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société - Page 10

  • Mayotte : distribution discriminatoire de l’aide

    Lettre ouverte commune adressée à la présidente de la Commission européenne

    Madame la Présidente de la Commission européenne,

    Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido s’abattait sur Mayotte, 101ème département français et région ultrapériphérique de l’Union européenne. Ce minuscule territoire, situé dans l’océan Indien, a été complètement ravagé.

    Depuis près d’un mois, les habitant-e-s de l’île traversent une crise humanitaire sans précédent.

    Les habitant-e-s de Mayotte manquent de tout, à commencer par l’eau et la nourriture, les réseaux de distribution ayant été complètement détruits. Les habitant-e-s de Mayotte ont faim et nombreux sont celles et ceux qui, faute de mieux, boivent l’eau des puits et des rivières. Les distributions d’eau annoncées et de nourriture tardent à venir. Un risque de famine est avancé. Les produits de première nécessité manquent également cruellement.

    Lors des distributions de l’aide alimentaire, des cas de discrimination fondés sur la nationalité nous ont été rapportés.

    Les habitant-e-s de Mayotte ont besoin de soins urgents. Le nombre de blessé-e-s connu-e-s ne cesse d’augmenter. L’hôpital de campagne mis en service à compter du 24 décembre ne saurait à lui seul pallier les manquements constatés. Si une grande partie du réseau routier est de nouveau praticable, l’essence manque toujours et nombreux sont celles et ceux qui ne pourront pas accéder à ce centre de soins sans être véhiculés.

    Les autorités sanitaires redoutent le déclenchement de pandémies et alertent sur les risques liés à la consommation d’eau eau sale ou polluée qui pourrait entraîner des gastro-entérites, mais aussi des cas de fièvre typhoïde, de leptospirose ou encore de choléra, dont une souche multirésistante à plusieurs antibiotiques qui est présente à Mayotte.

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  • CHARLIE, 10 ans déjà… L’hommage de Cartooning for Peace à Charlie Hebdo

    Le 7 janvier 2015 à Paris, une attaque terroriste a endeuillé la France et, avec elle, le monde entier : douze personnes dont huit membres de la rédaction de Charlie Hebdo parmi lesquelles les talentueux dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, sont abattus de sang-froid par deux jeunes terroristes islamistes.

    Impossible d’oublier ces heures et ces jours d’effroi, également marqués par l’assassinat d’une policière à Montrouge le 8 janvier et la prise d’otages du magasin Hyper Casher à Paris, qui a fait quatre morts le 9 janvier.

    Mais ils n’ont pas tué Charlie ! Dix ans après, le journal Charlie Hebdo a courageusement résisté à la barbarie et donne toujours rendez-vous à ses lecteurs chaque semaine dans les kiosques. L’obscurantisme et le terrorisme n’ont pas eu raison de leur liberté. Liberté de dessiner, de penser et de rire. Envers et contre tout. Dans un combat acharné de crayons qui ne tuent personne, contre les kalachnikovs qui font verser le sang.

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  • Siné mensuel, c'est la fin ?

    Le journal fondé par  Siné connaît des difficultés financières depuis plusieurs années.  Les lecteurs du mensuel l'ont sauvé à plusieurs reprises par des souscriptions. Il semble bien que cette fois-ci la situation ne permet plus de poursuivre la parution. Voici l'éditorial daté du premier janvier 2025 :

    Les bookmakers politiques ont ouvert leurs paris : combien de jours le gouvernement Bayrou tiendra-t-il avant d’être renversé ?
    Jouer permet de garder son calme. Valls, Retailleau, Darmanin… la bonne blague. L’année qui commence s’annonce pleine de promesses.

    Sinon, des nouvelles réjouissantes ont égayé la fin 2024, que liste Catherine Weil Sinet dans son édito : « La Syrie qui dégage son président bourreau, Paul Watson libre – les baleines vont peut-être pouvoir souffler –, Sarkozy condamné à un an ferme, et c’est pas fini : la bassine de Sainte-Soline et trois autres qui devaient être construites ont été interdites. »

    Bien moins drôle, vraiment très triste même : la situation financière précaire de Siné Mensuel nous contraint à arrêter le journal. C’est un crève-cœur mais c’est ainsi. Merci profondément pour votre fidélité et pour tout ce que vous avez donné, ce qui nous a permis de vivre pendant dix-sept ans.

    Le dernier numéro sera celui de mars. Banzaï !

     

    Nous vous présentons pour mémoire une couverture de Sine Mensuel, qui date de plusieurs année, mais qui reste d'actualité.

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  • S’attaquer à la démocratie environnementale ne fera pas gagner du temps aux projets industriels.

    Contribution de la LDH  à la consultation publique du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires au sujet du projet de décret modifiant les catégories de projets soumis à la Commission nationale du débat public (CNDP)

    La LDH (Ligue des droits de l’Homme), en tant qu’association engagée dans la défense des droits humains et des principes démocratiques, exprime sa vive opposition au projet de décret modifiant les catégories de projets soumis à la Commission nationale du débat public (CNDP).
    Le projet de décret a pour objet de supprimer la ligne 10 consacrée aux équipements industriels du tableau de l’article R. 121-2 du Code de l’environnement. Il vise à supprimer la saisine de la CNDP pour les équipements industriels, qui était jusqu’alors obligatoire pour pour les équipements industriels dont les coût des projets (bâtiments, infrastructures, équipements) était supérieur à 600 M €, et facultative pour ceux dont les coût des projets (bâtiments, infrastructures, équipements) était supérieur à 300 M €.
    Autrement dit, ce projet représente une atteinte grave à la démocratie environnementale, en affaiblissant les mécanismes de participation du public indispensables à une prise de décision éclairée et acceptée sur les projets industriels d’ampleur.

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  • Émissions de CO2 : l’inquiétant ralentissement des efforts français

    Extraits de l'article de  Emmanuel Clévenot pour Reporterre

    Les émissions de gaz à effet de serre en France sont reparties à la hausse au troisième trimestre 2024 par rapport à 2023. Une tendance inquiétante, qui met en danger l’objectif d’une diminution de 4,7 % par an jusqu’à 2030.

    « Ceci devrait être un électrochoc pour le nouveau gouvernement. » Le 27 décembre, un aperçu inédit de la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis par la France au cours des neuf premiers mois de l’année 2024 a été publié. Et ce baromètre n’est pas de bon augure : « Les émissions sont reparties à la hausse au troisième trimestre », déplore la directrice des programmes au Réseau Action Climat, Anne Bringault, sur le réseau social Bluesky.

    Mandaté par le ministère chargé de la Transition écologique pour mener à bien cet inventaire, l’organisme Citepa détaille les chiffres dans un communiqué. De janvier à mars 2024, il a enregistré une réduction de 5 % des émissions de GES par rapport à la même période l’année précédente. D’avril à juin, cette baisse n’était plus que de 2,2 %. Et entre juillet et septembre, les émissions sont reparties à la hausse, de 0,5 %.

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  • Mayotte : panser les plaies, repenser l’avenir

    Communiqué de FNE le 17.12.2024

    Après les dévastations causées par le cyclone Chido à Mayotte, France Nature Environnement souhaite partager toute son émotion et exprimer son soutien aux populations mahoraises et de l’Océan Indien, si durement frappées. 

    France Nature Environnement a une pensée particulière pour tous les membres des associations de protection de l’environnement de Mayotte, fédérées au sein de Mayotte Nature Environnement et des Naturalistes de Mayotte, et pour leurs familles. 

    Cette catastrophe souligne la vulnérabilité particulière des territoires ultramarins aux catastrophes naturelles. Une vulnérabilité liée à leur situation insulaire, une vulnérabilité renforcée par les dérèglements climatiques et les atteintes à l’environnement causés par les humains, une vulnérabilité des populations exacerbée par la pauvreté et les inégalités sociales que l’action publique ne prend pas en charge à sa juste mesure depuis trop longtemps. 

    Cette catastrophe est un nouveau signal d’alarme : il faut absolument prendre au sérieux les crises environnementales et sociales que nous traversons. Il est vital – au sens premier du terme – d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’ampleur du changement climatique, dont l’effet amplificateur sur les phénomènes météorologiques a été démontré. Il est vital aussi de restaurer les écosystèmes naturels, qui forment des barrières de protection des populations insulaires. Il est essentiel également de lutter pour plus de justice économique et sociale dans ces territoires en particulier, la pauvreté démultipliant la gravité de ces phénomènes.  

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  • 5 janvier : marche des réquisitions

    Communiqué de DAL (Droit Au Logement) le 26.12.2024

    5 janvier : Journée de mobilisation pour l’application de la loi de réquisition !

    Lieu et heure de rendez-vous pour la marche des réquisitions de Paris à venir !!

    À peine élu, Macron avait déclaré le 27 juillet 2017 :
    « La 1ere bataille, c’est de loger tout le monde dignement, je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, perdus, c’est une question de dignité, d’humanité ».
    7 ans plus tard, le nombre de sans-abris est passé de 143.000 à 330.000 ;
    Celui des personnes privées de logement personnel est passé de 896.000 à 1.098.000 ;
    tandis que 2,7 millions de familles attendent un HLM.

    La France, surtout les grandes agglomérations, compte 3,1 millions de logements vacants et
    9 millions de mètres carrés de bureaux vacants équivalent à 200 000 logements.

    Qu’attend Macron pour faire appliquer la loi de réquisition sur les logements et bureaux vacants de riches propriétaires ? 30 ans après la dernière vague de réquisition qui ont suivi l’occupation de la rue du Dragon le 18 décembre 1994 à Paris, l’État n’a plus le courage d’appliquer loi. Elle est nécessaire pour sauver des vies, pour sortir de la rue des femmes, des enfants, des personnes handicapées ou âgées, des hommes qui tombent dans la déchéance et dont la vie ne tient plus qu’à un fil…

    Le maire aussi peut réquisitionner en vertu de ses pouvoirs de police, dans l’urgence, et le Préfet peut transférer son pouvoir aux métropoles ou aux communautés de commune. Encore faut-il qu’elles le demandent, même celles de gauche ne l’ont pas fait…

    En attendant d’édifier les logements sociaux en nombre suffisants, de baisser les loyers qui n’ont jamais été aussi élevés : Application de la loi de réquisition et abrogation de la loi Kasbarian !!!

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