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ligue des droits de l'homme

  • Quel objectif pour la loi travail ?

    Plus de deux mois après son adoption grâce au 49-3, la loi du 08 août 2016 ne fait plus beaucoup parler d'elle. L'actualité déroule son rouleau compresseur, de l'élection américaine à la révolte des policiers en passant par la reconquête de Mossoul. Les opposants sont en partie démobilisés, les partisans restent prudents puisque tout peut être remis en question après les élections de 2017.

    C'est probablement le bon moment pour tirer un premier bilan de l'adoption de cette loi, et de remettre en perspective son application. C'est ce qu'a fait Michel Miné, membre du bureau national de la LDH, dans une conférence-débat donnée au FJEP de Vouziers ce vendredi, à l'appel de la section locale de la LDH. Si le public était malheureusement réduit, il a été entièrement conquis par le conférencier expert sur le sujet et pédagogue de talent. Il faut dire qu'il cumule une expérience de terrain (inspecteur du travail) avec de hautes fonctions d'enseignement et de recherche au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Vous pouvez d'ailleurs retrouver son cours en ligne par ce lien.

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    Michel Miné a d'emblée pris du recul par rapport aux débats récents, en posant la question : pourquoi une loi travail ?

    Pour lui, il ne s'agit pas d'une loi de simplification. A l'inverse, il constate que de nombreux décrets seront nécessaires pour que cette loi s'applique, et que de très nombreuses pages de texes seront toujours à prendre en compte par les parties prenantes.

    Il ne voit pas non plus dans ce texte une référence pour fixer la place et les droits des salariés dans l'entreprise. Il qualifie même cette loi de "valise vide", car elle laisse le rapport de force local régler la plupart des questions.

    Il voit en fait dans ce texte l'écriture nouvelle d'un "droit à la compétitivité", qui s'inscrit dans une continuité de textes antérieurs.

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  • Pour les réfugiés, accueil et solidarité dans les Ardennes également.

    A l'appel de la section vouzinoise de la Ligue des Droits de l'Homme, un rassemblement s'est tenu ce vendredi. Une quarantaine de personnes ont répondu présent devant la Sous-préfecture de Vouziers. Didier Assel, le président de la section, a lu un message qui rappelait la souffrance de ces réfugiés et notre nécessaire mobilisation afin de les accueillir dignement.

    Peu d'élus étaient présents lors de ce rassemblement, notons la participation du Maire de Vouziers.

    A la suite de cette lecture, un court débat s'est déroulé, puis une délégation a été reçue par le Sous-préfet.

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  • Loi sur le renseignement : « lettre à ceux qui s’en foutent »

    Discutée en urgence à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement veut répondre à la menace terroriste. Il prévoit notamment la mise en place de « boîtes noires » au cœur du réseau des fournisseurs d’accès à internet, pour surveiller les communications. De nombreuses associations et experts dénoncent une loi « liberticide », sans précédent. Il est encore possible de s’opposer à cette « loi délirante », explique Laurent Chemla, cofondateur de Gandi et responsable de La Quadrature du Net. Si nous ne réagissons pas, il faudra accepter « de vivre dans un pays dont la première des libertés vient d’être abolie ».

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  • Qui fait et défait la loi dans la République ?

    Communiqué LDH
    Ainsi donc, la « Manif pour tous les intégristes » a gagné. La promesse faite en 2012, les amendements présentés par les députés socialistes lors de la loi sur le mariage instituant l’égalité d’accès à la PMA, l’engagement qui leur avait été fait que ce que l’on bloquait alors serait repris en 2014 dans la loi sur la famille… Tout cela est passé à la trappe.


    Comme il y a dix ans, le ministre de l’Intérieur est Premier ministre, ministre de la Famille, ministre de la Justice, auto-investi du pouvoir de définir le « destin » des Roms, des étrangers, des homosexuels, de déclencher des censures a priori, etc.

    Ainsi donc, le reste du gouvernement ne sert à rien. Le Parlement ne sert à rien. Les associations porteuses d’égalité des droits, la « société civile », dont on nous rebat les oreilles quand cela peut servir la communication électoraliste, tous ceux qui connaissent l’état réel de la société quant aux rapports familiaux, aux droits et à l’intérêt réel des enfants, eux non plus ne servent à rien.

    Quel gâchis démocratique ! Aujourd’hui comme hier, le mélange d’astuce et d’inaction est un double message que ses auteurs ne sont pas en état de maîtriser. Aux manifestants d’extrême droite et de droite extrême, que l’on croit naïvement « apaiser », on montre « ce qui paie » : à quand les mobilisations des « familles » sur la « fin de vie », contre l’avortement, pour une Europe à la Mariano Rajoy ? Et message non moins redoutable, pour toutes celles et tous ceux qui avaient entendu « le changement, c’est maintenant » : citoyens électeurs qui vous imaginiez souverains, députés qui vous imaginiez législateurs, voyez comme le vrai pouvoir, qui est ailleurs, est capable de faire très vite ce qu’il n’avait pas dit, et d’oublier très vite de faire ce qu’il avait promis.

    Avec cette combinaison d’impuissance et de reculade face aux forces les plus régressives, avec une forme d’autoritarisme face au Parlement et un mépris des engagements pris, c’est l’effectivité de la démocratie qui est gravement compromise. Et l’on peut craindre que ceux qui ont fait ce pas de clerc ne soient pas les seuls à en payer le prix.

    La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de tous ceux et toutes celles qui continuent à faire avancer l’égalité des droits, appelle les citoyennes et les citoyens à continuer à construire ensemble un avenir qui n’est ni dans le rétroviseur ni dans l’immobilisme.

    Paris, le 4 février 2014

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  • Rassemblement citoyen pour bannir la haine

    Nous vous avons informés des inscriptions antisémites  et xénophobes retrouvées au skate-parc de Vouziers et des suites de ces événements.

    En réaction , la section vouzinoises de la Ligue des Droits de l'Homme , avec des habitants de notre ville choqués par ces faits particulièrement graves, a décidé d'organiser un rassemblement au skate parc de Vouziers, près du collège.

    Les organisateurs souhaitent qu'aucune mention de parti ou de groupe politique n’apparaisse lors de ce rassemblement citoyen.

    Nous reproduisons ci-dessous leur  appel à manifester pour la défense des valeurs républicaines.

     

    Face aux démagogues, aux racistes, et à ceux qui font preuve de compréhension à leur égard, la Ligue des droits de l’Homme le réaffirme solennellement : la République n’a d’avenir qu’égale, solidaire et fraternelle.

    Les inscriptions antisémites et xénophobes qui ont recouvert les installations du skate-parc de Vouziers s’inscrivent dans une trop longue liste d’événements détestables. Même dans le sud Ardennes ces  expressions de haine deviennent monnaie courante : on se souvient des propos racistes de la candidate du Front National de Rethel, de la stigmatisation des Roms et des Gens du voyage, et de toutes ces paroles qui entretiennent  ce climat au quotidien.

    Les inscriptions retrouvées au skate-parc montrent qu’un degré supplémentaire a été franchi, par la référence claire au nazisme et par l’appel direct à tuer. L’exclusion et l’intolérance sont évidemment des impasses qui reposent sur un mensonge, mais elles sont aussi et surtout, une invitation à la violence.

    Les faits graves qui se sont déroulés  vendredi dans l’enceinte du collège de Vouziers en sont la preuve : la limite qui sépare les paroles des actes est vite  franchie. Au-delà des femmes, des hommes et des populations prises pour cibles, c’est le débat démocratique qu’on vise, et en plaçant ses valeurs hors jeu c’est la République qu’on veut atteindre.

    N’oublions pas qu’il y a soixante-dix ans la même croix gammée ornait les drapeaux de l’occupant  nazi.

    N’oublions pas qu’à Vouziers aussi la sinistre idéologie raciste et antisémite a été appliquée.

    N’oublions pas toutes les victimes de la barbarie nazi mortes en déportation dont les noms sont inscrits sur notre monument aux morts.

    N’oublions pas que  l’école Dora Levi située dans ce quartier  porte le nom de cette écolière vouzinoise de 14 ans déportée à Buchenwald.

     

    La section de Vouziers de la Ligue des Droits de l'Homme appelle à un rassemblement citoyen le samedi 21 décembre au skate-parc de Vouziers (près du collège) à 15 h afin de réaffirmer avec force les valeurs de la République telle que nous l’aimons : libre, égale et fraternelle


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    Sur le monument aux morts de Vouziers

    Photo L'An Vert (D.R.)



  • Débat à Charleville : Racisme, Discriminations, Inégalités, où va la France ?

    La  Ligue des Droits de l'Homme de CHARLEVILLE-MEZIERES organise une soirée débat avec le Président de l'Observatoire des Inégalités

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     Un intervenant du National, son président actuel NOAM LEANDRI (photo ci-dessous), animera une soirée débat sur un thème qui est hélashqdefault.jpg brûlant dans l'actualité!
           " Racisme, Discriminations, Inégalités, où va la France ?"
    Seize jours après le rassemblement pour dire STOP à la Haine et au racisme qui a rassemblé une centaine de personnes, ce débat se fera en salle.



               le LUNDI 16 Décembre 2013, à 20H30

    Salle de la maison des associations " ancienne mairie de Mohon", rue Jean MOULIN, 08000 Charleville-Mézières

    Pour clore la soirée, et comme nous serons à quelques jours de cette fin d'année, la section de Charleville-Mézières  de la Ligue des Droits de l'Homme se fera un immense plaisir de vous offrir un pot convivial,  pour vous remercier de votre participation.

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    Concours d’affiches « Agis pour tes droits » 2012