Le caractère irréconciliable des valeurs du FN avec celles qui nous animent ne nous dissuade pas de tenter d’éclairer les électeurs potentiels de Marine Le Pen sur ses propositions environnementales. Depuis quelques années, et notamment avec le lancement fin 2014 de son collectif Nouvelle Ecologie, sorte de think-tank interne chargé d’alimenter le parti en propositions, le FN essaie de verdir son image afin d’élargir la base de ses soutiens. Et si le revirement peut parfois paraître spectaculaire sur certains sujets, le parti d’extrême-droite maintient une ligne nationaliste et excluante, incompatible avec la notion même d’écologie.

    Ecologie : quand les problèmes environnementaux s’arrêtent aux frontières

    PHO00c4f372-8096-11e4-9a6e-6f928e44186f-300x200.jpgLe Front National a ravalé sa façade mais le cœur de son projet s’appuie sur des principes qui demeurent inchangés depuis la création du parti d’extrême droite par Jean-Marie Le Pen. Il s’agit tout d’abord de la notion de “priorité nationale”, une appellation toute neuve pour un concept qui ne l’est pas : celui de “préférence nationale”. Selon ce dogme, tous les citoyens ne sont pas égaux et certains ne doivent pas être protégés ni aidés par la collectivité. Un autre principe cher au FN est celui de la frontière comme ligne de barrière à la fois physique et psychologique entre une France qui devrait être uniforme et le reste du monde.

    L’enjeu de préservation de l’environnement est intrinsèquement lié, dans le discours du FN, à la question de l'identité nationale. La question écologique sert à légitimer le repli sur soi : sur le site du collectif Nouvelle Ecologie, on parle ainsi d’ “écologie patriote” et le fameux slogan altermondialiste “penser global, agir local” est tristement détourné pour devenir un “penser et agir local”.

    Affirmons-le avec force : cette vision est fondamentalement incompatible avec celle de Greenpeace. Quelles que soient les propositions du FN sur l’environnement, nos valeurs d’ouverture, de diversité, de solidarité, d’humanisme et de non-violence sont profondément mises à mal par le projet du Front National. Les problèmes économiques et sociaux ne se règlent pas en attisant la peur et la haine de l’autre et en stigmatisant les migrants. Les menaces globales qui pèsent sur l’environnement - réchauffement climatique, pollution de l’air, risque d’accident nucléaire… - ne peuvent pas être atténuées par des Etats repliés sur eux-mêmes et qui refusent d’assumer leur responsabilité globale. Imaginer que l’on puisse simplement fermer hermétiquement les frontières et échapper ainsi aux malheurs du monde est non seulement une vue étroite de la marche de la planète mais témoigne aussi d’une conception égoïste et misanthrope.

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  • Nucléaire : le scandale des anomalies prend une nouvelle ampleur

    Une enquête menée par les journalistes de France inter pour l’émission « Secrets d’info » vient de révéler qu’EDF, AREVA et l’ASN savaient depuis au moins 2005 que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes. C’est pourtant l’usine où ont été fabriquées de nombreuses pièces de réacteurs qui comportent des anomalies, dont celles de l’EPR de Flamanville.

    Affaire des anomalies : ce que révèle l’enquête de France inter

    Décembre 2005. Soit il y a plus de dix ans. C’est la date à laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)  a envoyé un courrier à EDF pour l’alerter sur l’état déplorable de l’usine du Creusot qui connaissait des dysfonctionnements importants.

    Cette usine, c’est celle où ont été forgées un nombre considérable de pièces pour des réacteurs en France et à l’étranger. C’est aussi l’usine qui a été choisie pour forger le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

    L’obsession de redorer le blason de l’industrie nucléaire française a pris le pas sur le maintien de la sûreté en France

    En effet, dans les plans des industriels, l’EPR devait être la vitrine d’une équipe de France du nucléaire EDF-AREVA pour de nombreux projets d’exportation. Si en 2005-2006, ces informations avaient été publiques, l’EPR aurait perdu tout son intérêt. EDF et AREVA ont souhaité sacrifier les impératifs de sûreté nucléaire pour laisser croire au renouveau de la filière.

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  • Scandale de la viande avariée : les Brésiliens ne sont pas les seuls concernés

    Des scandales alimentaires comme celui-ci se produisent plus souvent que vous ne le pensez et peuvent vous affecter plus que vous ne le croyez - même si vous ne vivez pas au Brésil.

    La police brésilienne a démantelé un vaste réseau de vente de viande de bœuf et de volaille avariée. Les détails de l’enquête incluent des pratiques telles que l’ajout de produits chimiques à la viande pour dissimuler son odeur putride, l’ajout de tête de porc aux saucisses et l’ajout de carton à de la volaille transformée afin de lui conférer plus de poids ou volume.

    Plus de 30 entreprises ont été impliquées dans l’affaire, y compris JBS, le plus grand exportateur mondial de bœuf, et BRF, le plus grand exportateur mondial de volaille. La presse locale rapporte également que l’ancien ministre de l’Agriculture brésilien a admis avoir cédé à la pression politique et nommé un «surintendant », responsable de l’élevage, pour couvrir la combine. Des inspecteurs auraient été soudoyés pour délivrer des permis sanitaires – sans qu’aucun contrôle ne soit en fait réalisé.

    La Chine, Hong Kong, le Chili et l’Union européenne ont interdit temporairement les importations de bœuf au Brésil jusqu’à ce que son innocuité soit confirmée. Quelques heures après que le scandale a éclaté, le président brésilien Michel Temer a tenté de limiter les dégâts en invitant 19 ambassadeurs à un grand churrasco (barbecue brésilien). Le signal qu’il tente d’envoyer est clair : Au Brésil, manger de la viande est sans danger.

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  • Procès ANPP : la justice donne raison à Greenpeace

    En juin 2015, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) avait mis en demeure Greenpeace suite à la sortie de son rapport « Pommes Empoisonnées – Mettre fin à la contamination des vergers grâce à l’agriculture écologique ». Nous étions sommés de verser 50 000 euros de dommages et intérêts et de modifier le titre de notre rapport sous astreinte de 1000 € par jour de retard – ce à quoi nous avions répondu qu’il en était hors de question, et que cela ne changeait de toute façon rien au fond du problème.

    L’ANPP revient à la charge

    Par ordonnance en date du 10 novembre 2015, le Juge des Référés avait finalement débouté l’ANPP de l’ensemble de ses demandes. Qu’à cela ne tienne : forte du succès de son procès contre Biocoop, l’association -qui n’est d’autre que le lobby des producteurs de pommes- est revenue à la charge en 2016. La semaine dernière, la cour d’appel de Paris a finalement débouté l’ANPP de toutes ses demandes et l’a condamnée à verser 5 000 € à Greenpeace au titre des frais irrépétibles (article 700 du code de procédure civile).

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  • Fukushima : 6 ans après, pas de retour à la normale

    Communiqué de Greenpeace.

    La catastrophe nucléaire de Fukushima, c’était il y a six ans déjà. Et la catastrophe est toujours en cours : les fuites radioactives se poursuivent et des milliers de personnes ont été déplacées. Le gouvernement japonais veut les contraindre à rentrer chez elles alors que beaucoup de zones sont encore contaminées. C’est le cas des habitants de la région d’Iitate.

     En novembre 2016, Greenpeace a mené une campagne de mesure de niveaux de radiation à Iitate, village situé à environ 35 km de Fukushima, et dans ses environs.
    Les chiffres de cette enquête ont été révélés la semaine dernière par Greenpeace, dans son rapport « No return to normal ».

    Les résultats sont très inquiétants : des valeurs relativement élevées de rayonnements, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des maisons d’Iitate, montrent un risque inacceptable d’exposition pour les citoyens s’ils y retournent. Dans certaines maisons, les doses de radiation mesurées sont cinq fois supérieures aux doses internationales maximales recommandées.

    Or, le gouvernement japonais entend lever l’ordre d’évacuation de la région d’Iitate à la fin du mois de mars et supprimer les compensations financières un an plus tard. Cela signifie que les habitants de la région seront financièrement contraints de retourner vivre dans une zone qui est pourtant toujours dangereuse pour leur santé.

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  • Le CETA n’est pas la réponse à l’instabilité politique et climatique

    Communiqué de Greenpeace

    Entre les intérêts des lobbies et des multinationales d’un côté, et ceux des citoyens et de la planète de l’autre, les députés européens devaient aujourd’hui faire un choix crucial. En se prononçant pour la ratification de l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA), par 408 voix contre 254, ils ont choisi de céder aux sirènes des industries polluantes au détriment de la santé publique, de l’environnement, de la protection climatique et des droits des travailleurs.

    Un accord dangereux à plusieurs égards, et surtout pour le climat

    Nous avions expliqué en détail, dans un précédent billet, les raisons pour lesquelles Greenpeace est opposée à cet accord de libre-échange. Parmi nos principales préoccupations : le renoncement au principe de précaution, qui « vise à garantir un niveau élevé de protection de l’environnement grâce à des prises de décision préventives en cas de risque ». Cet abandon pourrait favoriser l’entrée dans l’UE d’OGM, ou encore de produits chimiques dangereux, comme les perturbateurs endocriniens.

    Mais surtout, le CETA pourrait ouvrir la porte européenne à la contestation des politiques publiques, y compris climatiques, par des entreprises établies au Canada qui s’estimeraient lésées par des mesures qui desserviraient leurs intérêts financiers. En effet, le CETA permet aux industriels de porter plainte contre des États (mais pas l’inverse !) auprès du Système juridictionnel des investissements (Investment Court System ou ICS, en anglais), un mécanisme d’arbitrage qui existe en parallèle des systèmes judiciaires « traditionnels ».

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