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greenwashing

  • Grenpeace analyse le programme du FN sur l'environnement

    Extraits de l'article de Greenpeace.

    Le caractère irréconciliable des valeurs du FN avec celles qui nous animent ne nous dissuade pas de tenter d’éclairer les électeurs potentiels de Marine Le Pen sur ses propositions environnementales. Depuis quelques années, et notamment avec le lancement fin 2014 de son collectif Nouvelle Ecologie, sorte de think-tank interne chargé d’alimenter le parti en propositions, le FN essaie de verdir son image afin d’élargir la base de ses soutiens. Et si le revirement peut parfois paraître spectaculaire sur certains sujets, le parti d’extrême-droite maintient une ligne nationaliste et excluante, incompatible avec la notion même d’écologie.

    Ecologie : quand les problèmes environnementaux s’arrêtent aux frontières

    PHO00c4f372-8096-11e4-9a6e-6f928e44186f-300x200.jpgLe Front National a ravalé sa façade mais le cœur de son projet s’appuie sur des principes qui demeurent inchangés depuis la création du parti d’extrême droite par Jean-Marie Le Pen. Il s’agit tout d’abord de la notion de “priorité nationale”, une appellation toute neuve pour un concept qui ne l’est pas : celui de “préférence nationale”. Selon ce dogme, tous les citoyens ne sont pas égaux et certains ne doivent pas être protégés ni aidés par la collectivité. Un autre principe cher au FN est celui de la frontière comme ligne de barrière à la fois physique et psychologique entre une France qui devrait être uniforme et le reste du monde.

    L’enjeu de préservation de l’environnement est intrinsèquement lié, dans le discours du FN, à la question de l'identité nationale. La question écologique sert à légitimer le repli sur soi : sur le site du collectif Nouvelle Ecologie, on parle ainsi d’ “écologie patriote” et le fameux slogan altermondialiste “penser global, agir local” est tristement détourné pour devenir un “penser et agir local”.

    Affirmons-le avec force : cette vision est fondamentalement incompatible avec celle de Greenpeace. Quelles que soient les propositions du FN sur l’environnement, nos valeurs d’ouverture, de diversité, de solidarité, d’humanisme et de non-violence sont profondément mises à mal par le projet du Front National. Les problèmes économiques et sociaux ne se règlent pas en attisant la peur et la haine de l’autre et en stigmatisant les migrants. Les menaces globales qui pèsent sur l’environnement - réchauffement climatique, pollution de l’air, risque d’accident nucléaire… - ne peuvent pas être atténuées par des Etats repliés sur eux-mêmes et qui refusent d’assumer leur responsabilité globale. Imaginer que l’on puisse simplement fermer hermétiquement les frontières et échapper ainsi aux malheurs du monde est non seulement une vue étroite de la marche de la planète mais témoigne aussi d’une conception égoïste et misanthrope.

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  • Agriculture et climat : sortir du cercle vicieux

    Communiqué de Greenpeace

    La COP21 et le greenwashing, c’est une grande histoire d’amour. Interbev, L’interprofession bétail et viandes arriverait presque à nous faire croire que manger beaucoup de viande, c’est bon pour le climat. Trêve de bobards, voilà quelques éléments pour mieux comprendre le débat.

    L’agriculture, avec la forêt, contribue à un quart des émissions de GES d’après le GIEC

    Les émissions agricoles sont principalement liées à l’élevage et à la gestion des sols et des nutriments (c’est-à-dire à l’apport d’engrais de synthèse pour nourrir les sols).

    Avec au moins 14% des émissions globales de GES d’après la FAO, l’élevage est particulièrement incriminé. Il est difficile d’avoir un chiffre exact notamment car une partie importante de la déforestation est due à l’élevage (pour des pâturages ou pour produire du soja destinés à l’alimentation animale), mais aussi de par la complexité de ces filières. Certains rapports qui prennent en compte la respiration des troupeaux amènent ainsi la part de l’élevage à 30,8% des émissions globales de GES.

    Au niveau français, l’agriculture représente environ 21% des émissions françaises de GES avec la fertilisation des sols (notamment les engrais de synthèse), la fermentation entérique (qui correspondent en fait aux rots et flatulences des vaches), les déjections animales et la consommation d’énergie. L’alimentation représente environ 15% des émissions avec la fabrication d’emballage, la transformation, le transport, les déchets alimentaires…

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